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Johan Dupont Trio

Johan Dupont Trio sur la balançoire rouge…

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Aujourd’hui, Johan Dupont Trio vous ouvre les portes d’un nouveau chapitre musical : « La Balançoire Rouge ».

Fermez les yeux. Imaginez-vous sur une balançoire, oscillant doucement sous un ciel changeant. Chaque mouvement est une note, chaque souffle une nuance. Ce morceau est une invitation à ralentir, à se laisser porter par une mélodie qui sait se faire à la fois intime et universelle.

« La Balançoire Rouge », c’est un instant suspendu, une rêverie en musique qui ne demande qu’à vous emmener ailleurs…

« Lydia », l'album complet de Johan Dupont Trio est disponible depuis ce 31 janvier 2025.

Le clip de « La Balançoire Rouge » est à voir et écouter

 

 

Scarlett Johansson

Anywhere I Lay My Head

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Pas folle la Scarlett. Jouissant d’ores et déjà d’une reconnaissance internationale grâce à sa filmographie relativement étoffée, cette énième actrice devenue chanteuse n’aura pas du se décarcasser pour assurer la promo de son premier ouvrage. Cet « Anywhere I Lay My Head » s’attaque à quelques uns des classiques de Tom Waits. Un raison suffisante pour attiser la curiosité. Mais lorsqu’on apprend que Nick Zinner (Yeah Yeah Yeahs), Dave Andrew Sitek (TV On The Radio) ou encore le grand David Bowie font partie de l’aventure, on ne peut que se plier à la volonté de la jeune femme et glisser son œuvre dans la platine. Et c’est là où le bât blesse. En effet, se contenter de contempler la pochette aurait peut-être été la meilleure initiative à prendre. Bien que la bravoure de la blondinette soit admirable, elle n’arrive pas à se montrer à la hauteur d’une initiative certes culottée, mais qui tombe à plat une fois l’introductif et instrumental « Fawn » arrivé à son terme.

Johansson enchaîne sur un « Town With No Cheer », dont les mots clés sont « No Cheer ». Ces derniers vont d’ailleurs se ressentir tout au long de la plaque, la voix ténébreuse de l’actrice ne dégageant manifestement pas grand-chose et se noyant dans les instrumentations. Même les deux duos partagés en compagnie de Bowie, qui se contente uniquement d’assurer les chœurs, n’ajoutent aucune plus-value à l’ensemble. Etrangement, « Song For Jo » est probablement le seul morceau qui retient l’attention. Coécrit par Scarlett et Dave Sitek, il s’agit de l’unique plage inédite d’une première œuvre peu exaltante. « I Don’t Wanna Grow Up » et son côté eighties procure éventuellement un peu de cachet à un « Anywhere I Lay My Head » manquant cruellement de vie. L’hommage monotone de Scarlett Johansson à son héros ne risque certainement pas de s’inscrire dans les annales…

 

Johann Johannsson

Englabörn

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Initialement publié en 2002 sous l’égide du label ‘Touch’, ce premier album solo de Johann Johannsson a, rapidement, acquis le statut ultime d’œuvre culte. Et qui dit culte dit précieux. Et qui dit précieux dit introuvable –ou presque. Désormais réédité, vous pourrez à nouveau vous délecter de ces grandes orchestrations nostalgiques. Composés pour les besoins d’une pièce de théâtre, les morceaux d’« Englabörn » découlent des expérimentations érudites de son auteur. Mélangées, retravaillées et superposées, ces pièces sonores ont, finalement, trouvé leur propre identité. Les harmonies avant-gardistes de Johannsson sont d’une profondeur abyssale. Noires et sépulcrales, elles traversent les brumes pour nous toucher en plein cœur. Pourtant, « Englabörn » n’est pas un album facile. Mais l’exigence nécessaire à l’appréhender lui confère une dimension mystérieuse, presque mystique : un monde onirique où les éléments entrent en fusion pour répandre une musique résolument moderne.

Il convient donc de s’impliquer et d’écouter ce quatuor à cordes étaler ses (bonnes) vibrations sur un écrin électronique, de se réjouir de l’impact du piano, de l’orgue, du glockenspiel et des percussions. Assez proche de Steve Reich par son travail de composition, Johannsson signe-là un édifiant point de départ discographique. « Englabörn » reste, avant tout, l’album d’un peintre sonore qui n’hésite pas à poser son pinceau sur une immense toile atmosphérique pour y immortaliser ses plus belles compositions. Johann Johannsson est un véritable paysagiste. Et ses vues sont tellement imprenables qu’on n’y revient toujours, fascinés par la pureté des traits et des émotions véhiculés à travers ces esquisses sonores. Du grand art, donc.

Johann Johannsson

IBM 1401, A User´s Manual

Après avoir concocté deux opus pour le compte du label anglais Touch (« Englabörn » en 2002 et « Virthulegu Forsetar » en 2004), l’Islandais Johann Johannsson ose l’album concept : une histoire d’intelligence artificielle, d’ordinateur capable de jouer de la musique sans soutien extérieur, bref de machine et d’âme, à la « 2001 », avec à la place de HAL l’IBM 1401, l’un des premiers ordinateurs importés en Islande, dans les années soixante. A l’époque l’ingénieur chargé de sa maintenance s’appelait Johann Gunnarsson… le père de Johann Johannsson. C’est lui qui se rendit compte du potentiel musical de l’IBM 1401, avant qu’il ne devienne obsolète et soit détruit en 1971. En hommage à son père et à son travail de technicien mélomane, Johannsson s’est donc amusé à juxtaposer réminiscences électroniques de l’IBM 1401 et strates orchestrales qui rappellent Gorecki et Gavin Bryars. Le résultat sonne comme une longue pièce mélancolique qui laisse rêveur, malgré les interférences désuètes d’une voix digitale supposée d’un autre âge (« Printer », « The Sun’s Gone Dim And The Sky’s Turned Black »). Ballet mécanique aux confins de la musique contemporaine et de l’ambient électronique, ce ‘manuel de l’utilisateur’ est à manier prudemment. S’il évoque la fameuse thématique de l’ordinateur capable de réfléchir sans l’aide de l’être humain, il n’en reste pas moins un disque composé par l’homme, pour l’homme. 2006, odyssée de l’espace RAM ? Un petit back up et la vie continue !

 

 

Bardi Johannsson

Haxan

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Producteur, auteur, compositeur… Bardi Johannsson passe sans complexe du hard-rock à la musique classique, de la publicité au documentaire, de Keren Ann au groupe Minus… Si la pochette de l’album fait penser à une affiche de film de Tim Burton dans lequel Johnny Depp interprèterait le personnage principal, ce n’est pas sans raison. Le point de départ du projet « Haxan » remonte à 2004, lorsque l’Islandais compose un accompagnement sonore pour la projection, à Paris, du film d’horreur culte suédois du même nom (1922). Le chef d’œuvre de Benjamin Christensen, pourtant censuré pendant des années à cause de sa vénération du Diable, trouve alors la bande originale rêvée. Fort de cette expérience, Bardi Johannsson décide de la prolonger et enregistre alors de nouvelles versions (plus courtes) de ses compositions avec l’Orchestre Symphonique Bulgare. Le résultat est ce disque fort qui, et c’est bien là la preuve du génie de l’Islandais, tient parfaitement la route en dehors du film. En sept plages, logiquement intitulées Haxan I, Haxan II, etc., l’auditeur voyage, au gré de son imagination, dans des mondes merveilleux, parfois angoissants, toujours poétiques. Un fantôme ne rôde pas loin… Celui d’Orff peut-être?

Jay-Jay Johanson

Antenna

Après sa pose ‘Psycho’ adoptée sur " Poison ", il y a deux ans, le Suédois arbore aujourd'hui une coupe de cheveux à la Ziggy Stardust (NDR : suffit de regarder la pochette !). De mannequin hitchcockien, le crooner venu du Nord s'est transformé en bête de foire électro-pop, le look androgyne comme nouvelle marque de fabrique. Finies les amourettes jazzy à la Chet Baker (" Whiskey ", 1996), l'easy listening à donner le bourdon (" Tattoo ", 98) et les ambiances mortuaires em" Poison "nées : Jay-Jay Johanson s'est mué en diva du dancing sous perfusion eighties, ressortant ses vieux Human League et Pet Shop Boys du placard pour emballer les ‘club babes’ de Scandinavie et d'ailleurs. " So Tell The Girls That I'm Back In Town ", chantait-il sur " Whiskey " : désormais Jay-Jay se la joue platform boots et beats au carré, avec cette touche de mélancolie qui l'a toujours caractérisé ; une manière de faire fondre les midinettes " girly ", amoureuses d'électro-disco et de (International DeeJays) gigolos. Jay-Jay, bourreau techno au cœur tendre ? " Déjà Vu " en boucle sur les platines, c'est l'été indien en pleine tempête de neige, le " Destinés " de Guy Marchand revu à la sauce 2002. Peut-être qu'enfin, Jay-Jay devrait passer à la radio (" On The Radio "), tant ses ritournelles emballées par les électroniciens de Funkstörung fondent sous la langue et procurent des chaleurs. Il est loin le temps où Johanson reprenait " Neon Lights " de Kraftwerk la mine décatie et les mains glacées : " Antenna " s'écoute bien au chaud, les paluches moites et baladeuses. Du hit " Automatic Lover " à la Moroder au björkien " Tomorrow " (très " Homogenic ", avec ses embellies de cordes et ses beats syncopés), " Antenna " se permet un sacré flash-back eighties sans pour autant sentir la vieille chaussette : un bon disque pour 2002, le meilleur de Jay-Jay depuis " Whiskey ".

 

Johan

Pergola

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Réunissant 5 Bataves, ce groupe en est déjà à son deuxième opus, en 5 ans d'existence. Chanteur, Jacco De Greeuw est à la tête de cette formation. Il a d'ailleurs composé les 12 titres de ce " Pergola ". Certains disent qu'il a glorifié le phénomène de la pop song (!). Et ils ont raison. Mais alors la pop song des années 70-80, c'est-à-dire celle des Beatles et compagnie. L'album entier leur est dédié et les nostalgiques pourront y retrouver leurs repères primaires. Il paraît que leur premier opus appartenait à la grande famille du pop classique et que le monde entier leur avait réservé un accueil chaleureux ! (NDR : heu, faudrait peut-être préciser la planète sur laquelle est sorti leur premier elpee). Pour leur second, le ‘monde’ n'est peut-être pas encore très au fait avec sa sortie sur le marché. Mais il est certain que rendre attrayant un concept monotone, à la limite de la fadeur n'est pas chose aisée. Très calme et très classique dans l'ensemble, ce disque manque cruellement du petit plus, qui pourrait le rendre original. La plupart des chansons campent sur le même ton et respectent le schéma classique des ballades romantiques et sirupeuses. Et c'est véritablement là le nœud du problème ; car le manque de piquant surcharge les mélodies. Pour ceux qui recherchent une musique de fond exempte de rythmes travaillés, ce morceau de plastique constituera celui qu'ils attendaient tant. Au volant ou lors de soupers entre amis, ces différentes compositions brilleront par leur absence de présence !

 

Jay Jay Johanson

Whiskey

De son véritable nom Jäje Johansson, Jay Jay Johanson est un auteur/compositeur/interprète suédois. En compagnie de son groupe, il vient d'enregistrer son premier album. Un disque très curieux, original même, réalisant la fusion entre la musique symphonique, l'électronique et le jazz nightclubien. Parfois on pense à My Life Story, à cause des arrangements de cordes et puis du baryton emphatique de Jäje, parfois à une version masculine, mais aussi syncopée, d'Anna Domino, et puis surtout à Björk, pour la richesse des arrangements synthétiques. Mais cette fusion hétéroclite ne se fait jamais au détriment du sens mélodique des chansons, avouons-le, particulièrement aiguisé chez Jay Jay Johanson.