L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Dernier concert - festival

Kreator - 25/03/2026
Suede 12-03-26
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Has a good home

Final Fantasy est le projet solo d’Owen Pallett. Guitariste, chanteur, violoniste et arrangeur il est ou a été impliqué, à des degrés divers, dans une multitude de projets : Les Mouches, Internet, The Jim Guthrie Band, Picastro, Hidden Cameras, King Tut, Do Make Say Think, Royal City, Gentlemen Reg, The Phonemes, etc. L’an dernier, Canadien (Toronto) a même participé à l’enregistrement du fabuleux album d’Arcade Fire, « Funeral », formation qu’il a d’ailleurs accompagné en tournée. Les 15 plages qui constituent « Has a good home » gravitent essentiellement autour du violon et de la voix d’Owen. Un violon à la sonorité fort classique ; mais qu’il triture très souvent à l’aide d’une pédale de distorsion. Et dans ce domaine, c’est vraiment un virtuose ! Ce qui n’empêche pas les compos de s’avérer particulièrement mélodiques, contagieuses et parfois même euphoriques. Quoique minimaliste, l’instrumentation implique quand même de la guitare acoustique, des boucles et aussi des cuivres. Et puis épisodiquement des arrangements symphoniques véritablement somptueux. A l’instar du luxuriant « The chronicles of Samia ». Mais c’est un peu l’exception qui confirme la règle. En outre, Owen possède un timbre fragile, sucré, dont les inflexions peuvent rappeler tantôt David Byrne, tantôt Perry Blake. Une voix qui fait pourtant plus parler d’elle à cause de l’impact des lyrics. Des lyrics confessionnels ou fantastiques, sinistres ou humoristiques qui narrent des contes de fantômes, de déception, de culpabilité, de désolation et même de mort. Un disque épatant : c’est le moins que l’on puisse dire…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Codex teenage premonition

Issue des cendres des Dirty Reds, Fire Engines est une formation écossaise dont l’existence éphémère ne les a pas empêchés de devenir mythique. Fondée à Glasgow en 1981, elle s’est séparée en 1981, ne laissant comme seul héritage qu’une volée de 7 inches et 12 inches, quelques apparitions sur l’un ou l’autre recueil et l’elpee « Lubricate your living room ». Sans oublier la compilation posthume « Fond », parue en 1992. Et figurez-vous qu’à l’initiative des Magic Numbers et de Franz Ferdinand, qui sont de fervents admirateurs des Fire Engines, le groupe s’est reformé. Enfin pour jouer en première partie des premiers cités à Edimbourg, l’année dernière. Et pour assurer le supporting act des seconds nommés à Glasgow, le soir de Noël. Maintenant, il ne faut pas trop espérer un come-back en bonne et due forme du quatuor. Tout simplement parce que Davy Henderson et Russell Burn sont aujourd’hui impliqués chez Nectarine n°9. « Codex teenage premonition » immortalise un set accordé ‘live’ le 16 mars 1981 au Leith Community Centre. C'est-à-dire leur toute première prestation accordée en public. Le son est de piètre qualité. On dirait presque un bootleg. Mais il constitue un véritable testament pour ce groupe punk inspiré par les Voivoids et James Chance, dont l’attitude, la frénésie et l’insolence leur avait valu une certaine aura mystique. Pour inconditionnels uniquement !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

In you honor

Pour enregistrer ce double album, les Foo Fighters ont reçu la collaboration de quelques invités prestigieux ; et en particulier John Paul Jones du Led Zeppelin, Josh Homme de Queens of The Stone Age ainsi que Norah Jones. Un double album. Un électrique et un acoustique. Le second épingle à travers « Friend of a friend » un hommage particulièrement émouvant à Kurt Cobain. Et puis une bossa nova singulière (« Virginia moon ») à laquelle participe justement Norah. Le reste ne manque pas pour autant d’allure. Se couvrant d’accents folk, pop, glam, flamenco ou jazzyfiants. Le plus souvent en picking. Avec même parfois violon, harmonica et même mellotron. Et puis surtout des arrangements et des orchestrations particulièrement soignées. Démontrant finalement que les ex musiciens de Niravana ne sont pas des manchots. Mais la pièce de résistance nous vient de la partie électrique. Si les prestations scéniques de Foo Fighters ne m’ont jamais laissé un souvenir impérissable, je dois reconnaître que tout au long de l’écoute de cette plaque, j’ai presque dansé la danse du scalp ! J’ai même eu l’impression de replonger dans l’univers du harcorde juvénile de Hüsker Dü. La voix écorchée de Grohl suppléant bien sûr le timbre limpide de Bob Mould. Jamais cette empreinte ne m’a semblée aussi présente. Même à l’époque de Nirvana, qui reconnaissait d’ailleurs ce groupe comme une de ses influences majeures. Riffs, groove, pèche, mélodies contagieuses. Rien ne manque. Et là-dessus je m’en vais réécouter cet opus en montant le volume. Juste pour se remonter le moral. Après toute la pluie qui vient de tomber, rien de tel pour se remettre en forme…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Dynamite boogie

Issu de Liège, ce trio pratique un psycho boogie naturellement inspiré par le Jon Spencer Blues Explosion et surtout les Cramps. Pas de bassiste donc, mais deux guitaristes dont un chanteur et un drummer. Que rejoint régulièrement l’harmoniciste Lord Bernado. Notamment sur les planches. Un endroit privilégié pour y mettre le feu. Pas pour rien qu’ils ont ouvert les concerts des Soledad Brothers, Bob Log III, Gallon Drunk et surtout la bande à Lux Interior et Poison Ivy. Un an après la sortie de leur premier Ep « Boogie Bastard », ils nous proposent ce deuxième effort, « Dynamite boogie ». Et ces six titres sans concession et ravageurs sont bien de la dynamite. Impossible de rester de marbre à l’écoute de ce rock’n roll blues & roots. Même qu’en l’écoutant, j’avais envie de faire la danse du scalp autour de mon PC. Psycho Tiger, Boogie Snake et Devil d’Inferno ont toutes les cartes en main pour raviver la flamme d’un style qui commençait tout doucement à mourir à petit feu…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The first and last

England’s Glory était la formation au sein de laquelle sévissait Peter Perrett avant qu’il ne fonde les mythiques Only Ones. Un quatuor qui, entre 1973 et 1976, a quand même commis un elpee autofinancé. Quarante exemplaires ! Mais il faudra attendre 1994 pour le voir paraître sous le titre « The lengendary lost album », une entreprise entamée en 1987 par le label Anagram. Et puis toute une autre série de chansons. Dont la plupart sont longtemps demeurées à l’état de démo. Même un quatre titres concocté dans les studios EMI de Londres. Qui ne sortira jamais. Ces quatre morceaux figurent sur cette compile. Ce sont également les meilleures plages de ce disque. A l’état de démo, le reste est surtout d’un intérêt historique. N’empêche on reconnaît bien la voix traînante et résignée de Peter dont le timbre proche de Tom Verlaine sied bien à ses textes ténébreux et cyniques. Et puis une qualité mélodique qui a inspiré des artistes ou des groupes comme Guy Chadwick ou les Go Betweens.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Candy ass

En 2001, Mark Eitzel commettait un album solo à la fois remarquable et étonnant (« The invisible man »), un disque déchiré entre instrumentation acoustique et électronique qui contrastait avec l’ensemble de son œuvre ; et en particulier celle d’American Music Club. Pour enregistrer « Candy ass », Eitzel vient de remettre le couvert. Alignant même toute une série de fragments synthétiques, ambient, que n’auraient pas reniés Aphex Twin, Boards of Canada, Matmos, Notwist, et même Brian Eno (« Cotton candy ») ou encore Riuichi Sakamoto (« Guitar lover »). Pourtant, c’est lorsque l’artiste opère dans la musique hybride qu’il se montre le plus intéressant. Au sein de cet univers ténébreux, sa voix écorchée si caractéristique et ses accords de sèche en picking font absolument merveille. Tout en alimentant des chansons à la fois belles et dramatiques. Ce qui n’empêche pas l’artiste de s’enfoncer dans l’exploration la plus pure. A l’instar de « Song of the mole », sorte de Tom Waits qui aurait poussé sur la distorsion. Ou encore de « Green eyes », morceau qui oscille allègrement entre le cabaret et le délire psychédélique, morceau pour lequel il a reçu la collaboration des musiciens de Calexico. Le tout enrichi de lyrics sarcastiques, visionnaires, provocateurs, qui traitent de la situation morale, mentale de la société américaine qu’il estime victime de la corruption émotionnelle (NDR : une aspirine ?). Et si vous ne comprenez rien à ce que Mark raconte, n’en faites pas un drame ; son « Candy ass » est tout simplement… un must
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Land of the rough

‘La mouche morte Bukowski’! Un nom à coucher dehors pour ce quatuor basé à Glasgow, impliquant un Autrichien aux drums (Simon Hofer), un Irlandais à la guitare et au chant (Tom Davis), un Londonien à la basse (Michael Thorpe) et bien sûr un Ecossais au lead vocal (Roddy Campbell). « Land of the rough » constitue leur premier elpee. Un disque dont l’enregistrement avait commencé au printemps 2003 pour se terminer début 2004. Découpé alors en 9 fragments et produit par Chris Gordon (NDR : un ex Baby Chaos), il était paru en édition très limitée. En fait, il avait été concocté pour être présenté à différents labels. Beggars Banquet ayant eu la préférence de la formation, le groupe a été invité à retourner en studio pour concocter trois morceaux supplémentaires et retravailler un titre originel. Puis le tout a été remixé par le producteur Mark Williams et remasterisé dans les célèbres studios Abbey Road, fin 2004. D.F.B. joue une musique organique essentiellement inspirée par la fin des sixties et le début des seventies. Un cocktail de rock, de blues et de psychédélisme. Réminiscent de la vague West Coast, c’est une certitude. Pensez à des formations telles que Quicksilver, Grateful Dead, Hot Tuna, les Doors et même Iron Butterfly. Mais interprété sur un ton contemporain, ténébreux, marécageux, dans l’esprit d’un Nick Cave flanqué de ses Bad Seeds ou encore de Stone Temple Pilots. La voix graveleuse, nicotinée de Roddy Campbell collant parfaitement à cette solution sonore généreusement électrifiée. En fin de parcours, D.F.B. nous propose même une plage complètement déjantée, envoûtante, qui dépasse allègrement les 9 minutes, démontrant ainsi qu’une grande part d’impro régit leurs compositions. Il paraît d’ailleurs que sur les planches, l’interprétation de leurs chansons varie d’un set à l’autre.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The best of

A l’approche de la Noël, les compilations les plus diverses fleurissent dans les bacs des disquaires. Celle consacrée à Dires Straits et à Mark Knopfler constitue un cadeau idéal à offrir à vos grands-parents. Enfin, s’ils étaient branchés ‘rock clean’ un quart de siècle plus tôt. Tous les grands succès y sont : « Sultans of swing », « Romeo and Juliet », « Money for nothing », et j’en passe. Idem pour la carrière solo de Knopfler. 22 fragments réunis sur un double compact disc. Pas d’extrait du deuxième elpee des Straits, cependant ; mais deux chansons issues de musiques de film : « Going home » (« Theme from the local hero ») et « The long road » (Cal »). Un seul inédit : « All the roadrunning », chanson qu’il interprète en duo avec Emmylou Harris et qui devrait se retrouver sur un futur opus réunissant les deux artistes. Et pour que votre information soit complète, sachez que toutes les paroles des chansons de cette compile figurent à l’intérieur du booklet.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Some cities

Après avoir commis l’excellent “Lost souls” en 2000, le remarquable “The last broadcast” en 2002 et un « Lost sides » réservé à des fonds de tiroirs, l’année suivante, les Doves nous reviennent avec un quatrième opus. Un disque enregistré entre Liverpool, Brixton et le Loch Ness, sous la houlette de Ben Hillier, un producteur responsable de la mise en forme d’elpees de Blur et d’Elbow. Le titre final, « Ambition », a même été enregistré dans un monastère bénédictin. Une plage dont la guitare réverbère des échos crépusculaires, comme chez Durutti Column. Les Doves sont issus de Manchester. Ils s’inquiètent de la déstructuration du tissu urbain. Et ils le clament haut et fort. A travers leurs lyrics. Une inquiétude qui est allée grandissante lors de leur tournée. Parce qu’ils ont remarqué qu’elle ne touchait pas seulement leur ville natale. Ailleurs aussi. En Angleterre, bien sûr. Mais également à travers le monde. Ce qui explique le titre de leur opus. Un disque beaucoup moins expérimental que les deux premiers. Plus pop. Britpop même. Légèrement teinté de psychédélisme et surtout plus atmosphérique. Hormis le titre maître (NDR : pas une réussite, il faut le reconnaître) et l’allègre et cinglant « Sky starts falling », les guitares sont un peu trop bridées à mon goût. Les traces de house ont totalement disparu. Et lorsque les drums montent en régime, on a l’impression d’entendre Will Champion, le batteur de Coldplay. Ce qui n’empêche pas la plaque de demeurer très agréable à l’écoute. Que ce soit à travers l’émouvant « Someday soon » ou le somptueux « Snowden ». L’hymne en crescendo « Walk in fire » ou le planant « One of these days », dont les harmonies vocales brumeuses évoquent curieusement un certain Pink Floyd. Du contagieux et allègre « Black and white town », imprimé par les claviers aux sonorités flottantes. Ou encore du ‘philspectoresque’« The storm », pour lequel le trio a eu recours à un sample de Ruyichi Sakamoto. Un fragment qui frôle le délire, mais le frôle… sans plus. C’est sans doute le reproche qu’on peut adresser à cette œuvre, au demeurant de bonne facture : l’absence de délire.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

As if by ghosts

Pressé à 3.000 exemplaires, le premier elpee de cette formation chicagolaise, pas insulaire comme on pourrait le croire, a la particularité d’habiller chaque disque d’une pochette unique. En fait si la structure est identique, la photographie cadrée en surface est différente. Une photographie issue du début du XXème siècle. En outre, chaque digipack bénéficie de la présence d’une page arrachée d’un roman, d’un bouquin ou d’un livre scolaire. Si Dreamend émarge au postrock, il possède l’énorme avantage de disposer d’un excellent chanteur. Dont la voix éthérée, cristalline, rappelle parfois Billy Corgan circa « Adore ». Ce qui ne l’empêche pas de privilégier les parties instrumentales. Musicalement, la formation réalise la fusion parfaite entre Mogwai, Kitchens Of Distinction, Cure, Cocteau Twins, Broken Social Scene, Godspeed You ! Black Emperor, Spiritualized, Explosions in The Sky, Jesus & Mary Chain, Do Make Say Think, Sigur Ros, My Morning Jacket, Low et Cowboy Junkies. Que du beau monde! Beaucoup de guitares donc. Atmosphériques, méditatives, tempétueuses, torturées, psychédéliques, visionnaires, spectrales, majestueuses ou languissantes. Mais qui couplées à un xylophone peuvent déboucher sur des sonorités absolument envoûtantes. Mais aussi des drums caressés ou maltraités, un banjo épilé ou une slide gémissante. Toute une structure qui ne néglige pourtant pas le format pop contagieux. A l’instar de « Slide song » qu’on a envie de fredonner à chaque écoute et que je ne parviens plus à chasser de mon esprit. Excellent !