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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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dEUS

Sur une autre planète?

En Belgique, dEUS jouit d'un statut presque divin. A l'étranger, il n'est qu'un groupe comme les autres et doit mettre les bouchées doubles pour conquérir le public. Et finalement ce n'est pas plus mal ; car cette situation les oblige à ne pas trop planer sur la vague du succès. Mais aussi à rester concentrer sur l'essentiel : faire de la bonne musique. dEUS ce produisait donc à La Luna de Maubeuge, une salle sise à la frontière française, pas tellement loin de Mons. Pas d'auditorium comble, cependant, mais un parterre évalué à plus ou moins 800 personnes ; alors que paradoxalement, quelques jours plus tôt la formation anversoise jouait devant 16.000 fans.

Assister à un set du band à une échelle plus humaine s'est avéré une expérience très agréable. D'autant plus que dans cette situation, il a encore tout à prouver. Et en pleine forme, dEUS n'a pas manqué cet examen de passage. Manifestant un enthousiasme et une conviction jamais pris en défaut, le combo a mis le public français dans sa poche.

Le groupe parfaitement soudé, la machine bien huilée, dEUS a accordé un concert sans faille. Sans pour autant arrondir les angles. Au contraire ! Parfois même les musiciens ont érigé un mur sonore impressionnant ; des instants au cours desquels on avait l'impression que le groupe était sur une autre planète…

Tantôt violent et intense, tantôt sobre (le splendide et bouleversant « Serpentine »), le set a puisé très souvent dans le tracklist de l'excellent dernier opus, 'Pocket Revolution'. Et les nouvelles chansons se sont révélées aussi puissantes que les classiques (5 plages d''In a bar under the sea').

Les meilleurs moments du set ? Tous ! Même si j'ai flashé sur un « Theme from Turnpike » empreint de quiétude, le menaçant « Worst Case Scenario » et le somptueux « Instant Street », à l'intensité graduelle.

Lors du rappel dEUS se surpassait à nouveau, en dispensant le phénoménal « Bad Timing », le venimeux « If you don't get what you want » et le frénétique « Suds and soda » qui ponctuait le spectacle dans l'exubérance la plus totale.

Ce qui m'a cependant le plus frappé, c'est le talent incroyable de Mauro Pawloski. Manifestement, c'est du bonus pour dEUS. Et tant pis pour Stef Kamil Carlens, Craig Ward, Rudy Trouvé ou Tim Vanhamel, mais le line up actuel est, sans la moindre contestation, la meilleure formule de dEUS ! Après une longue absence, l'ensemble a démontré qu'il est bien le seul à pouvoir briguer le titre de meilleur groupe rock en Belgique ; et qu'il est également un 'headliner' judicieux pour le Rock Werchter.

Traduction: Hendrik Tant (Adaptation Bernard Dagnies)

Organisation : France Leduc Productions

Konono n°1

Cérémonies funéraires dans la bonne humeur

Écrit par

Il y a des signes qui ne trompent pas… A la vue du nombre de personnes inscrites sur une liste d'attente, pour pouvoir assister au concert (complet) de Konono n°1, une conclusion s'imposait : la formation de Kinshasa à réussi à conquérir l'Occident. Avec ses traditionnels de cérémonies funèbres passés par le filtre d'une distorsion furieuse, ils ont réussi à réconcilier tout le monde : des rockers aux fanatiques de sonorités d'avant-garde en passant par les néo hippies en sandales, nonobstant le froid carnassier qui figeait encore Bruxelles. 

Cette faune se presse donc dans un Beurs rénové pour le meilleur et pour le pire, afin de vivre deux heures d'un set efficace et sans accroche. Les 3 likembes sont toujours amplifiés par deux haut-parleurs de gare, et les percussions diverses et bricolées dynamisent ce magma hypnotique dans une ambiance de carnaval de Rio, projeté en l'an 2085. D'une nonchalance sans faille, les musiciens s'échangent les instruments entre et pendant les morceaux, adressent des clins d'œil aux premiers rangs et rigolent avec des connaissances, tandis que le chanteur/ambianceur incite la foule à danser. Cette dernière coopère facilement et la salle se transforme progressivement en piste de danse. D'autres préfèrent agiter la tête à l'audition d'une musique qui malgré la réécoute reste toujours aussi mystérieuse. Au bout d'une heure et demie, les moins résistants se rabattent vers le bar, saoulés par l'énergie de la troupe, qui pourrait encore jouer des heures sans sourciller ou montrer des signes de fatigue. Un rappel est concédé sans peine. Chaque membre refait son entrée sur un pas de danse. Un riff de basse est lancé. Les percussions s'ajoutent une à une et tout le monde est reparti pour une bonne demi-heure de fête. Futé, le chanteur termine le spectacle par une bonne session d'auto promotion en brandissant le disque sorti l'an passé pour le compte du label belge Crammed. Opération réussie, retour au bercail.

Katerine

Le numéro de 4trine...

Un homme s'avance seul sur la scène, il s'appelle Czerkinski (rappelez-vous son single « Natacha »). Accompagné de sa guitare, il chante sur un ton aigri des histoires de filles. On passe une très mauvaise demi-heure à l'écouter gémir : ce n'est pas drôle, c'en est même agressif. Notre homme file un mauvais coton ou alors son cynisme ne fait rire que lui.

Peu importe : on est là pour Katerine, dont le dernier album, « Robots après tout », tourne en boucle dans notre lecteur depuis sa sortie printanière. Entouré des Little Rabbits, le Français débute son concert par quatre titres déjà bien festifs : « Etres humains », « Excuse-moi » (une ode à l'éjaculation), « Qu'est-ce qu'il a dit » et « Le train de 19h ». Le groupe assure côté rythmique : dans un style rock et couillon qui prend toute sa mesure en live, Katerine énumère ses TOC littéraires en badinant avec les premiers rangs. Le torse maquillé (un dessin de ses organes vitaux) et les genoux tout rouges, il chante d'une voix contrite des histoires numéraires. Personne ne sait si Katerine est 'triskaïdékaphobe', mais en tout cas il aime collectionner les chansons à chiffres, de « 100% VIP » à « 1978-2008 ». Après deux ou trois vieux tubes (« Les Grands Restaurants », « Parlez-vous anglais Mr. Katerine ? », « Le Simplet »), les Rabbits quittent la scène et Katerine de tapoter à la batterie en chantant les premières paroles de « Louxor j'adore », son dernier (et plus gros) tube en date. Pause. Retour du groupe pour un « Louxor » en bonne et due forme, qui ravit le public et ravive l'ambiance, jusqu'ici bon enfant. Les gens dansent, et Katerine les regarde : il adore ça, et il le chante aussi. « Je vous emmerde » et « Borderline » (dont le riff rappelle celui d'« Overkill » de… Motörhead) finissent par mettre tout le monde d'accord : le nouveau Katerine se veut diablement rock'n'roll et groovy, quasi taillé pour le dancefloor. Il est loin, le temps de la pop yé-yé à la Tricatel-Duhamel ! C'était les années 90, un bail dans une carrière discographique…

Au moment du rappel, Katerine revient seul, à la guitare ('C'est Philippe Catherine, mon homonyme, qui m'a appris à jouer !'), chantonner « Le Jardin Botanique » ('Je l'ai écrit ici, à Bruxelles… Ce n'est pas une blague !'), « Barbecue à l'Elysée », « Vacances à l'hôpital », et des histoires de poulets, précisément celle du n°728. Après ces badinages, les Rabbits déguisés en Boulette reviennent chanter « Derrière la porte », et puis c'est « Titanic » et « Louxor », bis. Nouveaux costumes, et des invitées surprise : les Vedettes, 'plus ou moins majorettes', qui donnent la réplique à un Katerine gai luron, en roue libre. Il adore 'regarder danser les gens', et on adore danser sur sa musique. Que demander de plus ?

 

The Kooks

Who's Kookin Who?

Écrit par

Forts du succès de leur single « Naive » et de l'album « Inside In/Inside Out » dans leur Grande-Bretagne d'origine, les garnements de The Kooks s'apprêtent à prendre d'assaut les States, où le premier essai sera disponible dès octobre. En attendant, ils continuent leur conquête de l'Europe à coup de mini-showcases.

'Lunch With The Kooks', tel était l'intitulé de cette opération promotionnelle à laquelle seuls étaient conviés les médias et quelques privilégiés, lauréats de concours. A 13 heures de l'aprèm, embarquement immédiat à bord du Ric's Boat, Quai des Péniches à Bruxelles. Après le verre de bienvenue, l'assistance se dirige vers l'étage du bas où une mauvaise surprise l'attend. En effet, le lieu dépourvu de scène est des plus exigus et seuls les photographes et caméramans du premier rang peuvent véritablement profiter du spectacle. Peu importe, le son est nickel. L'essentiel. Le quatuor entame alors un set acoustique au cours duquel se succèderont des extraits de l'album tel que l'excellent « See The World » ainsi que les tubes « Naive », « Eddie's Gun », « You Don't Love Me » ou « She Moves In Her Own Way ». Ils gratifieront également le public de leur sympathique version du hit de Gnarls Barkley, « Crazy », initialement enregistré pour la radio britannique Radio 1. Expédié en une vingtaine de minutes, le set aura convaincu les novices et ravi les admiratrices qui semblaient connaître chaque chanson par coeur ! Le court showcase se termina ensuite sur un lunch 'Without The Kooks'. En bref, on n'aura pas vu grand-chose mais ce qu'on a entendu suffit à dire qu'un bel avenir attend la formation…

Parts & Labor

Il aurait fallu laisser davantage la parole à la machine...

Trois groupes aux ambiances contrastées se partagent l'affiche de l'Orangerie en ce samedi automnal. Parts & Labor est un trio de Brooklyn qui fait beaucoup de bruit : deux hommes se tiennent prostrés sur leurs machines en s'agrippant parfois au manche de leur guitare/basse, tandis qu'un troisième larron martèle sa batterie comme s'il allait mourir demain. On pense parfois à Wolf Eyes au niveau visuel, à Oneida et à Whirlwind Heat pour la musique. Si les deux machinistes se partagent le micro, on aurait préféré qu'ils se taisent un peu plus : instrumentale, leur musique aurait encore gagné en puissance et en évocation. Le public, encore clairsemé à cette heure-là de la soirée, se laisse pourtant aller.

Ce n'est qu'un échauffement, avant la tornade pop, The Hidden Cameras. Entouré de sept musiciens à l'air décontracté (deux violonistes, un violoncelliste, un bassiste, deux claviéristes et une batteuse), Joel Gibb entame son set par « A Miracle », petit bijou tiré de l'excellent « The Smell Of Our Own », sorti en 2003. Après c'est « Lollipop », et l'on évitera toute blague potache sur les homosexuels, les sucettes, et tout le toutim, puisque ensuite Joel Gibb nous fait cadeau de « Smells Like Happiness » et de « Day is Dawning », pour rappel deux pièces majeures de « The Smell Of Our Own », leur meilleur disque à ce jour. « Music is my Boyfriend » enfonce le clou (à défaut d'autre chose…), puis « Bboy » et « I Want Another Enema » rappellent que « Mississauga Goddam » valait lui aussi le détour. En fin de compte, seuls les titres de « Awoo », le nouvel album, donnent moins envie de se donner des claques sur les fesses (« Learning the Lie », « Heji », « Waning Moon », « Death of a Tune »). En rappel, un bon vieux « Golden Streams », de l'excellent « The Smell Of Our Own », achève de nous convaincre : s'il y a bien un disque à posséder de ces gays Canadiens, c'est l'excellent « The Smell Of Our Own ». A noter également que l'un des violonistes ressemblait étrangement à John Locke de « Lost » : et nous qui pensions que c'était Jack qui allait se faire Sawyer !

Rien que pour son nom, I Love You But I've Chosen Darkness vaut la peine qu'on s'y attarde. Surtout que le premier disque de ces Texans est produit par Paul Barker himself, l'ex-compère d'Al Jourgensen de Ministry. Pas d'inquiétude, cependant : on ne parle pas ici d'indus metal mais bien de cold wave rigide, qui ne manque pas de puissance et de quelques refrains efficaces. Set court, qui prendra surtout de l'altitude vers les derniers titres : I Love You… ne connaîtra sans doute pas la trajectoire brillante d'Interpol, mais il y a chez ces types une élégance qui pour une fois n'a rien de tape-à-l'œil. Quand on sait qu'ils ont des accointances avec les exemplaires Windsor For The Derby, on ne peut donc que taper des deux mains. C'est ce que beaucoup de gens ont fait ce soir. Comme quoi le spleen à la Psychedelic Furs s'accorde parfois bien avec la fièvre du samedi soir.

 

I Love You But I ve Chosen Darkness

Richard Butler rencontre John Travolta...

Trois groupes aux ambiances contrastées se partagent l'affiche de l'Orangerie en ce samedi automnal. Parts & Labor est un trio de Brooklyn qui fait beaucoup de bruit : deux hommes se tiennent prostrés sur leurs machines en s'agrippant parfois au manche de leur guitare/basse, tandis qu'un troisième larron martèle sa batterie comme s'il allait mourir demain. On pense parfois à Wolf Eyes au niveau visuel, à Oneida et à Whirlwind Heat pour la musique. Si les deux machinistes se partagent le micro, on aurait préféré qu'ils se taisent un peu plus : instrumentale, leur musique aurait encore gagné en puissance et en évocation. Le public, encore clairsemé à cette heure-là de la soirée, se laisse pourtant aller.

Ce n'est qu'un échauffement, avant la tornade pop, The Hidden Cameras. Entouré de sept musiciens à l'air décontracté (deux violonistes, un violoncelliste, un bassiste, deux claviéristes et une batteuse), Joel Gibb entame son set par « A Miracle », petit bijou tiré de l'excellent « The Smell Of Our Own », sorti en 2003. Après c'est « Lollipop », et l'on évitera toute blague potache sur les homosexuels, les sucettes, et tout le toutim, puisque ensuite Joel Gibb nous fait cadeau de « Smells Like Happiness » et de « Day is Dawning », pour rappel deux pièces majeures de « The Smell Of Our Own », leur meilleur disque à ce jour. « Music is my Boyfriend » enfonce le clou (à défaut d'autre chose…), puis « Bboy » et « I Want Another Enema » rappellent que « Mississauga Goddam » valait lui aussi le détour. En fin de compte, seuls les titres de « Awoo », le nouvel album, donnent moins envie de se donner des claques sur les fesses (« Learning the Lie », « Heji », « Waning Moon », « Death of a Tune »). En rappel, un bon vieux « Golden Streams », de l'excellent « The Smell Of Our Own », achève de nous convaincre : s'il y a bien un disque à posséder de ces gays Canadiens, c'est l'excellent « The Smell Of Our Own ». A noter également que l'un des violonistes ressemblait étrangement à John Locke de « Lost » : et nous qui pensions que c'était Jack qui allait se faire Sawyer !

Rien que pour son nom, I Love You But I've Chosen Darkness vaut la peine qu'on s'y attarde. Surtout que le premier disque de ces Texans est produit par Paul Barker himself, l'ex-compère d'Al Jourgensen de Ministry. Pas d'inquiétude, cependant : on ne parle pas ici d'indus metal mais bien de cold wave rigide, qui ne manque pas de puissance et de quelques refrains efficaces. Set court, qui prendra surtout de l'altitude vers les derniers titres : I Love You… ne connaîtra sans doute pas la trajectoire brillante d'Interpol, mais il y a chez ces types une élégance qui pour une fois n'a rien de tape-à-l'œil. Quand on sait qu'ils ont des accointances avec les exemplaires Windsor For The Derby, on ne peut donc que taper des deux mains. C'est ce que beaucoup de gens ont fait ce soir. Comme quoi le spleen à la Psychedelic Furs s'accorde parfois bien avec la fièvre du samedi soir.

The Waterboys

Cali, invité surprise...

Difficile de comprendre qu'un groupe comme les Waterboys ne bénéficie plus de distribution officielle en Belgique, alors qu'il parvient encore à faire aujourd'hui, salle comble à l'Ancienne Belgique. Une chose est sûre, Mike Scott est toujours aussi populaire chez nous. Et pas seulement à cause de la présence d'un fameux contingent d'aficionados, ce soir ; mais aussi parce que sa nouvelle tournée, réduite à quelques dates, passait par Bruxelles.

Pas de supporting act, mais un set qui commence avec 5 minutes de retard. Soit à 20h35. La ponctualité dans les concerts rock et pop est tellement rare, qu'il faut le souligner. Mike Scott monte sur les planches, toujours bien flanqué de son vieux camarade, le violoniste Steve Wickham et du claviériste Richard Naiff. Et surprise, la section rythmique (extrêmement solide par ailleurs) est constituée de deux blacks ! L'éclairage est sobre, mais le concert démarre fort. On entre tout de suite dans la 'big music' allègre. S'ensuivent pourtant quelques chansons plus intimistes, à l'instar de « Saints and Angels » ou de l'un ou l'autre morceau plus folk, au cours desquels Steve étale déjà tout son talent au violon. Un violon qui gémit, pleure ou entre dans une gigue folle (« Glastonbury song », « And a bang on the ear »). Mike abandonne sa guitare pour s'installer derrière un piano. C'est le moment choisi pour échanger quelques phrases sonores avec son claviériste ; et puis surtout pour nous réserver le fameux « Whole of the moon », que la foule reprend déjà en chœur. Quand Scott revient à la six cordes, c'est pour annoncer l'interprétation d'une toute nouvelle compo que la formation inaugure en concert : « You in the sky ». Le public est ravi du cadeau. Pour « A man in love », Richard est passé à la flûte. Un vent de fraîcheur souffle sur le paysage littéraire de cette chanson d'amour que Mike parvient à traduire en poème lyrique… La suite monte encore en intensité et certaines compos font littéralement exploser la salle. A l'instar de « Medecine bow ». Ca chante, ça danse. La fête est à son comble. Mike et Steve s'échangent l'un ou l'autre duel : guitare contre violon. Entre les morceaux, des fans s'écrient « Come on, Boys ». L'ambiance est conviviale : Scott discute avec son public, se livre à quelques plaisanteries. La dernière chanson avant les rappels met le feu : ça pogote dans tous les sens. Les musiciens sautent, mais pas en même temps : ils s'amusent. Fin de la chanson, la salle est plongée dans une soudaine obscurité. Le groupe vide les lieux. Le public est déchaîné, il en redemande. Les Waterboys reviennent sur scène pour deux chansons, dont la cover de Springsteen, « Independance day », compo particulièrement engagée. Puis après une ovation monstre, le combo réapparaît pour un deuxième rappel sous les hurlements de la foule. Mike Scott s'avance et là, surprise, révèle la présence d'un special guest : 'please welcome our favourite french singer…. Cali !' Clou du spectacle, ils interprètent ensemble Fisherman's blues.  Plus qu'un duo, c'est véritablement un trio qui communie ; dont le public qui s'en donne à cœur joie en reprenant le refrain : 'with light in my head, with you in my arms...' Faut dire que Cali a le don pour chauffer le public. Malheureusement toute bonne chose a une fin et les lumières se rallument dans la salle comme sur la scène. Le groupe salue, le public applaudit généreusement. Merci pour cette belle soirée.

Organisation Live Nation

Catherine Feeny

Autour de Catherine

Écrit par

C'est sympa à la Maison des Musiques : on y est un peu comme dans son salon. Sauf qu'il y a plein d'inconnus à nos côtés et à la place de la télé ou de la chaîne hi-fi, des artistes en chair et en os se chargent du divertissement…

Vendredi 17 novembre, c'était au tour de Catherine Feeny, la plus Belge des Américaines, de venir y faire un tour dans le cadre des showcases 'Autour de Midi'. C'est donc à 12h30 que la jeune femme, accompagnée de ses deux musiciens, a pris d'assaut une salle quasi-comble afin d'y présenter quelques titres, dont une majorité issus de son assez joli nouvel album « The Hurricane Glass ». Interagissant constamment avec un public qui l'écoutait religieusement, Catherine Feeny enchaîna, entre autres, « Hush Now », « Radar », « Hurricane Glass », « Forever » ainsi que deux morceaux extraits de son premier album éponyme et « Mr. Blue », thème du film « Running With Scissors » (NDR : dont les rôles principaux sont dévolus à Gwyneth Paltrow et Annette Bening - sortie nationale prévue en mars). Conviviale jusqu'au bout, Catherine n'aura pas hésité à se mêler à son public après son set semi-acoustique, qui dura a peu près 35 minutes. Pour pas un rond, il aurait été vraiment stupide de ne pas en profiter.