Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Naaz

‘Femme, vie, liberté’, le crédo de Naaz

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L'artiste néerlando-kurde Naaz, âgée de 24 ans, dévoile le clip de son dernier single « Azadî ». Elle a grandi aux Pays-Bas. Malgré son jeune âge, elle a déjà à son actif :  un premier Ep sorti en 2018 « Bits of Naaz » dont 3 titres ont cartonné : « Words », « Loving Love » et « Up To Something ».

Dans cette vidéo, on la voit se faire tatouer dans le cou la phrase ‘Jin, Jiyan, Azadî’, qui signifie en kurde ‘Femme, Vie, Liberté’. Depuis des siècles, les femmes kurdes ont pour tradition de se tatouer le visage et le cou en guise de témoignage de leurs histoires. Chaque symbole a une signification différente et c'est devenu un moyen d'immortaliser des souvenirs et des êtres chers. À ses côtés, c'est l'actrice turco-hollandaise Sinem Kavus, qui - étant donné le contexte historique - est un symbole fort de sa culture. A la fin du clip, NAAZ glisse ‘Il n'y a pas de vie sans les femmes et il n'y a pas de liberté tant que tout le monde n'est pas vraiment libre. Ce n'est pas un acte de rébellion mais surtout un acte conservation de la culture’.

Naaz a grandi dans une famille religieuse et, dès son plus jeune âge, on lui a appris à se comporter en femme exemplaire, selon les habitudes de sa communauté. Comme elle dit : ‘Votre avenir ne doit pas dépendre de l'endroit où vous avez grandi, et les choix que vous faites ne doivent pas être discrédités par les autres.’

Dans ce clip, elle veut faire les choses différemment et dédramatiser le jugement que nous pouvons porter sur nous-mêmes si nous choisissons de changer de vie malgré tout. Le but étant de montrer qu'il est possible de rester fier de soi-même, peu importe qui l'on est et d'où l'on vient, même si on s'écarte des traditions. Il s'agit d'une image qui permet d'accepter l'inévitable haine de soi et de créer l'égalité en soi.

Pour écouter et regarder le clip de « Azadî », c’est ici

 

YellowStraps

Les tentacules de YellowStraps...

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Fondé à Bruxelles par les frères Yvan et Alban Murenzi, YellowStraps façonne, depuis bientôt 10 ans, une néo-soul hybride qui caresse les sens et affole les perceptions, validée par la bouillonnante scène rap belge (Roméo Elvis, Le Motel, L’Or Du Commun, ...).

Avec « Tentacle », le duo se change en solo (Alban part, Yvan reste) et déborde du cadre sans renier son ADN. YellowStraps passe en vitesse-lumière.

Yvan a construit « Tentacle » sur cette absence, entre volonté d’imprimer une continuité (dire MERCI au passé) et de défricher de nouveaux espaces. Il y pousse plus loin son exploration du chant (en anglais mais aussi en français), tant sur le plan de la technique vocale, qui donne finesse et profondeur à ses compos, que dans la manipulation d’effets électroniques (dont l’autotune, rejetée jusqu’ici (pour de mauvaises raisons). Surtout, il s’est remis intensément à la production (qui était devenue le domaine du frangin), seul ou épaulé par quelques proches, dont son manager Jad El Alam et le bassiste Victor Defoort.

Yvan aime travailler en petite équipe, car chacun peut apporter sa touche sans mettre en péril ma direction artistique. Dans sa tête, il sait ce qu’il veut.

Parmi ces lignes directrices, on trouve un désir d’hybridation toujours plus vaste (activé par la découverte de King Krule aux débuts du groupe), intégrant les influences rock de sa jeunesse (R&B, nu soul et électronica déjà en place). Une quête d’émotions indescriptibles qui passe autant par l’écriture mélodique que par l’expérimentation. C’était une manière de marquer son territoire, de redéfinir les contours de YellowStraps. Ainsi des tubes en puissance (le single « Headown », tout en élégance pop et mélancolie infectieuse, mais aussi « Notice », « Flowin », « Champagne New String » ou le très émotif « Writer’s Block » avec la rappeuse/chanteuse belge Blu Samu) côtoient des formes mutantes (« Acequia », « 156 », le presque kanyewestien « Necklace »).

Le YellowStraps nouveau est arrivé, à la fois fruit mûr d’un parcours déjà dense et premier bourgeon éclatant de jeunesse et d’invention. Moins en phase avec le rap qui l’a porté, loin de la froideur de la musique de producteur, « Tentacle » se déploie sans limite, entre paysages mentaux et trépidations du cœur.

La vidéo de « Notice » est à découvrir ici

En concert à l’Ancienne Belgique le 09/02/2023

Grand Corps Malade, Ben Mazué & Gaël Faye

L’éphémère, selon Grand Corps Malade, Ben Mazué et Gaël Faye

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Grand Corps Malade, Ben Mazué et Gaël Faye décident de miser sur l’éphémère afin de produire un objet musical né du désir de croiser leurs rimes et leurs émois. Chacun des trois frères de cœur a eu la superbe intuition de prendre le temps, pour mieux le laisser aux deux autres.

Courant avril, les trois artistes se sont retrouvés une semaine au studio La Fabrique où ils ont écrit 7 morceaux composés par Mosimann et Guillaume Poncelet.

« On a pris le temps », en ouverture de cet essai discographique baptisé « Ephémère », raconte avec mélancolie ce désir de maîtriser la course des horloges pour toujours souffler sur les braises de l’inspiration. On y comprend que pour ces trois garçons, le paradis ressemble à une feuille blanche. Cette promesse d’une pause, d’un répit, se révèle aussi pour chacun, un rendez-vous avec lui-même.

Dans le cadre idyllique et propice du studio d’enregistrement de La Fabrique à Saint-Rémy-de-Provence, le trio parie donc pour un allongement des secondes. Ce moment d’introspection collective imposée mais naturelle, ressemble alors à un inventaire, un état des lieux, un état des mieux et des moins bien, à mi-parcours d’une trajectoire artistique enfin balayée par les vents de la reconnaissance et du succès public.

Pour regarder et écouter le clip de « On a pris le temps » ici

Daria Nelson & Mathias Malzieu

La symphonie du temps qui passe de Daria Nelson et Mathias Malzieu

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« La symphonie du temps qui passe » n’est pas un album, ni un film, ni une comédie musicale, ni un recueil de poème, dirait Magritte.

Porté cœurs et âmes par Daria Nelson et Mathias Malzieu, ce projet projeté à 360 degrés est pourtant exactement tout cela.

Après avoir co-signé ‘Le dérèglement joyeux de la métrique amoureuse’ aux éditions l’Iconoclaste - un premier recueil de textes et collages - Daria Nelson et Mathias Malzieu ont magnifié leur histoire personnelle aussi merveilleuse que douloureuse pour donner naissance à cette multi symphonie.

Côté musique, il s’agit de chansons pop cinématographiques symphoniques matinées d’électronica. La reine du bal et surprise du chef reste l’interprétation vibrante de Daria Nelson, tant sur la bande qu’à l’écran. Chanteuse et photographe exposée à Arles ainsi qu’aux Etats-Unis et en Allemagne qui prépare déjà un elpee solo, cette artiste est LA découverte de cette symphonie du temps qui passe.

Danny Elfman (OIngo Boingo) et Olivier Daviaud (arrangeur pour Dionysos, Emily Loizeau et compositeur de musiques de film pour Joann Sfar dont « Gainsbourg, vie héroïque ») ont participé aux sessions d’enregistrement et  côté image, on retrouve un autre génie magicien, Sébastien Salamand dit Le Turk, rejeton étoilé de Georges Méliès et Jean Cocteau.

Pour Mathias Malzieu, ce premier disque hors Dionysos en tant qu’auteur-compositeur (pour mieux y retourner plus tard) est un jalon aussi important qu’a pu être pour lui « La mécanique du cœur ».

Bienvenue à bord !

Le premier clip qui résume bien l'univers, « La symphonie du temps qui passe » (tous les titres ont été clippés), est à découvrir ici

 

Vincent Delerm

Vincent Delerm au temps du cinéma muet…

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A l’occasion de ses 20 ans de carrière, Vincent Delerm a sorti, ce 28 octobre, un livre-disque (comprenant 140 pages d’archives personnelles, photographies, manuscrits de chansons… et 2 long palyings comprenant 8 inédits) ainsi qu’un coffret collector “20 ans” (édition limitée) et un vinyle de l’album “Sans Paroles”.

“Comme une histoire” est un album qui raconte ces fragments du parcours, des premiers concerts sur le campus de la fac de Rouen jusqu’au tournage de ‘Je ne sais pas si c’est tout le monde’ et la tournée “Panorama”. Un peu comme un ‘album-film’ qui mêle huit chansons inédites (dont “Avec Jeanne” désormais disponible) à toutes les archives sonores mises de côté au fil des années.

“Sans Paroles” est un elpee instrumental, une version piano solo de vingt titres, joués comme s’il était seul chez lui, en partant des mélodies des chansons et en dérivant ensuite.

Le livre qui accompagne ces deux opus regroupe les archives visuelles, photographies de studio ou de tournée, manuscrits de chansons, lettres reçues…

Et puis dans la boîte, quelques surprises.

Sur Instagram, l’artiste Delerm célèbre un LP différent chaque semaine en dévoilant des vidéos, photos souvenirs, archives, manuscrits ainsi que des lives inédits : Ben Mazué, Vincent Dedienne ou encore Sandrine Kiberlain revisitent certains titres, accompagnés par Vincent.

Regarder “Avec Jeanne” extrait du Livre-disque 140 pages / double album “Comme une histoire / Sans paroles”

Le clip d’“Avec Jeanne”, est disponible là

 

 

Planterose

La paix de Planterose…

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C’est le premier album de Planterose, mais pas les premiers pas dans la musique pour ses équipiers.

Amoureux de pop culture, ce monde idéal où Flavien Berger partage un verre avec l’homme de Rio, Gainsbourg s’adonne à la Dream pop, et Laetitia Sadier conduit la Ford Mustang de Bullit.

Ce monde n’a pas de frontières, on peut y remonter le temps ou s’échapper vers le futur en épousant ses mélodies, éternelles. Mélodies des mots où résonnent en écho le bruit des ruptures, du temps qui court, du désir d’être là, encore.

Ecrire en français parce que les mots viennent comme ça et s’assemblent comme un jeu, Pong Game poétique, lunaire et mélancolique.

Les 8 chansons de ce premier disque restent dans la tête, Florence (chant), Thierry (guitare), Nicolas (basse), Éric (batterie) ont réussi à mélanger leurs influences d’hier et amours d’aujourd’hui pour offrir une musique actuelle et intemporelle, prête à conquérir ce monde parfait.

« En paix » est en écoute ici

 

Milky Chance & RAC

Milky Chance et RAC signent un remix de "Synchronize" !

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Le groupe allemand de rock alternatif Milky Chance s'est associé à la légende luso-américaine de la dance-pop, RAC (RAC, c’est l'alter ego d'André Anjos, un producteur de Portland qui compte plus de 200 remixes à son actif ; il a notamment réalisé des remixes pour Kings of Leon, Lana del Rey, Phoenix, New Order et Linkin Park), pour sortir un remix puissant de son dernier tube "Synchronize". L'ambiance mélancolique de la version première a été conservée et les percussions ont été remaniées à la manière d'un RAC classique, à l’aide de caisses claires percutantes et de fills imprévisibles.

Les deux artistes sont de vrais fans de leur travail respectif et étaient plus qu'heureux de se ‘synchroniser’. Ceux qui veulent voir Milky Chance en action devront se rendre dans la grande salle de l'Ancienne Belgique à Bruxelles le 17 octobre 2022.

Le clip de ce remix est à découvrir là

 

DEMAGO

Le camarade X de DEMAGO

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Le binôme parisien DEMAGO s’est fait connaitre en 2008, grâce à la sortie de son elpee « Hôpital », dont plusieurs titres (« Hey doc », « Respirez » …) sont diffusés sur les ondes. Un deuxième opus, « BatTement », voit le jour en 2019, et marque le retour d’un groupe qui a multiplié les expériences et les collaborations.

Entretemps, la formation a répondu à l’invitation de Radio France pour mettre en place une série de concerts-événements accompagnés par l’orchestre philharmonique de Radio France à la salle Pleyel pour réinterpréter l’œuvre de Moussorgski en version rock. 3 concerts seront diffusés sur France Musique et un documentaire retraçant la rencontre choc du rock et du classique sera programmé sur France 2.

Aujourd’hui, DEMAGO revient sur le devant de la scène en publiant « Camarade X », un nouvel opus coup de poing. Porté par l’interprétation hypersensible et écorchée de Maün, le rock façon DEMAGO se conjugue au présent et au passé, grâce à un son qui vient puiser son influence dans les années 90 (Nirvana, System of a Down), électrisé par les guitares de Bleach, à coups de riffs mélodiques et ravageurs.

Les textes en français dissèquent la société au scalpel, refusant toute concession au chevet d’un réel malade et indigeste. De la société de surveillance au transhumanisme, de la difficulté à vivre sa vie à l’omnipotence de l’argent roi, DEMAGO s’illustre par une écriture au laser, un témoignage unique sur l’émergence d’un monde fragmenté.

Mixé au Vamacara Studio par H.K Krauss (DAGOBA, Les tambours du Bronx ou encore Black Bomb A), le son de « Camarade X » s’avère brutal et corrosif.

Accompagné par Albator, le corsaire sauvage à la batterie, et Hacen, le grand frère érudit à la basse, le groupe prend sur scène une dimension sauvage et intrigante.

Demago ? Décalé, différent, assurément.

Le clip de « Jim » est à découvrir ici

 

Temps Calme

Une troisième voix pour Temps Calme…

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Temps Calme est un trio lillois qui pratique une musique, fruit d’un cocktail entre éléctro, pop, psychédélisme, jazz et krautrock. Fondé en 2018, il implique Olivier Desmulliez (Ed Wood Jr., l’Objet...), Samuel Allain aux claviers (Black Bones) et Nicolas Degrande à la batterie (Roken Is Dodelijk, Louis Aguilar).

Après avoir gravé un premier Ep au printemps 2019, la formation a publié son premier elpee, « Circuit », en 2020.

Son second opus, « Vox III » est paru ce 17 octobre 2022. Temps Calme y propose des morceaux liant reverb’ de guitare à la chaleur des synthés analogiques, entraînés par une batterie appuyant un chant mélodique et entêtant, développant des atmosphères psychédéliques, mélancoliques ou rétro futuristes.

Le clip « Off The Mark » (à découvrir ici) a été réalisé par le vidéaste et photographe Armin Zoghi. Il est né de l'envie d'Olivier, de Samuel et Nicolas de jouer au tennis de table avec des masques d'animaux.

Cette vision décalée en tête, le réalisateur a proposé une histoire en lien avec les sentiments que le morceau lui procurait, dont le destin à la fois comique et dramatique laisse au spectateur seul la libre interprétation narrative…

 

Okay Kaya

La perspective particulière de Jolene…

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Après avoir publié son album « Watch This Liquid Pour Itself », en janvier 2020, Kaya a quitté New York pour l’Europe afin de créer et montrer ses diverses réalisations artistiques interdisciplinaires. Elle a notamment réalisé une installation qui amplifie la musique faite sous l'eau, et une sculpture interactive basée sur la thérapie jungienne du jeu de sable, pour les enfants. Entre ses expositions d'art et ses performances dans les musées, Kaya a enregistré son album elle-même pendant les confinements, dans des studios prêtés par des amis.

Les enquêtes d'Okay Kaya sur l'esprit et le corps, véritable sujet du disque, s’accompagnent de rythmes de danse séduisants, de synthés imprévisibles, de délicates guitares douces et de murmures R&B, un beau chaos où tout s’emboite de façon très naturelle.

À son retour à New York, Kaya était ravie de convier ses amis à participer à l’album. Elle les a invités aux Gaia Studios à Greenpoint, Brooklyn, pour chanter ou jouer d'un instrument. La plupart des chansons de l'album impliquent des performances d'artistes invités variés, dont Nick Hakim, Deem Spencer, Taja Cheek de L'Rain, Adam Green, Farao, Zannie, Aerial East, Michael Wolever, Franziska Aigner, Toniann Fernandez, Moist Paula, LEYA, Stix, Starchild, The New Romantic, Ydegirl, Iris Taborsky-Tasa et Eli Keszler.

Tout comme son processus d'enregistrement qui a commencé dans l'isolement et s'est terminé entourée d’amis, « SAP » commence par l'intérieur et l’introspection, et mène à l'extérieur, à la romance, aux amants qui servent de miroirs amusants, reflétant Kaya à elle-même sous différents angles.

Okay Kaya partage aujourd’hui la vidéo de de « Jolene From Her Own Perspective », nouveau single de son prochain elpee « SAP », qui paraîtra le 4 novembre chez Jagjaguwar.

Sur ce morceau, Kaya Wilkins imagine la némésis de Dolly Parton répondant à sa célèbre chanson, « Jolene ».

Le clip d’animation est à découvrir ici

Allez aussi jeter un œil sur son site, via la page ‘Artistes’, la homepage est vraiment originale.