Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Chroniques

Polinski

Labyrinths

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Chez un mélomane, il arrive parfois, après avoir inséré le cd dans le lecteur, que l'on ait immédiatement un bon pressentiment. Une forme de feeling, d’instinct, qui augure une bonne surprise. Et « Labyrinths » de Polinski en est manifestement une.

Piqûre de rappel: Polinski est un des quatre membres du fameux groupe électro 65daysofstatic. Paul Polinski, appelé aussi Wolinski, tente désormais un projet solo sous le patronyme de Labyrinths. Et force est de constater qu'il nous livre ici un album audacieux, jeune et dynamique. Bref, pour un premier essai solo, Paul-inski (j'avoue, elle était facile) commence fort!

En poussant un peu le bouchon, pourquoi ne pas oser la comparaison avec Daft Punk. Un groupe électro au style bourré d’énergie et de punch. Comme Polinski. Et puis, on y retrouve le même style d’arrangements électro et du rythme, sans oublier un même plaisir d'écoute.

Bref, « Making Mirrors » est un opus de toute bonne facture. Pas vraiment révolutionnaire, mais définitivement très agréable à écouter. On lui reprochera surtout d'être un poil trop court (à peine 7 tracks au compteur). Mais rester sur sa faim n’est-il pas déjà en soi un indicateur de qualité.

Vite, Paul, remets-toi au travail, et dépêche-toi de nous sortir une suite, on n’attend que ça !

 

Europe

Live At Shepherd’s Bush, London (Dvd)

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A l’instar d’un Duran Duran, dans un tout autre registre, Europe a toujours été considéré, dans les eighties, comme un groupe de garçons coiffeurs, tout juste bon à épater les minettes.

Que celui qui n’a jamais fredonné « The Final Countdown » sous la douche se dénonce !

Les deux derniers albums studio du combo suédois, et surtout cet épatant Dvd Live, viennent non seulement affirmer la légitimité de cette reformation, mais imposent une vision nouvelle d’une musique qui sonne résolument plus heavy de nos jours.

Car en effet, ce qui sidère le plus à l’issue de la vision de ce show capté dans le mythique ‘Shepherd’s Bush’, c’est la parfaite cohérence entre le répertoire du passé et les compos plus récentes. De « Last Look at Eden » au « Compte à rebours final », tout est ici bien supérieur, plus énergique, en clair plus metal, que les derniers exploits de Whitesnake, Motley Crüe, et même Journey, auquel Europe a souvent été comparé.

Et puis, il y a le flamboyant et très doué guitariste John Norum qui demeure, un des rares ‘guitar heroes’, qui n’a jamais pris la fâcheuse habitude de rester dans des poses acrobatiques interminables pour épater la galerie. Une musique efficace, et une attitude qui suscite le respect, deux qualités qui ne sont pas la panacée des combos de l’époque « Rock the Night ».

 

Roger Glover

If life was easy

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Au sein de la grande famille Deep Purple, tout le monde ou presque, a accompli une carrière solo plus qu’honorable. Les Blackmore, Gillan, Hugues et autre Coverdale ont tous passé l’épreuve, haut la main. Roger Glover, le bassiste, ne s’est vraiment jamais illustré comme artiste solo. Même sur le, pourtant classique, « Butterfly Ball », paru en 74, c’est le chanteur disparu Ronnie James Dio qui incarnait, bien malgré lui, l’âme de cette œuvre aussi mémorable pour son aspect musical, que sur le plan visuel. Les trois elpees suivants ne rencontrent qu’un succès d’estime, et Glover sauve sa carrière en surfant sur le renouveau de Deep Purple, en compagnie de Steve Morse.

Tout au long d’« If life was easy », l’artiste saisit l’opportunité de se faire plaisir avant tout, en abandonnant l’idée d’entrer en compétition avec l’œuvre du groupe qui l’a rendu célèbre. Ici, les morceaux sont beaucoup plus minimalistes. La plupart ont été enregistrés par Roger tout seul, dans son home studio. Exit le son lourd et place à des sensibilités musicales qui dépassent largement le cadre du hard rock.

De « Don’t Look Now » à « Feel Like a King », on virevolte dans tous les sens : des accents pop-rock, un zeste de country, un poil de reggae et même une touche acoustique ! Le fan de « Fireball » ou de « Rising » ne s’en relèvera pas. De l’excitant au quelconque, les compositions défilent sans grande magie. Soulignons malgré tout ‘La’ découverte sympa de l’album. Gillian Glover chante trois titres sur l’album de papa, et sa voix évoque souvent celle d’Ann Wilson (Heart). Elle interprète trois titres avec grande délicatesse, à l’inverse de Dan McCafferty (Nazareth) qui offre son gosier rincé au whisky à des titres plus rugueux.

Un album solo relativement raté, alors que Deep Purple évite de se faire oublier en adoptant un rythme de tournée presque inhumain. M’enfin, le sexagénaire mérite au moins le respect.

 

Hooray for Earth

True Loves

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Quoique nouveaux sur l’avant-scène indie US, les membres d’Hooray For Earth ne sont pas des débutants ! Fondé à Boston en 2005 et émigré à New-York deux ans plus tard, ce groupe est en effet responsable de deux premiers Eps sortis en 2008 (« Cellphone ») et 2009 (« Momo »). En outre, la bande à Noël Heroux s’est distinguée par une collaboration remarquée auprès de Twin Shadow. C’était en 2010. Les deux combos étasuniens partagent d’ailleurs un même goût pour les compos éthérées, mélodiques et fortement teintées de musique électronique.

« True Loves » constitue le premier LP d’Hooray for Earth et –c’est peu de dire– le résultat est impressionnant. On y retrouve notamment l’aspect dansant et tribal de Yeasayer (« Black Trees ») ainsi que les mélodies imparables de MGMT (le single « Sails ») ! Pas moins. Leur synth-pop psychédélique possède en effet ce côté évident mais recherché qui permettra à l’album de ne pas être trop rapidement périssable. Des rythmiques originales (comme sur le légèrement reggae « True Loves ») et des chœurs euphorisants soutiennent remarquablement le falsetto aérien d’Heroux, au sein d’une solution sonore qui baigne constamment dans les claviers. Les Américains parviennent à remettre au goût du jour la musique des années 80 (« No Love » ou « Bring Us Closer Together »). Et ils réalisent cet exercice de style, à la perfection.

Hooray pour nos oreilles!

 

Enablers

Blown realms and stalled explosions

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Sept années déjà qu’Enablers fait figure d’OVNI au sein du milieu musical underground. Une formation californienne, issue de San Francisco, très exactement, au sein de laquelle la figure de proue est manifestement le chanteur/poète charismatique, Pete Simonelli. Il joue sur les modulations et les intonations de son spoken word sur lequel. Il le récite d’un ton inquiétant, comme s’il confiait quelque secret au creux de votre oreille. Pourtant, si la voix occupe une place prépondérante dans la musique d’Enablers, Simonelli n’est pas du genre à faire de l’ombre à ses musiciens. Il sait, quand c’est nécessaire, s’éclipser afin de laisser l’expression sonore libérer un maximum d’intensité et d’énergie, d’exacerber des sentiments de colère, de communiquer des émotions. Et « No, Not Gently » qui constitue assurément le meilleur morceau de cet opus, en est la plus belle illustration.

Pas facile de coller une étiquette au style d’Enablers. Serait-ce du punk ? Vu la tonicité des compos et le mordant affiché par P.Simonelli, nous n’en sommes pas loin. Mais instrumentalement, les morceaux lorgnent plutôt du côté du math-rock (« Hard Love Seat ») voire du post-rock (« Morandi : Natura Morta #86 »). Oui, mais quoi alors ? Enablers pratique une musique à la fois expérimentale, cérébrale et percutante. La définition est vague. Tant pis, au moins elle aiguisera votre sens de la curiosité ! D’autant plus que ce « Blown Realms and Stalled Explosions » est excellent.

Pour enregistrer ce quatrième elpee, Doug Scharin (June of 44, ex-Codeine) a rejoint le line up d’Enablers. Il a remplacé l’ancien batteur. Mais si son drumming est plus âpre, il est aussi paradoxalement plus riche.

Enfin, si le combo californien passe près de chez vous, ne manquez pas d’aller les applaudir. C’est en ‘live’ que le charisme de Pete Simonelli atteint son apogée…

 

Yoy

Like a Stuntman

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Après avoir écouté « Like a Stuntman », j’imaginais que Yoy nous venait de la côte Est étasunienne. Du côté de Brooklyn, en particulier. Côtoyant les membres de TV On The Radio, assistant aux performances live d’Animal Collective et se tenant bien informé des talents en devenir sur cette scène ; et en particulier ceux qui rempliront les pages des magazines spécialisés de demain.

Je me suis planté. Et pour cause, Yoy nous vient de Hambourg. Et il s’est formé en 2001. Bien sûr, l’Allemagne a aussi enfanté des artistes et des groupes majeurs qui ont eu ou ont encore parfois d’ailleurs, une influence sur la scène psychédélique (Can, Faust, Amon Düül II, etc.), qu’on avait d’ailleurs taxée alors de krautrock, mais on ne peut pas dire que leurs héritiers soient très nombreux aujourd’hui. 

Bref, pour en revenir à TV On The Radio, rien que la voix du  chanteur de Yoy me fait penser à celle de Tunde Adebimpe. Bon, c’est vrai musicalement, le combo lorgne davantage vers Nurses et Animal Collective (NDR : encore et toujours des Yankees !) A cause de cette musique trempée dans une sorte de folk expérimental, à forte coloration électronique.

« Like a Stuntman » constitue le troisième album du combo. Un opus qui souffre parfois de certaines langueurs, les morceaux nécessitant un certain temps avant d’atteindre leur vitesse de croisière ; et puis, enfin sur leur lancée, de ne plus vouloir s’arrêter… Néanmoins, « Like a Stuntman » demeure un elpee d’honnête facture. Oui, bien sûr, dans le style, on préfèrera à Yoy, ses références. Et la nationalité n’a rien à voir là-dedans, foi de chroniqueur!

 

The Bye Bye Blackbirds

Fixed Hearts

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The Bye Bye Blackbirds est une formation originaire d’Oakland. Mais de la ville sise près de San Francisco, pas du quartier de Chicago. Et cela s’entend. D’ailleurs, le quatuor a davantage était bercé par les Beach Boys et la flower power que le rock pratiqué dans la région des grands lacs.

Bradley Skaught et ses acolytes accordent une grande importance aux mélodies. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à puiser dans la quintessence du passé, et en particulier les 60’s, pour concocter leur power pop. Et la structure couplet-refrain ainsi que les harmonies vocales en sont les plus beaux exemples. Parmi les influences les plus marquantes, on épinglera celle des Byrds. Et tout particulièrement sur « Every Night at Noon ». « Fixed Hearts » alterne plages plus rock (« Jack frost ») et morceaux acoustiques (« New River Sunset »). « Mermaids » est même contaminé de blues. Mais c’est quand même du côté de Ted Leo and The Pharmacists, sans l’engagement politique cependant, que leur expression sonore lorgne le plus. 

Un disque sympa, à écouter d’une traite, idéal pour égayer les barbecues.

 

The Bony King Of Nowhere

Eleonore + Les Géants

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Quelques mois après avoir publié son très délicat second album « Eleonore », le Gantois Bram Vanparys, alias The Bony King of Nowhere, nous propose une nouvelle version de cet opus, enrichie de 6 morceaux qui ont servi de soundtrack au magnifique film du réalisateur wallon Bouli Lanners, ‘Les Géants’. Difficile d’opérer un choix plus judicieux que ce mini-Bob Dylan belge pour mettre en son cette Wallonie, filmée à la manière d’un teenage road movie américain…

Et, quand le plus Américain des réalisateurs belges rencontre le plus américanophile des songwriters flamands, bizarrement, ça donne une œuvre éminemment belge ! Qu’importe les discussions communautaires, difficile de ne pas se sentir Belge à l’écoute des pépites acoustiques sculptées par The Bony King of Nowhere ! « Eleonore » est un album à absolument redécouvrir !

 

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