La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Bernard Dagnies

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vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The Cure

Un album de Cure reste un événement. D’autant plus qu’ils se font de plus en plus rares. Je ne parle pas des compiles et autres coffrets qui se multiplient au grand dam de vos portefeuilles. Surtout lorsqu’à l’instar de « Joint the dots », il compilait flip sides et raretés. Bref, quatre longues années après « Bloodflowers », la bande à Robert Smith nous revient avec un opus éponyme. Et il faut avouer qu’il est plus qu’honorable. Et pourtant, en apprenant que Ross Robinson (Korn, Limp Bizkit) avait été chargé de la production, je n’ai pu m’empêcher de faire la grimace. Bien pâle, le single « The end of the world » m’avait même fait craindre le pire (NDR : c’est vrai qu’avec un titre pareil, il y avait de quoi se prendre la tête). Mais pour notre plus grand bonheur, les 11 autres fragments ont la pêche. Et même davantage ! On leur reprochera peut-être un manque de feeling mélodique ou plus simplement de titre hymnique ; mais l’intensité, la colère, l’angoisse et la mélancolie qui guident l’œuvre du groupe légendaire de Blackpool sont bien présentes. Des sentiments accentués par le timbre inévitable de Bob. Une bonne nouvelle ; surtout que des rumeurs de séparation allaient bon train depuis quelque temps. Bref, nonobstant ses 45 balais, Robert n’est pas encore près de raccrocher…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Black heart

En attendant la sortie du DVD “Live at the Barbican – Worl Drifts”, Joey Burns et John Convertino nous proposent cet Ep six titres, enrichi d’un clip consacré au titre maître de ce disque, clip destiné à vous donner un avant-goût de ce fameux DVD. Un « Black heart » qu’on retrouve sous sa version extraite de l’album « Feast of Wire », composition qui aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre REM et Portishead, mais aussi une version ‘white soul dub’ revue et corrigée par Jazzanova. Le reste de la plaque ne recèle d’ailleurs plus que des remixes. Depuis celui d’« Attack El Robot ! Attack » que plonge Wechsel Garland dans l’univers jazz rock, à l’instrumental uptempo « Pepita » (NDR : opéré par iso68, ce fragment intègre slide, claviers rognés et rythmes électroniques dont les oscillations rappellent un certain Tangerine Dream), en passant par l’électro-tango-flamenco « Quatrro », œuvre de Go Tan ; et enfin « Güero Canelo », fruit d’un mélange de reggae et de rythmes latino.
Le nouvel opus de Maxïmo Park est annoncé pour le 26 mai. Il s’intitulera “Quicken the Heart”. Découpé en 12 morceaux, il a été enregistré à Los Angeles, sous la houlette du producteur notoire Nick Launay, personnage qui a travaillé, notamment, en compagnie des Talking Heads, de Nick Cave et plus récemment des Yeah Yeah Yeahs. La formation se produira le 1er avril au Trix à Anvers.

Pour plus d’infos : http://www.maximopark.com

Le nouvel opus d’Eels est prévu pour le 2 juin. Il fait suite au double « Blinking lights and other revelations”, paru en 2005. Il contiendra 12 nouvelles chansons et a été enregistré au sein des studios de Mark, à Los Angeles. .

Pour plus d’infos : http://www.EELStheband.com

 

lundi, 02 mars 2009 09:48

Un double album pour Isis

Le prochain opus d’Isis paraîtra ce 5 mai. Intitulé « Wavering radiant », il sera double. Produit par Joe Barresi (Tool/Queens Of The Stone Age/Kyuss...), il a bénéficié de la participation d’Adam Jones (Tool) sur deux titres.

Tracklisting :

Hall Of The Dead
Ghost Key
Hand Of The Host
Wavering Radiant
Stone To Wake A Serpent
20 Minutes / 40 Years

Threshold of Transformation

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/sgnl05



 

Les Veils sortiront leur troisième album ce 6 avril. Intitulé « Sun gangs », il a été enregistré sous la houlette de Graham Sutton (Jarvis Cocker / British Sea Power / Bark Psychosis) et de Bernard Butler (NDR : pour un titre*).

Tracklisting

1. Sit Down By The Fire*
2. Sun Gangs
3. The Letter
4. Killed By The Boom
5. It Hits Deep
6. Three Sisters
7. The House She Lived In
8. Scarecrow
9. Larkspur
10. Begin Again

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/theveils et http://www.theveils.com

 

dimanche, 22 février 2009 17:47

Tempête à 31 nœuds...

Avant de se produire en concert au cours de la soirée, O’Death avait déjà accordé un set l’après-midi. Un mini-concert quasi acoustique destiné aux enfants. Une initiative particulièrement intéressante et surtout éducative, imaginée par l’Aéronef. Une belle manière de préparer les futurs mélomanes aux spectacles et surtout les plonger dans l’univers de la musique. Le tout s’opère dans une atmosphère ludique et sous la surveillance des parents. Actuellement ces événements se déroulent une fois par mois et sont gratuits. Attention, les parents ne sont admis que s’ils accompagnent leur progéniture. Profitons-en également pour féliciter les artistes qui acceptent de participer à ce type de spectacle, en adaptant leur musique à cette audience enfantine.

Mais revenons à la soirée, pour laquelle, 31Knots était prévu en première partie. Un trio issu de Portland qui déménage, c’est le moins que l’on puisse dire. Grand, vêtu d’un costard blanc, Joe Haege déboule sur la scène, mais en venant de l’arrière de la salle. Il porte une valise à la main, qu’il dépose sur le podium. Il commence alors à se dévêtir, laissant alors apparaître une succession de costumes, en un temps record. Mais plus jamais, il ne revêtira son trois-pièces immaculé. Il change d’ailleurs de fringues tout au long du spectacle. Et lorsqu’il n’en a plus assez, il les puise dans sa valoche. Le strip-tease s’arrête cependant au caleçon long. Et le déguisement s’achève par un uniforme de G.I. en permission. J’allais oublier l’essentiel, c’est aussi et surtout le chanteur/guitariste. Jay Winebrenner, le bassiste, est coiffé de son habituel bonnet sibérien. Il l’enlève très rarement. Et passe à la guitare, lorsque Joe se concentre uniquement au chant. Derrière, Jay Pellicci, cogne ses fûts avec une détermination et une précision jamais prises en défaut. La musique de 31Knots n’est pas facile à encaisser, les changements de tempi fréquents, oscillant du très rapide à l’extrêmement lent, en passant par le spasmodique ; mais elle est bigrement bien ficelée et très puissante, surpuissante, à la limite assourdissante. Joe est un showman hors pair. Il descend dans le public à plusieurs reprises, micro, pied de micro ou guitare à la main. Il titube, trébuche, se roule par terre, tombe dans les bras d’une fille ; et, en fin de parcours, nous gratifie d’un solo à la Carlos Santana. Jay, le suit une seule fois dans la fosse, pour s’y asseoir et continuer à gratter son manche. Et à l’issue de cette tempête, le public a réclamé un rappel. Que le trio a accordé. Une fameuse claque et déjà des acouphènes, avant de passer au groupe suivant…

En l’occurrence O’Death. Un quintet newyorkais dont le style campe un cocktail de country, de folk, de punk, de bluegrass et de rock, parfumé de saveurs tziganes, gothiques, jazz et roots. En outre, sur les planches, trois des musiciens (le bassiste, le violoniste et le drummer) ont un look de métalleux (NDR : les chevelures !). Après un morceau, ils sont d’ailleurs torse-nus arborant de magnifiques tatouages sur le corps. Le reste du line up implique un joueur de banjo, qui se charge épisodiquement de l’ukulélé tout en assurant la seconde voix et le chanteur/guitariste Greg Jamie. Et ce quintet va nous dispenser un set de brève durée, mais particulièrement entraînant, tourmenté, débordant de passion. Seul Jamie reste calme, impassible, au beau milieu de la tourmente, et de son falsetto bouleversant qu’il accompagne de sa sèche, il prend un soin particulier à soigner la mélodie. Tour à tour, Bob Pycior au violon et Gabe Darling (NDR : les cheveux roux, il ne peut qu’être de descendance irlandaise !) au banjo (dont la lanière est constituée de chiffons noués) se réservent un billet de sortie. Aux drums, David-Roger Berry participe également au show. Tantôt, il frappe comme un malade sur ses peaux. L’instant suivant, son drumming est plus souple ou allègre. Il a également l’art de faire tournoyer ses sticks entre les doigts. Parfois, il se lève, monte sur sa batterie, et empoigne la barre de jeux de lumières qui se trouve juste au-dessus de lui. Il a placé une chaîne sur une de ses caisses et remplacé un tom par une poubelle en plastique. Ses cymbales ont des kilomètres. Aussi, pour les renforcer, il fixe, de temps à autre, une seconde de plus petite taille, sur la plus grande. Lors des rappels, il va même accrocher un tambourin sous son pied droit. Enfin, beau gosse, Jesse Newman (NDR : il est roux également !) balise le groove de ses accès de basse. Mais chez cet ensemble, si les compos dérapent parfois dans la frénésie, leur technique n’est jamais prise en défaut.

 
 

Le combo va accorder deux rappels, et lors du second se fendre d’une superbe reprise du « Nimrod’s Song » des Pixies. Le public en veut encore, mais le groupe est cuit. Il est en fin de tournée européenne et David-Roger a d’ailleurs démantibulé sa batterie après le dernier morceau. N’empêche, on a vécu deux bons concerts, ce soir…

 
 

Organisation Aéronef.

 

dimanche, 22 février 2009 01:00

L’art de maîtriser la tourmente…

Avant de se produire en concert au cours de la soirée, O’Death avait déjà accordé un set l’après-midi. Un mini-concert quasi acoustique destiné aux enfants. Une initiative particulièrement intéressante et surtout éducative, imaginée par l’Aéronef. Une belle manière de préparer les futurs mélomanes aux spectacles et surtout les plonger dans l’univers de la musique. Le tout s’opère dans une atmosphère ludique et sous la surveillance des parents. Actuellement ces événements se déroulent une fois par mois et sont gratuits. Attention, les parents ne sont admis que s’ils accompagnent leur progéniture. Profitons-en également pour féliciter les artistes qui acceptent de participer à ce type de spectacle, en adaptant leur musique à cette audience enfantine.

Mais revenons à la soirée, pour laquelle, 31Knots était prévu en première partie. Un trio issu de Portland qui déménage, c’est le moins que l’on puisse dire. Grand, vêtu d’un costard blanc, Joe Haege déboule sur la scène, mais en venant de l’arrière de la salle. Il porte une valise à la main, qu’il dépose sur le podium. Il commence alors à se dévêtir, laissant alors apparaître une succession de costumes, en un temps record. Mais plus jamais, il ne revêtira son trois-pièces immaculé. Il change d’ailleurs de fringues tout au long du spectacle. Et lorsqu’il n’en a plus assez, il les puise dans sa valoche. Le strip-tease s’arrête cependant au caleçon long. Et le déguisement s’achève par un uniforme de G.I. en permission. J’allais oublier l’essentiel, c’est aussi et surtout le chanteur/guitariste. Jay Winebrenner, le bassiste, est coiffé de son habituel bonnet sibérien. Il l’enlève très rarement. Et passe à la guitare, lorsque Joe se concentre uniquement au chant. Derrière, Jay Pellicci, cogne ses fûts avec une détermination et une précision jamais prises en défaut. La musique de 31Knots n’est pas facile à encaisser, les changements de tempi fréquents, oscillant du très rapide à l’extrêmement lent, en passant par le spasmodique ; mais elle est bigrement bien ficelée et très puissante, surpuissante, à la limite assourdissante. Joe est un showman hors pair. Il descend dans le public à plusieurs reprises, micro, pied de micro ou guitare à la main. Il titube, trébuche, se roule par terre, tombe dans les bras d’une fille ; et, en fin de parcours, nous gratifie d’un solo à la Carlos Santana. Jay, le suit une seule fois dans la fosse, pour s’y asseoir et continuer à gratter son manche. Et à l’issue de cette tempête, le public a réclamé un rappel. Que le trio a accordé. Une fameuse claque et déjà des acouphènes, avant de passer au groupe suivant…

En l’occurrence O’Death. Un quintet newyorkais dont le style campe un cocktail de country, de folk, de punk, de bluegrass et de rock, parfumé de saveurs tziganes, gothiques, jazz et roots. En outre, sur les planches, trois des musiciens (le bassiste, le violoniste et le drummer) ont un look de métalleux (NDR : les chevelures !). Après un morceau, ils sont d’ailleurs torse-nus arborant de magnifiques tatouages sur le corps. Le reste du line up implique un joueur de banjo, qui se charge épisodiquement de l’ukulélé tout en assurant la seconde voix et le chanteur/guitariste Greg Jamie. Et ce quintet va nous dispenser un set de brève durée, mais particulièrement entraînant, tourmenté, débordant de passion. Seul Jamie reste calme, impassible, au beau milieu de la tourmente, et de son falsetto bouleversant qu’il accompagne de sa sèche, il prend un soin particulier à soigner la mélodie. Tour à tour, Bob Pycior au violon et Gabe Darling (NDR : les cheveux roux, il ne peut qu’être de descendance irlandaise !) au banjo (dont la lanière est constituée de chiffons noués) se réservent un billet de sortie. Aux drums, David-Roger Berry participe également au show. Tantôt, il frappe comme un malade sur ses peaux. L’instant suivant, son drumming est plus souple ou allègre. Il a également l’art de faire tournoyer ses sticks entre les doigts. Parfois, il se lève, monte sur sa batterie, et empoigne la barre de jeux de lumières qui se trouve juste au-dessus de lui. Il a placé une chaîne sur une de ses caisses et remplacé un tom par une poubelle en plastique. Ses cymbales ont des kilomètres. Aussi, pour les renforcer, il fixe, de temps à autre, une seconde de plus petite taille, sur la plus grande. Lors des rappels, il va même accrocher un tambourin sous son pied droit. Enfin, beau gosse, Jesse Newman (NDR : il est roux également !) balise le groove de ses accès de basse. Mais chez cet ensemble, si les compos dérapent parfois dans la frénésie, leur technique n’est jamais prise en défaut.

Le combo va accorder deux rappels, et lors du second se fendre d’une superbe reprise du « Nimrod’s Song » des Pixies. Le public en veut encore, mais le groupe est cuit. Il est en fin de tournée européenne et David-Roger a d’ailleurs démantibulé sa batterie après le dernier morceau. N’empêche, on a vécu deux bons concerts, ce soir…

Tracklisting

Home
Only Daughter
Adelita
Spider Home
Underwar
Fire on Pestigho
Mountain shifts
Hogtie
Low tide
Down to reest
A light that does not dim

Rappels

Nathaniel
Nimrod’s song

Organisation Aéronef.

 

jeudi, 19 février 2009 11:53

Sonic Youth éternel

Le seizième album de Sonic Youth paraîtra ce 9 juin. Coproduit par John Agnello et le groupe, il marque leur retour sur un label independent, en l’occurrence Matador. Il a été enregistré au sein des studios de la formation, l’Echo Canyon West à Hoboken, dans le New Jersey et implique un nouveau membre, Mark Ibold, qui avait déjà tourné en leur compagnie dans le passé, mais surtout notoire pour avoir sévi chez Pavement.

Track listing:

1. Sacred Trickster
2. Anti-Orgasm
3. Leaky Lifeboat(for Gregory Corso)
4. Antenna
5. What We Know
6. Calming The Snake
7. Poison Arrow
8. Malibu Gas Station
9. Thunderclap For Bobby Pyn
10. No Way
11. Walkin Blue
12. Massage The History

Pour plus d’infos : http://www.sonicyouth.com et http://www.myspace.com/sonicyouth

mardi, 17 février 2009 01:00

That lucky old sun

Franchement, il était difficile d’imaginer que Brian Wilson allait pouvoir donner un jour une suite à « Smile ». L’opus s’ouvre par le titre maître, une chanson populaire américaine reprise en son temps par Louis Armstrong, Sarah Vaughn et Ray Charles. Cette chanson donne le ton à une œuvre au cours de laquelle il évoque le Los Angeles d’hier et d’aujourd’hui, à travers des compos traditionnelles et des intermèdes narratifs déclamés par Van Dyke Parks. Ce dernier partage la paternité des lyrics en compagnie du multi-instrumentiste Scott Bennett, impliqué dans la nouvelle aventure de Brian, depuis que ce denier a opéré son come-back. Quant à la musique, elle est bien sûre issue de la plume du Mozart du pop/rock (NDR : c’est ainsi que la presse spécialisée le baptisait au cours des sixties). Vous vous doutez que les harmonies vocales sont particulièrement soignées voire raffinées. Et que les mélodies rappellent les Beach Boys. Enfin, le plus souvent. Sur la plupart des morceaux, les arrangements sont riches, parfois même très riches ; mais ce traitement à l’ancienne ne manque cependant pas de charme. Néanmoins, ce sont les compos les plus minimalistes qui se révèlent aussi les plus efficaces. Et lorsqu’il chante (NDR : d’un timbre plus rauque) accompagné tout simplement d’un piano et soutenu de chœurs limpides « Midnights another day » (NDR : les orchestrations se font alors discrètes), il est totalement bouleversant. L’album s’achève par deux plages empreintes de nostalgie. Tout d’abord « Going home » et puis « Southern California », une finale au cours de laquelle il se remémore la jeunesse des Beach Boys…