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Le parfum de vie de Goudi

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dEUS - 19/03/2026
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Achilles heel

Pedro The Lion, c’est avant tout David Bazan. Un chanteur/multi-instumentiste/compositeur qui accorde une énorme importance à la qualité de ses lyrics. Des lyrics idéalistes, parfois auto parodiques, le plus souvent sujets à controverse et à polémique, qu’il chante d’un timbre falsetto assez curieux, à la croisée des chemins de Dick Annegarn, d’Elvis Costello et de Chris Martin (Coldplay). Des lyrics qui servent de tableau sonore à de véritables concepts albums. « Achille heel » constitue son quatrième opus. Un disque pour lequel il a reçu le concours de TW Walsh, de Casey Foubert (Seldom), amis de longue date ; ainsi que de James McAlister (Ester Drang). Il peint rarement des toiles idylliques, n’hésitant pas à dénoncer les aspects les plus malsains des relations humaines ou de vilipender la politique sociale aux States. Sur ce nouvel opus, il confesse ses doutes et ses convictions sur sa foi catholique, à travers des chansons qui traitent ici de rupture, de frustration, de déception et de mécontentement. Musicalement, Pedro The Lion pratique une forme de pop/rock/folk contagieux, hymnique, torturé, qui doit autant à Sebadoh qu’à Billy Bragg. « Keep swinging » s’enfonce même dans l’intensité crazyhorsienne, brumeuse, du « Rust never sleeps » de Neil Young. Et si l’excellent « Bands with managers » est bercé de guitares tintinnabulantes, « Start without me » épouse une forme plus allègre, réminiscente de Centro-Matic. Malheureusement, le reste éprouve les pires difficultés à s’extraire d’une uniformité certaine, s’embourbant même dans une certaine torpeur sur le trop sombre « The poison »…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Canary wharf gherkins

Imaginez un peu ce qu’il serait advenu de Talking Heads, si au lieu d’être conseillé par Brian Eno, David Byrne avait reçu le concours de Captain Beefheart. Alors, vous aurez une petite idée du style pratiqué par ce trio issu de la région de Bordeaux. D’Eysines, très exactement. Même la voix d’Eric possède le timbre et les inflexions de David. Découpé en 6 fragments, « Canary wharf gherkins » constitue le deuxième Ep de P.O.H. Après un « Stupid flash » dont le funk aride doit autant aux Têtes Parlantes qu’à Orange Juice et un « No vodka upon the tower », plus Velvet que nature, on entre dans un univers sonore complètement déstructuré, parfois passéiste, décalé, dont l’aspect mélodique n’est pourtant jamais négligé. Hormis le bref interlude instrumental qui achève la plaque, ces trois autres plages sont incontestablement hantées par l’esprit torturé de Don Van Vliet, mais surtout rivalisent de créativité. Néo underground !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

L´Avventura

Ex chanteur/guitariste du défunt et légendaire Galaxie 500, Dean Wareham drive Luna depuis 1992. Une formation en compagnie de laquelle il a déjà commis quelques elpees tout bonnement remarquables. Chanteuse et muli-instrumentiste, Britta Phillips a rejoint Luna en 2000, pour y jouer de la basse. Dans les années 80 elle assumait les parties vocales de Jem pour le dessin animé Jem et les Hologrammes. Par la suite, elle a sévi au sein de différents groupes aussi méconnus les uns que les autres, y compris Belltower, la formation de son ex époux Jody Porter, mieux connu aujourd’hui comme guitariste chez Fountains of Wayne. Britta possède une très belle voix, claire, douce, dont le timbre pourrait incarner un hybride entre Hope Sadonval et de Geike Arnaert (Hooverphonic). Et le duo qu’elle échange avec le baryton de Dean me rappelle quelque part Nancy Sinatra et Lee Hazlewood. Aussi bien pour les compositions originales que lors des quelques covers consacrées aux Doors (« Indian Summer »), à Madonna (« I deserve it »), à Opal (« Hear the wind blow »), à Buffy Ste Marie (Moonshot) ou encore à Angel Corpus Christi (« Threw it away »). Pour la circonstance, le duo a reçu le concours d’un quatuor à cordes, The Scorchio Quartet, ainsi que du célébrissime Tony Visconti (Bowie, T Rex), à la production. Toute une ‘Avventura’…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Wave of Mutilation. Best of the Pixies

La reformation des Pixies est donc assortie d’une tournée qui passera par Werchter le 4 juillet prochain. Et puis de la sortie simultanée d’une compile et d’un DVD. Pour un groupe comme les Pixies, difficile de réaliser la compilation parfaite. En 1997, « Death of the Pixies » (NDR : il n’est aujourd’hui plus disponible qu’en import) avait déjà essuyé les mêmes critiques. Et chaque fan possédant l’intégrale du quatuor bostonien s’est sans doute déjà constitué son propre best of. Pas étonnant dès lors d’entendre dire de leur part qu’il y manque l’un ou l’autre titre. Ou que certains n’auraient pas dû y figurer. Sachez simplement que « Wave of mutilation » est découpé en 23 fragments, dont les inévitables « Bone machine », « Caribou », « Monkey gone to heaven », « Where is my mind ? », « Gigantic » , « Here comes your man », « Dig for fire », « Planet of sound », etc. Et puis surtout recèle une cover de Neil Young, « Winterlong » et une autre flip side, « Into the white », deux plages qui figuraient déjà sur « The complete B-sides » (NDR : un elpee consacré aux faces B, vous vous en doutez, paru en 2001). Le plus intéressant procède du DVD. Pas tellement à cause de la présence de huit clips vidéo ni du documentaire retraçant l’histoire des Pixies, à travers des interviews accordées par Bono, Bowie, Thom Yorke, PJ Harvey, Tim Wheeler et quelques autres, mais surtout à cause du film d’un concert accordé par le groupe en 1988, au Town & Country Club de Londres, en première partie des Throwing Muses. Un régal ! Maintenant si vous souhaitez tout connaître d’un des groupes les plus importants de la fin des années 80 (NDR : certains n’ont pas hésité à dire au monde !), il ne vous reste plus qu’une solution : vous procurer l’intégrale. Et vous ne serez pas déçus. (NDR : il vous est également loisible de retrouver une interview accordée par Frank Black, en 2001, sur le présent site)
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Once more with feeling – Singles 1996 – 2004

En 19 titres, le premier morceau de plastique de ce double CD nous propose un aperçu rigoureux et chronologique de l’évolution de Placebo. Depuis « 36 degrees » à « Twenty years » en passant par « Nancy boy », « Pure morning », « Taste in men », « English summer rain”, “Every you every me” et le duo échangé avec David Bowie pour “Without you I’m nothing”. On y recèle également une nouvelle compo, le romantique “I do”, « Protège moi » (NDR : chanté dans la langue de Molière ce titre était jusqu’alors uniquement disponible sur le marché français), et puis le single “Twenty years”, paru le 18 octobre dernier. Une mise au point qui s’imposait après la confection de deux elpees quelconques (NDR : « Sleeping with ghosts » purement et simplement gâché par la technologie moderne et le gothique « Sleeping with ghosts »). Et qu’on espère salutaire dans le chef de Brian Molko. Si son talent n’est plus à démonter, il aurait tout intérêt à en revenir à une forme plus basique, plus proche d’un esprit glam/punk qu’il incarnait si bien à ses débuts et que ce disque nous démontre si bien. Suffit pas d’être décrit comme le Marquis de Sade du XXIème siècle ; il faut aussi le mériter. C’est tout le mal qu’on lui souhaite. Ah oui, je ne vais pas m’étendre sur la seconde plaque, puisqu’elle ne recèle que des remixes ; et franchement à moins qu’ils ne soient exceptionnels, j’éprouve une allergie certaine à l’égard de ces bidouillages technologiques…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Monsoon

Au sein de PSOI, on retrouve Spiral Stairs, alias Scott Kannberg, guitariste et membre fondateur de Pavement. Un personnage qui était toujours resté dans l’ombre ; mais qui depuis la séparation du groupe mythique, a mis les bouchées double. Tout d’abord en fondant son label, « Amazin Grease », et puis en fondant Preston School Of Industry. En 2001, la formation avait d’ailleurs déjà sorti un premier elpee, « All this sounds gas », un disque apparemment constitué de sessions d’enregistrements écartées de l’album « Tenor twilight ». Pour enregistrer « Monson », PSOI a reçu le concours de Wilco (« Get your crayons out ! ») ainsi que de Scott Mc Caughey desYoung Fresh Fellows) et de Minus Five (« Caught in the rain » et « Tone it down »). Ce qui explique sans doute pourquoi l’opus trahit de larges affinités pour la musique country alternative. Une chose est sûre, la plupart des chansons de ce disque manifestent des arabesques héritées en ligne droite de chez Pavement, même si elles sont imperceptibles. Une certaine nonchalance aussi. Tout en empruntant la sensibilité hymnique d’un Lloyd Cole, voire d’un Evan Dando. Scott y a ajouté des cuivres, du violoncelle et même de la mandoline. Et puis surtout ses lyrics véhiculent un engagement sournoisement politique. Opus fort agréable à écouter, « Monsoon » manque cependant de personnalité. Exception qui confirme la règle : « Line it up », un morceau élégamment déchiqueté par l’électricité de la guitare ; presque noisy, si vous préférez. Inutile de dire qu’il s’agit du meilleur morceau de la plaque.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Aghast agape

A l’instar d’Interpol, Prosaics avoue un petit faible pour la cold wave, la new wave et le post punk du début des eighties. Un trio qui doit partager un même culte pour Joy Division. Et surtout pour Ian Curtis. Deux formations qui paradoxalement nous viennent de New York. Même les spectres des Smiths, d’Echo & the Bunnymen et du Sound transparaissent à travers leur musique. Alors copie conforme ? Non, puisque les Prosaics ont opté pour une formule tour à tour allègre ou frénétique. Et puis la voix d’Andy Comes (NDR : ex Tel Aviv) n’est pas aussi clinique et monocorde de celle de Paul Banks. Parfois gémissante. Mais pas comme celle de Robert Smith. Plutôt de Robbie Grey. Si, si, souvenez-vous de Modern English, auquel Prosaics emprunte finalement le sens mélodique. Avec pour résultat ce mini album 5 titres qui prélude la sortie d’un premier opus.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Shutdown the sun

Issu de San Francisco, Oranger compte déjà quatre albums à son actif. Une formation qui collabore régulièrement aux projets de groupes avec lesquels ils partagent les mêmes affinités musicales. Récemment, Matt Harris avait rejoint les Posies, Mike Drake et Jim Lindsay joué en compagnie de Preston School Of Industry, et Patrick Main apporté son concours au Tarnation de Paul Frazer. Réputé pour leur psyché/garage hérité en ligne droite de la West Coast, le quatuor a décidé de rendre ses chansons plus pop, plus contagieuses. Sans pour autant renier leur démarche sous influence. Résultat des courses, le combo californien vient de commettre un opus fort intéressant. Riche aussi. Dans la lignée des Wilco (NDR : décidemment on ne parle plus que d’eux), de Son Volt et d’Uncle Tupelo. Et la participation de David Dondero (alias Chris ‘The Texican’ Heinrich) à la pedal steel pour « Cut off yer thumbs » et « The writer » accentue, bien évidemment, cette impression. Maintenant, en grattant un peu, on se rend compte que chaque chanson, d’abord composée à la guitare acoustique, puis mise en forme avec toute la panoplie de l’instrumentation basique (guitares, basse, batterie et claviers), possède ses propres spécificités. Plus surprenantes les unes que les autres. A l’instar de l’excellent « Othersider », dont le groove semble avoir été piqué à Beck. Du croustillant « Going under », dont le fruit de la rencontre entre ELO et Teenage Fan Club, semble hanté par le spectre de George Harrison. Du déjanté « Sweet goodbye », morceau qui aurait pu naître d’une jam entre les Stones et Gomez. Et enfin du titre maître. Ses harmonies vocales beatlenesques, sinusoïdales nous ramènent même à l’époque du « Magical Mystery Tour ». Et je nous laisse le soin de découvrir le reste. Car au plus on écoute cet opus, au plus on découvre de surprises. Epatant !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Music for nurses (Ep)

Auteur d’un premier opus fort prometteur commis l’année dernière, Oceansize nous revient avec un Ep 5 titres. Si l’ouverture s’inscrit dans l’esprit d’« Effloresce », libérant une intensité » semi sismique, semi symphonique, qui aurait pu naître d’une rencontre entre Metallica et Radiohead, le reste du disque épouse une forme plus atmosphérique, plus complexe, tentaculaire, parfois post rock ou encore proche de la prog, évoquant tour à tour Sigur Ros, Mogwai, Tool, Isis, King Crimson (NDR : aussi bien « In the Court Of the Crimson King » que « Lark’s tongues in aspic »), Mansun et Faith No More. Les trois derniers fragments s’enchaînent même naturellement, un peu dans l’esprit d’un concept (mini) album, ou d’un triptyque, si vous préférez. Bâti sous la forme du crescendo, le final, « As the smoke clear » vous entraîne dans un véritable tourbillon sonique. Une chose est sûre, ce « Music for nurses » augure un futur elpee de toute grande classe !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Cherry Tree

Auteur d’un remarquable deuxième album fin de l’année dernière (« Sad songs for dirty lovers »), The National nous revient avec un EP 7 titres. Soit cinq nouvelles compositions et une version ‘live’ sauvage et décapante de « Murder me Rachel ». Fasciné par la poésie urbaine de New York, métropole au sein de laquelle la formation a élu domicile, cette formation mélange pop, rock et folk avec une redoutable efficacité. N’hésitant pas à passer du plus électrique au plus acoustique, du plus violent au plus tendre, du plus emphatique au plus minimaliste, du plus allègre au plus dramatique, pour nous communiquer leur spleen. A charge du baryton fatigué de Matt Berninger de canaliser toutes les émotions. Si vous appréciez Swans, Tindersticks et le défunt Triffids, vous ne pouvez passer à côté de The National !