La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Hooverphonic
Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mardi, 25 juillet 2006 02:00

Honeymoon

Si Zimpala était l’une des contrées de notre petite planète, on ne pourrait que conseiller aux jeunes mariés de ne pas y mettre le moindre orteil lors de leur ‘Honeymoon’. Non seulement le couple s’y emmerderait comme jamais mais, plus horrible encore, il serait dans l’obligation de côtoyer des personnages aux voix irritantes et aux accents pitoyables. Certes, d’infimes bons moments pimenteront le séjour. Ce qui n’empêchera aucunement les tourtereaux de quitter les lieux avec une seule envie en tête : foutre chacun de leurs poings dans la tronche de celui ou celle qui leur a un jour recommandé cette insupportable destination.

mardi, 01 août 2006 02:00

Yonder Mountain String Band

Si les aventures de Lucky Luke étaient transposées à notre époque, le lonesome cow-boy délaisserait certainement son vieux Jolly Jumper au profit d’un vieux pick-up dans lequel les ritournelles de Yonder Mountain String Band seraient diffusées à plein tube. Et il serait certainement le seul à les apprécier. Même les Daltons n’en voudraient pas. Entre bluegrass et pop, ce quatrième essai nous transporte dans un Sud rustique où règne une simplicité d’esprit à faire peur. Une simplicité traduite ici par des textes peu recherchés et des vocalises de salles de bain. Les membres de la formation sont pourtant d’excellents musiciens. Il est donc assez triste de voir un tel talent gaspillé sur une galette qui n’aurait d’intérêt qu’en fond sonore de la section ‘Far West’ de Walibi.

mardi, 19 décembre 2006 01:00

Nightcrawler

Si Joseph Arthur prenait la tête de Death Cab For Cutie le temps d’une collaboration, ce projet parallèle emprunterait sans nul doute le nom de Pete Yorn. Un peu à la manière de John Mayer ou Dave Matthews, Yorn est de ces songwriters qui ont bien du mal à décoller hors des frontières outre-Atlantique. Et ce « Nightcrawler » ne changera pas la donne. Les critiques US, qui ont jusqu’ici toujours reproché à Yorn un certain manque de personnalité, ne risquent pas de changer leur fusil d’épaule à l’écoute de ce troisième album. Aussi intéressantes que… banales, les mélodies dispensées sur « Nightcrawler » semblent sensiblement moins recherchées que celles de « Musicforthemorningafter », premier essai d’une puissance pop remarquable. A quelques exceptions près (la douceur mélodramatique de « Vampyre », « Ice Age », l’étonnant « Georgie Boy » et « For Us », concocté en compagnie d’un certain Dave Grohl aux caisses), les compositions de Yorn valsent entre monotonie et inintérêt (« Policies », « Maybe I’m Right » et son intro à la « clocks » de Coldplay ou un « The Man » à la Ryan Adams). Un manque d’intérêt souligné par la présence du titre « Undercover », tiré de la bande-son de Spiderman datant de 2002 et qui, de fait, aurait plus justement trouvé sa place dans le mitigé « Day I Forgot ». Un instantané bien trop volatile.

 

lundi, 27 mars 2006 02:00

Resistance Deluxe

Wünjo sont des Rebelles. Le R en lettres capitales, s’il vous plaît. Non, non, pas ceux que tu vois le jeudi soir ou le samedi après-midi sur MTV! Wünjo, ce sont des vrais, j’te dis ! Ils ont tout l’attirail : le whisky, la bière, le cigare, les lunettes de soleil, la crête, le doigt d’honneur et le reste. Eux, ils font la nique au système, ils révolutionnent, ils cassent tout et, en plus, ils n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent. Bref, des marginaux originaux, quoi... Des gars qui n’ont pas peur de scander des slogans-choc du genre « Fuck Your Revolution » ou « Vengeance ! » et, cinq minutes plus tard, d’assumer pleinement leur côté féminin en fredonnant des 'Choup Choup' à tue-tête. Et t’avises pas de les traiter de chochottes. Pour prouver qu’ils sont dangereux, ils ont même habillé leur disque d’une pochette qui fait trop peur : y’a une tête de mort, du sang et tout ! On aurait presque pu croire qu’il s’agissait d’un Iron Maiden. Mais le contenu, lui, ne trompe pas : les Iron et leurs textes bidon, c’est du passé. Ici, c’est la jeunesse qui parle et ça s’entend. Les cinq gaillards de Wünjo, ils ont compris ce que les djeuns veulent : du sexe, des drugs, du wok’n’wol à plein tube. Aaaah, si seulement j’avais encore 12 ans…

mardi, 11 avril 2006 02:00

With Love And Squalor

L’été dernier, le grand manitou NME encensait trois petits scientifiques sympatoches qu’il présentait comme les grands alchimistes de la rentrée. Pour donner le ton, le trio balançait sur les ondes un « Nobody Move, Nobody Get Hurt » du tonnerre de Zeus. Mais c’était sans compter sur les mauvais tours des singes de l’Arctique qui, sans pitié, dévastèrent tout sur ce qui se trouvait sur le passage avec leurs corrosifs « Fake Tales of San Francisco » et « I Bet That You Look Good On The Dancefloor ». L’attention des medias détournée, les p’tis gars de Brooklyn furent contraints de se tapir dans l’ombre et d’attendre patiemment le jour de la terrible revanche. Ils se sont donc terrés dans leur studio et, en guise de représailles, se sont mis à la confection d’un stock de morceaux radiophoniquement mortels. Le résultat ? Un « With Love & Squalor » plutôt convaincant et distillant un rock bien plus british que new-yorkais. Menées par la batterie omnipotente de Michael Tapper et la voix houleuse de Keith Murray, les compos de We Are Scientists sont surtout à l’image de la moustache de Chris Cain (basse) : à la fois classieuse et désuète. Même s’il y a effectivement une impression de ‘déjà entendu’ qui se dégage de ce premier album, l’urgence de titres tels que « Cash Cow » ou « The Great Escape », les engageants « Worth The Wait » et « Callbacks » ou encore le pastiche (involontaire ?) de The Cure sur « Textbook » valent à eux seuls le coup d’oreille et justifient la réputation ‘live’ du trio. Il en faudrait néanmoins beaucoup plus pour que les Scientists fassent trembler les Monkeys…

 

 

mardi, 16 mai 2006 02:00

Winterpills

Bienvenue dans le monde féerique de Winterpills, quartet mené par Philip Price, homme aux projets multiples (The Maggies, Feet Wet, Memorial Garage, Gay Potatoes,…) mais qui semble, avec cette formation, avoir enfin trouvé sa voie. Disque aux faux accents de désespoir, « Winterpills » passe en revue les maux de ce monde et se donne comme mission de les éradiquer en n’usant que de la beauté lyrique de son contenu paradoxal. Le micro se partage entre la voix claire-obscure de Philip Price et le souffle divin de Flora Reed contant en chœur les tourments de leurs amis proches, sur des arrangements opaques (« Pills For Sara », « Cranky », « Letter To A Friend In Jail »). Sombre de prime abord, la formation change ensuite la donne en promettant aux âmes les plus amères un futur meilleur (‘you will live forever’ fredonnent-ils sur « Found Weekend »). Bien plus qu’un bout de plastique, le premier album de Winterpills, oscillant entre slo-core et folk acoustique, peut sans aucune difficulté faire office de calmant, de psy ou de confident de substitution. Magistral, intelligent et relaxant.

mardi, 07 mars 2006 01:00

Une Pierre à l´édifice

Quel judicieux choix d’illustration pour la pochette. On n’aurait pas fait mieux : un triste monsieur sur un pont, prêt à se jeter par-dessus bord. C’est qu’on le jalouserait presque... Psalmodiant leurs incantations burlesques dans un français abscons, Wombat apporte une pierre à un édifice qui n’en avait pas forcement besoin. Les Valenciennois officient dans un rap-métal insipide lorgnant aléatoirement du côté hardcore de la force mais sans réelle énergie. Les vocalises lassantes de ce second EP ressassent des thèmes déjà mille fois usités, au détriment de la variété des arrangements de certains morceaux comme « Mauvais sort » ou « Esclaves en sursis » qui auraient pu quelque peu relever le niveau. Sans grand intérêt.

Wooden Wand ou la preuve par 10 que la musique se suffit à elle-même. « Harem Of The Sundrum & The Witness Figg » distille, sans le moindre artifice technique, 10 morceaux d’un folk des plus minimalistes. Originellement sorti en 2005, ce recueil était jusqu’à présent uniquement disponible en import. Une honte ! Devendra Banhart, Ben Chasny et consorts ayant ouvert les portes de l’indie estampillé « New Weird America » à un plus large public, James Toth alias Wooden Wand (ici, sans ses Vanishing Voice) peut enfin faire son bonhomme de chemin. Ici, comme perdu au milieu de nulle part, le Knoxvillien nous entraîne dans un voyage spirituel (« Vengeance, pt.2 », « Spiritual Inmate », « Babylon The Great, pt.3 ») où le folk serait l’unique religion et seuls le son d’une guitare et l’éclat d’une voix éphémère seraient synonymes de délivrance et renaissance. Certes, si le monde était à l’image de cet essai, on s’y sentirait vachement seuls et paumés. « Harem Of The Sundrum & The Witness Figg » est donc à éviter les jours de déprime mais, dans de bonnes dispositions, s’avère être un véritable petit bonheur…

mardi, 25 juillet 2006 02:00

OK Cowboy (Collector´s Edition)

On y a droit chaque été. Quelques disques arrivés en bout de course de rentabilité commerciale se voient gratifiés d’un CD ou DVD bonus conçus pour allécher les fans et assécher leurs portefeuilles. Et, souvent, le contenu fait pitié : un maximum de 4 ou 5 titres supplémentaires et sans grand intérêt. Vitalic, lui, a le mérite de ne pas se foutre de la gueule de sa clientèle. Bien que « Ok Cowboy » soit sorti voilà plus d’un an et qu’au moins le tiers de la population mondiale se soit déjà secoué les fesses sur « My Friend Dario », « LA Rock 1 » ou « Poney Part 1 », le premier essai du DJ s’offre un lifting digne de ce nom. La section bonus de ce « Collector’s Edition » n’offre pas moins de 8 trésors inédits dont « Bells », le splendide et très attendu titre d’ouverture de tous les derniers sets du français et interprété par Linda Lamb. On y retrouve également le fameux ‘Dima Prefers Newbeat mix’ de « My Friend Dario » ainsi qu’un remix de « Repair Machines ». La seule véritable arnaque se situe au niveau du titre « Fanfares », présenté comme un inédit bien qu’il ne s’agisse que d’une version solidement retravaillée de « Valletta Fanfares ». Une broutille dont on ne lui tiendra pas rigueur. D’excellente facture, ce « Collector’s Edition » risque donc de faire râler les fans ayant déjà acquis le disque lors de sa sortie initiale.

mardi, 19 septembre 2006 02:00

Five Years

Quelques mois après sa sortie, le « Five Years » de John Vanderslice débarque sur notre platine pour le plus grand plaisir de nos petites oreilles. Celui qu’on a récemment pu voir en première partie de la tournée européenne de Josh Rouse nous livre ici une collection efficace et intemporelle de ses meilleurs titres enregistrés entre 2000 et 2005. Une introduction idéale au charme à la fois austère et cathartique des mélodies de l’homme (« My Old Flame », « Time Travel Is Lonely »). Si certains morceaux évoquent Spoon ou encore The Flaming Lips (« Keep The Dream Alive », « Up Above The Sea »), le côté délirant en moins, ils sont surtout caractérisés par une plume particulièrement aigre-douce (« Bill Gates Must Die », « Exodus Damage »). « Five Years » constitue donc un excellent cours de rattrapage pour tous ceux qui auraient manqué les cinq premières leçons de vie de John Vanderslice.

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