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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 07 mars 2014 10:58

Desert skies

Beachwood Sparks est une formation californienne, issue de Los Angeles très exactement, qui s’est séparée en 2002, avant de se reformer en 2008. Outre les Eps et les singles, leur discographie compte quatre albums : un éponyme en 2000, « Once We Were Trees », l’année suivante, « The Tarnished Gold » en 2012 et ce « Desert skies », un opus qui réunit des enregistrements datant de 1997 réalisé par le line up originel. Gravé en single, « Desert skies » était, à l’origine un single. Il était sorti en 1998. Et sert donc également de titre à cet elpee. Outre les huit titres d’époque, le disque est enrichi de 4 bonus tracks. Trois versions différentes du tracklisting, dont une originale de « Time », ainsi qu’un inédit, « Charm ».

A leurs débuts, le band s’inspirait manifestement de la musique West Coast de la fin des sixties et du début des seventies. Et en particulier Buffalo Springfield, les Byrds, Flying Burrito Brothers, Grateful Dead voire Jackson Browne. Mais pas seulement. Déchirés entre psychédélisme, americana et garage, certains titres sont alors bien dans l’air du temps. Imprimé sur un mid tempo, le mélancolique et vivifiant « Time » évoque ainsi le Paisley Underground de Dream Syndicate. Plus léger, « Make it together » aurait pu figurer au répertoire des Posies, tout en adressant un clin d’œil aux Beach Boys. Enlevé, caractérisé par ses interventions de claviers vintage, « Watery moonlight » pourrait être le chaînon manquant entre Inspiral Carpets et les Zombies. Plus curieux encore, l’une ou l’autre plage baignent dans un climat réminiscent des Stone Roses, mais privé de house. Et je pense tout particulièrement à « This is what it feels like », malgré ses intervalles sinusoïdaux, sydbarretiens. Un psychédélisme le plus souvent aventureux. Parfois même audacieux. Capable de virer au space rock voire au kraut rock. Et si les interventions de guitare ainsi que de pedal steel sont particulièrement vivifiantes, il faut reconnaître que l’amplitude du drumming booste les compos, même les plus mélancoliques. Et au vu des références susvisées, vous vous doutez que les vocaux sont soignés. Enfin si les esprits chagrins reprocheront certainement un manque d’homogénéité à ce long playing, c’est tout simplement parce que pour l’époque, les compos étaient diablement créatives…

 

vendredi, 07 mars 2014 10:53

Waking Lines

« Waking lines » constitue le premier album de ce quartet établi à Manchester, une formation qui pratique une forme de shoegaze teintée d’electronica, dans un style qu’on pourrait situer à la croisée des chemins de Yeasayer, White Lies et Friendly Fires. Pour celles et ceux qui ont vécu les eighties, ils penseront plutôt à un Cocteau Twins, au sein duquel Elisabeth Fraser aurait cédé le relais à des chœurs vaporeux. Vaporeux, c’est vraiment le terme judicieux pour qualifier leur solution sonore. De temps à autre, il y a bien un tempo new wave pour secouer le cocotier, à l’intar de « Street fires » ou surtout de « Face marks », dont le sens mélodique lorgne incontestablement vers Animal Collective ; mais le plus intéressant arrive en bout de parcours, et tout particulièrement sur « Induction » et « Climbing out », plages au cours desquelles les cordes de guitares commencent à scintiller et même à tintinnabuler comme chez Kitchens of Distinction. Une belle perspective de sortie que le band aurait tout intérêt à explorer, s’il ne veut pas s’évaporer dans l’éther contemporain…

 

jeudi, 27 février 2014 17:08

Canvãs Do Brasil

Evidement, vu que la prochaine coupe du monde de football, qui se déroulera au Brésil en juin prochain, approche à grands pas, il fallait s’attendre à des retombées dans l’univers de la musique. Mais paradoxalement, plutôt que de se concentrer uniquement sur un produit marketing, cette compile réunit aussi bien des classiques incontournables (NDR : Antonio Carlos Jobim, Marcos Valle, Gilberto Gil, Elis Regina, João Gilberto, Jorge Ben, Milton Nascimento, Caetano Veloso, Astrud Gilberto, etc.) que des découvertes. Le tout en 81 titres. Dans un box de 4 cds. Depuis la bossa nova des 60’s à la musique populaire traditionnelle (MPB) en passant par la samba. Seul souci, parmi ces découvertes, on reste quelque peu sur sa faim. La plupart de ces morceaux baignent dans une forme de lounge ou alors flirtent carrément avec une variété contemporaine peu inspirée…

 

jeudi, 27 février 2014 17:01

Caramel

Après avoir publié un remarquable album en 2012, « Forever Dolphin Love », Connan Hosford est donc parti en tournée. Flanqué de son groupe, en compagnie de Charlotte Gainsbourg, et puis comme supporting act pour Radiohead, aux Antipodes. « Caramel » constitue donc son second opus. Un disque qui a été enregistré en un mois dans un hôtel de Tokyo. Et… le résultat m’a laissé sur ma faim. J’ignore combien de pétards le Néo-zélandais a dû fumer pour pondre une solution sonore pareille, mais les 11 plages baignent au sein d’un climat plus que vaporeux. On a même parfois l’impression que les compos tournent au ralenti. Elles sont certainement psychédéliques, toujours aussi aquatiques, terriblement sensuelles... sauf qu’on se demande si elles n’ont pas été écrites suite à une panne érectile…

 

jeudi, 27 février 2014 16:55

Shine tour light

Gap Dream, c’est le patronyme du projet monté par Gabriel Fulvimar, un personnage qui a participé aux prémices de Black Keys. Etonnant, car sa musique est essentiellement tramée sur des claviers. Le plus souvent vintage. Et des boîtes un rythmes. De la guitare quand même. Fuzz. Et puis la voix. Chargée de reverb. Après avoir publié un premier elpee éponyme début 2013, il s’est empressé d’en graver ce second, intitulé « Shine tour light ». Brian Eno (« Here come the warm jets »), Giorgio Moroder, Grandaddy et Jean-Michel Jarre hantent la plupart des compos de cet opus. Les mélodies ne sont pas trop mal ficelées, mais finissent par toutes se ressembler. Et les instruments de se fondre dans un magma sonore au sein duquel on parvient difficilement à les distinguer. Deux exceptions qui confirment la règle : l’hymnique « You’re from the shadow » et le superbe « Immediate life sentence », floydien dans l’esprit de Syd Barrett. Même les vocaux sont sinusoïdaux. Dommage que tout l’LP ne soit pas de cette trempe…

 

jeudi, 27 février 2014 16:48

Live at the cellar door

Nous sommes fin 1970. Neil Young se produit à 6 reprises au Cellar Door, célèbre club de Washington DC. Il vient de publier l’incontournable « After the gold rush ». Et une majorité de titres joués au cours de ces sets sont issus de cette œuvre. Dont le titre maître. Les 13 plages de ce long playing ont donc été sélectionnées parmi cette série de shows. Acoustiques. Sur ce disque figurent également deux covers de Buffalo Springfield, « Flying on the ground is wrong » et « I am a child », un inédit, « Bad fog of loneliness », une version unique de « Cinamon girl » interprétée au piano et deux plages jamais immortalisées en public, « Old man » et « See the sky about to rain », qui ne seront gravées sur disque que quelques années plus tard. Neil chante de sa voix si caractéristique, en s’accompagnant tantôt à la sèche ou au piano. L’émotion est palpable. Mais un set ‘unplugged’ se vit plus qu’il ne s’écoute. Et plus particulièrement chez le Canadien…

 

Damon Albarn se produira ce jeudi 3 juillet dans le cadre du festival Rock Werchter.

Pour plus d’infos : http://www.rockwerchter.be

 

 

jeudi, 30 janvier 2014 16:46

Any port in a storm

Drôle de patronyme pour ce groupe fondé par un Australien exilé à New York. En fait il s’agit du nom de la série TV préférée de la mère du leader, Craig Dermody, quand il était gosse. Lorsqu’il a publié son premier opus, en 2010, « Para Vista Social Club », il vivait encore à Melbourne. « Any port in a storm » constitue donc le second opus de Scott & Charlene’s Wedding, même si en en 2012, on recense un split cd partagé en compagnie de Peak Twins.

Mais venons en à cet opus. Ce qui frappe d’abord, c’est la voix de Dermody. Laconique, désabusée, elle campe un hybride entre Bob Dylan, Shaun Ryder (Happy Mondays) et Mark E. Smith (The Fall), évoluant même parfois à la limite du faux. Le titre qui ouvre l’elpee, « Junk shop », baigne même dans un climat ‘madchester’. C’est un peu l’exception qui confirme la règle, car le reste de l’opus –enfin l’essentiel– évoque à la fois les Replacements (la structure punk) et les Skids voire Big Country (ces cordes de guitares tintinnabulantes, angulaires, épiques, épousant parfois même la sonorité d’une cornemuse). Pas toujours une bonne idée, même si l’ensemble tient bien la route. Finalement, c’est quand ces grattes se fondent mieux dans l’ensemble que les compos sont les plus convaincantes. A l’instar de « Downtown », caractérisé par sa section rythmique plus marquée, dans l’esprit de Celibate Rifles et de Radio Birdman. Encore que cette section rythmique soit généralement offensive, même sur les ballades que je qualifierai d’uptempo.

On évoquera quand même la nature des lyrics. Parfois complètement loufoques. Comme sur « 1993 », traitant d’une conférence de presse organisée dans le cadre d’une rencontre de la N.B.A. Démontrant que Craig est capable d’écrire une chanson sur tout ce qui lui passe par la tête…

Et l’Ep « 2weeks », qui enrichit l’elpee, corrobore mon point de vue. Sur les cinq titres, les guitares sont tout aussi scintillantes, mais moins envahissantes et surtout plus subtiles, parfois même semi-acoustiques (Feelies ?). A l’instar de « My world ». Et puis participent activement à un morceau irrésistible, imprimé sur un tempo tribal hypnotique, « I wanna die ». Ou alors se révèlent judicieusement filandreuses, comme sur « Hazy morning » qui nous renvoient une nouvelle fois aux Replacements…

 

jeudi, 30 janvier 2014 16:44

Sweet summer sun (Dvd)

Flashback : le 5 juillet 1969, les Stones se produisent à Hyde Park. Soit deux jours après le décès de Brian Jones. Pour le remplacer à la guitare, Mick Taylor. Quarante-quatre ans plus tard, la formation mythique est de retour sur la pelouse royale londonienne. Pour y célébrer ses 50 ans de carrière. A deux reprises. Accueillant chaque fois 65 000 spectateurs. Soit les 6 et 13 juillet. Avec un matos bien plus conséquent, des artifices visuels considérables et même une longue avancée au milieu de la foule pour permettre à Mick Jagger de circuler. Le Dvd a sélectionné 19 morceaux parmi ces concerts. Et le tout est entrecoupé de commentaires accordés par Mick Jagger ainsi que d’extraits du concert de 1969. Cerise sur le gâteau, Mick Taylor –qui avait quitté la formation en 1974– suite à un différent considéré à l’époque comme irréversible, est venu donner un fameux coup de gratte sur deux titres, « Midnight Rambler » et « Sastisfaction ». Deux heures de spectacle au cours duquel les presque septuagénaires, Mick Jagger, Keith Richards, Ron Wood et Charlie Woods, soutenus par un backing group bien rôdé, vont enflammer un public réunissant toutes les tranches d’âge, en interprétant quelques uns de leurs plus grands classiques. Depuis « Street fighting man » à « You can’t always get what you want”, magnifié par le concours d’une chorale, en passant par « Honky tonk woman », « Gimme shelter », « Jumpin’ Jack flash », « Sympathy for the devil », « Pain tit black » et Brown Sugar ». Un seul souci, le son. Pas sa qualité, mais son inconstance. Est-ce dû au mastering ? Je n’en sais rien. Mais lorsque les compos montent en puissance, il est systématiquement ‘plafonné’. Et c’est franchement désagréable. C’est dit !

 

jeudi, 30 janvier 2014 16:29

Idiots

En 2002, la bande aux frères White pondait « Holes in the wall », un album unanimement salué par la critique. Une œuvre qui aurait dû leur ouvrir les portes du succès planétaire. Ce qui ne s’est finalement pas produit, malgré la publication de deux autres albums (« The American Adventure » en 2003 et « No need to be downhearted en 2007) ainsi que d’un mini elpee (« The Human Body » en 2005) de bonne facture, mais pas aussi remarquable que le premier opus.

« Idiots » constitue donc leur quatrième long playing. Les compos ont conservé ce sens mélodique aussi raffiné, ces harmonies vocales ensoleillées et ces arrangements soignés. On pense bien sûr aux Beatles et tout particulièrement à McCartney (le ludique « Mr Mitchell » ainsi que « Never again », une ballade veloutée, uniquement soulignée d’accords de piano), donc au new Mersey sound (Lightning Seeds, Pale Fountains, Boo Radleys), mais aussi et surtout au mouvement postcard (Aztec Camera, Go Betweens) et puis aux formations qui ont été marquées par cette scène, comme Belle & Sebastian, à l’instar du swinguant « One of those days » ; une forme légèrement jazz voire bossa nova qui contamine le lyrique « Brother you must walk you path alone », malgré sa ligne de guitare country. Tout en réalisant une synthèse parfaite de la pop insulaire (NDR : vous pouvez ajouter dans leur solution sonore un zeste de Squeeze et un chouia de Lilac Time), TESP lorgne épisodiquement de l’autre côté de l’Atlantique. Manifestement sur le titre qui ouvre l’LP, « The sun never sets around here », réminiscent de Fountains of Wayne et tout au long de « Lily », abordé dans l’esprit de Weezer. Quant à « Welcome to the weirdness », il nous replonge au cœur des seventies, en adressant un clin d’œil à Electric Light Orchestra. Un album de pure pop, qui risque malheureusement de passer une nouvelle fois inaperçu.