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Camera Obscura

Service minimum

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Niché au creux du doux et chaleureux AB Club, Magic Arm était venu, sans complexe, nous présenter les mélodies simples et désarmantes de son dernier elpee, « Make Lists Do Something ». Première partie aux singulières saveurs mancuniennes durant laquelle ce multi-instrumentiste aux pédales magiques occupe seul la scène (assisté sporadiquement d’un saxo) avec une impressionnante sérénité. Marc Rigelsford semble atteindre le ciel sans verser une goutte de sueur et nous livre des pop-songs d’une simplicité désarmante. Mélodies sur lesquelles vient se greffer de plus en plus d’instrumentation avant de se décomposer en une résolution subtile. A la frontière de tous les genres, l’astucieux bricolo anglais réforme le psychédélisme et apparaît tel un dérangeant intrus sur la scène paralysée de Manchester.  

9 :00 pm à Bruxelles. Un brouillard (machine à fumée) et des lumières fragiles dessinent un paysage automnal d’Ecosse sur les planches de l’AB Club. Ensuite Tracyanne Cambell. Un accent glaswégien, qui résonne et nous invite rapidement à pénétrer le nébuleux univers de « My Maudleen Career ». Théâtre subtilement habillé pour accueillir les souffles passionnels du quintet écossais exceptionnellement accompagné d’un discret multi-instrumentiste (tambourin, cuivres…), Camera Obscura livre un set de pure poésie soutenue par de tendres mélodies sophistiquées. A travers ses histoires et confessions, Tracyanne Campbell vainc sa  timidité d’artiste subtile et vulnérable pour nous chanter le reflet de son triste amour de la vie. Timidité palpable par l’austérité et la sobriété de la performance. A travers les treize compos, la chanteuse écossaise souffle le chaud et le froid. Passant de fleurs-pop bluettes et rutilantes (« The Sweetest Thing » ou « French Navy ») à des mélodies sombrement romantiques (« Tears For Affairs »), « Honey In The Sun » résume assez bien l’ensemble du concert : des chansons radieuses sur des sujets doux-amers.

Deux rappels (« Come Back Margaret » et « Razzel Dazzel Rose ») viendront saluer les chaudes acclamations du public pour clôturer cette soirée à l’atmosphère hautement britannique.

Malgré une jolie prestation, le quintet écossais aurait pu afficher un visage plus radieux et plus exalté pour la présentation d’un album qui se prétend ‘purely about love’. Sans nier le talent indéniable et d’ailleurs confirmé de ces 6 musiciens, on reste cependant sur une impression de service minimum. Un set linéaire qui ne reflète pas les nouvelles ambitions affichées par le groupe et que l’on peut voir furtivement scintiller sur des morceaux comme « French Navy ».   

Tracyanne Campbell aurait-elle vraiment quitté les eaux troubles de ses amours marécageux ? 

Organisation AB  

Raphael Saadiq

Natural Born Groover

Écrit par

Pour son premier passage en Belgique, Raphael Saadiq a choisi de se produire sur la scène de l’Ancienne Belgique. Le soulman/producteur venait y défendre « The Way I See It », un troisième ouvrage publié il y a un peu plus d’un an. Un show qui avait de quoi faire taire les critiques zélés pointant encore du doigt ses semi-échecs du passé.

Il est loin le temps des Tony! Toni! Toné! et Lucy Pearl, ces formations qui ont peiné à décoller pour, finalement, finir leurs jours dans l’indifférence la plus totale. Raphael Saadiq, pierre angulaire de ces deux combos, a réussi à tirer son épingle du jeu. D’abord en produisant un large panel d’artistes multi-récompensés (TLC, Macy Gray, The Roots, d’Angelo, etc.), puis en délivrant trois travaux d’excellente facture. Dont un « The Way I See It » qui distille toute sa substance de la Soul des années 60. L’artiste, né en 66, rend un bel hommage à cette décennie aussi bien en studio que sur scène.

Cette scène, Raphael Saadiq l’occupe comme pas deux. Accompagné d’une demi-douzaine de musiciens et de deux choristes, l’homme enflamme l’Ancienne Belgique dès son entrée. Vêtu d’un costard jaune et portant de petites lunettes qui font désormais partie intégrante du personnage, Saadiq souffle le chaud sans se prendre la tête. Au milieu du set, il laisse d’ailleurs l’avant-scène à ses deux choristes le temps de deux morceaux. La jeune femme ultra-motivée, dont le nom m’a échappé, reprend le méga-tube de Lucy Pearl, « Don’t Mess With My Man » tandis que CJ Hilton, le second backing vocalist, prend le micro sur « Never Give You Up ». L’osmose entre le band et le chanteur est irréprochable. Le groupe s’amuse et communique sa bonne humeur au public qui, de part en part, se secoue sur le Doo-Wop de Saadiq.

Au bout d’une petite heure, la scène se vide, le temps de reprendre son souffle. La troupe revient très vite pour déballer près de trois-quarts d’heure de show supplémentaire. Raphael Saadiq réapparaît sur scène, sans lunettes et dans une tenue plus décontract’. Les fans du premier rang lui tendent des stylos et le gars se prête au jeu des autographes pendant une bonne dizaine de minutes. L’assistance a même droit à un second rappel durant lequel les musiciens interprètent le classique « Let The Sunshine In », repris en chœur par tous. Le guitariste de la troupe vient ensuite clouer le bec à tout le monde le temps d’un solo exemplaire qui clôture les deux heures d’un show incontestablement fédérateur.

Organisation : Live Nation + AB

(voir aussi notre section photos) 

The Virgins

Du bubblegum au rock’n roll

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The Virgins débarquaient ce jeudi 18 octobre au Grand Mix, à Tourcoing. De quoi pouvoir se rendre compte du potentiel de leur glam punk inspiré par les 70’s, sur les planches. Faut dire que les brûlots mélodiques dispensés tout au long de leur album éponyme, paru en 2008, nous donnaient encore l’eau à la bouche. Le gang new-yorkais est en outre considéré comme un héritier naturel des Strokes. Musicalement, of course ; mais aussi à cause de leur look. Le combo monte d’ailleurs sur les planches, vêtu de jeans serrés et de t-shirts négligés. A croire qu’il incarne le groupe contemporain le plus cool au monde…

Dès l’entame, le band nous balance des titres très énergiques. Plutôt clairsemé, le public semble apprécier. Chanteur et leader charismatique du groupe, Donald Cummings est manifestement hanté par Mick Jagger, le leader des mythiques Rolling Stones. A cause de ses mimiques et de ses dandinements sensuels. Et puis de son dynamisme doublé d’un enthousiasme communicatif. C’est parfois saisissant, mais surtout très réussi. Les lignes de basse souples et moelleuses, tracées par Nick Zarin-Ackerman, contrebalancent à merveille les drums particulièrement solides d’Erik Ratensperger et les interventions incisives de Wade Oates, aux six cordes. Les musiciens semblent heureux d’être là et cherchent à communiquer cette joie à leur public. Ils n’oublient pas les tubes de leur unique opus, comme « Rich Girls », « She’s Expensive » ou « Teen Lovers » ; mais confirment, en affichant une passion certaine, qu’ils ne resteront pas le groupe d’un seul album.

Malgré un set relativement bref, The Virgins a démontré qu’il était devenu un excellent groupe de scène. Et qu’il avait trouvé la formule idéale pour traduire, en ‘live’, son ‘bubblegum’ en rock’n roll…

Organisation Grand Mix

 

Speech Debelle

Un nouveau souffle

Écrit par

Jeune MC anglaise, Speech Debelle a soufflé les critiques anglais en s’emparant du prestigieux Mercury Prize, qui récompense d’une grosse somme d’argent l’artiste ‘le plus créatif’ de l’année. Première femme à remporter le prix en l’espace de 7 ans, elle succède fièrement à Elbow, Arctic Monkeys, Antony & The Johnsons ou encore Franz Ferdinand dans la liste des lauréats.

Et il fallait s’y attendre, sa venue à Bruxelles n’allait pas passer inaperçue. D’abord programmée au Witloof Bar, Speech Debelle, victime de son succès, a finalement versé son flow sur la scène de la Rotonde, reléguant ainsi les pauvres Baddies dans les sous-sols du Botanique. A 20h30, la jeune femme s’avance en toute décontraction sur le milieu de la scène, accompagnée d’un préposé aux grosses caisses, d’un bassiste et d’un violoncelliste. Affublée de lunettes et vêtue d’un gros pull blanc ainsi que de collants bleus, la petite MC salue le public bruxellois (NDR : son accent est à couper au couteau !) et entame son set par « The Key », titre mélangeant subtilement hip hop et jazz. De quoi donner le ton à la soirée.

Speech Debelle parcourt tranquillement l’entièreté de son premier ouvrage, « Speech Therapy ». Elle livre un hip hop vivant, humain, teinté d’une soul qui n’est pas sans rappeler les premiers travaux d’Erykah Badù. Lorsque vient « Wheels In Motion », Debelle se joue un peu de l’assistance en lui faisant croire, pendant quelques courtes secondes, que son producteur, le grand Roots Manuva, s’apprête à la rejoindre sur les planches. Petite déception lorsqu’elle avoue finalement que le co-interprète de « Wheels In Motion » est remplacé au pied levé par l’un de ses camarades de route. Néanmoins, le gars se montre plutôt talentueux ; de quoi pardonner à la chanteuse sa mauvaise blague. Une petite heure plus tard, Speech Debelle quitte la salle non sans avoir prouvé les raisons pour lesquelles le Mercury Prize est passé sous le nez de Bat For Lashes, Florence + The Machine, Friendly Fires ou encore l’insupportable La Roux. « Speech Therapy » est tout simplement un nouveau souffle pour le Hip Hop féminin made in UK.

Organisation : Botanique.

 

Patrick Wolf

Joyeuses Funérailles

Écrit par

A l’issue de sa tournée promo pour « The Magic Position », son œuvre précédente, Patrick Wolf a annoncé ne plus jamais faire de scène dans le futur. Une résolution qu’il n’a manifestement pu tenir ; le jeune homme achevant une longue tournée européenne. Cette dernière date, il a choisi de la partager en compagnie du public belge, sur la scène de l’Orangerie du Botanique.

A 26 ans, Patrick Wolf détient déjà une discographie solide. Ce soir, était mis à l’honneur « The Bachelor », son quatrième et dernier né. Un ouvrage qui constitue la première partie d’un dyptique dont la seconde moitié, « The Conqueror », est attendue dans les bacs d’ici quelques semaines. Fidèle à son image, le Londonien débarque sur scène, vêtu de ce qui ressemblait de loin à une toge romaine en entamant d’une voix puissante « Who Will ? », premier d’une longue série de titres extraits de son nouvel opus. Balançant sa tignasse à l’aspect curieux (NDR : il annoncera plus tard dans la soirée qu’il s’agit d’extensions dont la bonne moitié s’est déjà volatilisée à force de secousses), il s’empare littéralement de la foule. Wolf se montre capable d’enchaîner, avec une cohérence folle, des titres terriblement ronflants comme « Battle » à des morceaux cristallins, tels qu’un « Tristan » durant lequel le public semble pendu à ses lèvres.

Particulièrement loquace, Patrick Wolf dévoile tout l’attachement qu’il porte à la capitale belge, parle de son petit ami, des habitudes de lui-même et de chacun de ses musiciens dans le bus de la tournée, et de la collection de peluches qu’il a récolté lors de ses tournées. Il ne fallait pas en dire plus pour que les jeunettes de l’assistance, majoritairement Anglaises, lui envoient de quoi élargir son assortiment. Hormis ces passages amusants, bien qu’un peu ‘nunuches’, Wolf, qui compare la dernière date de tournée à une espèce de funérailles, prend un ton plus sérieux lorsqu’il débat de la dépression. Ce thème récurrent traverse à merveille « The Sun Is Often Out », morceau qui se clôture par une acclamation vibrante.

Le concert s’achève par un « The Magic Position » particulièrement irrésistible. Sensation que l’on doit surtout à la talentueuse violoniste qui rehausse de ses cordes chacune des interprétations de Wolf. Après 1h30 de spectacle, les quatre musiciens et le chanteur se retirent devant un parterre surexcité. Le public en veut plus. Aucun rappel à l’ordre du jour. A sa décharge, Patrick Wolf réapparaîtra sur scène quelques secondes plus tard pour annoncer que ‘le groupe doit attraper le dernier Ferry pour rentrer au pays’. Ce dernier s’étant démené comme une bête tout au long de sa prestation, on ne peut que consentir et lui souhaiter le meilleur des voyages retour. 

Organisation : Botanique.

Dez Mona

Dommage cette voix…

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Ce jeudi 8 octobre, Dez Mona, la nouvelle promesse du rock ‘noir, jaune, rouge’ est venu présenter son 3ème album, « Hilfe Kommt ». En avant-première. A l’Atelier 21. J’avoue qu’avant cette soirée, je connaissais très mal cet ensemble anversois. « Hilfe Kommt » constitue pourtant déjà leur 3ème essai. Il fait suite à « Pursued Sinners » et « Moments of Dejection or Despondency », très favorablement accueillis par la presse belge et néerlandaise, à l’époque de leur sortie. La formation puise son inspiration dans le gospel et le jazz, mais l’esprit reste très proche du rock ‘à la dEUS’. On ne nait pas à Anvers par pur hasard. Le groupe est particulièrement reconnu pour ses prestations ‘live’. Dez Mona a d’ailleurs été le premier combo à se produire à l’Ancienne Belgique, sans avoir sorti de disque !

Habituellement arrimé au duo Gregory Frateur (voix) et Nicolas Rombouts (contrebasse), le line up de Dez Mona est ce soir enrichi d’un accordéoniste, d’un pianiste et d’un drummer. En outre, il est soutenu par deux très jolies choristes. Ma première impression est donc favorable. L’ambiance est très ‘cabaret’. Un piano, un accordéon et une contrebasse (NDR : que se réserve Nicolas Rombouts, un sosie saisissant du chanteur français Sebastien Tellier) se côtoient donc sur une scène décorée en salon intimiste. La présentation de « Hilfe Kommt » débute dans une ambiance cosy. Mais, dès les premières notes, l’attention se focalise sur Gregory Frateur. Enfin, sur sa voix. Cet homme ne pourra jamais faire l’unanimité, c’est une certitude. Car s’il possède un magnifique timbre, il le force constamment. Laborieuses au début, les compositions jazzy de Dez Mona prennent peu à peu de l’ampleur. Certains morceaux sont superbes, d’autres relativement anodins. Le public semble pourtant beaucoup apprécier la musique des nouveaux protégés de 62TV ! Les fantômes de Nina Simone rôdent en permanence. Exagérée ou non, l’émotion est palpable ! Leurs rappels sont d’ailleurs à couper le souffle. Des hauts et des bas mais une vraie personnalité et une grande maîtrise.

Le nouvel album de Dez Mona est en tout cas à découvrir. Il a de plus été produit par Paul Webb, réputé pour son travail opéré auprès de Talk Talk et Beth Gibbons. Prenons le pari, que cet opus sera une nouvelle fois de toute bonne facture, une nouvelle œuvre à mettre à l’actif de la scène musicale d’un petit pays, décidemment très rock n’ roll !

 

Revolver

La Pop au Chœur…

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Les trois enfants de chœur de Notre-Dame de Paris ont sorti leurs meilleures armes pour  livrer leur premier concert en Belgique : guitares, piano et violoncelle. Hormis une formation classique, c’est bien au sein de la prestigieuse association ‘Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris’ que les trois titis accomplissent leurs premiers pas musicaux. Dès 2006, année de la création du groupe, ils sont emportés par la nouvelle vague de formations françaises aux accents très britanniques (BB Brunes, Cocoon, John & Jehn…) Revolver y ajoute cependant une note d’originalité supplémentaire : la musique classique.

Accompagnés d’un batteur récemment intégré au groupe, les quatre garçons dans le vent  présentent leur premier elpee, « Music For a While », sur les planches de la Rotonde. Lieu intime parfaitement adapté à leur ‘pop de chambre’. Il restait donc au public, venu nombreux au Botanique, à ne pas s’endormir...

« Calm Down » ouvre le feu sur un pop-folk aux riches harmonies vocales et imprime son style musical d’entrée de jeu. La suite prend rapidement la tournure d’une liturgie de l’église Beatles. Le nom du groupe est d’ailleurs délibérément emprunté à l’album « Revolver » des Beatles. Deux ou trois morceaux s’éloignent timidement des sentiers des quatre de Liverpool pour fouler les champs sonores de The Divine Comedy et de Belle and Sebastian. Un set globalement tiède aux instruments dépouillés qui ne prend son envol que tout à la fin du concert.

L’excellent single « Get Around Town » n’arrive (NDR : hélas !), qu’en avant-dernière place des 13 titres de la setlist et secoue la foule. Les planches de la Rotonde tremblent et frissonnent enfin… l’espace d’un bref, trop bref instant. Instant fugitivement  prolongé par le très excité « Balulalow ». Le public à peine échauffé devra se contenter de deux rappels peu originaux et insipides qui signent les limites du répertoire du jeune groupe de l’Hexagone. Une reprise d’Elvis sans grand intérêt vient clôturer le concert.

Grisés par les applaudissements incessants et chaleureux de l’auditoire, les quatre Parisiens reviennent pourtant prendre place au centre du public pour un dernier morceau acoustique. Final original et courageux !   

L’ensemble évoque cependant une jolie broderie ornant un titre phare : « Get Around Town ».

Sans vouloir sombrer dans les jeux de mots pourris, Revolver fait davantage l’effet d’un pistolet à eau que d’un Smith & Wesson. Il éclabousse mais ne renverse jamais !

(organisation Botanique)

 

William Elliott Whitmore

Le plus beau concert folk de l’année…

Écrit par

Après avoir assisté, l’an dernier, à sa prestation accordée en première partie d’Alela Diane, à l’Ancienne Belgique, j’étais impatient de redécouvrir le songwriter américain William Elliott Whitmore, ce vendredi, à la fameuse Rotonde du Botanique.

Originaire de l’Iowa, William en est déjà à son 7ème album. Intitulé « Animals In The Dark », il est paru cette année chez Anti. Agé à peine de 31 ans, Whitmore est donc encore relativement jeune, mais affiche déjà la roublardise d’un vétéran. Faut dire qu’il pourrait être l’héritier naturel idéal de Seasick Steve voire de Ramblin’ Jack Elliott, dont il partage étrangement le patronyme… Sa voix est en effet impressionnante de maturité et maîtrise. On jurerait que l’animal a vécu plusieurs vies, avant de se réincarner en chanteur folk. Et face à un public de connaisseurs (NDR : acquis à sa cause), il n’a plus qu’à dérouler.

Le chanteur porte la barbe. Il monte sur les planches en compagnie d’un groupe réduit. Sa musique est dépouillée, mais possède cette force directe et indéniable. William s’accompagne au banjo ou à la guitare acoustique pour aborder des sujets intemporels, graves et souvent engagés. L’homme vit d’ailleurs toujours à la campagne, dans son Iowa natal. A la ferme, en toute simplicité, à l’image de sa musique. Ce qui lui permet de se protéger d’un monde qu’il refuse apparemment d’intégrer. Ses compositions sont peu instrumentées mais touchent instantanément le cœur des spectateurs. Sa voix reste son plus grand atout. Eraillée, chaude et profonde, elle nous happe dès les premiers couplets. Quand William Elliott Whitmore se met à chanter « A Good Day To Die » ou « I’d Rather Be The Devil », le public le croit sur parole. Cet homme n’est pas de cette époque. Croyez-le ! Il aurait pu vendre son âme au diable en compagnie de Georges Clooney et ses sbires, au carrefour d’une route déserte au fin fond du Kentucky, dans le ‘O’Brother’ des frères Coen. Arborant un superbe chapeau de Pilgrim, William est tout à fait crédible dans son déguisement de troubadour folk. Le public tape du pied à l’unisson au son de son blues de blanc-bec cul-terreux. Il ne reste plus qu’à fermer les yeux, pour voyager dans le temps…

La musique de William Elliott Whitmore ne suscite jamais l’ennui. Et l’artiste le démontre tout au long de l’heure au cours de laquelle il fait la différence. Deux morceaux sortent cependant du lot : « There’s No Hope For You » et « Hard Times ». Le fantôme de Willy DeVille rôde dans la salle. William a accordé le plus beau concert folk depuis celui de Micah P. Hinson, concédé l’année dernière, dans cette même salle… Ne le ratez surtout plus lorsqu’il se produira près de chez vous…

(Organisation Botanique)