Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Chroniques

Various Artists

New York City Salsa vol.2

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Consacré à la salsa new-yorkaise des seventies, ce deuxième volume puise dans les catalogues des labels Alegre, Cotique, Tico et Inca. Des petites structures discographiques rachetées en leur temps par la toute puissante Fania, et remises aujourd’hui à l’honneur grâce à la réédition du gigantesque catalogue du label numéro un de la musique latine à New-York. Cette série de titres explore toute la décennie 70. Des débuts empreints de fierté latine (on est en plein ‘Black Power’ et les latinos s’en inspirent) à une sophistication musicale grandissante, elle allait donner naissance à une musique beaucoup plus clinquante dans les années 80 (la ‘salsa romantica’). On est donc loin de l’insouciance et de l’immédiateté du boogaloo des sixties. La musique proposée tout au long de ce recueil est exclusivement chantée dans la langue de Cervantès. Très percussive, trempée dans le jazz (donc complexe), elle tient cependant, par dessus tout, à exprimer sa ‘latinité’. On y rencontre des artistes plus obscurs (Cabrerita, Alfredo Vargas) mais aussi des pointures comme Cheo Feliciano (sur le groovy « Casera Ten Cuidao »), Johnny Pacheco, Celia Cruz, les Fania All-Stars ou encore Monguito Santamaria. Cette jungle touffue ne révèle pas facilement ses charmes. Parfois, elle peut même se révéler ennuyeuse. Mais son fatalisme existentiel touchera peut-être votre cœur. Pour vous en convaincre, tendez l’oreille au bien nommé « Resignacion » de Gilberto Cruz ; mais ce n’est pas une raison pour vous jeter pas par la fenêtre, à l’issue de son écoute…

Various Artists

The Kings of Techno - Compiled by Laurent Garnier and Carl C

On pourrait chicaner à l’infini sur qui est le ‘roi’ de tel ou tel genre : Carl Craig et Laurent Garnier pour la techno ? Il s’agit sans doute d’une décision savamment marketée (et Richie Hawtin, Derrick May, Jeff Mills, etc. ?), mais peu importe : le but n’est pas ici de jouer au jeu des sept familles, mais plutôt d’écouter la muse de ces ‘kings’, bref ce qui les influence ou/et les émeut. Surprise (ou non) : Laurent Garnier n’aime pas que la techno, mais aussi le wock’n’woll (The Stooges), la soul (Aretha Franklin, The Temptations), le hip hop (Dabrye et son excellent « Game Over ») et le funk (Funkadelic). Evidemment il rend hommage à son collègue de compile (« No More Words »), mais dans l’ensemble on espérait du Français bien plus de prise de risque. Carl Craig n’hésite pas, quant à lui, à faire péter Nitzer Ebb et Visage, Art of Noise (le mythique « Beat Box ») et Yello. Deux sélections sans prise de tête, mais sans grand intérêt non plus.

Various Artists

There’s a hole in heaven where some sin slips through

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Townes Van Zandt est décédé en 1997. Pour rendre hommage à cette légende de la country, dix-sept artistes ont accepté d’interpréter une des ses compos. Certains s’en sortent brillamment. C’est surtout le cas de ceux qui parviennent à se les réapproprier (Willard Grant Conspiracy, Michael J. Sheehy, Steve Wynn & The Miracle 3, Johnny Dowd, The Walkabouts avec et sans Gary Heffern). D’autres beaucoup moins. Ils n’apportent rien de plus aux originaux et auraient peut-être mieux fait de s’abstenir (Christian Kjellvander, Marah, Ben Weaver, etc.) M’enfin tout est question de goût ; et puis, ce recueil est une excellente initiative pour permettre aux profanes de se familiariser avec l’œuvre de ce chanteur/compositeur texan auteur d’une dizaine d’albums d’inspiration folk et country. Un artiste qui mérite assurément de rejoindre Nick Drake, Johnny Cash et Léonard Cohen au panthéon des mythes de ce style musical.

Various Artists

Songs for the young at heart

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Inspiré par sa récente paternité, David Boulter (Tindersticks) se replonge dans ses souvenirs et ses disques pour y trouver des chansons à chanter pour son fils. Il redécouvre dans ses vieux vinyles une série de musiques tirées de dessins animés et films des années soixante et septante. La qualité de la musique l’incite à proposer au chanteur des Tindersticks, Stuart Staples, de reprendre ces petits bijoux pour constituer ce « Songs for the young at heart ». Ils ont alors invité Jarvis Cocker, Kurt Wagner, Cerys Mathews ou encore ‘Bonnie’ Prince Billy à venir chanter quelques chansons ou conter des histoires. A part deux belles compos originales de Staples, ce disque contient uniquement des reprises qui évoquent à merveille le curieux monde de l’enfance. Joie et insouciance (« White Horses ») succèdent à la tristesse et l’inquiétude générée par les cauchemars et les jeux qui tournent mal (« Florence’s Sad Song », « Robinson Crusoe »). Un beau voyage d’une demie heure, richement orchestré (cordes, guitares sèches et une myriade de claviers) par deux musiciens talentueux et leurs ‘guests’. Ils nous replongent (avec une larme à l’œil) dans un monde définitivement révolu où, comme le chante l’ami Stuart, ‘time means nothing to you, there’s no pain like being alone…’



Various Artists

Fania Remixed

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Toujours occupé dans sa grande entreprise de réédition de l’énorme catalogue du label ‘numero uno’ de la musique latine, V2 a décidé de s’adresser un peu plus aux pieds des nightclubbers en herbe en proposant quelques versions remixées de classiques de la maison. Mais penchons-nous sur les dix titres (5 remixes et 5 originaux) proposés en avant goût dans l’exemplaire promo. L’elpee s’ouvre par « Happy Soul With a Hook », déjà entendu maintes fois sur les compilations Fania et récemment popularisé par Cristina Aguilera dans son dernier album. Un très bon titre remixé dans la plus pure tradition hip hop par le canadien Dj Format. C’est en effet le formidable break de batterie du morceau original qui est la vedette du remix. La relecture house-lounge de « Feel Like making Love » est un très beau titre de Ricardo Marrero & Time trempé dans le soul jazz. Mais cette relecture n’est pas assez franche pour susciter la danse et paraît bien pâlotte au regard de la luxuriance de l’original. Plus efficace, Louie Vega propose une version tout en crescendo du « Mi Gente » de Hector Lavoe, un des chanteurs vedette de Fania dans les années 70. Ces onze minutes de climax savamment orchestré devraient plaire aux amateurs de latin dance. Toujours au rayon des pointures, l’Anglais Gilles Peterson s’autorise une adaptation audacieuse de « Sanoe », pépite de latin jazz atmosphérique. Peterson reprend la ligne de piano hypnotique de l’original et n’hésite à fragmenter la matière sonore dans un traitement aux confins du dub. On termine par Aaron Jerome qui recycle le classique du boogaloo « I Like It Like That ». Une vision très ‘big beat’ qui à défaut d’être originale peut au moins se targuer d’être efficace. A vous les studios !

Vedette

Vedette

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La patience est une qualité. Elle est surtout indispensable pour écouter les 16 plages composant la larmoyante et plaintive combinaison musicale de cet album. Vedette, artiste signé chez Stilll, apporte la sensation, dès l'ouverture du premier morceau, d'avoir peint au goudron sur un panneau signalétique : `Vous écoutez ceci à vos risques et périls !' Périls, il en est question plus d'une fois tout au long de cette succession de bruits `électros' proche de la techno et de `breakbeats' inconsistants, mal placés. Volontairement dérangeant comme la menthe dans l'After-Eight, les premiers fragments forts courts -heureusement- et forts lourds -malheureusement- ressemblent à des battements de coeur qui s'arrêteraient net, comme pour en rajouter au malaise. La noirceur dégouline de chaque plage et la témérité est recommandée pour l'apprécier. On éprouve la pluie, le froid et le vent ; ce qui en cette période hivernale ne fait pas partie de mes ambitions. De temps à autre des voix amicales et l'apparition furtive de sons chaleureux donnent l'impression de n'être là que pour terrifier, tel un appel à l'aide face auquel on se sent impuissant. La volonté de vouloir s'immerger à l'intérieur de ce conduit chaotique se mue en peur et oblige nos émotions exacerbées à garder leurs distances. Le label Stilll, habitué à quelques douceurs, surprend en accrochant au clou cet opus peint en noir lugubre et fragmenté façon puzzle. Puzzle dont l'assemblage des pièces ne forme pas, au final, un beau paysage, mais plutôt un conglomérat d'expériences sonores indigestes. Vedette ? Bof !... sans paillettes alors.

AmAndA

La maison de Flore

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Cinq ans plus tard, paraît enfin le successeur de « Qui est donc Amanda? ». La consolation tient en ceci: cet album tant attendu est bien celui que l'on attendait. Le jeune groupe belge a gommé tous les petits défauts de son premier essai pour nous livrer un CD inattaquable. Il n'a en rien renoncé à son lyrisme, induit par le chant très théâtral et souvent haut-perché de Thibaut, ainsi que par les jeux de Mik3 aux claviers et de Saaam à la guitare. Finesse et élégance demeurent également des atouts de séduction. Le band y ajoute maintenant une richesse et une maestria assez impressionnantes dans les compositions et les arrangements, ainsi qu'une énergie et une touche pastel de métal. Les six plages (certaines subdivisées) sont imparables, chacune ayant une identité forte qui la distingue bien des autres. « Voilà », la première, fait la charnière avec l'album précédent. En moins de cinq minutes, elle nous rappelle tout ce qui faisait notre attachement à cet opus. « Te quitter » commence de façon un peu dilettante, pour nous introduire dans l'univers élargi du groupe au travers d'une lente montée en puissance ponctuée de breaks contrastés, au cours de laquelle les solistes se lâchent, y compris Thibaut, qui rappelle ici feu Klaus Nomi à nouveau. Nous avons droit à de belles joutes entre les deux guitaristes et les claviers. Suit « Blonde », chanté –et il ne démérite pas– par Mik3 et clôturé par une nouvelle séquence instrumentale où les guitares sont reines. « Des choses équivalentes » constitue un des plats de résistance. Sa majestueuse intro aux claviers est digne de IQ. Ensuite le morceau nous entraîne dans une jérémiade musicalement très lumineuse et alerte, laquelle héberge l'un des plus beaux dialogues guitare/claviers de l'album. « Sontes Latent » associe une rythmique lourde à la légèreté d'une chorale en latin. La plage titulaire clôt de façon magistrale ce CD trop court. Elle tient en une succession de tableaux contrastés, les paroles gravitant autour de la mort. Et ses trois dernières minutes, emmenées par de sublimes harmonies vocales, sont simplement magnifiques. Les musiciens ont tous bonifié. Mik3, outre son rôle de principal compositeur (même si l'album est très largement le fruit d'un travail collectif), poursuit sa recherche de belles sonorités, dont il truffe toute l'œuvre. Mais il ose aussi des incursions dans la dissonance et décoche quelques soli de très bon aloi. Et connaissant le facétieux personnage, on l'imagine facilement rire sous cape d'avoir pu glisser çà et là ses petites trouvailles espiègles. Les deux guitaristes, Saaam et Xavier partagent des jeux complémentaires, l'un plutôt intuitif et l'autre fort technique. Thibaut est fidèle à lui-même et prend toute sa mesure sur scène. On pourrait reprocher à Grek son classicisme, mais il sa frappe pêchue est d'une précision métronomique. Quant à Claude, certes le plus discret de tous, il offre à ses compères l'assise sereine dont ils ont besoin. Notons bien qu’il s'avère désormais périlleux de parler d'AmAndA par comparaison avec un autre groupe. Queen pour les voix et le mariage de la délicatesse et des guitares grasses? Therion pour la composante gothique symphonique? A vrai dire, on reste fort éloigné de l'un et de l'autre. Et si nos gaillards génèrent avant tout un Prog mélodique et théâtral en français, on est pourtant à cent lieues de la formation Ange ou de toute autre référence du genre. Bref, en deux albums, AmAndA impose tout simplement sa marque de fabrique. Et ce n'est pas le moindre de ses mérites. Probablement l'un des albums de l'année. En tout cas un must.

 

Bon Jovi

Lost Highway

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Dixième album déjà pour la machine à hits américaine Bon Jovi. Des albums vendus à des millions d’exemplaires, des tournées triomphales, des clips matraqués sur MTV, des tubes diffusés sur les radios les plus platement commerciales, une VW Golf à l’effigie du combo, des singles à la pelle… Le tandem Richie Sambora/Jon Bon Jovi gère son affaire comme Bill Gates dirige Microsoft. C’est propre, envahissant, facile d’accès, et diffusé sur tout le globe !

Mais peut-on encore parler de hard rock quand on évoque la musique produite par le combo ? Assurément pas… Il est loin le temps de « Runaway » et de « Livin on a Prayer ». Il y a belle lurette que Jon et Richie ont troqué leurs jeans déchirés contre des Rolex !

« Lost Highway », dont le titre éponyme fait partie de la B.O. du film ‘bétifiant’ « Bande de Sauvages », délivre un condensé de country, de pop rock et de ballades bien sirupeuses. Même si l’incontournable Desmond Child n’est pas loin, la production, léchée à souhait, est signée Dann Huff, ex membre du combo de hard fm White Heart, reconverti en rat de studio. Si « Lost Highway » éloigne encore davantage la formation de ses origines eighties, il fera le bonheur des amateurs de Springsteen, Bryan Adams et autre Michael Bolton. Une plaque à écouter en poussant son caddie… !