Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mercredi, 11 mars 2009 00:05

Goodnight Oslo

“Goodnight Oslo” constitue le second album enregistré par Robyn et la formation Venus 3. Et le quinzième elpee réalisé en studio. Son backing group est composé de potes, dont Peter Buck, le drummer de tournée de REM, Bill Rieflin, ainsi que le bassiste de Minus 5 et des Young Fresh Fellows, Scott McCaughey. Bref, des musiciens impliqués à des degrés divers dans la bande à Michael Stipe. Et pour cet opus, il a également reçu la collaboration de Colin Meloy (Decemberists), Morris Windsor (Egyptians/Soft Boys), Harry Danger, le trompettiste Terry Edwards ainsi que la choriste Lianne Francis (NDR : une Galloise !) Le décor est planté. Enfin presque, puisque si vous l’ignoriez encore, Hitchcock n’est pas un néophyte. Considéré comme un des fils spirituels de Syd Barett, ce grand excentrique anglais fait partie des artistes-culte aux States. Ses aventures vécues aussi bien chez les Soft Boys qu’en compagnie des Egyptians, lui ont valu de devenir, notamment, une source d’inspiration majeure pour REM et les Replacements.

Mais venons-en à cet opus. Découpé en 10 titres, il ne concède aucune faiblesse. Depuis « What you is », dont le groove rappelle le « Suzie Q » de Creedence Clearwater Revival à l’intense et impressionnant titre maître, déchiré par ces accès de violon, en passant par le ténébreux « You head her », le glam rock (TRex ?) « Saturday groovers », le tendre « I’m falling », le languissant et crépusculaire, « Hurry for the sky », imprimé sur un rythme de chemin de fer, l’introspectif « Sixteen years », caractérisé par cette guitare jouée en picking, le luxuriant, presque flower power « Up to our nex », l’enjoué « Intricate thing » et la valse lente « TLC ». Le tout souligné par la voix languissante, nasillarde de Robyn, dont le timbre campe un hybride entre Guy Chadwick (House Of Love) et Dylan. Un bien bel album !

 

mercredi, 11 mars 2009 00:04

Easy listening for the underachiever

L’an dernier, le label Area Pirata décidait de rééditer le tout premier elpee des Morlocks, « Emerge », un disque paru en 1985. Une initiative dictée par la reformation du groupe californien (NDR : issu de San Diego, très exactement), même si du line up initial, il ne demeure plus que le chanteur Leighton Koizumi. Le combo a donc décidé d’enregistrer un tout nouvel opus. Dont la musique trempe, bien évidemment, toujours dans le garage. Empruntant un style aujourd’hui plus proche des Hives, que celui de 13th Floor Elevators ou des Troggs, chez qui l’ensemble puisait ses références à ses débuts. Bref, si vous êtes un inconditionnel du revivalisme sixties, il serait fort étonnant que vous ne succombiez pas à cet « Easy listening for the underachiever ». Vous souhaitez en savoir davantage sur les Morlocks ? A l’issue du tracklisting de ce cd, vous avez droit à une interview accordée par le groupe…

mardi, 10 mars 2009 23:59

Working on a dream

Seizième album en 36 ans de carrière pour le boss. Un disque pour lequel il a de nouveau bénéficié de la collaboration de Brenda O’Brien, à la production. Ce qui ne semble plus être une très bonne idée. Car les arrangements sont devenus un peu trop envahissants. D’ailleurs les meilleures compos de cet opus, sont aussi, le plus souvent, les moins sophistiquées. Et je pense tout particulièrement au blues rural « Good eye » et au ‘dylanesque’ « The wrestler », une compo qui a servi de B.O. au film du même nom, réalisé par Darren Aronovky », mettant notamment en scène Mickey Rourke. Bien sûr l’ensemble tient la route, et des plages comme l’‘enniomorriconesque’ « Outlaw Pete », l’hymnique « Queen of the supermarket », caractérisé par ses superbes harmonies vocales et ses cordes de guitares ‘byrdsiennes’ ou encore le ténébreux « Life itself » ne manquent pas d’allure. On épinglera également l’hommage rendu à Danny Federici, l’organiste du E Street Band, décédé des suites d’un cancer l’an dernier, sur « The last carnival ». Mais, ce lyrisme des orchestrations me fout les boules. Alors, imaginez, lorsque Bruce se prend pour un crooner à la Randy Newman (« This life » et « Kingdom of days »), on se demande s’il n’a pas pris un coup de vieux. En outre, on ne peut pas dire que son duo échangé en compagnie de son épouse, Patti Scialfa, sur le morceau country folk « Tomorrow never knows », soit une réussite. Hormis le titre maître pro-Barak Obama, peu de militantisme sur cet elpee pour ce natif du New Jersey qui fêtera ses 60 balais le 23 septembre prochain. Et pour qui on craint quand même des signes d’essoufflement. Enfin, seul l’avenir nous le dira. Si vous parvenez à vous procurer une version collector, sachez qu’elle est enrichie d’un Dvd consacré aux sessions d’enregistrement. 

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

No cities left

Cette formation canadienne est née à Montréal. En 1995. Mais du line up initial, il ne reste plus que le chanteur Murray Lightburn, un vocaliste dont le timbre et les inflexions peuvent faire penser tantôt à Damon Albarn (Blur), à Morrissey (Smiths) ou encore à Jarvis Cocker (Pulp). Et vous vous doutez bien que ces trois formations ont eu et ont encore une influence sur la musique des Dears. Mais à l’écoute de ce « No cities left », les choses sont beaucoup plus complexes qu’on n’aurait pu l’imaginer. En fait l’opus aligne quelques titres ‘britpop’ tour à tour dramatiques ou contagieux (NDR : l’épique « Don’t lose the faith »), avant de prendre une forme beaucoup plus élaborée. Des cordes et des cuivres apportent même une touche symphonique ou jazzyfiante à l’ensemble. Classique, jazz, mais également cabaret et prog ont également leur mot à dire. Un peu comme si Mansun et Divine Comedy avaient décidé d’entrer en osmose. Et les 9 minutes d’« Expect the worst/Cos she’s a tourist », fragment au cours duquel la formation explore ces différents tangentes musicales, en est la plus belle démonstration. Jusqu’en fin de parcours, les Dears rivalisent d’audace, invitant même sur « Postcard to purgatory » Tuxedo Moon et Nick Cave à danser un pseudo tango qui s’achève dans le métal, ou adressant un clin d’œil au « 21st century schizoïd man » de King Crimson sur le bruitiste « Pinned together ». Le funk contamine même le luxuriant « Never destroy us ». Une seule pause : « 22 : the death of all the romance », au cours duquel Lightburn et Natalia Yanchak échangent un duo d’amants superficiels. Bref, un ‘must’ !
vendredi, 31 décembre 2004 16:40

Faded seaside Glamour

Ce qui frappe d’abord chez ce quatuor insulaire (NDR : de Southampton, pour être précis), ce sont les vocaux. Tout d’abord la voix de Greg Gilbert. Un falsetto capable d’atteindre le registre céleste, angélique, solennel d’Elizabeth Fraser (NDR : oui, oui, la chanteuse de Cocteau Twins). Et lorsqu’il se conjugue avec la voix de son frère, Aaron, et celle de Colin Fox, le bassiste, c’est aux harmonies des Byrds, voire des Hollies, qu’on se met à penser. C’est d’ailleurs à cet instant que la guitare de Greg épouse un profil ligne claire (« Wanderlust ») ou bringuebalant (« Hey girl »). La guitare est d’ailleurs très présente, tout au long de cet elpee. Elle est même très souvent chatoyante, pétillante, voire vivifiante. Et je pense tout particulièrement au single « Nearer than heaven » (NDR : Geneva rencontre Church ?). Mais cet opus est avant tout constitué de plages sculptées dans la pop hymnique. Une pop hymnique, mélancolique, ensoleillée, dont les mélodies contagieuses, flottantes, lorgnent allègrement du côté de Fleetwood Mac. Pourtant, derrière cette pop pailletée, les lyrics véhiculent des contes ténébreux d’innocence, de mort prématurée, de désolation ou d’existence dilapidée. Deux plages s’écartent cependant de l’ensemble et semblent hantés par l’esprit mancunien du début des eighties. Tout d’abord « One night away », réminiscent des débuts de Stone Roses ; et puis « On », dont le groove semble avoir été pompé chez Happy Mondays.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Your blues

Destroyer est le projet de Daniel Bejar, membre du collectif canadien The New Pornographers. Un projet sur lequel il travaille depuis la mi-nineties. « Your blues » constitue son sixième essai. Un disque pour lequel il a uniquement reçu le concours de David Carswell, le guitariste des Smugglers et John Collins le bassiste des N. P. ; le duo se chargeant de la production. Hormis quelques percus, la guitare sèche de Dan et sa voix au faux accent cockney, l’expression sonore est entièrement synthétisée. Même les orchestrations symphoniques. Certains médias l’ont même déjà baptisée ‘synthphony’. Dans un style tour à tour fragile, emphatique, baroque, cabaret, décadent, théâtral ou mélancolique, qu’on retrouve à des degrés divers chez Young Marble Giants, Magnetic Fields, Scott Walker, Divine Comedy, Pulp, Prefab Sprout et le Bowie de l’époque « Berlin » voire « Hunky Dory ». Une constante dans cette œuvre audacieuse, presque conceptuelle : l’esthétisme. Mais un esthétisme qui demeure dans les limites de l’univers de la pop mélodique. Une nuance, mais elle est d’importance !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The Devastations

Les Devastations ont accordé leur premier concert en septembre 2002. Après 4 ou 5 dates, ils ont été invités à assumer le ‘supporting act’ des Tindersticks, lors de leur tournée australienne. Faut dire que la formation est issue de Sydney et que leur réputation a rapidement dépassé les frontières du pays des kangourous, lorsque le légendaire guitariste de Birthday Party, Kevin S Howard, leur a consacré un article élogieux, dans la presse spécialisée. Il les a même rejoints sur scène, à l’une ou l’autre reprise. En outre, le trio a également collaboré à la confection d’une bande sonore cinématographique, sur l’initiative d’Alexander Hacke, leader du groupe allemand légendaire Einsturzende Neubauten. Vous soupçonnez donc fort que la musique des Dévastations concède des affinités avec celle des Tindersticks et de Nick Cave ? Et vous n’avez pas tout à fait tort. A cause du baryton profond de Conrad Standish, également préposé à la basse. Mais nuance, et elle est de taille, il partage régulièrement le chant avec une invitée. En l’occurrence l’ex Luxedo, Emilie Martin. Lors de duos qui ne sont pas sans rappeler les exercices de style opérés par Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Et sous cette forme, les titres y sont beaucoup moins sinistres, nonobstant des lyrics qui traitent de thèmes aussi joyeux que le chagrin, la rupture, la solitude, et j’en passe et des meilleurs. Une Emilie qui se charge également des parties de violon. Et en particulier sur les deux fragments les plus ténébreux, « Previous crimes » et « You can’t reach me now ». Maintenant, il ne faut pas sous-estimer le rôle des deux autres membres du groupe. Tout d’abord, le drummer Hugo Cran : sobre et efficace. Et puis du guitariste/pianiste, Tom Carlyon. Ses interventions peuvent même se révéler meurtrières. A l’instar du décapant « Hold me ». Ou encore douloureuses. Tout a long de l’intimiste, indolent, mais tellement vibrant « Under ». Maintenant, cet opus explore d’autres horizons sonores. Et je pense tout particulièrement au lancinant « We will never drink again », caractérisé par un harmonium omniprésent. Au rock très carré « Loene ». Et enfin à « He was’nt like that when I knew him ». Digne d’Ennio Morricone, cet instrumental aurait pu servir de ‘soundtrack’ à un western spaghetti. A mon humble avis, lorsque les Devastations auront totalement digéré leurs influences, il faudra compter avec eux…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Greetings from Trauma

Ancien journaliste pour Rock’n Folk, Dimi Dero a sévi successivement chez les Grooves, Ghost Train, Chatterbox ou encore les New Bones, avant de fonder Dimi Dero Inc. Une formation au sein de laquelle figurent des vétérans de la scène toulousaine. Pour enregistrer son deuxième opus, le groupe a reçu le concours de quelques invités. Tout d’abord Miss Tallulah X (de Lady Godiva), dont la voix est empreinte de douceur ou de frénésie, suivant les circonstances. Apportant ainsi davantage de contraste au timbre de Dimi, dont les inflexions peuvent osciller d’Iggy Pop à Stan Ridgway, en passant par Peter Murphy. De Sébastien Moly, également. Sur « Dandy’s daughter », sa trompette aux accents mariachi suggère une rencontre hypothétique entre Wall of Voodoo et Calexico. Découpé en 11 fragments, « Greetings from Trauma » carbure le plus souvent au punk rock énergique, urgent, torturé, menaçant, réminiscent des Stooges et des New York Dolls. Il est alors assez facile d’imaginer que les vocaux de Dero, à l’instar de James Osterberg, se font rageurs, possédés ou féroces. Mais certains fragments paraissent plus complexes ou encore semblent véhiculer des énergies malsaines, comme hantées par un rite vaudou. Et je pense tout particulièrement à « You shallow grave », tramé sur un piano délicat et énigmatique (Nick Cave ?). A « Deep sleep », dont l’intensité électrique fiévreuse, rappelle les Scientists. Au sauvage et métallique, mais aux accents orientalistes « Koursk » (Tea Party ?). Et puis au tribal « Down in hell », que balaie des cuivres jazzyfiants. L’opus recèle deux morceaux relativement plus calmes. Tout d’abord « The good things that I’ve done » et la valse britpop « Two sentences a day ». Ce n’est plus une surprise, mais une confirmation !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Absent friends

Après avoir enregistré « Regeneration », Neil Hannon a donc décidé de prendre congé de ses musiciens avec lesquels il bossait depuis 1996. Alors qu’on imaginait qu’il allait poursuivre son aventure sous son propre nom, il a décidé, à l’instar de Jason Pierce pour Spiritualized, de reprendre le patronyme du groupe à lui tout seul. Ce qui ne l’a pas empêché de faire appel à l’un(e) ou l’autre invité(e) pour enregistrer ce nouvel opus. En l’occurrence Yann Tiersen pour la plage « Stick & stones » et l’ex Kennickie Lauren Laverne pour « Home Billy bired », titre qu’elle enrichit de sa voix angélique. Sans oublier son fidèle collaborateur Joby Talbot, dont les orchestrations ont été enregistrées par Guy Massey et mixées, bien évidemment, par Nigel Godrich. Première constatation, Neil en est revenu à la forme orchestrale qui avait fait le succès de « Liberation », « Promenade » et « Casanova » ; c’est à dire abordée dans l’esprit d’un Burt Bacharach ou des standards des comédies musicales. Seul le thème diffère, cet opus traitant essentiellement des problèmes liés à l’instabilité. De son instabilité. Une instabilité née des nombreux changements intervenus au cours de son existence. Tout d’abord le split de sa formation, bien sûr. Mais aussi la naissance de son premier enfant, l’énorme tournée accomplie aux States et son déménagement de Londres à Dublin. Un retour aux sources, en quelque sorte, puisque Neil est né à Londonnery, en Irlande du Nord. Même si dans le style il demeure d’excellente facture, « Absent friends » constitue probablement l’album le moins surprenant pour un des fils spirituels les plus doués de Scott Walker. Vous savez ce qu’il vous reste à faire...
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Das not compute

Deuxième opus pour ce quatuor suédois responsable d’une musique ‘garage’ particulièrement excitante. Vous aimez Soundtrack Of Our Lives, les Hives ou encore International Noise Conspiracy, vous aimerez The Divisison Of Laura Lee. Maintenant, le style musical pratiqué par cette formation possède des références distinctes, qui oscillent du post punk à la noisy, en passant par le psychédélisme bien british. Les spectres de Jesus & Mary Chain, des Stooges, du Spacemen 3 et de Spiritualized Electric Mainline rôdent en permanence au sein d’un univers sonore partagé entre guitares malsaines, torrentueuses, basse crépusculaire, piano sinistre, orgue fluide, poussiéreux et drums métronomiques. Sans oublier les parties vocales assurées par Per Stalberg. Susceptible de vociférer à la manière d’un Alice Cooper lorsque le climat entre dans une phase agressive ou d’emprunter l’accent de Brooklyn lorsque la solution sonore prend une coloration yankee, il a la capacité d’emprunter un timbre limpide et tendre lorsque la circonstance est de rigueur. Et même si le sens mélodique s’avère particulièrement contagieux, le groove est tellement omniprésent tout au long de l’opus que de peu de temps est laissé à l’auditeur pour reprendre son souffle. Un disque sur lequel Nina Persson, la vocaliste des Cardigans, est venue donner de la voix sur « Dirty love », et qui comprend un morceau caché. Doté de propriétés lancinantes, il aurait pu figurer au répertoire des frères Reid…