Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Jimmy & The Sleepers

Jimmy & The Sleepers

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Ce groupe de rockin' blues canadien nous vient d'Edmonton, dans l'Alberta. Il a régulièrement accompagné des bluesmen américains, lorsqu’ils tournent dans le grand Nord : Lazy Lester, Jimmy Burns, Larry Garner, etc. Le guitariste Jim Guilboche en est le leader. Dans le milieu du blues, il affiche déjà un sérieux pedigree. Il est soutenu par l’harmoniciste David Cantera, le drummer Grant Stovell, le bassiste Chris Brzezicki et le chanteur/showman Guy "Big Guy Slim" Gagne.

La musique des Sleepers est rugueuse, immédiate. Dès les premiers accords du "Snakes" de James Harman, elle éclate suivant un canevas proche de Billy Boy Arnold. Personnellement, j’apprécie tout particulièrement son impact direct, sans artifice, sans fioritures. Son blues transpire le vécu. Signé Little Milton, "The blues seem to follow me" en est une belle illustration. Les notes sont dispensées sur le fil du rasoir. Ou plus exactement sur le fil de ses cordes. Jim entraîne l'harmonica gouailleur de Crawdad dans son trip. Ces deux musiciens sont de parfaits compères. Ils aiment partager la même scène. Ces Canadiens ont le don pour ficeler du west coast jump. Ils le démontrent tout au long de la cover d'un des meilleurs titres du seigneur, George Harmonica Smith, "Oopin doopin doopin". La voix de Big Guy Slim est percutante, alors que David s’éclate sur l'instrument chromatique. Pour interpréter son "Not gettin' up", Jim a invité son ami Big Dave McLean au vocaux. Etabli à Winnipeg, Dave est un des plus grands bluesmen canadiens. La reprise du "Gotta move" d'Elmore James est un nouveau sommet de l’elpee. Une version sans concession, sans doute bien plus proche d’un Hound Dog Taylor. La slide libère une sonorité terne, implacable. Le timbre de Guy est haut et puissant. Le choix du répertoire est royal. "Come on" d'Earl King écrase tout sur son passage. Pour la circonstance, Mr Guiboche grimpe dans le rouge. Quel tempérament ! Quelle chaleur ! Il remet aussitôt le couvert lors d’une adaptation hyper-speedée du "I feel so bad" d'Eddie Taylor. Lorsque les Sleepers en reviennent au répertoire d'Elmore James, c’est d’une manière bien plus classique. Et "Make a little love" en est la plus belle illustration. Ils ralentissent enfin le tempo pour attaquer un bon vieux slow blues signé Muddy Waters : "Standing around crying". Un de ses meilleurs, assurément. La rencontre entre la slide et l'harmo est un véritable bonheur. Il serait injuste de ne pas souligner la solidité de la section rythmique. Elle assure sans la moindre faille. Le traitement en shuffle et à la texane de "Sugar coated love" doit réveiller tous les swamps louisianais. Et ce n'est pas fini, car Jimmy nous réserve encore son "Cricket boogie", un instrumental très rock'n'roll. Si cet album ne révolutionnera pas le blues, il mérite que vous y prêtiez une oreille attentive ; car dans le style, il est tout bonnement excellent.

 

 

Maserati

Inventions for the new Season

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Troisième elpee pour ce quatuor américain. Mais le premier à nous parvenir. Et on le regrette bien, tellement il s'avère d'emblée intéressant. De nombreuses références viennent à l'esprit à l'écoute de cet opus instrumental célébrant surtout la six cordes. Quelques sonorités de guitare à la U2, une approche parfois héritière de la cold wave chère à Cure, l'une ou l'autre séquence très floydienne, un peu de Mogwai, etc. Même les jeunes belges de Pillow pourraient leur être apparentés. Ceci dit le post-rock néo-psychédélique de Maserati a les pieds solidement plantés dans deux influences majeures et complémentaires. A gauche l'école allemande Kraut Rock des seventies, Ash Ra Temple en tête. On retrouve les longues introductions en crescendo, les boucles répétitives et planantes, les sons en suspension et un peu de la mélancolie mystique des Teutons. A droite, Simple Minds dans ce qu'il eut de plus audacieux et intéressant. C'est-à-dire la période des expérimentations originales, qui s'acheva par le mémorable « The new gold Dream ». La première plage, « Inventions », est la parfaite illustration de cette synthèse : l'introduction s'inscrit dans la veine kraut alors que l'ombre des Minds plane dès que la rythmique s'impose. Maserati a toutefois le gros mérite de mixer ses ingrédients sans grumeaux et d'honorer ses aînés en modernisant les cadres. Le propos lumineux, suffisamment personnel et parfois très énergique du band ne souffre aucune longueur et s'avère d'une redoutable efficacité à scotcher par hypnose l'auditeur à son casque. Ce CD est une véritable et belle réussite, à conseiller sans réserve aucune.



The Earlies

The Enemy chorus

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Des violons s’affolent avant de se faire ensevelir par des beats intergalactiques. Des vocalises aux refrains entêtants croisent des cuivres assassins et la tension monte en flèche, figeant le ton d’un opus ‘bleu nuit’ agréablement psychédélique. Le nouvel album creuse ainsi en profondeur la pop nocturne du précédent « These were the earlies », où planaient sans rupture les atmosphères des Spiritualized, Mercury Rev et Grandaddy ; mais si elles trouvaient à l’époque public surpris et conquis, leur juxtaposition sous compromis laisse ici plus sceptique. « The enemy Chorus » fait ainsi exploser en éclectisme ce qu’il laisse fondre en cohérence. Un son à la fois plus électronique et plus progressif qu’auparavant, s’y emmêle les pinceaux avec des harmonicas-western, pianos-cabaret, cuivres-fanfare, orgues baroques et percussions tribales. Si par cette instrumentation puissante et variée (partagée entre 16 musiciens), The Earlies confirme sa folie des grandeurs, il court aussi le risque de s’effilocher dans cet ‘essayisme’ lunatique. Le premier morceau s’ouvre ainsi sur une vibration futuriste en fond étoilé, annonçant à grand fracas le lancement d’une mission d’espionnage dans l’espace. Puis curieusement, le vaisseau atterrit en plein cabaret, où de nerveux piano font planer les ombres excentriques des Dresden Dolls (« Burn the liars »). Contemplatifs par delà les hublots, suivent quelques ballades, légèrement hors propos lorsqu’elles empruntent la formule folk sur guitare classique et harmonica feutré (« The ground we walk in »). D’incongrus interludes qui paraissent suspendus dans le vide, comme pour mieux mesurer l’ampleur de l’abysse ; tel ce « Foundation and earth » tout en cuivres et en fanfare, semblant taillé sur mesure pour détendre une atmosphère toujours sur le qui-vive. En somme, le quatuor anglo-américain aligne ici une succession  d’atmosphères argentées qui se font et se défont au gré d’humeurs krautrock improbables. Sans véritable fil d’Ariane, « The Enemy Chorus » est à prendre comme autant de micro expériences où anxiété et excitation se donnent indéfiniment la réplique. Car entre les trêves, l’album est niché au creux d’une tension à fleur de peau que chaque morceau semble viser à amenuiser délicatement puis faire exploser en poussières d’étoiles. Souvent étrangement captivant, parfois obscur et indigeste, « The Enemy Chorus » s’écoute avant tout comme la bande son d’un périple dans l’espace ; reste à affoler son imagination pour y poser un récit assez fou.

Various Artists

Even cowgirls get the blues

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Coup de projecteur sur la scène folk indé, « Even cowgirls get the blues » est bien plus qu’un clin d’œil au célèbre film de Gus Van Sant. Réunissant 17 titres d’artistes féminines quasi inconnues et pour la plupart sans label ou sans distributeur européen, cette nouvelle compilation du label Fargo devrait faire chavirer tous les despérados en manque d’une bonne bande-son pour accompagner leurs pérégrinations mélancoliques en plein désert. Comment, en effet, rester de glace et ne pas fondre à l’écoute de ces compositions gracieuses, dominées par des voix dont on se demande d’où elles sortent tant elles sont belles et envoûtantes ? A l’instar de l’enchantement produit par certaines compilations de blues enregistrées dans de vieux bars par d’anonymes blacks avinés, on ne peut que s’étonner, en écoutant « Even cowgirls get the blues », qu’une telle somme de talents cachés puisse encore exister. S’il est facile d’épingler Alela Diane pour son méphitique « Pirate Gospel » ou encore Dawn Landes, auteure d’un « Twilight » à écouter le soir au moment du coucher de soleil, c’est bien l’ensemble de ces chanteuses répondant aux doux noms de Carrie Bell, Kelly Mc Rae ou encore Laura Gibson qui mérite la distinction…

Les Savy Fav

Inches

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Le succès critique de leur dernier recueil aidant, Les Savy Fav et leur label ressortent les vieilleries du placard. « Inches », initialement publié en 2004, se refait une jeunesse quatre ans plus tard. La réédition de cette collection de singles et B-Sides ne s’adresse cependant qu’aux personnes ayant découvert Les Savy Fav au travers de « Let’s Stay Friends ». En effet, les dix-huit morceaux originels de cette compilation sont aussi intacts, bruts et féroces qu’à leur accouchement.

Extraits de neuf singles au total, parus un à un sous la coupe de neuf labels différents, « Inches » est probablement le disque qui définit les barbus new-yorkais de la manière la plus fidèle, voire la plus complète, et donne tout son sens au terme ‘Art-Punk’. De « Meet Me In the Dollar Bin » à « Rodeo » en passant par les puissants « Hold On To Your Genre », « Yawn, Yawn, Yawn » et « Knowing How The World Works », les extraits de « Inches » n’ont rien perdu en efficacité et donneront une bonne raison à tous les novices de courir se procurer l’excellent et tout frais « Let’s Stay Friends ».

 

The Strays

Le Futur Noir

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Après avoir parcouru le territoire américain de long en large, les poches vides et juste de quoi alimenter les scènes locales, les quatre acolytes repartent en croisade. Tirant parti de leurs fonds de placard balayés d’influences (The Replacements, The Clash, Oasis, Nirvana) aussi diverses que leurs origines (deux Américains, un Grec et un Anglais), ces égarés du droit chemin quittent la bande d’arrêt d’urgence pour faire le plein de compos inflammables. Leur prototype de la chaîne phonographique s’apparente alors à un pur produit punk (jaquette suggestive, francisation du titre et textes militants), malgré une forte odeur de rock californien. L’idée est bonne, la volonté ne manque pas (apparition du batteur Jorma Vik du groupe punk The Bronx) mais la touche personnelle se fait discrète. Le combo ne dépasse pas le stade de la carburation binaire et s’électrocute dans des circuits primaires où le courant ne passe pas. Et c’est un brin dommage.

 

 

 

Lawrence English

For Varying Degrees of Winter

Lawrence English a déjà bossé en compagnie de David Toop, Scanner, Janek Schaefer : autant de bons apôtres de la texture et du soundscape sachant que la musique est un langage universel, peu importe à quelle(s) source(s) elle prend vie. Et ici, c’est dans le quotidien, là où le bruit distille son élégance subliminale, que l’Australien se sent artistiquement le plus épanoui. Ne cherchez pas de mélodies dans ces instantanés d’ambiances crépusculaires, ni de schémas répétitifs : il s’agit bien d’un disque d’introspection spectrale, qui s’écoute juste comme on entend le faux silence. Et de ces drones sereins qui semblent épouser l’atmosphère on ne retient que l’absolue inconsistance. L’impression est fugace comme toutes nos humeurs, et pourtant c’est notre lot à tous… A différents degrés.

Various Artists

Music from and inspired by Spider-Man 3

Écrit par

Quand l’homme-araignée revient sur les écrans, il ne réapparaît jamais seul. Accompagné de moult produits dérivés, notre super héros réussit toujours à nous faire croire que, pour être encore plus fort et sauver le monde, il faut acheter tout ce qui gravite autour de sa toile. Cette BO fait partie du lot et, à peu de choses près, elle ne colle en rien avec l’âme du film. Planquée derrière la formule ‘musique de et inspirée par’, elle se contente de proposer une compilation de noms en vogue dans l’univers du rock and roll, à l’instar des Snow Patrol, The Killers, Yeah Yeah Yeahs ou The Walkmen. Alléchant tout de même, dites-vous ? Pas vraiment. Nos oreilles ont certes retenu le tonitruant « Pleased to meet you » des Wolfmother et ont applaudi le geste des Flaming Lips proposant un thème séduisant de « Spider-Man ». Mais elles se sont également demandé comment Chubby Checker et son twist avaient réussi à se perdre au milieu de cette foule, avant de conclure que tout cela n’était que bavardage et racolage. Un soundtrack énervé, mais qui ne ferait pas de mal à une… mouche.