L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Hooverphonic
Kreator - 25/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 17 février 2009 01:00

Captain Boogie

Pour enregistrer leur second elpee, Boogie Snake, Dirty Wolf et Devil d’Inferno ont décidé de capturer le son le plus proche de leurs prestations scéniques. Résultat des courses, ce « Captain Boogie » est beaucoup plus brut de décoffrage et forcément, s’avère plus difficile à assimiler.

Produit par André Gielen, ce disque est découpé en 12 plages qui flairent la sueur et le souffre. L’aspect primal du rock’n roll y est privilégié. A cet égard, les Tropics se montrent dignes héritiers naturels des Cramps (NDR : drôle de coïncidence, Lux Interior, leader et chanteur du combo new-yorkais, vient de décéder). Et ils le démontreront sur le frénétique, « Hippidy hop », une plage également hantée par un certain Little Richard (NDR : il n’y manque que le piano). Sur le vicieux « Those dicks », ensuite. A cause de ce recours à la guitare surf et puis de la voix ‘hoquetante’ de Boogie Snake. Et enfin d’« I dig you much and more », une plage pimentée par un harmonica fiévreux et imprimée sur un tempo tribal. Un rythme que Devil imprime sur la plupart des compos de l’elpee. Comme sur le sauvage « Disco d’Inferno » (NDR : ben tiens !), un morceau enrichi par une basse hypnotique (NDR : si c’est une basse ?) et un saxophone stridulent. Ou encore le boogie « Baby sue », morceau qui aurait pu figurer au répertoire d’Alan Vega. Pensez au célèbre « Juke Box Baby ». Encore que dans le style, « Cock-a-doodle-do » rappelle davantage le hit du citoyen de Brooklyn, tout en adressant, via ce message de basse-cour un clin d’œil à Chuck Berry (NDR : cherchez l’astuce !) Le blues a évidemment également sa place sur ce disque. Tout d’abord à travers le lancinant et aride « Godammn blues » et ses riffs de guitare effilés. Sur « I’m gonna try », également. Une compo plus torturée, au cours de laquelle le crissement des six cordes peut faire penser à une fraise de dentiste qui vous abrase une dent. Ou encore le plus punk, donc furieux, « Oohh », dont les accents de blues sont paradoxalement contrebalancés par des accès de fête. L’elpee recèle encore un morceau plus inhabituel dans le chef du trio : « Bang your head ». Du funk/rap inspiré à la fois par des Rage Against The Machine et Red Hot Chili Peppers originels. Quant à la version garage de « Think it over », elle rend hommage à Buddy Holy. Reste le titre maître. Une composition qui alterne le menaçant voire le sinistre (NDR : qui a dit le gothique ?) et la fureur du punk extrême. Bref, un album dévastateur, à ne pas mettre entre toutes les oreilles. N’empêche, ce nouveau répertoire des Tropics devrait prendre une dimension apocalyptique sur les planches…

Lien vidéo "Those dicks" :  http://www.vimeo.com/5114123

 

 

 

mardi, 17 février 2009 01:00

Vanguard

The Sedan Vault est une formation issue de Sterrebeek. Un trio qui avait déjà commis un premier opus en 2006, intitulé “Mardi Gras of the Sisypha”. Fatalement, « Vanguard » constitue donc son second. Le combo se démarque cependant de la plupart de ses contemporains issus de la scène belge. Pas de pop/rock ici, mais une musique complexe qui puise son inspiration aussi bien dans la prog (NDR : on est même ici en présence d’un concept album traitant de l’ascension et de la chute d’un groupement terroriste) que dans l’électro. Un peu dans l’esprit d’At The Drive In ou plus exactement de The Mars Volta. Les changements de rythmes sont légion. Seules les mélodies, souvent conduites par des harmonies vocales falsetto, éthérées, parfois hymniques, émargent à la pop. Epiques, elles peuvent même rappeler Mew. Drums convulsifs voire frénétiques, électro raffinée, basse menaçante ou élastique, groove épileptique (Chemical Brothers ?), sèche minimaliste, accès de claviers discrets mais efficaces ou de piano sonore et accords de guitare tour à tour stridulants, crépitants, atmosphériques, frénétiques ou languissants ainsi qu’arrangements circonstanciellement opulents tissent une toile sonore aussi séduisante que surprenante. Arno Hintjens est même venu poser sa voix déclamatoire lors de l’intro de l’opus. Néanmoins, j’accorderai une mention spéciale à « A rave to every home », une plage dont les guitares chatoyantes, tintinnabulantes lorgnent manifestement vers Sad Lovers & Giants, alors que la fin de parcours est aussi épique que les envolées pratiquées par le Genesis de l’Archange Gabriel à l’époque de « Selling England by the pound » et de « The Lamb lies down on Broadway »…

 

mardi, 17 février 2009 01:00

The golden spike

Pour enregistrer son tour premier elpee, cette formation insulaire a reçu le concours de John Goodmanson à la production, un personnage dont la carte de visite mentionne la mise en forme d’albums de Los Campesinos, Pavement, Death Cab For Cutie, Nada Surf et Sleater-Kinney. C’est d’ailleurs à la bande de Corin Tucker et Carrie Brownstein que l’on pense après une première écoute de cet opus. Et aussi au mouvement ‘riot grrrl’ des Breeders ou des Blake Babies. D’ailleurs, Katrin Harkin, la vocaliste, possède une voix assez proche de Juliana Hatfield. Curieux quand on sait que le trio est originaire de Leeds. Et puis que s’il y a une fille au chant et la guitare, la section rythmique est assurée par deux mâles. Mais en prêtant une oreille plus attentive, on y remarque des nuances post punk. Que les plus jeunes imputeront probablement aux Yeah Yeah Yeahs. Donc, à Siouxsie & the Banshees. Et en grattant davantage, ce sont même des traces héritées de Delta 5, qu’on y décèle. A cause de ce son âpre et de ces riffs de guitare déchiquetés, ébréchés, discordants qui alimentent des mélodies paradoxalement contagieuses voire hymniques et versatiles. Or, curieusement, Delta 5 était un groupe qui a sévi entre 1979 et 1981… à Leeds. Sur « The golden spike » figurent quelques titres issus de leurs Eps précédents, mais remixés pour la circonstance. Bref, si leur musique n’est pas vraiment originale, elle n’est pas du tout désagréable à écouter…

 

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Winsome lonesome

Né à Melbourne, cet Australien vit aujourd’hui à Londres. Un fameux globe-trotter, puisque avant de s’installer dans la capitale insulaire, il a transité par Los Angeles. Où il a enregistré l’un ou l’autre elpee en compagnie du trio Horse Stories. « Winsome lonesome » constitue son premier opus solo. Un disque qu’il a enregistré à l’aide d’un quatre pistes, dans son appartement. Mais un 4 pistes extrêmement performant, capable de mettre en exergue des sonorités acoustiques particulièrement sophistiquées, tout en demeurant dans un contexte minimaliste. Banjo, guitare sèche, un zeste d’harmonica et le vocal confident, fluide, dont le timbre pourrait camper un hybride entre Thom Yorke (Radiohead) et Roddy Frame (Aztec Camera), hantent les 10 chansons de cet opus. 10 fragments empreints de délicatesse, de mélancolie, qui rappellent tour à tour Mark Kozelek, Nick Drake ou Iron and Wine…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Emoh

Après Sebadoh, Sentridoh, Folk Implosion, The New Folk Implosion et Lou’s Wasted, Lou Barlow vient donc d’enregistrer sous son propre patronyme. Ce qui respecte une certaine logique, puisque pour certains de ses projets, il est seul à la barre. Mais comme il écrit des chansons comme il respire (NDR : j’exagère, mais presque), il a besoin de différents supports pour pouvoir les enregistrer. Première constatation, « Emoh » est en grande partie acoustique. Une bonne moitié de l’opus est donc limité à sa voix et à sa guitare sèche. Un minimalisme difficile à assimiler pour ceux qui ne comprennent pas trop bien la langue de Shakespeare. Car les lyrics de Barlow sont toujours aussi touchants. Traitant notamment de la douleur, de la jalousie, de l’incertitude ou du sacrilège. Heureusement, le reste de l’opus explore un univers sonore beaucoup plus riche. Impliquant quelques boucles de drums, un zeste d’électronique ou l’une ou l’autre poussée de fièvre électrique. Histoire de colorer des mélodies basiquement spartiates. Et ce sont ces chansons qui risquent de faire flasher les inconditionnels de Barlow. Parce que sous cette forme, il parvient à libérer un maximum d’émotion à travers un envoûtement mélodique dont il a le secret. Même tout au long de la cover de Ratt (NDR : une formation de glam métal née au cours des 80’s) intitulée « Round-n-round ».
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Heroes to zeros

Si les Moody Blues étaient nés à la fin des nineties, il est plus que probable qu’ils pratiqueraient une musique proche de Beta Band. Une réflexion que j’avais formulée lors de leur formation, en 1997. Et qui se confirme sur leur troisième long playing. Evidemment, si vous ne connaissez que le tube « Night in white satin », vous êtes en droit de vous poser des questions. En fait, il est nécessaire de se pencher sur des œuvres telles que « Days of future past » et surtout « To our children’s children’s children » pour mieux comprendre la situation. Maintenant, il est évident que le quatuor écossais ne se contente pas de marcher sur les traces de la légendaire formation de Birmingham. En fait, 30 plus tôt on parlait de musique progressive. Aujourd’hui d’expérimentation hybride. Parce que pour créer sa propre solution sonore, le Beta Band tire parti d’une pléiade de styles, qu’il serait fastidieux d’énumérer. Simplement, la technologie moderne y occupe une plage prépondérante. Le tout dispensé avec une fameuse dose d’excentricité. Un peu comme le Super Furry Animals, mais en moins psychédélique. Troisième elpee de Beta Band, « Heroes to zeros » a cependant davantage recours à la guitare électrique. Epinglant au passage des chansons aussi percutantes que le single « Assessment » ou encore le ténébreux et épatant « Liquid bird », sorte de House Of Love des temps modernes. Un disque bourré de trouvailles. Tour à tour contemplatif, tribal (NDR : sous une forme house ou funk), symphonique, pastoral ou hymnique, il a aussi le bon goût de prendre un soin tout particulier à la confection des harmonies vocales. Elles peuvent même se révéler ‘brianwilsonesques’ sur le très étrange « Space battle », un morceau hanté de claviers miteux. Des vocaux cependant dominés par le timbre cool, nonchalant, confident, brumeux, envoûtant de Steve Mason. Et pourtant, quoique expérimental, l’ensemble ne s’écarte jamais d’un sens mélodique contagieux. A ce titre, cet elpee est vraiment unique en son genre. Et pour que l’information soit complète, sachez que si cette œuvre est autoproduite, Nigel Godrich (Radiohead, Air, Beck) en a assuré le mixing.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

In the fishtank 11

La formule d’ “In the fishtank” en est donc à sa 11ème édition. La formule n’a pas changé, puisque le label Konkurrent est toujours amené à convaincre deux, voire trois formations (NDR : le plus souvent lorsqu’elles ont des affinités ou ont tourné ensemble), de se laisser enfermer dans les studios d’E à Weesp, aux Pays-Bas. Pendant deux jours, elles ont la liberté d’expérimenter tout ce qu’elles veulent. Musicalement, bien sûr ! Et le résultat est reproduit sur un Ep. Ce disque concrétise la rencontre entre The Black Heart Procession et Solbakken. Et il faut reconnaître que la formation californienne (NDR : de San Diego, pour être plus précis) a largement imposé ses vues au band batave. A cause du piano omniprésent de Thobias Nathaniel, tout d’abord. Et puis de la voix fascinante, lavée dans la réverb, de Paulo Zappoli (alias Pall Jenkins). Curieusement, le sommet du projet est atteint sur un titre au cours duquel le vocal de Paulo perd de sa superbe. En l’occurrence sur « Things go on with mistakes ». Un fragment énigmatique, intense, de plus de 10 minutes, tramé sur le jeu des deux drums. Un morceau dont la structure en crescendo me rappelle Hunters & Collectors. Et si le reste de l’opus ne manque pas d’allure, il faut reconnaître que le rôle de Solbakken a été réduit à la portion congrue. Depuis le voluptueux et ‘gainsbourgeois’ « Voiture en rouge », que parcourt la voix féminine de la Suissesse Rachael Rose (NDR : une invitée) au slowcore « Your cave » (Low ?), en passant par le dramatique « Dog song » (Palace Brothers ?), l’hypnotique, ténébreux et nonchalant « Nervous Persian » (Nick Cave ?), légèrement balayé de feeling ethnique, et l’expérimental « A taste of you and me », une plage au cours de laquelle les ivoires allègres et hypnotiques épousent un profil proche de Belle & Sebastian. Et pour que l’information soit complète, sachez que le disque a été redigitalisé par le maître de cérémonie Zlaya.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Songs for someone

Les albums de Perry Blake se suivent et se ressemblent… Et « Songs for someone », son quatrième opus, ne déroge pas à la règle. Sa pop symphonique, lyrique, mélancolique, mâtinée d’un zeste d’électronique sert toujours des chansons élégantes et intimistes, qu’il interprète de son falsetto fragile, velouté et nonchalant. Les arrangements luxuriants frôlent la perfection. La production est impeccable. Empreints de poésie, ses textes sont émouvants. Mais le charme laisse progressivement la place à une impression de déjà entendu, avant qu’une certaine lassitude finisse par vous envahir. A l’instar de Neil Hannon, chez Divine Comedy, Perry Blake semble avoir fait le tour de son sujet. S’ils ne veulent, ni l’un ni l’autre, disparaître dans l’anonymat, ils ont intérêt à chercher de nouvelles perspectives sonores. Ils possèdent d’ailleurs l’un comme l’autre, les qualités pour y parvenir. Maintenant, faut-il encore qu’ils le veuillent. Tout au long de « Songs for someone », quelques éclaircies semblent pourtant poindre à l’horizon. A l’instar de « We are not star » » qui lorgne du côté d’Ultravox circa « Vienna » ou de « The fox in winter », dont la mélodie semble empruntée à Depeche Mode ; du ténébreux « You’re not alone », plus proche d’un Robert Wyatt qu’il n’y paraît. D’« Ava », agité de percus et écorché d’une slide. Et enfin du titre maître. Imprimé sur un tempo vaguement rumba, il possède un petit côté Todd Rungren qui ne maque pas de charme. Pour le reste, pas de panique, si vous aimez Perry Blake tel qu’il est, vous pouvez acheter ce disque les yeux fermés…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

If we can´t trust the doctors

Bien qu’issu de la Motor City, Blanche est profondément imprégné de musique country. Mais une musique country contemporaine qui doit autant à Carter Family qu’à 16th Horsepower. De la country alternative si vous préférez. Produit par Warron Defever, la tête pensante de His Name Is Alive, « If we can’t trust the doctors » constitue son premier opus. Un disque qui a reçu le concours de Jack White des White Stripes, un ami de longue date. Parmi les 12 titres de cet opus, figurent bien évidemment l’un ou l’autre morceau plus traditionnel. Et je pense tout particulièrement à la cover du « Wayfaring stranger » de Bill Monroe, dont la prise semble avoir été effectuée au purgatoire. Parce qu’il y a quelque chose de mystique dans la musique de Blanche. Ou plus exactement de gothique. Mais une forme gothique ‘sudiste’ que le groupe injecte dans ses mélodies appalaches. Un peu comme chez 16th Horsepower. Encore que parfois, on a l’impression que la musique est hantée par le Wall of Voodoo ; surtout lorsque la voix de Dan épouse les inflexions nasillardes de Stan Ridgway. Et en particulier sur « Superstition », « So long cruel world » et « Garbage picker », trois plages dont les titres en disent long sur le climat qui règne tout au long de cet opus. Encore que les lyrics caustiques, humoristiques et sagaces ont davantage d’affinités avec ceux de Giant Sand, The Handsome Family et les Violent Femmes, qu’avec les Cramps auxquels certains les ont parfois comparés. Que Tracee soit la Posoin Ivy de la country, pourquoi pas ? Mais même en costard, Lux Interior n’aura jamais le même look que Dan. Pas qu’on ne les aime pas, mais ils sont vraiment d’un autre monde. En outre la musique de Blanche exhale une certaine mélancolie qui reflète un goût très prononcé pour les années 40. Une sensation accentuée par les épreuves que le groupe a traversées au cours des dernières années. L’album recèle également une cover du « Jack on fire » de Gun Club. Entre romance et masochisme elle démontre que le groupe peut aussi muscler ses compositions. Par contre, lorsque Dan et Tracee échangent un duo, c’est plutôt à Lee Hazlewood et Nancy Sinatra qu’on se met à penser. Et si vous voulez en savoir plus, je vous invite à prendre connaissance de l’interview consacrée à Blanche, consultable sur ce site… Une chose est sûre, cette formation ne restera pas longtemps dans la zone crépusculaire de l’underground.
vendredi, 31 décembre 2004 08:31

The Brimstone Solar Radiation Band

Le premier elpee de cet ensemble norvégien est éponyme. Paru en 2004, ce disque vient seulement de bénéficier d’une distribution officielle dans le Benelux. Un nouvel opus (« Solstice ») vient d’ailleurs de paraître et il est à espérer qu’on ne doive pas encore patienter une année avant de pouvoir y goûter, car franchement cette formation mérite qu’on s’y intéresse de très près. Leur line up vient de s’enrichir d’un cinquième musicien. Un certain Erling Halse Juvich, qui avait d’ailleurs participé à l’enregistrement de cet elpee pour deux titres. Ah oui, venons en à la musique. Elle puise son inspiration dans la fin des sixties et le début des seventies. Et en particulier dans le psychédélisme de la West Coast (les Doors), la prog (Genesis de l’Archange Gabriel), la Canterbury School (Caravan) et le space rock du Floyd - tant de l’époque « The Piper At the Gates of Dawn » (NDR : Syd Barrett oblige !) que de « Meddle » (NDR : pensez à « Echoes »). Le tout saupoudré de multiples nuances. Ce qui permet à ce disque de ne pas être trop taxé de revivaliste ; nonobstant la présence d’un sitar électrifié : dance sur le groovy « Wake up », jazzyfiant et auriculaire - parce que moulé dans le swing du « Golden Brown » des Stranglers - tout au long du titre maître. L’envoûtant « Flying saucers » aurait même pu naître d’une jam hypothétique entre Ray Manzarek (« Riders on the storm ») et Carlos Santana (“Evil ways”), alors que « Prologue » respire la country ( ?!?!?). Mais le plus étonnant procède du timbre vocal de R. Edwards. Rauque, il peut se muer en falsetto, dans un registre très proche de Richard Sinclair (NDR : le chanteur du mythique Caravan !). Et si vous appréciez The Soundtrack Of Our Lives, formation que votre serviteur avait découverte 1997, n’hésitez pas une seconde : vous devez impérativement vous procurer ce disque !