L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Hooverphonic
Suede 12-03-26
Bernard Dagnies

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jeudi, 24 octobre 2013 12:04

Acrobats

C’est en 2010 que ce quatuor liégeois a publié son premier Ep, « Slackers and slaves. « Acrobates » constitue donc la suite logique de ce premier essai. Un disque qui a néanmoins bénéficié de conditions idéales d’enregistrement. Et pour cause, il a été concocté au sein des studios Brighton Electric, fréquentés autrefois par The Cure ; et sous la houlette de Ja Jago, ex-guitariste de The Ghost of a Thousand, dont la carte de visite épingle notamment la mise en forme de long playings pour The Maccabbes ou encore Mastodon. Découpé en 10 plages, cet opus propose un punk mélodique qu’on pourrait situer à la croisée des chemins de Green Day, Nada Surf et Sum 41. Les compos sont bien enlevées et dynamisées par des cordes de guitare pétillantes et vivifiantes, parfois même furieuses. La voix est tour à tour claire, déclamatoire ou rugissante. Les chœurs sont bien balancés. Les drums souples. La ligne de basse est cotonneuse. Le sens mélodique, en général, préservé. Un seul titre plus élaboré, caractérisé par ses changements de rythme : « Fits and starts ». C’est peut-être le reproche que l’on peut reprocher à Chickfight, l’uniformité de ton. Mais dans le style, c’est plutôt bien fichu. Paraît que c’est sur les planches que le combo donne toute la mesure de son talent. Il a d’ailleurs assuré les premières parties pour Limp Bizquit, Cypress Hill et Sum 41. Evidemment !

 

jeudi, 24 octobre 2013 11:27

Sky hits ground

Mintzkov est une formation anversoise qui a remporté le célèbre Humo Rock Rally en 2000, au nez et à la barbe d’Admiral Freebee. Le band a publié 4 albums, dont ce dernier, intitulé « Sky hits ground », réalisé en D.I.Y. Depuis l’écriture à la production, en passant par le booklet. Peu de temps après la sortie de leur elpee précédent, « Rising sun, setting sun », le groupe a été frappé par la mort d’un des membres fondateurs, le guitariste Bert Van Den Roye, des suites d’une overdose. Ce dernier opus lui est d’ailleurs dédié. Les lyrics des compos évoquent d’ailleurs les thèmes de la mort et de la perte, même si cette souffrance est teintée d’espérance.

Mintzkov a souvent été comparé à dEUS. Sans doute à cause du timbre vocal de Philippe Bosschaerts, assez proche de Tom Barman. Et puis des riffs de gratte, aux accents dramatiques. Ce qui colle parfaitement aux compos de ce « Sky hits ground », même si elles se révèlent plus contagieuses que celles de leurs illustres concitoyens. Surtout quand elles sont abordées dans l’esprit de Mud Flow. A l’instar de « World of mouth », une plage soulignée de superbes harmonies vocales. Toujours soignées, par ailleurs. L’elpee s’ouvre paradoxalement par un ancien titre, « Slow motion, full ahead », une démo retravaillée et transformée en potentiel, et s’achève par la piste la plus mélancolique, le titre maître en l’occurrence, finalement plus proche de Girls In Hawaii qu’on ne l’imagine. Et on sait pourquoi…

 

jeudi, 24 octobre 2013 11:22

Do it yourself (Ep)

Quand on choisit un tel patronyme, on risque automatiquement de passer inaperçu sur les moteurs de recherche. C’est un choix. En outre, vouloir rester incognito n’est pas de nature à développer sa notoriété. Et rarement le D.I.Y. , d’ailleurs…

Bref, « Do it yourself » constitue le premier Ep de cet ensemble louviérois, dont le drummer n’est pas un néophyte, puisqu’il milite également chez Romano Nervoso. C’est sans doute la mode, mais les musicos ont décidé de se choisir des pseudos et puis de se produire masqués. En fait, ils colorent le tour de leurs yeux d’une bande noire pour finalement ressembler à quatre zorros.  

Six plages figurent sur ce disque pour un total de 27 minutes. Et après une première écoute, une constatation s’impose, le band a beaucoup écouté Muse. Chant et/ou harmonies vocales falsetto, refrains hymniques et envolées de guitares épiques voire symphoniques, le constat est flagrant. Les compos sont pourtant superbement ficelées. Et tout particulièrement « The mass », la piste qui clôt l’Ep. Plus recherchée, parcourue par une ligne de basse aventureuse, elle s’achève par un extrait de « La foule » de Piaf, jouée à l’accordéon. Et les autres pistes ne manquent pas d’allure. Depuis « Blah blah blah », titre punk rock enlevé, mais bien maîtrisé, qui ouvre les hostilités à « Experimental death », caractérisé par sa ligne de basse menaçante et les riffs de gratte déchiquetés, hypnotiques, dignes de Queens of The Stone Age. Un morceau plus dansant néanmoins, « Elekphant ». Surtout la première moitié de parcours. Presque disco, mais dans l’esprit de Cerrone. Avant de replonger dans l’univers de la bande à Matthew Bellamy, malgré les sorties de six cordes déjantées.

Un bon début, même si la formation aurait tout intérêt à bien digérer ses influences pour pouvoir progresser…

 

samedi, 19 octobre 2013 03:00

Hippopotard 2013 : samedi 19 octobre

Un peu plus de monde que lors des éditions précédentes pour cet Hippopotard, mais pas encore suffisamment pour permettre aux organisateurs d’équilibrer leur budget. A peine 150 personnes, c’est nettement insuffisant. Or, de nombreux médias, presse écrite y compris, s’étaient mobilisés pour soutenir cet événement. Et comme pour accumuler les obstacles, comme par hasard, le passage à niveau sis à Havinnes, qui permet d’atteindre Béclers depuis Tournai, est fermé depuis la veille. Bonjour les déviations !

Votre serviteur et Vincent débarquent dans la Rotonde, alors que Delirium Slap Kid a déjà terminé son set. Place alors au duo humoristique Twin Towers. Affublé de grandes barbes et coiffés de chapeaux de cow-boys, ils ont manifestement le look des ZZ Top. Pour le reste, leur set est manifestement burlesque, mais les reprises proposées sont souvent (volontairement ?) massacrées. Et les vocaux flirtent régulièrement avec le faux. On a même droit à une adaptation d’un standard du pop/rock en picard. Bref, Olivier et Fred ne passeraient même pas le premier tour lors d’une sélection pour The Voice. Par contre, ils auraient leur place, lors d’une séance du cabaret wallon à Tournai.

New Bag, ce sont les locaux de la soirée. Ils s’étaient déjà produits dans le cadre du festival, en 2008. Et leur line up est enrichi d’une chanteuse métisse. Qui possède une superbe voix, soul, complémentaire à celle de Jean-François Decaluwé. New Bag est également un groupe de reprises, et les versions proposées sont à la fois originales et soignées. Sauf que les balances sont catastrophiques. Les basses plombent le concert. Les voix sont noyées dans l’ensemble et aucun instrument n’est mis, même circonstanciellement en exergue. Et pourtant, les musicos ne ménagent pas leur peine, sans se rendre compte de la situation. Un petit tour par la console, nous a permis de comprendre que les responsables de la sonorisation étaient des néophytes et apprenaient un peu sur le tas. Evidemment on ne mixe pas un groupe comme une soirée dansante. Assurer le rôle d’ingé du son nécessite de l’expérience. N’empêche, notre intervention permettra au dernier groupe de bénéficier d’un meilleur support.

Reverend Zack and The Blues Preachers clôturaient donc la soirée. Un quintet drivé par le chanteur/harmoniciste Fred Janus qui tourne depuis pas mal de temps. Et pas seulement dans la région, puisqu’il s’est même produit au Magasin 4. Un combo au sein duquel milite également Jonathan Blondel de Skarbone 14, qui a troqué sa basse contre une énorme contrebasse de couleur rouge. Le line up est complété par deux gratteurs, un bassiste et un drummer. Votre serviteur n’est pas grand spécialiste en blues, mais manifestement le band s’inspire essentiellement des Paladins et de Howlin’ Wolf. Auquel la formation emprunte un titre, au cours de son set. Et pour la compo la plus hypnotique de la prestation, à John Lee Hooker. Fred alterne entre musique à bouche, microphone conventionnel ou astatique. Et les morceaux s’enchaînent naturellement. Seule ombre au tableau, les drums sonnent parfois un peu plats. En cause, l’installation du kit de batterie à même le podium. Le recours à une petite estrade voire à des tapis de sol serait peut-être judicieux pour rendre les martèlements de fûts plus sonores. Sans quoi chaque musico aura droit à son petit billet de sortie, et notamment Jonathan en fin de parcours qui se met à chevaucher sa contrebasse avant d’en jouer, couché sur le dos. Un bon petit concert, même si on sent que les musiciens sont un peu las de jouer le même répertoire depuis un peu trop longtemps. A mon avis, Fred va prendre une pause avant de revenir avec de nouvelles compos ou alors sous une autre formule…

(Organisation Hippopotard)

 

Pour la première fois, Columbia a décidé de se pencher sur un disque bien précis du Zim, « Another self portrait ». Un double elpee paru en 1970 qui avait été littéralement descendu par la presse. Un éminent chroniqueur yankee avait même écrit, à l’époque, après avoir écouté ces disques : ‘C’est quoi cette merde ?’. Un peu plus de 4 décennies plus tard, le label major a donc voulu revenir sur cet épisode. A travers 16 versions alternatives et surtout dépouillées (NDR : sur 24) de cet LP tant décrié. Et le tout est enrichi de démos, traditionnels revisités, inédits, prises ‘live’ (NDR : à l’Ile de Wight en compagnie du Band) et compos réarrangées (NDR : de « New morning », notamment), des morceaux enregistrés entre 1969 et 1971. Et à nouveau sur un double compact disc. Pour un total de 35 plages.

En fait à l’époque, Bob en a un peu assez de son statut de révolutionnaire. Il a envie de tourner la page. Et puis, il vient de se prendre une pelle en moto. Il doit impérativement sortir un album pour CBS. Et lors des sessions, il invite, entre autres, David Bromberg, George Harrison et Al Kooper. Des sessions totalement bordéliques qui puisent tour à tour dans la pop, le folk, le blues ou le jazz, et surtout dénoncent l’attitude un peu je-m’en-foutiste du natif de Duluth. Qui d’ailleurs ne va composer que 5 véritables nouveaux titres. Dont le fameux « Wigwam », jolie ballade mélodique, sans texte, qui paraîtra en single.

Le disque va ensuite être gonflé d’arrangements divers, à Nashville. Le producteur Bob Johnson va tapisser les compos de chœurs, rythmiques, cuivres et cordes. Sans doute pas une bonne idée. Et on s’en rend compte à l’écoute des versions originelles. Pas nécessairement ce que Dylan a fait de mieux, mais pas pour autant dénuées d’intérêt. D’autant qu’épurées, les compositions passent bien mieux la rampe… Faut aussi dire qu’à cette époque, la tendance était aux orchestrations emphatiques. Pensez à « Let it be » des Beatles. Et le Zim était également tombé dans le panneau.

 

Une version ‘3 disques’ du brillant album « The Next Day » sortira le 4 novembre. Intitulée « The Next Day Extra », cette édition collector réunira :

Les 14 chansons de l’album original

Un CD de 10 chansons bonus (dont 5 titres inédits et 2 remixes)

Un DVD avec les 4 courts-métrages réalisés pour « Where Are We Now? », « The Stars (Are Out Tonight) », « The Next Day » et « Valentine’s Day ».

http://www.davidbowie.com/

https://www.facebook.com/davidbowie

https://twitter.com/DavidBowieReal

http://www.youtube.com/user/DavidBowieVEVO

 

vendredi, 27 septembre 2013 13:29

La Increíble historia de un hombre bueno

Depedro n’est autre que le projet de Jairo Zavala, un des nombreux musiciens qui appartient au collectif de Calexico. Pas étonnant que pour enregistrer son nouvel opus, il a reçu le concours de Joey Burns, John Convertino, Paul Niehaus, Martin Wenk et Jacob Valenzuela. Mais également de Tony Allen (Fela Kuti), Nick Urata (DeVotchKa), Bernard Fanning (Powderfinger). Et la liste est loin d’être exhaustive. En outre, les sessions d’enregistrement se sont déroulées au sein des studios de Craig Schumacher (Neko Case, Iron &Wine, M. Ward).

Malheureusement, malgré la participation de tout ce beau monde, on ne peut pas dire que le résultat soit à la hauteur. Jairo a une belle voix, mais en chantant en espagnol (NDR : seul « You and I » est chanté dans la langue de Shakespeare), on a l’impression que la plupart de ses compos se gorgent de sentimentalisme. Et culbutent dans la variété. A la limite, certaines d’entre elles pourraient représenter l’Espagne, l’an prochain, au concours Eurovision. On épargnera cependant le cuivré « Sanity », le très subtil « A veces » et le final, « El pescador », un vieux standard de cumbia judicieusement réadapté. Au vu du dream team dont il a disposé, Depedro aurait pu nous concocter un disque bien plus excitant…

 

Pour enregistrer « Chore of enchantment », Joey Burns et John Convertino font encore, officiellement, partie de Giant Sand, mais manifestement, leur esprit est de plus en plus focalisé sur leur projet Calexico. Ils n’y apportent, d’ailleurs, leur concours, à la basse et aux drums que sur une petite moitié de l’album. Une absence compensée par de nombreux invités. Parmi lesquels figurent Juliana Hatfield et Cat Power aux vocaux. Gelb coproduit l’opus. En compagnie de l’inévitable John Parrish, à Tucson, de Jim Dickinson, à Memphis, et de Kevin Salem à New York.

L’opus est dédié à la mémoire de Rainer Jaromir Ptacek, décédé en 1997, un joueur de slide que Gelb appréciait tout particulièrement. En fin de parcours, il lui réserve d’ailleurs un titre, « Shrine ». Hormis l’une ou l’autre plage plus punk et électrique (« 1972 », « Satellite »), le long playing privilégie les plages indolentes, profilées sur le vocal aride, hanté du leader, dont le timbre semble camper un hybride entre Léonard Cohen et Lou Reed. Parfois même proche de Vic Chesnutt. Pas étonnant que l’œuvre soit aussi ténébreuse et énigmatique. Il y a même ponctuellement du mellotron et une boîte à rythmes. Beaucoup de guitare sèche. Sur le premier cd, on a droit à un remix de John Parish consacré à « Shiver », en bonus track. Ah oui, pour le titre de l’album, Howe a de nouveau pensé à Ptacek, puisque ce dernier appréciait tout particulièrement l’opéra…

La même année, Giant Sand publie un second volume de sa série de bootlegs officiels, qu’il sous-titre « The rock opera years ». Le cd propose 13 titres, dont plusieurs versions différentes de compos figurant sur « Chore of enchantment », et notamment une superbe version live de « Dusted ». Parmi les indédits, on épinglera une cover du « Music Arcade » de Neil Young, à laquelle participent Evan Dando et Victoria Williams (NDR : on suppose aux backing vocals) ainsi qu’une rumba particulièrement entraînante, qui clôt l’opus, « No good ».  Un disque plus expérimental, en général plus électrique, flirtant régulièrement avec le jazz, même si les bases country/rock sont toujours bien présentes. En bref, plus proche de ce que Giant Sand propose, à l’époque, sur les planches.

 

vendredi, 27 septembre 2013 13:27

Is all over the map (25th anniversary)

Quand Howe Gelb enregistre cet opus, Joey Burns et John Convertino ont quitté Giant Sand pour se concentrer sur leur nouveau projet, Calexico. Cependant, lors des sessions d’enregistrement, il reçoit le concours de toute une série d’invités, parmi lesquels on épinglera la présence de feu Vic Chesnutt, Scout Niblett et Eric Drew Feldman (NDR : il a notamment bossé pour Captain Beeheart). Des tas de musiciens danois également. Sans oublier John Parish. A la production, mais également et circonstanciellement aux drums, au mellotron et à la guitare ‘national’. Et cet elpee en revient à une forme plus expérimentale. Explorant tour à tour, la country, le blues, le folk, le roots, le jazz, le rock, sous leur aspect le plus alternatif. Un essai presqu’aussi audacieux que « Center of the Universe », paru en 1992. Il y a même du ragtime, de la rumba, du paso doble, de la valse, du psychédélisme, du swing, du slowcore (déjà !), de la lo-fi et même une adaptation plus qu’approximative d’« Anarchy in UK » des Pistols, rebaptisée pour la circonstance « Anarchistic Bolshevistic Cowboy Bundel », chantée par sa fille. Bref, un disque qui marque le retour de Giant Sand à l’expérimentation…

 

vendredi, 27 septembre 2013 13:22

Varvakios

L’album s’ouvre par des bruits de foule, probablement captés dans un marché ou lors d’une vente à la criée. En Grèce. Du brouhaha, qu’on retrouve au début de la plupart des morceaux. Car oui, il a été enregistré et mixé à Athènes, sur trois jours, en 2012, alors que dans la rue, éclataient des émeutes anti-austérité. Faut dire que Savage Republic a toujours été engagé dans la lutte sociopolitique. Fondé en 1980, il s’était séparé en 1990, avant de se reformer en 2002. Mais le line up initial, ne compte plus de membre fondateur. Sauf peut-être Bruce Licher, mais qui se contente de dessiner les pochettes.

Ce n’est pas la première fois que Savage Republic s’intéresse à la République hellénique. « Film noir », un de leurs singles, proposait en flip side une version du célèbre « O Adonis », une chanson révolutionnaire signée Mikis Theodorakis. Mais revenons à ce « Varvakos ». Découpé en 8 plages, il a bénéficié du concours de Blaine L. Reiniger (Tuxedomon). Au violon, bien sûr. Tout d’abord sur le titre maître, une piste à coloration balkanique. Lors d’un superbe morceau acoustique, minimaliste, intitulé « Poro », qu’il entame d’abord seul au milieu du tumulte. Sans quoi, on retrouve la patte post punk bien spécifique du combo californien (Los Angeles), caractérisée par ces drums tribaux, ces guitares noisy, stridulantes, et cette basse vrombissante, sur plusieurs titres : « Sparta », « Hippodrome », « Anatolia » et « Kara », seul compo chantée, au cours de laquelle l’archet de Blaine virevolte littéralement. Un morceau plus expérimental, « Pigadi », histoire de ne pas oublier que le band a aussi, autrefois, flirté avec l’indus. Un retour intéressant, même si les bruitages tirent parfois un peu trop en longueur…