Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Ora Cogan
Jon Spencer
Chroniques

Idaho

This way out

Tout comme Red House Painters et American Music Club, Idaho appartient à la vague des nouveaux dépressifs qui secoue aujourd'hui les States ; et en particulier la Californie. Inutile de vous dire (!) que les thèmes abordés sur cet opus ne sont pas particulièrement joyeux. Vide existentialiste. Futilité de la vie. Inéluctabilité de la mort. Des thèmes qui alimentent un climat morose, austère, sombre. Mais cette expérience est purifiée par l'électricité des guitares. Qui filtre lentement, à travers la mélodie, telle une coulée de lave incandescente, crépitant de feedback. Et transcendée par le vocal angoissé, angoissant, ‘’eitzelien’ de Jeff, dont les bouffées languissantes, éplorées, libèrent une mélancolie grise. Excellent, à défaut d'être original!

The Inbreds

Kombinator

Le chanteur/bassiste Mike O'Neill et le drummer/percussionniste Dave Ulrich se sont associés en 1992 pour fonder Inbreds. Ils se partagent la composition; mais l'abordent d'une manière fort originale, à l'aide de leur instrumentation rythmique. Pas de guitare électrique, donc. Mais une multitude de pédales de distorsion. Parfois un zeste de piano, de xylophone ou de vibraphone dispensés par de très rares invités. Et puis, surtout une prolifération d'overdubs. Réalisés dans le studio personnel du duo. Situé dans leur Kingston natal, au Canada. Ce qui explique également la qualité des arrangements administrés aux quatorze fragments de ce "Kombinator". Des compositions minimalistes maximalisées, qui adoptent un langage lo-fi enseigné par Sebadoh, Built to Spill, Swell et autres Grifters...

 

Inspiral Carpets

The singles

Après sept années de bons et loyaux services, Inspiral Carpets vient d'être remercié par son écurie, Mute. Et pour consacrer cet événement, le label a décidé de sortir une compile exclusivement consacrée aux singles du quintet. L'avenir est donc plutôt instable pour cet ensemble qui a connu ses heures de gloire en 1990. En pleine explosion baggy. Au moment de la sortie de son premier elpee, "Life". Si la suite s'est révélée moins efficace, donc rentable, nul ne pourra jamais reprocher au combo mancunien d'avoir trahi son public. Leur discographie (quatre albums et une pluie de singles) en est la plus belle démonstration. Et puis la griffe de leur son, caractérisée par cet orgue farfisa (acheté pour une bouchée de pain sur une brocante) au son complètement pourri, mais tellement chaud. Revenons à ce morceau de plastique qui parvient à réunir l'intégrale des singles d'Inspiral Carpets. Depuis "Joe" à "Uniform", en passant par "Move", "This is now it feel", "Caravan", "Dragging me down", "Two worlds collide", "Saturn 5", "I want you", et bien d'autres... soit dix-neuf fragments!

Ivy

Realistic

Très chouette album pour ce trio américain dont la musique navigue à la croisée des chemins de la noisy insulaire (Pale Saints, My Bloody Valentine), du minimalisme glacé de Stereolab et de la pop sylvestre (Everything But The Girl). On se demande même comment un groupe aussi arty ne relève pas du label 4AD, alors qu'il bénéficie de la production de Kurt Ralske. On ressent d'ailleurs très fort la griffe du leader d'Ultra Vivid Scene sur les douze chansons croquantes, contagieuses, subtiles, tendres et insidieusement vivifiantes de ce "Realistic". Les harmonies vocales sont limpides, satinées, les cordes de guitare le plus souvent semi-acoustiques, plaquées, parfois aquatiques, mais également caustiques et savoureusement crépitantes lorsque les mélodies s'enveniment. Des coups de cœur? "15 seconds", "Point of view", "In the shadows" et puis un single en puissance, "Don't believe a word". Superbe!

 

Marc Almond

Treasure box

Sur les vingt-cinq titres gravés sur ce double CD, dix relèvent du répertoire de Marc, commis entre 88 et 90, c'est-à-dire les années EMI. Le reste est partagé entre remixes et démos inédites issus de la même période. Depuis "The stars we are" à "The desperate hours" en passant par " Waifs and strays", "Tears run rings" et quelques autres. Bref un véritable "Treasure box" pour tout ceux et toutes celles qui sont sensibles à la voix déchirée et bouleversante de l'ex-leader de Soft Cell...

 

The Amps

Pacer

Lorsqu'en 1992, nous apprenions le split du mythique Pixies, nous ne pensions certainement pas que Kim Deal mènerait sa barque avec autant de succès. Bien sûr, la carrière solo de Frank Black peut être jugée de très intéressante. Quant aux deux autres, Joey Santiago et David Lovering, ils sont tout simplement tombés dans l'oubli. Voici donc le retour de Miss Deal. Pas pour un nouvel album des Breeders (prévu pour le début de l'année prochaine) mais au sein d’un nouveau groupe. The Amps. Constitué de musiciens empruntés à différentes formations. Des Methods, des Tasties, de Killjoys et bien sûr des Breeders. Du beau monde finalement, laissant augurer un excellent album. Et nos espérances n'ont pas été vaines, car "Pacer" est véritablement superbe. Plus instantané que les Breeders et plus puissant que les Pixies! Douze fragments crépitants, brûlants, sulfureux. Douze compositions empreintes de mélancolie, d'amertume, d'innocence et de colère. Du plus fragile, à l'instar du titre maître, au progressif "Dedicated", en passant par l'irrésistible single "Tipp city", "I am decided" coécrit avec Robert Pollard (Guided by Voices), le sombre "Mom's drunk" et le ‘breedersien’ "Bragging party". Sans oublier "Hoverin" dont le rythme ‘deusien’ (Cocorico!), machinal, explosif, fustige les guitares à la fois distordues et pétillantes, "First revival" à la simplicité désarmante, "Full on iddle", rock 'n roll semi-hispanique, semi-américain, réminiscent d'un certain Pixies, et "Breaking the split screen barrier" plutôt alternatif. Enfin, deux singles potentiels, "Empty glasses" et "She's a girl" dont les mélodies incandescentes et languissantes nous font véritablement tourner la tête! Dommage que cet elpee ne dure que trente-trois minutes...

 

Ian Anderson

Divinities / Twelve dances with god

Écrit par

Compositeur/flûtiste/chanteur/guitariste/showman du légendaire Jethro Tull, Ian Anderson vient d'enregistrer, à la demande d'EMI, un disque de musique totalement instrumentale. De musique de chambre pour flûte et orchestre, si vous préférez. Une formule, à première vue très classique, mais qui par le soin apporté aux arrangements prend une tournure plus contemporaine. Des arrangements que se partagent Leon Philipps, Andrew Giddings, nouvelle pièce maîtresse du Tull, et bien sûr Ian Anderson, qui cumule pour la circonstance les fonctions de producteur. Un excellent exercice de style qui témoigne de l'intérêt porté par Anderson aux différentes formes de religions et de cultures, mais exercice totalement à contre-courant de notre époque. Découpée en douze mouvements, caractérisée par le recours à la clarinette, le hautbois, le violon, le violoncelle, la harpe, le cor, la trompette et bien sûr les différentes flûtes que se réserve l'artiste, cette œuvre se rapproche davantage des envolées atmosphériques ‘mikeoldfieldiennes’ que du format classico/rock épousé par le célèbre single "Bourée" en 1969. A conseiller vivement aux mélomanes dont l'horloge n'est plus que "Living in the past"...

Laurie Anderson

The ugly one with the jewels and other short stories

Enregistré au printemps dernier, lors du concert accordé au Sadler's Wells Theater de Londres, cet album met en exergue des extraits de son livre "Stories from the nerve bible", bouquin consacré à vingt années de carrière artistique. Dix-huit fragments, parmi lesquels figurent plusieurs extraits de son opus concocté en octobre dernier, "Bright Red". Mais pas de chant. Laurie effectue une lecture vivante de ses textes en s'accompagnant tantôt d'un clavier, tantôt d'un violon. Le minimalisme est ici poussé à l'extrême, puisque cinq plages seulement bénéficient d'un apport instrumental complémentaire. Notamment "Maria Teresa Teresa Maria", sur laquelle Brian Eno vient donner un petit coup de clavier.