Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Bernard Dagnies

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jeudi, 30 janvier 2014 16:10

Echo street

Fondé en 1999, Amplifier nous vient de Manchester. Avant d’enregistrer ce quatrième opus, le line up du groupe avait subi quelques changements. Tout d’abord, Neil Mahoney a cédé sa basse à Alexander Redhead. Ensuite, après le split d’Oceansize, Steve Durose a rejoint le line up, comme second guitariste.

La presse spécialisée était tombée sous le charme de « The octopus », le précédent elpee du band mancunien. Un œuvre conceptuelle ténébreuse, ambitieuse, découpée en 16 plages, s’étalant sur plus de 2 heures et enrichie d’un livret de 70 pages. Et qui avait exigé une bonne année de travail. « Echo steet » n’a nécessité que 2 mois de sessions. Une œuvre moins prog (NDR : quoique !), mais publiée sur le label Kscope, c’est-à-dire qui héberge notamment Anathema, Steven Wilson et Porcupine Tree.

Un Porcupine Tree qui semble paradoxalement avoir contaminé le psychotique « The wheel ». Une constante ? Le soin apporté aux harmonies vocales. L’épuré « Between today and yesterday » rappelle même la conjugaison des voix opérée entre Crosby, Stills & Nash, à une époque bien West Coast. Sans quoi, il faut reconnaître que les références aux nineties sont omniprésentes. Les douze minutes de ballade mélancolique consacrées à « Extra vehicular » lorgnent manifestement vers le « Black hole » de Soundgarden. Sommet du long playing, le titre maître baigne au sein d’un climat éthéré digne de The Verve circa « A storm in heaven », même si les vocaux nous transportent du côté sombre de la lune… Steve Durose (NDR : ou plutôt le défunt Oceansize) marque de son empreinte « Where the river goes » ; encore que le véritable mur de son érigé à mi-parcours éveille en notre fors intérieur le shoegazing de Ride. Hormis le titre final, « Mary Rose », un rock parcouru par une ligne de basse mélodieuse, dynamisé par des drums souples et éclaboussé de cordes de guitares cinglantes, ce disque privilégie les ballades. Y compris le morceau d’entrée, une compo qui baigne dans un climat insouciant, concédant des accents de gratte réminiscents de Prince, avant de se lancer dans un irrésistible crescendo. Un bien bel album, même s’il n’atteint pas l’intensité tentaculaire d’« Octopus »…

 

jeudi, 30 janvier 2014 16:06

Bruce Sprinsteen & 1 (Dvd)

Produit par Ridley Scott, ce documentaire aligne toute une série de témoignages recueillis auprès des fans du Boss qui expliquent la raison pour laquelle il mérite leur admiration. Des anecdotes, des souvenirs, des moments d’émotion entrecoupés de quelques archives qui s’adressent surtout à ces inconditionnels.

Le plus intéressant procède des 6 titres immortalisés sur la scène d’Hyde Park, dont deux en compagnie de McCartney (« When I saw her standing there » des Beatles ainsi que le standard de r&b popularisé par les Isley Brothers et les Fab Four, « Twist and shout »). Et franchement ce (trop) court bonus vous donne vraiment envie d’aller assister à un concert de Srpingsteen. Soutenu par son E-Street Band (cuivres et chœurs y compris), il s’y révèle impressionnant de maîtrise et de charisme…

 

jeudi, 30 janvier 2014 12:08

Les « Ballons » de Clare Louise

Les chansons de Clare Louise sont d’authentiques ‘ballades’. Le timbre singulier de cette jeune Bruxelloise d’adoption se libère aux sonorités de sa six cordes, des sonorités enrichies par celle du guitariste Cédric Van Caillie, du violoncelliste Charlotte Danhier et plus récemment par le batteur Franck Baya.

Annoncé pour le 11 février, son deuxième elpee, baptisé « Balloons », marque donc le retour de cette formation dont le line up est passé au quatuor !

L’artiste belge se produira ce 13 mars au Botanique.

http://url.mp42.ch/url-134810601-1473870-08012014.html

http://clarelouise.be

 

dimanche, 05 janvier 2014 19:16

Bye bye Mr Phil…

Phil Everly, du mythique duo Everly Brothers, est décédé ce 3 janvier, à Los Angeles, en Californie. Il allait bientôt fêter ses 75 ans. En compagnie de son frère Don, il a publié une pluie de hits, entre la fin des années 50 et la mi-60’s, dont les incontournables « Bye bye love », « Wake up little Susie » et « All I have to do is dream ». Le duo est également responsable d’une quarantaine d’albums, compilations y compris. Mais surtout, la conjugaison de leurs voix constitue une influence majeure pour Simon & Garfunkel et les Beatles.

 

lundi, 27 février 1995 00:00

Undisclosed Files - Addendum

Ce disque serait un bootleg officiel (cherchez l'erreur!) qui serait sorti dix-huit mois plus tôt sous la forme exclusive d'un vinyle. Reproduit aujourd'hui en CD, il réunit deux concerts différents. Le premier enregistré à Sheffield en 84. Le second en 89. Non localisé, mais le plus intéressant. Cinq titres hypnotiques, dont le rythme binaire répété à l'infini est destiné à échafauder une architecture post psychédélique dans son espace rituel. Et des compositions comme "Motorway City et "Angels of death" se posent en véritables références pour des groupes comme Loop et Spacemen 3. L'autre partie du morceau de plastique n'exerce pas la même fascination. Six titres qui se contentent d'investir l'univers ambiant techno de The Orb. A moins que ce ne soit le contraire...

 

dimanche, 31 décembre 1995 02:00

The return to the valley of the Go-Go´s

Belinda Carlisle, Charlotte Caffey, Jane Wiedlin, Kathy Valentine et Gina Schock constituaient le line-up de cet ensemble exclusivement féminin, formation qui a marqué le début des eighties par des chansons de punk pop malicieuses, câlines, frénétiques et post adolescentes. Souvenez-vous d’"Our lips are sealed" et de "We got the beat", considérés aujourd'hui comme deux singles indispensables de cette dernière décennie. Titres que vous retrouverez sur ce ‘best of’, en compagnie de "Surfin and spying", "Speeding", "Cool jerk", "London boys", "Beatnik boys", et quelques autres. Parfois dans des versions live. Soit douze classiques sur dix-huit fragments. Le reste se partageant entre raretés à la qualité sonore plus que discutable ("Living at the Canterbury/ Party rose", "Fashion seekers" et "He's so strange"), ainsi que répertoire plus récent, né de retrouvailles célébrées début des nineties, destinées à financer des œuvres caritatives...

 

jeudi, 26 décembre 2013 11:25

MGMT

Il faut avouer que les deux premiers albums de MGMT m’avaient laissé quelque peu perplexe. Pas qu’ils étaient de mauvaise facture. Au contraire. Mais vu la signature aussi rapide du band chez un label major, j’étais sceptique quant à la suite de leur parcours artistique. Je me suis planté, mea culpa. Et de nombreux confrères continuent de tirer sur le pianiste, car ils n’ont probablement toujours pas compris leur démarche. Il est vrai qu’elle n’est vraiment pas facile à appréhender. Car leur troisième elpee est un petit chef-d’œuvre. Et le producteur, Dave Fridmann, n’est certainement pas étranger à cette réussite. Il avait déjà mis en forme le deuxième elpee du duo new-yorkais, « Oracular Spectacular », mais c’est surtout le producteur attitré de Mercury Rev (NDR : au sein duquel il a d’ailleurs sévi comme bassiste, jusqu’en 2001) ainsi que des Flaming Lips. Notamment. Sa patte est donc incontestablement présente tout au long du nouvel elpee de MGMT. Et tout particulièrement sur le morceau final, « A orphan of fortune », une plage majestueuse, crépusculaire, digne de la bande à Jonathan Donahue ou de Wayne Coyne. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Et si le duo se sert allègrement de l’électro, c’est très souvent dans l’esprit d’Animal Collective. Voire même d’of Montreal. A l’instar de « A good sadness », une compo luxuriante sculptée dans un disco singulier, qui ouvre une forme de trilogie cosmique. Le presque dub « Astro-Mancy » lui emboîtant le pas et l’atmosphérique « I love you too, death » achevant l’exercice de style, une piste au cours de laquelle les vocaux en apesanteur sont bien mis en exergue, avant qu’ils ne se fondent dans une expression sonore qui prend alors crescendo de l’amplitude et de la richesse, sans avoir –ou presque– recours aux percus.

Le long playing s’ouvre par « Alien days », un titre de prog pop, qui aurait pu naître d’un débat parlementaire entre les anges et les démons, au sein de votre âme. Nonobstant ses synthés, « Cool song n° 2 » nous renvoie au « More » du Floyd. Cette profondeur des percussions reflète parfaitement cette impression. Les drums sont à nouveau floydiens tout au long de « Mystery disease », alors que les vocaux nous renvoient à Wire et la structure de la compo aux Doves. « Your life is a lie » constitue certainement la composition la plus contagieuse de cet LP. Et pourtant, on ne distingue ni couplet ni refrain. Du grand art ! Un clin d’œil au Beach Boys ? « Plenty of girls in the sea ». Un peu de soleil et des filles en bord de mer. Sur la plage, si vous préférez ? Encore que si la compo semble plutôt hantée par le spectre de Brian Wilson (NDR : ces voix !), le tempo emprunte carrément au glam de Garry Glitter. Une cover ? « Introspection » de Faine Jade, un ensemble garage obscur issu de sixties. Une chouette reprise susceptible de vous inciter à fureter au sein des compiles Pebbles et Nuggets. En publiant ce disque éponyme, Benjamin Goldwasser, Andrew VanWyngarden et Dave Fridmann on réussi un véritable tour de force. A ce titre, ils méritent qu’on leur tire notre chapeau.

En achetant le cd ou le vinyle, un code secret vous permettra de télécharger une vidéo réalisée sous influence, un clip multicolore qui propose un périple complètement décalé d’un drôle d’insecte déambulant au sein d’un univers imaginaire. Et ce au son des 10 pistes de l’opus. De quoi donner une dimension encore plus hallucinée aux compos…

 

mercredi, 23 mai 2012 03:00

Melt (b)

Lorsque ce premier album est sorti, Young Magic était encore un trio. Depuis, Michael Italia a quitté le groupe. Un line up réduit aujourd’hui à l’Indonésienne Melati Malay et à l’Australien Isaac Emmanuel. Les onze plages de cet opus ont été enregistrées au sein de 9 pays différents. Soit en Allemagne, en Argentine, en Australie, au Brésil, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Islande, au Mexique et aux USA. A l’instar de Yeasayer et de MGMT, les musicos ont autant recours à l’instrumentation organique qu’électronique. Deux références majeures qu’on pourrait citer, même si la musique de Young Magic possède une identité bien personnelle. D’abord, il y a ces vocaux. Envoûtants, hypnotiques, flottants, diaphanes, parfois réverbérés ou distordus, ils sont dispensés, le plus souvent, sous la forme de chœurs. Serait-ce le chant des sirènes ? Une chose est sûre, quand ils forment une boucle, ils deviennent tellement contagieux qu’il devient très difficile de les effacer de votre mémoire. Quant à la musique elle est le fruit de la rencontre entre une multitude de styles musicaux : shoegaze (l’intro « Sparkly » parcouru subtilement de cordes de guitare tintinnabulantes), de hip hop, de soul, de psychédélisme, d’électro, d’ambient et même de rythmes inspirés par l’Afrique de l’Ouest (l’électro-tribal « Yalam », l’exotique « Slip time »). Outre les vocaux, les samples, synthés, laptops et boîtes à rythmes dominent quand même le sujet. Des rythmes, en général, percutants. Dommage cette uniformité de ton. A tel point qu’aux deux tiers de l’opus, on sent un véritable essoufflement, avant que le dernier titre, « Drawing down the moon » ne vienne nous rappeler les excellentes dispositions affichées par cette œuvre, jusqu’au-delà de la mi parcours. 

 

dimanche, 31 décembre 1995 02:00

Mr Moonlight

Aujourd'hui encore, il existe des esprits obtus qui se demandent pourquoi le punk a éclaté à la fin des seventies. Or, si demain la scène musicale devait à nouveau souffrir d'une prolifération de tels orchestres surfaits, préjudiciables à l'évolution du rock, il faudrait impérativement réveiller cet esprit de fronde. Habillé d'une pochette en forme de croissant de lune, "Mr Moonlight" accumule les clichés hardeux le plus mollassons empruntés aux Scorpions et à Bon Jovi. Exceptions qui confirment règle: l'humblepiesque "Under the Gun"; mais sa poudre est mouillée. Et puis "Hand on my heart", qui ment comme il respire lorsqu'il jure ne pas s'être inspiré de Kansas...

 

jeudi, 15 juin 1995 03:00

In Rock (Réédition)

Clef de voûte de tout l'édifice hard, "In Rock" constitue aujourd'hui l'œuvre la plus importante et le plus controversée de Deep Purple. En fait, dans le style plus aucune formation ne parviendra à agréger une telle énergie et une telle intensité sans se prostituer aux clichés. Un phénomène qui va d'ailleurs toucher un langage musical parallèle. Le heavy métal. Celui de Led Zeppelin, bien sûr. A l'issue des volumes II et III de leurs elpees éponymes. Revenons à "In Rock", qui avait pourtant déjà été reproduit sur compact disc précédemment. Mais dont le résultat devait sans doute être insuffisant, puisque la nouvelle mouture a été remasterisée. Un opus élargi au single "Black night", à quatre remixes opérés par Roger Glover, à une version piano de "Speed king" et enfin à un instrumental inédit, "Jaw stew". Le tout enrichi de photographies, d'un historique, de commentaires, et des arcanes de son enregistrement...