La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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« Je me sens belle » est une des chansons du dernier album de Cali, « L’espoir », paru début 2008. C’est également un single sur lequel le chanteur et l'actrice partagent un duo. Faut dire qu’ils ont tourné ensemble lors du film "Magique", un long métrage dont la sortie est prévue pour le 22 octobre. Et puis que cette compo figure au menu de la B.O. du film.

Pour voir le clip : http://www.hosting-media.com/fr/player/video/player.html?1b5b42575e5f1a535001041d465953545a1f520c015b6f5a525c504354031e50555c5b541858580a051c565c412d&label=virgin

Pour plus d’infos : http://www.calimusic.fr

 

 

samedi, 04 octobre 2008 20:45

Coralie Clément au jardin d’enfants…

Pour enregistrer son nouvel opus Coarlie Clément s’est servi de toute une panoplie d’instruments pour enfants (ukulélés, pipeau, cornet de poche, demi-violon alto, sifflet à coulisse, Melodica, maracas, shaker, metalophone, baby Farfisa) ; ce qui explique le titre de cet elpee : « Toystore ». La benjamine de la famille Biolay a en outre, reçu le concours d’Étienne Daho (le duo « Je ne sens plus ton amour » et de Chiara Mastroianni (« Sono Io »). L’album paraît ce 6 octobre.

Tracklisting :

1) L'effet Jokari 
2) C'est la vie 
3) Share the day 
4) Le baiser permanent 
5) Je ne sens plus ton amour 
6) Sono Io 
7) On était bien 
8) Houlala 
9) La reine des pommes 
10) Paris dix heures du soir 
11) So long Babylone 
12) Tu seras à moi

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/coralieclment

 

 

vendredi, 03 octobre 2008 21:01

Suarez : on a attendu jusqu’au 22 septembre

C’est ce 22 septembre qu’est paru le premier opus de Suarez, une formation établie à Mons, réunissant un belge d’origine espagnole (et italienne) et trois malgaches. Branché à l’origine sur la musique world, ce quatuor a décidé de se lancer dans un style très personnel, né de la rencontre entre musique malgache, pop anglaise, musique noire américaine, saudade capverdienne et chanson française.

Tracklisting :

1) On attend 
2) La vie en rose
3) Je mens 

4) Aïe Aïe Aïe 
5) Besoin d'air 
6) Je te dis non 
7) La non demande en mariage 
8) Je t'ai toi 
9) Feu d'abstinence 
10) L'amant 
11) Prends moi 
12) La seule raison 

Pour plus d’infos : http://www.suarezlegroupe.be et http://www.myspace.com/suarezlegroupe

 

vendredi, 03 octobre 2008 21:01

Soldout : un deuxième album !

Le deuxième opus de Soldout sera dans les bacs ce 6 octobre. Il s’intitule « Cuts ». Il a été produit par Jason Boshoff, orfèvre du son anglais que l'on retrouve derrière les albums de Groove Armada, Basement Jaxx ou Shy Child. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées entre le Strongroom Studios de Londres et l’Alamo Sound de Bruxelles. 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/wearesoldout

 

 

vendredi, 03 octobre 2008 21:00

Austin Lace rejoue Mrs Doubtfire

Le nouvel opus d’Austin Lace paraîtra ce 20 octobre. Intitulé « The motherman » il fait donc suite à « Easy to cook » paru en 2004 et à « Commodore Pace » en 2000. Un premier single est déjà dans les bacs : « Katz ». Mais on devrait en savoir davantage d’ici quelques jours sur cet elpee.

Tracklisting :

1) Kats 
2) Guess who 
3) The coral 
4) Devotion 
5) Song for the male 
5) The unknown 
6) Checkers 
7) Prepay the light 
8) Uptight 
9) Absurb 
10) Hardly know you 
11) Sally Jane 
12) Poster with a view 
13) Download full album

Pour plus d’infos : http://www.austinlace.com et http://www.myspace.com/austinlace

 

vendredi, 03 octobre 2008 20:59

Jeronimo tord les mélodies

Le nouvel album pour Jeronimo est paru ce 29 septembre. Il s’intitule « Mélodies démolies ». L’elpee a été enregistré en Italie, à l’aide d’un équipement analogue et le mixing a été operé à Bruxelles sous la houlette de Rudy Coclet (Arno, Sharko, Mud Flow)

Tracklisting

1) Heidi 
2) L'argent c'est bien 
3) Le nord le sud et le grand mur 
4) Maman si tu savais  
5) La lumière au bout du tunnel est un train 
6) Bel ange 
7) Rendez-vous dans ma loge 
8) Irons-nous voir Ostende 
9) Malgré nos mauvaises manières 
10) Tout sera comme avant 
11) Triangle équilatéral 
12) Fille infinie

Pour plus d’infos : http://www.jeronimo.be et http://www.myspace.com/jeronimojerome

 

 

mardi, 05 septembre 2017 03:00

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et les projets de développement en cours, nous recherchons des nouveaux collaborateurs susceptibles de :

    Chroniquer des cd et/ou

    Réaliser des comptes-rendus de concerts/festivals et/ou

    Réaliser des interviews d’artistes (une connaissance de base en anglais est requise)

Nous sommes tout particulièrement à la recherche de rédacteurs spécialistes en pop, rock, hip hop, hardcore, metal, prog, reggae, world, électro et dance.

Ce que nous t’offrons :

    Une visibilité auprès d’un grand nombre de lecteurs fidèles. Et ce nombre ne fait que croître.

    L’immersion au sein d’une équipe expérimentée et déjà active depuis 23 ans. Musiczine.net travaille avec la plupart des maisons de disques, salles de concert et festivals.

    L’acquisition d’une expérience susceptible de te faire rentrer dans le monde de la musique.

    Chaque CD (physique ou téléchargé sur les plateformes légales mises à disposition par certains labels) chroniqué devient ta propriété. Les entrées de concerts et de festivals pour lesquels tu es invité à écrire un compte-rendu sont gratuites. Actuellement, aucune rémunération financière n’est prévue.

Comment faire ?

Envoie-nous à l’adresse e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    tes coordonnées (nom, prénom, date de naissance, téléphone et adresse)

    un cv au sein duquel tu nous fais part de ta motivation

    ainsi que tes aptitudes de rédacteur musical.

    3 chroniques de cd. Une positive, une neutre et une négative. Eventuellement le compte-rendu d’un concert auquel tu as assisté. Même voici plusieurs mois. Les textes envoyés ne seront publiés sur Musiczine.net que si tu le souhaites.

Recherchons des collaborateurs motivés

Nous recherchons des collaborateurs dans les domaines suivants :

    des correcteurs pour la vérification de l’orthographe et de la grammaire dont la syntaxe.

    des collaborateurs disposés à assurer la mise à jour de l’agenda des concerts.

    Des collaborateurs bilingues français/néerlandais.

 

mardi, 30 septembre 2008 03:00

Question of balance

Paru en 1970, ce disque fait aujourd’hui l’objet d’une réédition remasterisée. Il est, en outre, enrichi de six bonus tracks, dont 4 ne sont que des titres de l’album proposés sous une mouture légèrement différente, et une version ‘extended’ du hit « Question ». Une compo qui après « Night in white satin », deviendra un des plus gros tubes décrochés par la formation. Une chanson qui avait paradoxalement été composée en une nuit. Et éditée une semaine plus tard, en single. Elle atteindra d’ailleurs le n°2 dans les charts britanniques. Et pourtant, c’est l’elpee qui va décrocher la timbale, outre-Atlantique, en dépassant le million d’exemplaires vendus ! Les cinq musiciens du combo de Birmingham se partagent équitablement l’écriture des morceaux. Qui hormis ce fabuleux « Question », ont très mal vieilli. Il y a bien les épiques « Tortoise and the hare », « Dawning is the day » et « The balance », le slow langoureux “Melancholy man”, une plage dégoulinant de… mélancolie ; sans oublier le très pop et contagieux, “It’s up to you”. Mais comme le cd est vendu à mid price, vous ne devriez même pas vous poser de ‘Question’… En concert ce 28 octobre au Monacoplein d’Ostende.

 

mardi, 30 septembre 2008 03:00

To our children’s children’s children

Au sein de la discographie des Moody Blues, on peut manifestement avancer que ce « To our children’s children’s children » mérite de figurer parmi les albums culte. Il vient de bénéficier d’une réédition remasterisée. Enrichi par cinq bonus tracks (dont deux morceaux alternatifs et un ‘extended’) et puis de deux immortalisés ‘live’ le 17 décembre 1969, dans le cadre du show de David Symonds pour la BBC, cet opus ne souffre d’aucune faiblesse. Il évoque un voyage introspectif à travers l’espace. Et constitue le concept album par excellence. Une œuvre qui navigue en pleine prog. Parfois teintée de psychédélisme. Le son est luxuriant. La mélodie envoûtante. Les harmonies vocales limpides, éthérées. Le mélange entre cordes de guitare acoustiques et électriques en osmose. Les arrangements époustouflants. Le mellotron est devenu une des pièces centrales de l’instrumentation. Et ma foi, le résultat est plutôt concluant. Surtout dans le domaine des orchestrations. Ne pas oublier que nous sommes en 1969 ! Rien que l’ouverture, « Higher and higher », vous en met plein la vue. Et le reste reflète une beauté diaphane susceptible de vous transporter dans une quatrième dimension. Premier elpee enregistré pour leur propre label Threshold, “To our children’s children’s children” est un incontournable qui devrait trôner dans toute compactothèque qui se respecte. A moins que vous ne disposiez déjà du vinyle. Mais comme c’est en mid price…

En concert ce 28 octobre 2008 au Monacoplein d’Ostende.

 

Ce 29 septembre paraîtront donc deux albums de Mercury Rev. Le premier, « Snowflake Midnight », sous une forme matérielle, et le second, « The Strange Attractor », uniquement téléchargeable via leur site. Ce qui demandait évidemment quelques explications. Mais la surprise procède du style musical proposé par le groupe sur ces deux œuvres. Une conclusion née de l’écoute de leur ‘advanced cd’. En fait, la formation a décidé de se frotter à la musique électronique. Une démarche comparable à celle de Radiohead pour « Kid A » et « Amnesiac », même si manifestement la perspective est différente. Un tremplin idéal pour entamer un entretien en compagnie du guitariste Grasshopper et du drummer/claviériste Jeff Mercel.

Et justement, pourquoi s’être plongé dans la musique électronique. Grasshopper argumente : « C’est un peu les circonstances qui nous ont poussé à s’y intéresser. Et puis c’est dans l’air du temps. En fait, on avait déjà exploré ce style auparavant. En utilisant des synthétiseurs moog. On a donc cherché à créer. On a expérimenté l’électronique sous son aspect le pus large possible. Grâce aux programmes informatiques, on peut construire des sonorités à la manière d’un designer. On peut inventer des sons. Et c’est un domaine qui nous a toujours intéressés. C’est en quelque sorte notre révolution électronique et je ne peux en dire plus. » Pourtant, aujourd’hui, il devient de plus en plus difficiles de concevoir de nouvelle sonorités dans ce type musical ; parce que c’est plutôt la technologie qui crée les nouvelles tonalités qu’une réelle recherche. Il faut donc croire qu’ils ont utilisé des logiciels de pointe : « On a essayé des tas de choses neuves. Beaucoup de softwares de la nouvelle génération. Et en particulier des générateurs de notes aléatoires. Tu introduis les paramètres dans l’ordinateur et le programme va concevoir la mélodie. Il vous appartient ensuite de l’interpréter. En quelque sorte, il est exact que nous avons laissé la technologie dicter notre démarche. Mais on a toujours pris le soin d’en garder le contrôle… » Etonnante réponse, puisqu’après avoir écouté ‘Snowflake Midnight’, j’ai eu la nette impression qu’ils s’étaient imprégnés des eighties. De l’indus et de l’ambient, notamment. Puisant apparemment leurs sources chez Tangerine Dream, Depeche mode circa ‘Violator’, Ryuichi Sakamoto, Boards of Canada et surtout John Foxx. C’est toujours Jeff qui tient le crachoir : « On ne peut pas ignorer les influences. Nous écoutons de la musique comme tout le monde. Ce n’est pas parce qu’on vit dans un endroit isolé du monde, qu’on est hermétiques aux influences externes ; surtout quand ce qu’on écoute est pertinent. Notre isolement nous permet simplement d’avoir une manière très personnelle de travailler. Mais si certains de nos morceaux concèdent des influences, il n’était pas dans nos intentions de jouer comme tel ou tel groupe. Comme Tangerine Dream, par exemple. Nous considérons ces sources comme un cadre de référence et notre imagination joue le rôle de filtre. » Mais comment comptent-ils reproduire ce type de musique en ‘live’. Avec de vrais instruments ? Jeff poursuit : « Il y aura aussi des guitares, de la basse et bien sûr des synthés. Ce sera une combinaison des deux. En y ajoutant, bien sûr des effets visuels… »

Mais pourquoi sortir deux albums le même jour ? Jeff s’explique : « Nous disposions d’énormément de compos. On a beaucoup bossé pour disposer d’un large répertoire. Mais au moment de faire des choix, on s’est rendu compte qu’il serait dommage d’écarter une telle somme de travail. Surtout aussi valable. Aussi, on a donc imaginé cette formule pour satisfaire le plus possible le public. En fait, ce n’est pas la première fois que nous avons recours à cette formule. Mais précédemment, nous nous limitions à un ou deux morceaux. Donc il suffira de vous rendre sur notre site le jour de la sortie de l’album et vous pourrez télécharger ‘The Strange Attractor’. » La pochette de ce dernier est illustrée par un chat qui se reflète dans un miroir et celle de ‘Snowflake Midnight’ par un lapin noir. Des animaux qui éveillent inévitablement une sensation de tendresse, de quiétude…. Jeff précise : « En fait, le lapin est très sombre. Tout le monde imagine être en présence d’un animal doux, mignon, etc. Mais ce n’est pas le cas ici. Pas qu’il soit sinistre, mais il est plutôt mystérieux. Et cet aspect me plaît bien. Quand au chat, il est reflété dans le miroir, à l’infini… » Grasshopper ajoute : « Le chat et le lapin sont des créatures assez étranges. Pourtant ils font partie du décor. De notre entourage. Ce qui ne les empêche pas de manifester des attitudes singulières. Pour nous, ils symbolisent le passage vers un autre monde. Notre musique objective ou subjectivise ce voyage. Ce sont des symboles inconscients… » Mais ce chat reflété dans le miroir, qui reflète ce chat dans le miroir, etc., n’est-ce pas la vision de l’infini ? Grashopper confesse : « Je ne sais pas, mais je pense que oui. On essaie de saisir le dernier, mais on n’y arrive jamais. Quand on imagine parvenir au but, ce n’est qu’une illusion. » Jeff ajoute : « Il y a ici une allusion. Une chanson dans la chanson va se répéter. Mais pas de la manière attendue, car il y aura toujours une fraction qui sera différente… » Une symbolique du miroir qu’on retrouve dans le film de Jean Cocteau, ‘Orphée’. Grassphopper clarifie : « Plutôt chez le poète de la beat generation, William S. Burroughs… »

Ce qui permet de passer à un autre chapitre : les compositions de Mercury Rev. Et tout d’abord les lyrics. Un domaine au sein duquel, on retrouve de plus en plus de métaphores relatives à la nature. Mais est-ce uniquement pour donner une face plus poétique aux compos ou simplement parce que la nature est devenue leur nouveau credo ? Il faut savoir que Sean et Jonathan (Donahue, le chanteur) vivent aujourd’hui dans les montagnes de Castkill, au nord de New-York. On suppose donc que cet environnement doit influer sur l’imagerie des chansons. Grassphopper admet : « Oui, le fait de vivre là-bas insinue l’environnement dans les paroles. Mais j’ai tendance à y devenir de plus en plus claustrophobe. Cependant, si dans nos chansons, vous décryptez le thème de la nature, il y a également celui de la technologie. En fait, nous essayons de les lier intimement. » Des chansons qu’on pourrait décrire comme des contes de fées surréalistes destinés à célébrer l’irrationnel. Une réflexion qui déclenche de grands éclats de rires. Jeff confirme : « Tu as tout dit ! » Tout comme Grasshopper : « Pas grand-chose à ajouter ! » Jeff confie : « Lorsque nous sommes allés en Espagne, l’année dernière, nous avons visité le musée consacré à Salvatore Dali. Et nous avons été impressionnés… » Finalement, hormis William S. Burroughs, les auteurs n’influencent les textes de Mercury Rev, que très indirectement. Grasshopper commente : « La beat generation est une référence incontestable. On utilise ainsi l’inconscient. Ce qui est aussi une manière surréaliste de travailler. Plus les événements deviennent chaotiques, plus l’esprit tente de s’y engager, y est sensibilisé… » Ce qui explique sans doute pourquoi Mercury Rev vit aujourd’hui dans sa propre petite bulle… Grasshopper réagit : « Mercury Rev n’existe pas du tout… » (rires) Jeff en remet une couche : « Est-ce que quelque chose existe ? Tu sais ce que font deux bulles quand elles se rencontrent ? Soit elles éclatent, soit elles fusionnent. » Grasshopper embraie : « Oui, il existe une petite bulle au sein de laquelle nous créons. Mais on a bien souvent fait aussi éclater cette bulle. Une bulle peut ainsi devenir dix bulles… » Sans doute une allusion à une de leurs déclarations qui n’était pas passée inaperçue. Et pour cause, ils avaient avoué que les accidents heureux rendaient les événements plus humains et favorisaient la découverte… Jeff s’explique : « Si vous connaissez d’avance ce qui va se passer en studio avant d’y entrer, vous allez vous y ennuyer mortellement. Vous avez parfois besoin de frictions, de vous engueuler. D’échecs aussi. Cela appartient au processus de création. Peut-être que si le résultat n’est pas concluant, il faudra retenir l’expérience acquise, qui elle aura un impact positif. Et puis on a rencontre régulièrement des incidents en studio, car la technologie n’est pas toujours à la hauteur de nos attentes. » L’origine de la création et le Big Bang sont apparemment des sujets qui fascinent les musiciens de Mercury Rev. En fait, c’est ce qu’on croit comprendre lorsqu’on voit les projections visuelles utilisées pendant les concerts. Est-ce la raison pour laquelle, ils pensent qu’il est possible d’organiser le chaos ? Grasshopper réagit : « Ce n’est pas nous qui organisons le chaos, dans la mesure où le chaos est déjà organisé. Le chaos se situe à un autre niveau. Ce que vous pensez être un système chaotique respecte un ordre. Epouse des structures ». Jeff embraie : « Et pour voir cette structure chaotique émerger, il faudrait avoir un grand angle de vision qui dépasse l’échelle humaine. »   

Dans la musique de Mercury Rev, il y a quelque chose de symphonique. Une majesté, un sentiment de grandeur, susceptible de provoquer une élévation de l’âme. Jeff répond : « Je ne nie pas les influences symphoniques. Car nous écoutons des tas de styles musicaux. Depuis le rock’n roll à la musique de chambre. Dans celle que nous jouons actuellement, nous ne pouvons pas exclure ces références. Pas que nous soyons férus en la matière. Mais nous écoutons tous de la musique classique. En fait, on essaie de repérer dans ce genre musical ce qu’on pourrait utiliser pour notre création. » Ce qui devrait dès lors permettre au groupe de jouer en compagnie d’un orchestre symphonique ? Jeff réagit : « Nous avons tenté l’expérience à plusieurs reprises en Belgique. En fait l’idée est excellente, mais au lieu de la développer à l’aide d’un orchestre symphonique, je préfèrerai la limiter à la musique de chambre. Toujours dans le but de combiner les éléments naturels et l’électronique. Juxtaposer les deux. La plupart du temps, dans ce type d’expérience, les groupes sont soutenus par une armée de violonistes. Mais nous on préfère être prudents. Ne pas être trop présomptueux. Car il faut que le résultat de cette combinaison soit réussi » La formation a d’ailleurs travaillé sur un projet de musique de chambre imaginé par James Joyce. Trente-six musiciens y ont participé. Mais qu’est-il devenu ? Grasshopper répond : « Ca date de longtemps. Au moins cinq ans. Mais c’est vrai qu’il doit bientôt sortir » Jeff embraie : « Le retard est consécutif à des problèmes de droits d’auteur » Et Grasshopper d’avouer : « Je ne me souviens plus des artistes qui avaient collaboré au projet. C’est loin ! Mais on aime bien James Joyce… »

Les Flaming Lips et Mercury Rev bossent en compagnie du même producteur, Dave Fridmann. Mais partagent-ils la même vision de la musique ? Jeff répond : « D’une certaine manière. Nous avons une approche aventureuse de la musique comme eux. Mais leur style est personnel. Ils ont leurs propres règles. Ils ont le besoin de créer des choses excitantes. Parfois risquées. Ce n’est pas que notre musique ressemble à la leur, mais c’est surtout notre philosophie qui est semblable. » Mais ont-il encore des contacts avec Wayne ? Grasshopper répond « Occasionnellement. » Jeff précise : « On se croise plutôt. Et on s’envoie de temps autre des petits messages. » Grassphopper confirme : « Ce n’est pas que nous le voyons. C’est lui qui nous voit… » Dans le même ordre d’idées, ont-ils encore des contacts avec l’ancienne flûtiste Suzanne Thorpe et l’ex-chanteur David Barker. Grashopper répond : « Suzanne Thorpe a émigré sur la côte Ouest des Etats-Unis. Son travail est encore plus expérimental que le nôtre. Elle joue de la musique vraiment avant-gardiste. Pour l’instant elle bosse en compagnie de Pauline Oliveros. David Barker s’est établi à Chicago. Il est toujours impliqué dans le monde de la musique, mais plus comme musicien. Il est producteur et ingénieur du son. »

Merci à Vincent Devos

En concert le 24 novembre à L’Ancienne Belgique de Bruxelles.