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Epica - 18/01/2026
Redouane Sbaï

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mardi, 28 avril 2009 03:00

The Island Moved In The Storm

La pochette de « The Island Moved In The Storm » annonce la couleur. Avec Matt Bauer, on ne va pas beaucoup rigoler. Et à juste titre, puisque son second essai est inspiré de la découverte, en 1968 au Kentuckly, du corps d’une jeune inconnue rebaptisée ‘Tent Girl’ par la presse locale. D’aucuns pourraient donc s’attendre à une œuvre morbide au-dessus de laquelle plane le spectre d’un être abandonné à son sort et en quête de justice. Mais Matt Bauer prend le parti de relater un conte sombre avec la délicatesse et le cœur d’un folkeux pour qui l’histoire d’une âme dévoyée ne s’arrête pas forcément au dernier souffle rendu.

Entouré de la grande famille folk de Brooklyn et San Fransisco (Alela Diane, Mariee Sioux, ainsi que des membres de St. Vincent, Last Of The Blacksmiths ou Dirty Projectors), Matt Bauer publie une œuvre évoquant certains des meilleurs travaux de Iron & Wine, agrémentée d’une pointe parfaitement dosée de mélancolie et hantée par un banjo omniprésent. Les folkeux barbus savent caresser dans le sens du poil, et Matt Bauer le prouve une fois encore.

 

vendredi, 24 avril 2009 03:00

Magistral

Ce vendredi s’achevait la partie bruxelloise du projet ABClubcircuit. Baptisé ‘Weizigers naar nieuwe muziek’ (Dénicheurs de Talents), le projet concrétise un échange entre l’AB et onze salles néerlandophones participantes. En gardant Holy Fuck pour la fin, la salle bruxelloise s’était incontestablement gardé la meilleure part du gâteau. C’est le moins que l’on puisse dire.

It Hugs Back ouvre le bal devant un parterre dispersé. Inspiré par Stereolab voire Belle & Sebastian, le rock plutôt commun du quatuor britannique ne parviendra jamais à faire avancer un public tapi dans l’ombre ou adossé au bar, à l’arrière de la salle.

Ils n’auraient pas pu trouver meilleur patronyme. Chez les Canadiens de Holy Fuck, les onomatopées fusent, les bouches sont grandes ouvertes et les pupilles se dilatent. Le quatuor débute à peine son set que l’on est happé par la puissance de leurs bidouillages inclassables. L’énergie déployée au sein de leur éponyme et du splendide « LP » est ici décuplée par 100. Derrière ses claviers ‘cheap’, le combo ne s’essouffle pas une seule seconde, gratifiant l’assistance de grandioses et frétillants « Super Inuit », « The Pulse », « Safari », « Milkshake » ou encore un « Royal Gregory » alimenté d’un light show à faire exploser la cervelle d’un épileptique ; et, surtout, ponctué d’un climax carrément orgasmique. Sans parler des nouveaux morceaux. Une succession de gifles en pleine poire qui annonce un prochain recueil au-delà des espérances. Holy Fuck s’est livré ce soir à un set exemplaire, car parfait en tous points. Tout simplement magistral. 

Organisation ABClubcircuit

dimanche, 26 avril 2009 15:35

Deerhunter remet le couvert

Seulement quelques mois après la sortie de « Microcastle / Weird Era Cont », Deerhunter se montre ultra productif en publiant ce 8 juin un nouvel EP. Celui-ci contiendra 5 nouveaux morceaux et s'intitulera « Rainwater Cassette Exchange ».

Tracklist:

Rainwater Cassette Exchange
Disappearing Ink
Famous Last Words
Game Of Diamonds
Circulation

 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/deerhunter

 

 

 

dimanche, 26 avril 2009 15:35

L’envolée des Black Moth Super Rainbow

Originaires de Pennsylvanie, les mystérieux Black Moth Super Rainbow s’apprêtent à publier un premier essai, « Eating Us », le 8 juin prochain. Résultat d’un travail long de six ans, la plaque s’annonce comme une série de ‘capsules étrangement réconfortantes (…) aussi contagieuses qu’une grippe’. En attendant d’en être les premières victimes, le label Memphis Industries et le quatuor offrent jusqu’au 4 mai le morceau « Born On A Day The Sun Didn’t Rise ».

Pour le télécharger gratuitement, cliquez droit et sauvegadez :  
http://www.memphis-industries.com/music/blackmoth_bornonaday.mp3

dimanche, 26 avril 2009 15:35

Que Dieu vienne en aide à Stuart Murdoch

God Help The Girl est le nouveau projet de Stuart Murdoch, figure de proue de Belle & Sebastian. Il publiera un premier essai éponyme ce 22 juin, accompagné de membres de Belle & Sebastian, The Divine Comedy, Smoosh ou encore un orchestre de 45 musiciens. Rien que ça ! Le premier single à en être extrait sera « Come Monday Night ».

Premières impressions sur: http://www.godhelpthegirl.com

mardi, 21 avril 2009 03:00

Ce cher Emil

Le mardi soir, il y a bien mieux à faire que subir les affronts musicaux du cru 2009 de l’émission ‘Nouvelle Star’. On peut, par exemple, se rendre à la Rotonde du Botanique pour assister à un petit concert chaleureux et sans prétention, comme celui accordé par Loney, Dear, ce mardi. Et ce n’est pas le public présent ce soir-là qui aurait pu prétendre le contraire.

Accompagné de quatre musiciens, le Emil Svanengen alias Loney, Dear, présentait son cinquième ouvrage sous une Rotonde bien remplie. Présent l’an dernier aux Nuits Botanique, l’homme, affichant un look banal et des chaussures vernies, en a manifestement gardé un bon souvenir et semblait ravi de se produire une nouvelle fois dans cette splendide petite salle. Pas avare en mots, Loney, Dear se connecte volontiers à un public qu’il n’hésite pas à solliciter pour des chœurs bien amenés. Il parcourt essentiellement son « Dear John », de la douceur de « I Got Lost » et « Under A Silent Sea » à l’étonnante electronica harmonieuse de « Airport Surroundings » et « Summers ». Le Suédois est tellement sympathique qu’on ne peut même pas lui en vouloir de ne pas s’attarder sur ses travaux précédents. De ces derniers, Emil et sa bande n’ont tout de même pas snobés les incontournables morceaux « I Love You (In With The Arms) » ou « Sinister In A State Of Hope », qui clôture un show admirablement bien ficelé.

Organisation : Botanique

jeudi, 23 avril 2009 03:00

Une fois mais pas deux…

La première fois que le joli minois de Priscilla Ahn nous était apparu en ‘live’, c’était en première partie de Ray LaMontagne au Cirque Royal. Depuis, la jeune femme s’est émancipée et se lance, seule –ou presque– dans une toute petite tournée européenne qui s’est arrêtée au Witloof Bar du Botanique, ce 23 avril.

Peu de monde s était donné rendez-vous dans le sous-sol du Botanique. Le public est assis en tailleur sur le sol du Witloof Bar tandis que Willoughby, singer-songwriter officiant en première partie, se lamente sur sa guitare-basse. Ses chansons se suivent et se ressemblent. Et la fin de sa prestation est un véritable soulagement. Or le jeune homme réapparaît 5 minutes plus tard sur les planches… Heureusement, c’est pour accompagner Priscilla Ahn, de son double instrument.

Parée d’un joli T-shirt à l’effigie de Tokyo, la demoiselle originaire d’un petit village du Minnesota venait présenter son premier ouvrage, « A Good Day », publié en mars par le prestigieux label Blue Note. La voix de Priscilla Ahn est de celles qui transportent instantanément. Mais, ce soir, le voyage est de courte durée. Engageant à premier abord, le set s’essouffle à mi-parcours. La chanteuse au rire contagieux irradie de sympathie mais n’arrive pas à se renouveler, proposant un show quasi identique à celui dispensé en première partie de Ray LaMontagne. Elle parcourt l’entièreté sa première œuvre, l’entrecoupant des mêmes anecdotes racontées précédemment. Au bout d’une demi-heure, sa pop gentillette devient quelque peu lassante. Malheureux pour un spectacle d’1h20. Qui aura cependant plu à celles et ceux qui découvraient Priscilla Ahn pour la première fois sur scène.  

Organisation : Botanique.

mercredi, 22 avril 2009 18:08

Ladyluck

Exit Saddle Creek. Pour son troisième essai, Maria Taylor a décidé de quitter les eaux calmes de son label pour sillonner les plaines verdoyantes de Nettwerk. Ce changement marque un tournant dans la carrière de l’interprète des inoubliables Azure Ray. Abandonnant la dream-pop et les éléments synthétiques qui caractérisaient son excellent « 11 :11 » (2005) et le moins excitant « Lynn Teeter Flower » (2007), Maria Taylor se livre désormais à un exercice pop aux accents folks ; balayant ainsi toute la douce mélancolie à laquelle la jeune femme nous avait habitués jusqu’ici.

Bien que la majorité des textes soient inspirés d’une récente rupture, « Ladyluck » est une œuvre de saison, étonnamment chargée d’allégresse. Sans compter la poignante ballade « My Favourite… Love », Maria Taylor joue la carte du détachement. Elle invite même Michael Stipe à se joindre aux réjouissances (« Cartoons And Forever Plans »). Mais la formule ne fonctionne pas aussi bien que prévu. Aux premières notes de « Ladyluck », la chanteuse nous balade gentiment à travers un nouvel habitat, apparaissant solide à première vue. Mais, tandis que l’on analyse méticuleusement les fondations de la demeure, on réalise soudain que l’on s’est fait rouler dans la farine. Le plancher se met alors à grincer, les murs s’effritent et la façade s’effondre. Ne reste alors plus qu’un grand vide. La jolie ‘Ladyluck’ a laissé passer sa chance de nous surprendre, une fois de plus.

 

mercredi, 22 avril 2009 18:07

It’s Not Me, It’s You

Auréolée de méga-tube « Smile » et du très bon recueil introductif, « Alright Still… », Lily Allen cristallisait en 2006 le renouveau de la britpop. Depuis, la petite s’est créé un solide personnage médiatique, marquant ainsi les mémoires et s’assurant une place au soleil dans l’enfer du showbiz british. Ce qui, a contrario de certain(e)s, ne l’a pas empêchée de se concentrer sur sa carrière musicale qui s’enrichit aujourd’hui d’un réjouissant « It’s Not Me, It’s You ». Initialement prévue pour l’an dernier, la sortie ce second essai a été retardée par la restructuration d’EMI. Un mal pour un bien, la jeune Anglaise ayant joliment peaufiné son nouvel opus.

« It’s Not me, It’s You » fait la part belle aux éléments électroniques comme l’annonce « Everyone’s At It », la plage d’ouverture et le carton radiophonique, « The Fear ». A défaut d’innovation, Lily Allen reste fidèle à sa plume incisive et sa pop estivale délurée et ultra accessible. Chacune des douze plages de l’elpee sont, sans conteste, des hits en puissances et l’ensemble est cohérent sans nécessairement être homogène. Une contradiction qui sert plutôt bien la plaque dont, justement, la versatilité mélodique est l’atout principal. « It’s Not me, It’s You » est donc un joli pied de nez aux critiques qualifiant Lily Rose Beatrice Allen en 2006 de ‘One-Hit-Wonder’.

dimanche, 12 avril 2009 03:00

Domino 2009 : dimanche 12 avril

Au vu de l’affiche de cette sixième soirée du festival Domino, l’AB était manifestement décidée à nous envoyer des décibels plein la tronche. Au programme: Tiny Masters Of Today, Mi Ami, Health, Handsome Furs et Mono. Début des festivities: 17h.

Malgré toute l’énergie déployée par Tiny Masters Of Today, la formation relève quelque peu de l’anecdote. Un frère, Ivan, et une sœur, Ada, respectivement 15 et 13 ans, s’agitent sur la scène, guitare à la main, comme des grands. La formule pourrait faire sourire mais le duo assure un set mature et cohérent. Reste à voir si la petite famille sera toujours qualifiée de prodige d’ici quelques années…

18h. Au tour de Mi Ami d’entrer sur scène et, surtout, de tout fracasser sur son passage. Mi Ami, né des cendres de Black Eyes, est, personnellement, la meilleure découverte de cette édition du Domino. Les guitares se lâchent, les grosses caisses font trembler la salle et Damien Martin McCormick, leader de la bande, ponctue les morceaux d’incantations tapageuses extraites de l’album « Watersports », un disque à ne manifestement pas rater !

19h. Alexei Perry et Dan Boeckner débarquent sur les planches. Elle, derrière son synthé, lui, armé de sa guitares. Après un show comme celui de Mi Ami, le set des Handsome Furs semblent un peu pâlot. Un concert de 25 minutes entremêlant riffs bateau, coups de synthés académiques et vocalises insipides. Erreur de casting ?

Health change la donne à 20h. Le combo de Los Angeles, qui avait offert un spectacle moyen aux Nuits Botanique l’an dernier, revient taper du poing dans un cadre plus adapté. En effet, aux Nuits, ils étaient entourés de Yelle, Bunny Rabbit et Friendly Fires, autant d’artistes qui sont à milles lieues de l’univers du quatuor. Ce soir, Health est dans leur élément et le démontre en une bonne demi-heure de Noise bien envoyé. Pas un temps mort. La formation s’est surpassée en balançant un set à la fois chaotique, cohérent et visuellement impressionnant.

Mono clôture cette longue soirée en douceur. La transition entre Health et Mono est un peu difficile à digérer mais le combo post-rock japonais, qui venait présenter son nouvel ouvrage, « Hymn To The Immortal Wind », est parvenu à allier délicatesse et puissance. Une belle manière d’achever une sixième soirée riche en bonnes surprises.

Tiny Masters Of Today + Mi Ami + Health + Handsome Furs + Mono

Organisation : Ancienne Belgique.

 

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