La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Suede 12-03-26
Epica - 18/01/2026

Stereophonics

Metro, boulot, dodo…

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Dix ans que votre serviteur est accro aux Stereophonics ! Aussi, je me faisais une joie de les revoir pour la troisième fois depuis 2000. En route donc pour Bruxelles où les Gallois nous attendent pour mettre le feu à la salle, comme chaque fois qu’ils se produisent chez nous ! Sold out depuis belle lurette, l’Ancienne Belgique accueille donc la bande à Kelly Jones pour une soirée mémorable, festive et dansante…

Pour meubler la première partie, The Silent Days crachouille quelques compos personnelles dans une ambiance un peu ‘je-m’en-foutiste’. Pas de (bonne) surprise, le public dans sa majorité boit une chope au bar ou grille une clope sur le trottoir. Comme il doit être difficile pour un petit band de faire son trou… d’autant plus qu’hélas, sa prestation ne suscitera aucun regret…

Il est 20h15 lorsque les roadies entament leur ballet. Ils sont une petite dizaine en tout. La grosse artillerie donc. 1996 (année de leurs débuts) est bien loin. D’ailleurs, c’est à la présence de ce personnel et au nombre de photographes accrédités, entre autres, que l’on remarque le nouveau statut des Stereophonics : il est devenu un gros cube de la scène pop/rock. Une petite demi-heure plus tard tout est prêt et les cinq membres (?) du groupe prennent possession des lieux. Bizarre, seuls les deux Jones (membres originels) et le batteur argentin (depuis 2004) figurent sur les affiches de promo. Le claviériste et le guitariste solo seraient-ils considérés comme des pis-aller ?

Allez hop, on y va ! Au premier accord de guitare, on est déjà tous fous dans la salle ! La fête ne durera pas ; du moins en ce qui me concerne.

Les trois premiers titres s’enchaînent sans que Kelly, le leader, ne daigne prononcer le moindre mot. Une constante durant tout le show, si la prestation mérite un tel attribut.  

Alors qu’on était en droit d’attendre un concert, un show, une communion, on a eu droit –ni plus ni moins– qu’à un récital. Aucun décor, un jeu de lumières minable, une mise en scène inexistante, aucun effet, RIEN !!! Durant une heure trente, montre en main, le quintet interprète 20 titres, sans manifester la moindre émotion ni trahir une quelconque complicité entre eux ; et sans même échanger un seul mot avec les fans. Les seules paroles émanant de sa bouche se limitent à : ‘Thank you, nice to be here’ ou alors, à situer le morceau suivant. Ouais, ouais, évidemment, 20 titres, ce n’est pas de la tarte. Tous d’excellente facture, il est vrai. Tous hyper connus et repris pour la plupart en chœur par l’assistance. Mais même l’enthousiasme de la foule ne les émouvait guère. A aucun moment de la soirée le groupe n’a semblé intéressé par la ‘participation’ des pauvres andouilles qui avaient payé pour s’amuser, rigoler, chanter et danser avec eux.

Ils me faisaient penser à une bande de fonctionnaires venus prester leurs heures puis se casser après avoir reçu leur paie… Une fameuse claque dans la gueule !

Comment Stereophonics a-t-il pu en arriver à ce stade ? Où est leur joie de jouer ? Comment est-il possible qu’un artiste affichant un tel répertoire et d’une telle qualité musicale puisse mépriser à ce point une assemblée qui les adore ? Y’a là kekchose qui m’échappe…

Dans sa grande majorité, le public, conquis d’avance, n’y a vu visiblement vu que du feu. Et c’est tant mieux finalement. Ils reviendront les pauvres. Moi pas. Je me contenterai à l’avenir d’écouter leurs albums… toujours excellents heureusement…

Organisation Live Nation

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Good Shoes

A côté de ses pompes…

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Curiosité bien ordinaire que de venir découvrir les derniers phénomènes émergents indie-pop d’outre-Manche ce mardi 26 janvier au Botanique. C’est principalement en 2007, en assurant des premières parties de groupes tels que The Rakes, Kaiser Chiefs, Maxïmo Park ou encore Blood Red Shoes, que le quatuor londonien s’était fait connaître et nous avait présenté les contes adolescents de son premier elpee, « Think Before You Speak ». Un premier album prometteur mais trahissant un manque de maturité.

Peu avant la sortie du deuxième long playing (« No Hope, No Future »), Rhys Jones, leader de la formation, élevait cependant le discours en nous annonçant la sortie d’un elpee ‘plus complexe et plus lourd’. Encore fallait-il le démontrer sur les planches de la Rotonde, à Bruxelles.

Les Kids anars de Mordem (banlieue Sud de Londres) n’avaient pas laissé la promo de « No Hope, No Future » au hasard et avaient la ferme intention de se faire entendre, d’emblée, sur toutes les scènes d’Europe. Leur agenda d’horloger en est témoin : sortie belge de l’album le 25.01.2010, suivi d’un concert à Bruxelles le 26.01.2010 ; sortie française prévue le 26.01.2010, suivi, sans transition, d’un live au Point Ephémère à Paris le 27.01.2010…

La variation annoncée entre le premier et le deuxième album n’est cependant pas à la hauteur des ambitions affichées. Quelques minutes live suffisent pour comprendre que Good Shoes ne représente qu’un groupe indie britannique de plus (ou de trop !) Une formation qui chante, une fois de plus, la vie ordinaire et cruelle de banlieusards londoniens et souffre cruellement de personnalité : Futureheads et Artic Monkeys pour le versant punk-rock et Robert Smith pour le côté new-wave nostalgique.

Good Shoes propose une setlist expéditive aux mélodies répétitives. Un pop-rock nerveux, pas franchement mauvais, mais insipide et indolore. Pas de secousse sismique au sein de la Rotonde. 100 DBA qui ne s’envolent jamais et nous présentent une prestation globalement punk-rock et sans sueur. Un set aux enchaînements rapides et expéditifs qui nous rappellerait presque les Ramones. « Ice Age », coloré d’une voix sans émotion, se fait d’ailleurs remarquer par ses refrains ‘ramonesques’.  

A vrai dire, ce concert évoque davantage la performance d’un bon groupe animant un bal de fin d’année dans un collège. Les jeunes Londoniens aux allures de teenagers désabusés accusent déjà des signes de fatigue sur scène et adoptent un comportement légèrement ‘sick of it all’.

Et, malheureusement, c’est contagieux ! Zéro rappel confirmera cette tendance.

(Organisation Botanique) 

 

Local Natives

Sweet Folk For Planet Earth

Écrit par

Prélevez une bonne dose de Grizzly Bear, une autre de Fleet Foxes et ajoutez-y une petite once de Band Of Horses. Placez les trois éléments dans un shaker. Secouez bien. Vous obtiendrez à peu de choses près un condensé de morceaux imparables interprétés par une bande de cinq gars sympathiques militant sous le patronyme de Local Natives. Et le quintet qui monte à une vitesse vertigineuse était de passage sur la scène de la Rotonde, ce 25 janvier.

Dès 20h30, la petite troupe monte au complet sur les planches ; et elle est prête à défendre bec et ongles son « Gorilla Manor ». Ouvrant son set par « Camera Talk », un titre passant à la moulinette chacune des références citées plus haut, Local Natives communique une bonne humeur à toute épreuve à une Rotonde pleine à craquer. La formation embraie par « World News » et leur géniale reprise des Talking Heads, « Warning Sign », chantée en chœur par tous les membres du band. Le public qui, jusque là, écoutait religieusement ces hymnes magistraux, glorifie enfin les prouesses des Californiens. Les percussions retentissent dans toute la salle tandis que la quasi-intégralité de « Gorilla Manor » est passée en revue.

Tandis que les cinq musiciens se déchaînent sur « Airplanes, « Wide Eyes » et « Cubism Dream », on a la nette impression d’assister à l’éclosion d’une formation destinée à une carrière aussi prometteuse que celles d’un Grizzly Bear ou d’un Fleet Foxes. D’ailleurs, la voix de Taylor Rice, mise en exergue sur les morceaux tels que « Cards & Quarters », « Stranger Things » ou « Who Knows Who Cares » n’est pas sans rappeler, par moments, celle de Robin Pecknold, interprète de la bande de renards folkeux. Local Natives clôture sur un « Sun Hands » qui leur vaut une belle petite ovation. Le quintet n’ayant pas plus de morceaux à interpréter, revient tout de même pour un ultime rappel. Taylor et ses acolytes s’essaient pour la première fois à une reprise acoustique et sans micro du classique de Simon & Garfunkel, « Cecilia ». Il n’en faut pas beaucoup plus pour finir de convaincre l’assistance. Local Natives est définitivement une formation à ne surtout pas rater, si elle se produit lors de l’un ou l’autre festival, cet été.

Organisation : Botanique.

OK Go

A Million Ways (To Be Cool)

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Le monde entier les a vu se trémousser sur des tapis roulants ou encore effectuer leur ‘silly dance’ dans le fond d’un jardin. Mais sont-ils nombreux à avoir retenu le nom de ces quatre individus dont les idées ont été copiées, recyclées ou même ‘Simpsonisées’ ? Adeptes des concepts farfelus, Ok Go investissaient pour la seconde fois un ABClub plein à raz bord. Merci Youtube !

Pour la première date de leur tournée européenne, Ok Go a choisi de poser ses bagages en plein centre de Bruxelles. Après une nuit agitée au Delerium, le quatuor a revêtu ses plus beaux atours pour faire hurler les minettes. Su son ‘31’, la formation arrive tranquillement sur scène, et démarre les hostilités par « White Knuckles », un extrait de « Of The Blue Colour Of The Sky », un troisième opus ayant trouvé le chemin des bacs une semaine auparavant. La moyenne d’âge du public a légèrement baissé depuis la dernière visite des garçons. Et ça s’entend. Quelques filles surexcitées hurlent à la mort au moindre mouvement de Damian Kulash, leader de la bande. Celui-ci embraye par « Don’t Ask Me » et le fameux « Here It Goes Again ». Voilà une bonne chose de faite.

L’accueil du public belge est particulièrement chaud et OK Go ne manque pas de le souligner entre l’un ou l’autre morceau. Après un petit bain de foule, Kulash sollicite d’ailleurs l’aide de l’assistance sur le morceau suivant. Et il ne fallait pas le demander deux fois. L’ABClub se transforme en chorale géante le temps d’un « This Too Shall Pass » retentissant. Suivent, les tubes « Get Over It », « Do What You Want », « WTF? », « A Million Ways (To Be Cruel) » (cette fois, sans la chorégraphie) ainsi que des extraits des trois travaux du quatuor (« It’s A Disaster », « Invincible »,  « Skyscrapers », « Back From Kathmandu »,…)

Une fois n’est pas coutume, les Chicagolais terminent leur set par un délire bien à eux ; à savoir un « What To Do » interprété uniquement à l’aide de cloches à main de tailles variées et d’un carillon. L’effet est plutôt comique, d’autant que Kulash a bien du mal à stabiliser sa voix lorsqu’il manipule les plus grosses cloches. Les quatre gaillards reviennent ensuite pour accorder un ultime rappel, après avoir endossé des vestons au dos lumineux, affichant chacun une lettre du nom de la formation. Mais l’élément le plus fantasque, émanera du clou du spectacle : des guitares à effets laser, enveloppées d’une fourrure magnifiquement kitsch. Une vision qui valait à elle-seule le déplacement !

(Organisation : AB)

The Havana Lounge

Les ‘Cuban Classics’

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Buena Vista. Deux mots qui, rien qu’en les prononçant, nous renvoient aux images incontournables de salsa, cigares et autres déhanchés cubains. Annoncé ‘sold ou’ depuis plusieurs semaines, le concert accordé par l’ensemble latino The Havana Lounge a démontré une fois de plus que rumba, bolero et mambo séduisent toujours autant les aficionados du genre. 

Sur la scène de l’Ancienne Belgique ce samedi 19 janvier, neuf musiciens et trois chanteurs solistes nous ont promenés sur quelques-uns des grands classiques cubains, riches et rythmés. Tous ensembles, ils perpétuent la tradition d’une musique issue du célèbre quartier de Buena Vista District à La Havane.

Parmi les airs connus du répertoire cubain, on reconnaîtra El Cuarto de Tula interprété en duo par la gracieuse Maria Victoria Rodriguez Sosa et Julio Alberto Fernandez Colina, « Dos Gardeñias », « Candela », « Qué Rico el Mambo « et en guise de rappel (et sans prise de risque) le célèbre « Guantanamera ».

Une musique populaire, entraînante qui, cependant, quand on entame la deuxième heure de concert, fait sentir une certaine répétitivité. Un set de plus de 2h où on se serait bien vu assis tranquillement à une table, en sirotant un Cuba Libre.

On retiendra au final, l’enthousiasme et l’énergie inépuisable de Teresa Garcia Caturla. Cette dame –septuagénaire précisons-le– a chanté aux côtés d’Omara Portuondo et Ibrahim Ferrer dans le projet Buena Vista Social Club. Elle a remarquablement animé l’assemblée par sa présence et son charisme soutenu.

Cuba recèle d’excellents musiciens. Avec l’ouverture progressive du pays, espérons que ces virtuoses des rythmes endiablés continueront de transmettre les secrets de ces percussions africaines mêlées de guitares espagnoles, et de trompettes qui rajoutent ce zeste de mélancolie à la recette originale.

Organisation Greenhouse Talent

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Xavier Rudd

La communion par la musique

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Invariablement pieds nus, Xavier Rudd foule inlassablement les planches des festivals world internationaux les plus célèbres. Au fil du temps, le globe-trotter australien apparaît naturellement comme l’une des personnalités les plus excentriques de la scène world.

Multi-instrumentiste surdoué, ce jeune fou de 32 ans, expert en didgeridoo, manie plus de dix instruments et use de son expérience acquise lors de ses nombreux voyages pour tisser une musique intense et universelle. Il fait du monde sa maison. Un lieu peuplé de sons, de visages et de paysages où il cultive une pluri-culturalité sonore unique. Mêlant musique traditionnelle aborigène et instruments classiques (guitare, batterie, harmonica…), il tisse chaleureusement des ponts entre les continents. Son sixième et dernier opus, présenté ce soir à l’Ancienne Belgique, met d’ailleurs l’Afrique du Sud à l’honneur. Tout au long de « Koonyum Sun », « Xavier Rudd » décide de revenir aux sources de sa musique et de s’éloigner du puissant et décalé « Dark Shades Of Blue ». Un retour en grande pompe qui bénéficie des lumières de Tio Moloantoa (basse) et Andile Nqubezelo (batterie). Deux musiciens sud-africains de légende (ex-membres de Lucky Dube). Un album world exceptionnel sillonné de reggae, dub, blues et folk déjà restitué lors d’un concert inoubliable accordé sur la scène de l’Ancienne Belgique au mois de février dernier.

20h50, les étendards sont dressés. Côté jardin, le drapeau aborigène d’Australie. Côté cour, celui de l’Afrique du Sud. Le ton roots est donné. Les couleurs de « Koonyum Sun » visuellement symbolisées.

Seul, tout d’abord, Xavier Rudd expose toute l’ampleur de son talent. Un début instrumental, assis, qui distille des fluides musicaux proches de l’expérience chamanique. Une transe habillée de trois didgeridoo et d’une batterie qui affronte le temps et fige l’espace. Je répète : seul et simultanément. Impressionnant ! De morceau en morceau, le ‘one-man band’ jongle d’un instrument à l’autre (didge, drums, guitare, harmonica…) et les manie avec une aisance déroutante. Le ‘Yirdaki’ abandonne alors subitement la batterie pour la guitare Weissenborn et l’harmonica. Façon Ben Harper, il gratte et souffle le chaud. Sa dextérité déconcertante irradie la salle d’une atmosphère énigmatique et agréablement crispante. Un premier acte qui impose le respect face à tant de talent et nous laisse sans mots. L’accueil tambourinant du public en sera juge.

Changement de cap subit pour le deuxième acte. Le théâtre du monde s’enrichit des deux musiciens sud-africains d’Izintaba. L’atmosphère change. La dimension artistique prend de l’ampleur. Musiques des Caraïbes, world, rock, reggae, dub… viennent habiter les lieux. Une musique reflétant la passion de l’artiste nomade pour le mélange des cultures. Mixité merveilleusement exécutée ce soir par le trio intercontinental. Un savoureux mélange qui ravit un homme qui aime s’inspirer et défendre toute minorité ethnique. Et, plus particulièrement, la sienne, la culture aborigène.

Artiste profondément humain et généreux, Xavier Rudd a, ce soir encore, atteint son objectif : communier en musique face à un public surchauffé, dansant et visiblement heureux.

Xavier Rudd et Inzintaba, un trio qui réchauffe l’âme et le corps à l’orée d’un hiver bruxellois froid et sombre.  

(Organisation Ancienne Belgique)

 

 

The Temper Trap

Des kangourous encore trop sur leur réserve…

Écrit par

La Rotonde était pleine comme un œuf, ce samedi 19 décembre, au Botanique, pour accueillir deux groupes qui sont à l’aube de leur carrière. Faut dire que lorsque l’arène est sold out, 250 personnes tout au plus garnissent les ‘gradins’ et la fosse (?) Une audience visiblement séduite par le single du moment, « Sweet Disposition » (NDR : qui cartonne sur les ondes de Pure FM), puisqu’elle avait bravé les conditions hivernales afin de faire connaissance avec la formation australienne. Responsable d’un seul elpee à ce jour, « Conditions », on savait que le set de The Temper Trap ne durerait pas deux heures ; et que tout serait emballé et pesé pour 22h30 au plus tard…

En première partie, un combo gallois, répondant au patronyme de The Joy Formidable avait pour mission de réchauffer l’assemblée transie par le froid, avant de pénétrer dans l’hémicycle. Mission réussie pour le trio gallois qui peut compter sur un bassiste sobre mais efficace, un batteur à l’énergie démesurée et une chanteuse/guitariste tout autant mignonne que talentueuse. Une grosse demi-heure de rock spontané et ‘électrique’ plus tard, la ‘foule’ est toute ragaillardie et prête à accueillir ses favoris…

Un seul technicien a la lourde tâche de mettre tout en œuvre afin que Temper Trap soit paré pour monter sur les planches. Il a fort à faire le malheureux : câbler, accorder, régler, coller les tracklists, disposer serviettes et bouteilles d’eau. C’est ainsi qu’on se rend compte que les ‘Aussies’ ne sont qu’aux balbutiements de leur aventure. Pas très fortuné, le band ! Pendant les préparatifs, on apprend via 4 fans lillois que le groupe s’est pris un bide dans le Nord de la France. ‘Normal, prétend l’un d’eux. On est toujours en retard d’un an ou deux sur la Belgique !!!’ Il est vingt et une heure, tout est fin prêt.

Les cinq membres font leur apparition : un batteur, un bassiste, un premier guitariste, un second qui joue aussi des claviers et le chanteur également ‘armé’ d’une guitare et coiffé d’une casquette. Aucun décor. Un jeu de lumières des plus discrets. Visiblement le band ne compte que sur sa musique… qui est tout bonnement excellente ! Véritable révélation australienne au sein de la scène indie rock, The Temper Trap revendique une musique pop explosive, agrémentée par les envolées vocales du frontman.

La prestation s’ouvre par une intro instrumentale inédite, inconnue au bataillon. Et embraie par l’intégralité de son elpee (10 plages seulement !), joué à la perfection. Le chanteur montre des dispositions assez remarquables. Une voix qui peut monter, monter,… sans jamais connaître la moindre hésitation, la moindre faiblesse. Ses quatre complices se mettent au diapason. L’interprétation est de très bonne facture ; mais léger bémol (NDR : règle cependant importante lors d’un concert), le combo ne prend guère de risques et ne communique guère avec son public ; un public pourtant conquis et qui ne demande qu’à s’enflammer. 

Les Australiens attendront le dernier titre, « Drum Song », pour se déchaîner et montrer qu’ils sont capables d’investir une scène et de se l’approprier totalement. C’est le moment choisi par Dougie, le chanteur, pour couvrir d’eau la peau de son gros tambour et de le frapper comme un sourd pour faire surgir des gerbes d’eau à chaque coup de baguette. Effet garanti !

La troupe se retire avant un rappel, décevant pour les deux premiers titres. Une reprise du boss (« Dancing in the Dark ») et un inédit (pas à la hauteur du reste). Avant de terminer sur l’excellent « Science of Fear ». C’est à cet instant que certains regrets nous traversent l’esprit. Pourquoi ne pas avoir manifesté la même énergie tout au long du ‘show’. Musicalement remarquable, la formation australienne demande à être revue d’ici un ou deux ans, après avoir étoffé son répertoire et acquis cette maturité scénique qui lui fait un peu défaut à l’heure actuelle.

Il est 22h30 comme prévu ! Retour à la maison. Gaffe au volant ! Neige, gel et… conducteurs maladroits sur les routes !!!

Organisation Botanique

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Biffy Clyro

Fire Water Burn

Écrit par

Pour clôturer en beauté sa saison 2009, le Vk* avait convié ce mercredi 16 décembre, la formation écossaise, Biffy Clyro. Actif depuis 2001, le trio goûte enfin aux joies de la reconnaissance, notamment grâce à « Puzzle », un quatrième ouvrage incandescent, publié il y a deux ans. Mais également suite à une longue tournée mondiale opérée d’abord en compagnie de Bloc Party, puis tout seuls comme des grands ; et, enfin, dans les bagages de Queens Of the Stone Age. En 2009, le combo a finalement acquis une base de fans solide en dehors des frontières de la Grande-Bretagne. Si bien que la petite salle molenbeekoise affichait complet à l’heure où les trois Britons entraient en scène pour défendre leur dernier né, « Only Revolutions ».

C’est une tradition au Vk*, les concerts ne démarrent que très rarement avant 21h30. Après une prestation très anecdotique de People In Planes et quelques bières, un public complètement surexcité (la fin des examens ?) attendait le trio de pied ferme. Lorsque Simon Neil et les frères Johnston apparaissent sur les planches, ouvrant le bal par « That Golden Rule », dernier single extrait de leur nouvel opus, la frénésie est immédiate. Elle prendra de l’ampleur au fur et à mesure que les morceaux s’enchaînent. Ainsi, l’énorme « Living Is A Problem Because Everything Dies » suivi de « A Whole Child Ago », « Who’s Got A Match ? » ou le sublime « 9/15ths » marquent le début des hostilités. Aux premiers rangs, les fans pogot(t)ent sans relâche et n’ont pas l’air prêts de s’accorder une pause.

D’autant plus que Biffy Clyro embraie par l’incontournable single « 57 », extrait de l’œuvre introductive « Blackened Sky ». L’occasion pour quelques casse-cous de donner le signal de départ du crowdsurfing. Difficile ensuite de poursuivre par des morceaux plus calmes. Ayant chauffé à blanc l’assistance, les trois Ecossais doivent affronter un public dissipé qui ne prête que peu d’attention à « Machines », « God & Satan » ou « Now I’m Everyone », pourtant sublimes. A ces titres, le public belge préfère les défouloirs « Justboy », « Glitter & Trauma » ou encore « Semi-Mental ». La plupart des chansons sont reprises en chœur par la foule. Les trois gaillards se montrent plutôt surpris d’un tel accueil et finissent alors par injecter davantage de hargne dans leur prestation. Il faut dire que le public est autrement plus dynamique que celui qui les avait accueillis lors de leur prestation à la Rotonde du Botanique, en 2007.

La formation clôture son set par les singles « Saturday Superhouse » et « The Captain », procurant à leurs fans, une ultime occasion de se rentrer dedans. 2009 s’achève donc dans un tourbillon de riffs et de sueur, comme il se doit. Il aura fallu près de neuf ans à Biffy Clyro pour s’imposer ; et, au vu de l’effet produit par leurs hymnes sur le public belge particulièrement chaud, la mission est bel et bien accomplie.

(Organisation Vk*)