TRAVO avance sur terrain vague

Le quatuor portugais TRAVO publiera « WASTELAND » le 2 octobre 2026 sous la bannière de Fuzz Club, en partenariat auprès de Spinda Records et gig.ROCKS! pour l’Espagne et le Portugal. Premier disque du combo chez le label londonien, ce quatrième opus studio…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 30 décembre 2008 22:55

In the house of mirrors

Hector Zazou est donc décédé dans la nuit du 7 au 8 septembre. A l’âge de 60 ans. Mais avant de tirer sa révérence, il avait réalisé une dernière expérimentation dans l’univers de la musique world : « In the house of mirrors ». Il est ainsi parti avant la sortie de cet elpee.

Des expérimentations, Hector en a opéré une multitude. C’était d’ailleurs le fil conducteur de sa carrière. Souvent en mélangeant tradition et modernité. C’est-à-dire musiques du monde et électro. Et tout d’abord la musique africaine dont il a été le premier à réussir cette fusion en compagnie de Bonny Bikaye. C’était déjà, il y a un quart de siècle.

Son album posthume, il l’avait enregistré en Inde. A Mumbai, très exactement. Il y avait reçu le concours du quartet Swara. Des musiciens indiens et ouzbeks qui se partagent tambûr (un luth à long manche), l’oud, de violon, la flûte et la slide guitare indienne. Mais également de collaborateurs plus conventionnels. Tels que le trompettiste norvégien Nils Petter Molvaer, le pianiste de flamenco Diego Amador, le violoniste hongrois Zoltan Lantos, le percussionniste Bill Rieflin (NDR : actuellement batteur de R.E.M.) et le flûtiste espagnol Carlos Nuñez. Si le titre de cet opus fait référence à la galerie de glaces de La Dame de Shanghaï, la musique propose une approche élégante de la musique classique d'Asie. Zazou a ajouté à la solution sonore de subtils bidouillages pour lui donner une texture plus contemporaine, même si manifestement elle émarge totalement à l’ambient…

 

mardi, 30 décembre 2008 22:54

Binario

Franchement, en lisant la biographie et les différents articles consacrés à Binario, je m’attendais à recevoir la claque de l’année. De découvrir un groupe susceptible de rivaliser avec CSS ou Bonde Do Role. D’autant plus que le line up est constitué de sept musiciens dont deux drummers et trois guitaristes. Et nous vient du Brésil. On avait donc le droit d’imaginer une musique excitante et criblée de percus. De type samba ou bossa nova. On est loin du compte. Et si on en recèle quelques traces, elles constituent l’exception qui confirme la règle (« Experimental (Catnip) ») ou sont bien étouffées. En fait, cet opus nage dans un jazz-funk-rock-prog-electro alambiqué. Encore que régulièrement, l’électronique prend le pas sur les autres instruments (NDR : joués par d’excellents musiciens, il faut le souligner) en essayant de nous faire croire à des envolées psychédéliques. Il y a bien quelques vocaux chantés en portugais, mais ils ne parviennent pas davantage à donner de l’impulsion à la solution sonore de ce combo qui reconnaît pourtant pour influences majeures Radiohead, Velvet Underground, Can, Kraftwerk, Zappa et Miles Davies. Et manifestement ; c’est évident pour les deux derniers artistes cités…

 

mardi, 30 décembre 2008 01:00

Blind Faith

Universal a donc décidé de ressortir l’unique album de Blind Faith. Blind Faith était né de la rencontre entre Steve Winwood qui venait de quitter Traffic, Eric Clapton le dieu de la guitare et Ginger Baker, le virtuose des drums, tous deux ex-Cream, ainsi que l’ancien bassiste de Family, Rick Grech. Un quatuor alors annoncé comme le futur Supergroupe. Jimmy Miller, le producteur des Stones avait même été choisi pour mettre en forme leur premier opus. Qui ne va pas récolter le succès escompté. Pourtant, il recèle plusieurs morceaux absolument remarquables. Et je pense tout particulièrement à la cover du « Well all right » de Buddy Holy. Ou encore des superbes « Presence of the Lord » et « Can’t find my way home ». Finalement, c’est la pochette qui fera parler le plus parler d’elle. Affichant une jeune fille impubère au torse nu, elle sera interdite en Grande-Bretagne. Pourtant, les musiciens disposaient de tout le potentiel pour se forger une notoriété incontournable. Des instrumentistes exceptionnels, un chanteur (Steve Winwood) à la voix éthérée, belle et envoûtante. N’empêche si ce disque ne mérite pas de figurer parmi les albums culte, il demeure un classique que tout collectionneur doit posséder dans sa discothèque. Ah oui, j’allais oublier, l’elpee n’est ressorti qu’en vinyle. A low price. Mais le plus intéressant procède du coupon inséré dans la plaque qui vous permet de télécharger l’œuvre en MP3.

 

mardi, 30 décembre 2008 22:47

Harmonia

Produit par Kurt Ebelhäuser de Blackmail, "Harmonia" constitue le second opus de la formation allemande Earthbend. Un trio dont la démarche est fort comparable à celle de Motorpsycho. Ce qui peut se comprendre, quand on sait que les deux combos puisent essentiellement leurs influences dans les sixties et les seventies. Nuance, chez Earthbend, on a parfois l’impression de se farcir un Thin Lizzy qui se serait mis à la prog. André Kunze (guitare, chant), Tilo Hustan (drums, piano) et Christian Heinrich (basse, orgue) ne sont pas des manchots. Et leurs compétences instrumentales sont au-dessus de tout soupçon. Maintenant, il faut reconnaitre que leur musique est un peu datée…

mardi, 30 décembre 2008 22:46

Electric arguments

The Fireman est un projet monté par Youth, le bassiste/producteur de Killing Joke, et Paul McCartney, dont le premier elpee, exclusivement instrumental, est paru en 1993 (“Oceans ship forest”). Un second opus va même suivre en 1998 (« Rushes ») ; un disque sur lequel il y a bien des parties vocales, mais elles sont constamment triturées par les effets électroniques. Bref, il faut bien reconnaître que ces deux œuvres sont plutôt passées inaperçues.

« Electric arguments » se révèle, comme son titre l’indique beaucoup plus éclectique. Et la voix de Macca est ici nettement distincte. Surtout en première partie de l’opus. Depuis le blues rocailleux, virulent (NDR : il s’en prend à son ex-femme Heather Miller) « Nothing too much just out of sight », dont certains accents peuvent rappeler « Helter Skelter » au ‘philspectoresque’ « Dance ‘til we’re high », en passant par la ballade acoustico-jazzyfiante « Two magpies », qui aurait pu figurer également sur le « Double Blanc », le très pop et hymnique « Sing the changes », le lancinant « Travelling light », un morceau imprimé sur un rythme de valse, le rock carré « Highway », le récréatif « Light from your lighthouse » et l’hypnotique « Sun is shining ». Des titres plutôt sympas mais qui ne cassent quand même pas la baraque. La deuxième partie de l’œuvre s’aventure davantage dans l’ambient et les expérimentations électro. Il y a même des beats sur « Lovers in a dream ». Il faut cependant attendre le tout dernier et très long morceau (NDR : 10 minutes !) « Don’t stop running » pour retrouver une mélodie plus pop, nonobstant un tempo plus lent et un climat atmosphérique. Avant qu’un titre caché ne nous replonge dans l’ambient. Anecdotique !

 

mardi, 30 décembre 2008 22:44

A killer for that ache

Cette jeune chanteuse/compositrice finnoise vient d’enregistrer son premier album sous son propre patronyme. A ce jour, elle avait commis deux elpees au sein du groupe TUB Quartet : Red shoes diary » en 2004 et « Twelve o’clock tales » l’année suivante. Evidement, lors des sessions d’enregistrement, elle a reçu le concours de toute une panoplie de collaborateurs qui se partagent une belle brochette d’instruments : notamment à vent (clarinette, saxophone, trompette, flûte, etc.) ; mais aussi de la basse, des guitares, des percus, du banjo, du piano, des claviers, des drums, etc. Insolites également. Dont une harpe miniature (autoharp) que se réserve cependant Marie. Sans oublier les effets électroniques et les arrangements (NDR : de cordes surtout).

Les trois premiers morceaux de l’elpee ne sont guère convaincants. Ils sont, à la limite, soporifiques. Il faut attendre « Marie Antoinette » pour que cette œuvre commence enfin à perdre la tête. Ou plus exactement permette de découvrir le véritable potentiel de cette artiste. Dont la voix limpide, brumeuse, douce, épouse parfois les inflexions de Björk ou de Sharleen Spiteri (Texas), mais sans en avoir le timbre. Mais le plus intéressant procède de l’apport des chœurs. Impressionnants a capella sur le titre maître et « Save up », ils peuvent devenir angéliques, complètement ‘cartoonesques’ (« It is easy ») ou épouser des harmonies dignes d’Abba (« Catching a star »), une compo dont la mélodie rappelle également le célèbre quatuor suédois, même si la structure du morceau est plus proche de la prog. Car finalement, la plupart des morceaux de cet opus sont assez complexes. Puisant, outre la prog,  aussi bien dans le jazz, la pop, la country (l’excellent « Midwest country ») que le trip hop. Bref, un disque dont une première écoute peut laisser de glace ; mais qui au fil des écoutes se révèle aussi mystérieux qu’intriguant…

mardi, 30 décembre 2008 21:35

The best of the soul of rock and roll

C’est à un tout grand artiste de l’histoire du rock’n roll qu’est consacrée cette compile. Né en 1936, Roy est décédé en 1988, terrassé par une crise cardiaque. A l’instar d’Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins ou Johnny Cash, il avait entamé sa carrière au cours des 50’s. Comme chanteur de rockabilly. Sa première chanson, « Ooby dooby », décroche un succès sur un label local. Et va lui permettre de signer chez Sun. Il obtient ainsi son premier tube international. Car des hits, Roy en a commis une bonne douzaine. De nombreuses ballades. « In dreams », par exemple, qui figure sur le disque. Un répertoire au sein duquel il pouvait mettre en exergue ses prouesses vocales. Il ne faut pas oublier que son registre lui permettait de chanter sur trois octaves. Sans oublier ses classiques comme « Mean woman blues », « Only the lonely » et bien sûr l’intemporel « Oh, pretty woman ». Orbison n’était ni un rebelle, ni un agitateur. Il était même gêné de son succès. Il avait alors décidé de ne plus se produire sur les planches ni d’enregistrer pour lui ; mais de composer pour d’autres artistes. Avant de se raviser. En 1965, suite à un accident stupide de motocyclette, son épouse perd la vie. Pire encore, en 1968, ses deux fils périssent dans l’incendie de sa maison. Il va alors vivre une longue traversée du désert. Ponctuée par une lourde opération du cœur, en 1978. Mais deux ans plus tard, il refait surface. Et en 1986, il est embarqué dans l’aventure des Travelling Wilburys, en compagnie de Bob Dylan, George Harrison, Jeff Lynne et Tom Petty. Un titre, « Not alone any more » épingle cet épisode. Le recueil recèle une rareté immortalisée ‘live’ : « (All I can do is) dream you » datant de 1987. Un morceau qui démontre qu’il n’avait pas besoin des artifices studio pour jouer en public. Décembre 1988, il décède donc inopinément alors qu’il venait d’achever un opus de nouvelles chansons. « Mystery girl » paraît le mois suivant et recèle le remarquable « You got it », signé par Jeff Lynne et Tom Petty. Trois ans plus tard, un opus posthume réunissant des maquettes sera publié « King of hearts ». Sur lequel figurent « Crying » (en duo avec kd Lang) et « I drove the night ». Et pour votre info, sachez que ce « The best of the soul of rock and roll » fait également l’objet d’un boxset réunissant 4 disques.

mardi, 30 décembre 2008 21:32

The Healer

“The Healer” constitue le second opus de cette formation finnoise dont le patronyme (Sister Flo) s’inspire à a fois du joueur de football de leur pays (Tore André Flo), d’une chanson du Velvet Underground (« Sister Ray ») ainsi que d’une phrase extraite du « Queen Bitch » de Bowie (‘He's down on the street / And he's trying hard /to pull sister Flo’). Leur pop raffinée, hypersophistiquée, ensoleillée, est très susceptible d’évoquer tantôt Love, les Beach Boys, les Zombies voire Belle & Sebastian (NDR : qui a dit Laurent Voulzy ?) A cause des harmonies vocales limpides et particulièrement soignées. Maintenant, dans la construction des morceaux, filtre un aspect prog qu’on retrouvait chez Caravan à ses tous débuts. Ce n’est pas trop désagréable à écouter, d’autant que les mélodies sont plutôt bien ficelées (NDR : surtout l’excellent « Spirit of Christmas »), mais au fil de l’elpee, la lassitude commence à vous envahir et vous n’avez plus qu’une seule envie : passer au disque suivant...

mardi, 30 décembre 2008 21:30

Portal

Il faut admettre que parfois certains disques vous passent au-dessus de la tête sans trop savoir pourquoi. En fin d’exercice, lorsqu’on a un peu de temps, on se met à réécouter le stock des indésirables et, on tombe parfois sur une perle. Comme cet album d’Alexander Tucker. Un type issu de Kent, en Grande-Bretagne. Un artiste qui a décidé de se lancer dans une carrière en solitaire depuis le début du XXIème siècle (NDR : auparavant, il a milité au sein de toute une série de groupes noisy, hardcore et même punk ; de quoi faire ses premières armes). Ce qui ne l’empêche pas d’opérer une multitude de collaborations. En compagnie de Stephen O'Malley de Sunn O))), par exemple. Ou encore de Daniel O'Sullivan et Dave Smith de Guapo. Et en analysant son parcours, on se rend compte qu’il n’en est pas à ses premières expérimentations du genre.

Mais venons-en à son quatrième opus solo, « Portal ». Un disque découpé en huit paysages sonores baignant au sein d’une forme de psychédélisme avant-gardiste déchiré entre folk, drone metal et electronica. Alexander y joue de la guitare acoustique (NDR : le plus souvent en fingerpicking !) et électrique (NDR : il doit disposer d’un éventail de pédales de distorsion plutôt impressionnant !), du banjo, de la mandoline, du violoncelle. Il y ajoute un tas de sonorités électroniques, dont des boucles. Et chante également. D’un timbre hanté, dont les inflexions peuvent parfois rappeler Brian Eno. Bref, dans ce style qui puise autant chez Six Organs of Admittance, Jim O’Rourke, Stockhausen, Velvet Underground, Steve Reich que John Fahey, Tucker fait absolument merveille. Vivement conseillé !

 

samedi, 31 décembre 2005 01:00

White angel black apple

A l’instar de Motorpsycho, The Lionheart Brothers nous vient de Trondheim, en Norvège. Un quatuor (NDR : au départ la formation était réduite à un trio !) qui vient de commettre son premier elpee : « White angel black apple ». Une œuvre qui nous plonge dans un univers semi psychédélique/semi noisy qui doit autant à My Bloddy Valentine, Telescopes, Pale Saints, Mercury Rev, Ride, Chapterhouse qu’à Spiritualized Electric Mailine. Encore que pour les claviers le phrasé semble plus proche de Stereolab voire du Floyd circa « The piper at the gates of dawn ». On se croirait même parfois revenu en pleine période shoegazer. Notamment au niveau des harmonies vocales diaphanes, byrdsiennes. Mais le fil conducteur demeure l’électricité capricieuse, duveteuse, torturée, vibrante, alimentée par des mélodies visionnaires, élégantes, délicates, susceptibles d’emprunter des crescendo fantastiques. Ou alors d’embrasser des paysages sonores bucoliques, caressées épisodiquement par un violon ou une flûte. Pour un aussi jeune groupe ce « White angel black apple » est, dans le style, tout bonnement remarquable ! Un must !