Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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The Young Gods
Kim Deal - De Roma
Bernard Dagnies

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mardi, 18 avril 2006 03:00

Grab that gun

La new wave est donc bien revenue au goût du jour. Après Interpol, Editors et consorts, le virus commence à gagner les filles. Et je pense tout particulièrement à un groupe exclusivement féminin issu de l’ouest du Canada répondant au patronyme de The Organ. Leurs idoles ? Joy Division, The Cure et les Smiths (NDR : dont ils ont plus que probablement écouté l’album « The Queen is dead » en boucle). Et les deux premiers morceaux de l’opus trahissent manifestement cette fascination pour la légendaire formation mancunienne. Tout d’abord le single « Brother » qui donne le ton à l’elpee. Puis un « Steven Smith » en forme de clin d’œil à Mozz en personne. Heureusement le reste de la plaque se charge de nuances, même s’il faut regretter une certaine uniformité dans le ton. Un ton empreint d’une grande mélancolie, vous vous en doutez. Qu’entretiennent les lyrics introspectifs, parfois à la limite du morbide, chantés par le vocal blême de Katie Sketch, dont le timbre s’identifie tour à tour à Debbie Harry, Chrissie Hynde (Pretenders) ou Martha Johnson lorsqu’elle drivait les Muffins (NDR : Tiens, tiens, M.&T.M. étaient également Canadiens…) Le titre final de cette plaque, « Memorize the city » recèle curieusement un refrain aussi contagieux que celui du hit planétaire « Echo Beach », même si les sonorités de la guitare évoquent davantage Indochine période « L’aventurier ». Une sensation qu’on retrouve sur « Basement band song », nonobstant la basse ténébreuse et les claviers désuets. Les lignes de guitares peuvent également se révéler éthérées, atmosphériques. A l’instar d’un Sad Lovers and Giants. « Love, love, love » et « A sudden death » en sont les plus belles démonstrations. Enfin, imprimé sur un tempo plus enlevé, dans l’esprit du « Seventeen seconds » de Cure, « I am not surprised » concède une mélodie sombre que n’aurait pas renié Brian Molko en personne, lors de sa période la plus cold.

 

lundi, 03 avril 2006 03:00

La quinta essenza della mediocrita

Neo est un trio italien, lombard très exactement. Une formation responsable d’une musique expérimentale dans le sens le plus expérimental du terme. Se réclamant notamment de Fred Frith, Mr Bungle et autre John Zorn, l’ensemble péninsulaire nous propose, tout au long de son quatrième elpee, 13 morceaux instrumentaux qui papillonnent entre jazzcore, post-noise, no wave, math-rock et avant-rock, rap ou blues. Vous n’avez rien compris ? Pas grave, moi non plus…

 

mercredi, 27 août 2008 18:25

Un Dvd live pour Avril Lavigne

Ce 9 septembre paraîtra “The Best Damn Tour”, un Dvd consacré au concert accordé par Avril Lavigne le 7 avril dernier à l’Air Canada Center de Toronto et réalisé par Wayne Isham (Avril Lavigne, Simple Plan, Sheryl Crow).

Pour plus d’infos : http://www.avrillavigne.com et http://www.myspace.com/avrillavigne

 

Jack White (White Stripes, Raconteurs) et Alicia Keys ont été sollicités pour composer le thème principal de la bande sonore du prochain film de James Bond, « Quantum Of Solace ». On suppose qu’ils ont dû passer des nuits blanches pour y parvenir…

C’est ce 23 septembre que paraîtra le nouvel opus du Kiss the Anus of A Black Cat. Il s’agit de leur troisième. Intitulé « The Nebulous Dreams », il ne contient que trois titres. Evoluant au sein d’un univers écartelé entre métal, folk, doom et psychédélisme, cette formation belge partage des visions aussi apocalyptiques que Current 93, Woven Hand, Richard Youngs ou encore Comus…  

Tracklisting :

1. Between Skylla And Charybdis 
2. Dyptich 
3. Miserere

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/conspiracyrecords

 

mercredi, 27 août 2008 18:22

Un album maison pour Dido …

Le nouvel elpee de Dido sera dans les bacs ce 3 novembre. Il s’intitule « Safe Trip Home ». Et c’est son troisième concocté en studio. Enregistré à Los Angeles et Londres, il a reçu le concours de Jon Brion (Fiona Apple, Kayne West, Rufus Wainwright, The Eels) à la production. Une composition de l’opus a été coécrite en compagnie de Brian Eno.

Pour plus d’infos : http://www.didomusic.com

 

mardi, 26 août 2008 23:09

Chemical Chords

« Chemical Chords » constitue le onzième album studio de Sterolab. Par contre, ne me demandez pas combien de disques ils ont enregistré à ce jour, c’est un véritable casse-tête chinois. A cet égard, je vous invite à vous tourner vers les sites spécialisés dans le genre. Encore, qu’après consultation, on se rend compte qu’aucun d’entre eux n’est sur la même longueur d’ondes (NDR : voir quand même sur le site officiel : http://www.stereolab.co.uk/discography/?no=79. En outre, si vous vous souhaitez compliquer la situation, on peut aussi évoquer les œuvres des projets parallèles… et bonjour la prise de tête. Bref, Stereolab n’avait plus enregistré de véritable album depuis 2004. « Margerine Eclipse », très précisément. Deux ans après le décès d’une des vocalistes, Mary Hansen. Encore que de nombreux chroniqueurs considèrent cet elpee comme un recueil de chutes de bandes. A vous de juger. Mais revenons à nos moutons…

Le nouvel essai est découpé en 14 plages. 16 pour l’édition limitée. Et il faut reconnaître que les influences ‘krautrock’ des débuts se sont évaporées. Plus de titres longs et hypnotiques, comme « Refractions in the plastic pulse » ou « Metronomic Underground » non plus. En fait, Stereolab épouse ici une formule presqu’exclusivement pop. Faut dire que le remplacement de Jim O’Rourke par Sean O’Hagan (NDR : après avoir milité chez Stereolab, il a fondé les High Llamas), à la production, y est pour quelque chose. Le morceau le plus long, et aussi le titre maître, dépasse à peine les 5 minutes. La mise en forme est particulièrement soignée, riche en arrangements de cuivres et de cordes, dans l’esprit de Scott Walker. Et s’il n’y avait cette construction élaborée des morceaux, on parlerait peut-être ici de lounge. D’ailleurs, on vous conseille d’écouter ce disque, installé confortablement dans une chaise ‘lounge’, sur le patio d’une villa espagnole, en bord de mer… Plus sérieusement, les compos ont été construites sur les claviers : synthés, moogs, vibraphone, clavecin, xylophone, etc. Ce sont même parfois ces claviers qui impriment le tempo. Un concept qui correspond davantage aux nouveaux desseins sonores du groupe. Les beats ont été ajoutés par la suite. Ce qui explique sans doute pourquoi, ils paraissent plus sinueux, plus capricieux. Par contre, pas de changement pour la voix de Laetitia Sadier. Son timbre éthéré, cristallin, est un véritable enchantement, même s’il faut bien tendre l’oreille pour comprendre ses lyrics obliques, exprimés tantôt dans la langue de Voltaire, tantôt dans celle de Shakespeare.

D’excellents morceaux donc sur ce « Chemical Chords », mais également quelques plages dispensables, parce qu’apparemment construites sur un schéma identique. N’empêche des compos comme « Three women » caractérisée par son rythme ‘motownesque’, le faussement grandiose « One finger symphony », hanté par le spectre de Serge Gainsbourg (NDR : ses débuts, of course !), « Cellulose sunshine », petite perle de pop de chambre (ces flux et ces reflux d’arrangements de cordes !) ; et sur l’édition limitée, le semi tribal/semi carnavalesque « Magne-Music », méritent une mention toute particulière. Et apparemment cet elpee ne serait que la première partie d’un dyptique, dont la sortie d’un deuxième volet est prévu pour dans quelques mois.

mardi, 09 mai 2006 03:00

G

Malibu Stacy serait à la recherche du point “G” ! Comment ne pas y penser en observant l’image de la jeune fille qui illustre la pochette ? Et puis rien qu’à travers le titre de leur premier album ? Un disque enregistré à Bologne, sous la houlette de Francesco Donadello (Yuppie Flu). Sur cet opus, on retrouve trois morceaux qui figuraient sur leur Ep, paru en 2005. Tout d’abord, le single « Sh sh », caractérisé par cette ligne de basse ténébreuse, instituée par Peter Hook (NDR : les plus pessimistes penseront à Joy Division, les plus optimistes à New Order) et la voix théâtrale de David de Froidmont (Pulp ?). Une inflexion à laquelle le chanteur a recours régulièrement. Et en particulier sur « Runaways ». « Sex in Malibu », ensuite. Une pop song paradoxalement contagieuse et frénétique exécutée dans l’esprit de Maxïmo Park. « Los AnGeles » enfin. Une plage hymnique, allègre, digne de Weezer. Pas pour rien que ce fragment a été choisi pour faire l’objet d’un clip vidéo, un clip tourné à L.A.. Un Weezer qui hante également « Feck this (1985) », nonobstant le final dont les célèbres lyrics (« Hey you, what’s that sound ? Everybody look what’s going down ») ont été empruntés à Rhymes Digitales. Plus surprenant, cinq titres lorgnent manifestement vers la britrock. Essentiellement celle de Shed Seven ; et puis des Killers sur le très eighties « Soda Pop », un fragment balayé de guitares cinglantes. De cette plaque, je retiendrai encore la ballade mid tempo « Saturday night fisher » et puis le sauvage « VHF-VUF », une compo punkysante, presque stoogienne. Un seul regret : nonobstant un premier elpee de bonne facture, Malibu Stacy n’est pas parvenu à communiquer cette intensité unique qui fait leur force en ‘live’.

 

 

mardi, 11 juillet 2006 03:00

Found on film (CD + DVD)

Depuis qu’il a enregistré son premier album en 2005, Maxïmo Park tourne inlassablement. Et, apparemment, son planning de concerts est à nouveau impressionnant. Fin de l’année dernière, le quintet a donc décidé d’immortaliser cet exercice de style qu’il semble apprécier tout particulièrement. Le 10 décembre 2005 dans leur ville natale de Newcastle et le 17 février 2006 à Brixton. Filmé en noir et blanc, ce dernier spectacle contient deux compos qui ne figurent pas sur leur album : « Fear of falling » et « I want you to leave ». Deux sets qui ont servi de base à l’élaboration de ce DVD. Le film reproduit parfaitement l’énergie dispensée par la formation sur les planches ; une énergie exacerbée par le vocaliste/showman Paul Smith. Ce support recèle également six morceaux issus de sessions accordées à la BBC, trois autres concédées à AOL et une interview de 20 bonnes minutes consentie par Paul et Duncan pour la radio locale de Brighton ; sans oublier les six vidéos promotionnelles tournées par le band. Seul petit bémol, la navigation du DVD est plutôt difficile à la détente et sur PC, certains programmes refusent carrément de lire le support. Le CD audio propose 9 plages encore issues de sessions accordées à la BBC dont une adaptation assez étonnante du « Shiver » de Natalie Imbruglia, une version acoustique de « Going missing » et un inédit, « Surrender ». Le tout est enrichi d’un booklet de 16 pages abondamment illustré. Et si vous souhaitez en savoir davantage sur Maxïmo Park, je vous invite à relire l’interview fort intéressante que Paul et Tom avaient accordée à Musiczine l’an dernier…

mardi, 24 octobre 2006 03:00

Hello Blackbird

La bande à Jonathan Donahue a été invitée à réaliser la B.O. du premier long métrage de Robinson Savary, « Bye bye blackbird ». Pour Mercury Rev, c’est également la première expérience dans le domaine de la musique de film. Photographe pour Rock and Folk et responsable de trois courts métrages entre 88 et 95, Robinson est avant tout le fils du grand homme de théâtre, Jérôme Savary. « Bye bye blackbird » raconte l’histoire tragique vécue par une famille de cirque…

Partagé en 19 plages et deux clips vidéo, « Hello blackbird » est essentiellement constitué de plages instrumentales. Un univers sonore partagé entre musique contemporaine, symphonique et ambient. Exclusivement destiné aux inconditionnels du Rev voire à ceux qui tomberaient sous le charme du film, ce disque ne recèle manifestement rien de bien transcendant. Evidemment lors de cet exercice de style, le son sans l’image suscite rarement l’enthousiasme…