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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Chroniques

Kevin Costner

From Where I Stand

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Très heureuse et très agréable surprise, Kevin Costner revient à ses premières amours.

Avant d’être connu pour ses meilleures prestations dans ‘Les Incorruptibles’, ‘Danse avec les loups’ ou ‘Robin des Bois’, ce Californien de 56 ans a d’abord… dansé en compagnie des membres de son band ‘Roving Boys’.

En 2008, sa carrière cinématographique connait un net recul. Il retrouve ses compères d’antan et retourne à sa passion première : la musique. Rebaptisés ‘Modern West’ pour l’occasion, Kevin et son band retrouvent le chemin des studios et des salles de concert. Et attention, il ne s’agit pas d’une échappatoire ou d’une reconversion due à une carrière cinématographique qui s’essouffle ; non Kevin Costner ne se contente pas d’interpréter le répertoire d’un ‘nègre’, il assure sa part de boulot pour la partie composition et prend également en main la guitare en plus du micro. Et pour une fois, pas besoin de doublage, c’est enfin sa ‘vraie’ voix que l’on découvre ! Une voix chaude et bien présente qui soutient aisément la comparaison avec bien d’autres.

« From Where I Stand » constitue le second elpee déjà depuis la reformation du combo. Celui-ci a profité de la tournée suivant la parution en 2009 d’« Untold Truths » et de l’adrénaline libérée lors des concerts, pour composer ces dix nouveaux titres. 

Oscillant autrefois entre country rock et soft rock californien, Kevin nous livre cette fois un bel album plutôt électrique, un rock puissant, chaleureux, aux multiples inspirations, dont les accents évoquent tantôt Springsteen voire le Tom Petty de la première heure.

Les thèmes abordés dans ses textes sont ceux que défend depuis un bail le ‘Bodygard’ le plus connu de la planète : l’écologie bien sûr (« Hurricane Rain ») et la défense des minorités persécutées (« Indian Summer »).

Ce disque aurait pu être le énième caprice d’une star s’improvisant chanteur et profitant de sa renommée pour nous servir une daube infâme. Pas du tout ! La surprise est de taille et la qualité au rendez-vous !

Ce nouveau rôle, Kevin Costner y tient : ‘C'est le vrai moi qui s'exprime sur scène quand je joue et je chante devant un public. C'est là que vous verrez le plus clairement qui je suis’. On ne demande qu’à le croire !

 

Gui Boratto

III

Écrit par

Gui Boratto est un artiste brésilien, né en 1974. Ce dernier bénéficie d’une carrière plutôt originale puisqu’en effet, il est à la base étudiant en architecture. Toutefois, atteint du virus de la musique, il se décide, après avoir travaillé pour les autres, à composer ses propres morceaux, à partir de 2004.

En 2007, il rencontre le succès, en publiant « Chronophobia », un premier album stimulant, même si assez sombre. S’en suivra, deux années plus tard, « Take my breath away », plutôt orienté ‘pop’. Son troisième opus, à présent disponible, est sobrement intitulé « III ».

Suivant l’adage : ‘On ne change pas une équipe qui gagne’, gagez que les amateurs de la musique du Brésilien reconnaitront immédiatement ‘le son Gui Boratto’, à savoir une techno minimale galvanisée par une basse profonde, et caractérisée par une montée en rythme progressive.

Toutefois, di « The Drill » séduit tout particulièrement, il faut admettre que ce seul morceau ne suffit malheureusement pas pour convaincre de la qualité générale de « III », qui reste somme toute assez moyenne, tant les musiques paraissent redondantes entre elles.

De même, un des reproches essentiels qui peut être fait à Gui Boratto, est d’avoir beaucoup (trop) assaini le son de son album. En effet, le mixage plutôt maladroit donne à l’ensemble des 12 tracks un aspect plat, comme ‘écrasé’.

Si le style inimitable du Brésilien est présent, l’absence de prise de risque frappe singulièrement tout au long de cet elpee. Et faute de ce petit grain de folie, l’opus se révèle plutôt quelconque, laissant une impression mitigée.

On reste donc clairement sur sa faim, et on aurait préféré que l’auteur retourne à ses premières amours, et notamment qu’il adopte à nouveau le tempo effréné du premier long playing…

 

Blanck Mass

Blanck Mass

Écrit par

Benjamin Power est un ex-membre du groupe Fuck Buttons. Et « Blanck Mass » constitue le premier elpee de son projet solo. Un disque dont l’écoute est véritablement… éprouvante ! Au départ, on pense qu’il ne s’agit que d’une intro un peu longuette, et on prend son mal en patience. Mais rien à faire : le premier morceau est effectivement à l’image de l’ensemble de l’opus : c’est interminable, lent mais surtout totalement vide !

Pour chacune des 10 pistes que compte le long playing, on attend vainement qu’il se passe quelque chose. Que la musique ‘décolle’ enfin. Bref, que l’artiste nous surprenne un tant soit peu. Mais ce phénomène ne se produit jamais.

Les titres sont parfois longs, parfois courts, mais ils s’avèrent surtout, tous, inévitablement lancinants, flemmards et creux. « Blanck Mass » rendra tout auditeur normalement constitué amorphe.

Par exemple, quasi aucun instrument n’est utilisé, hormis un synthé, et encore, plus que parcimonieusement. Pas de changement de rythme non plus ou même de mélodie à découvrir. Seul un long fond sonore pénible, qui nous rappelle vaguement une séance de relaxation. Inutile donc de souligner que son écoute est pour le moins laborieuse. Et que dire encore lorsqu’on on arrive à « What you know », qui ne dure pas loin de 15 minutes ?!

Au rayon des reproches, on notera aussi l’absence totale de paroles, excepté sur un ou deux morceaux de l’elpee (NDR : et encore faut-il tendre l’oreille). En conclusion, ce disque s’adresse donc aux amateurs de silence…. dans le registre de la musique. Cherchez l’erreur.

Détail amusant : « Blanck Mass » pourrait se traduire en anglais par ‘La masse de vide’. Jamais à mon sens un album n’aura si bien porté son titre. On ne saurait donc que trop conseiller à l’auditeur lambda de passer son chemin : circulez, il n’y a rien à écouter !

 

Biffy Clyro

Revolutions / Live At Wembley

Écrit par

Preuve, s’il en est, de leur ascension surprise et éclatante, Biffy Clyro délivre un premier combi Cd/Dvd live, relatant les prouesses scéniques des Ecossais. Après avoir publié cinq albums studio et un best of, le trio mené par Simon Neil est clairement parvenu à un point culminant de sa carrière. « Revolutions//Live at Wembley » permet donc de faire le point. Des petites scènes à celle autrement plus impressionnante du Wembley Arena, Biffy Clyro a pris son temps mais son efficace mélange de Rock, Pop et Metal, est arrivé à convaincre le globe. Et ce, notamment grâce à un album imparable, « Puzzle », publié en 2007, et, surtout, des tournées mondiales interminables.

Neil et les frangins Johnston ont donc, très logiquement, immortalisé leurs riffs, les mélodies et la sueur au cœur d’un ‘Live’ d’excellente facture au niveau de la production mais un peu trop focalisé sur « Only Revolutions », le dernier LP studio de la bande. Normal, me direz-vous ; mais malgré quelques bonnes surprises (les excellentes versions de « 57 » et de « Who’s Got A Match »), il y a de quoi être déçu de ne pas y retrouver « Semi-Mental », « 27 » et « The Ideal Height » ou que l’épique « Living Is A Problem Because Everything Dies » ait perdu énormément de sa substance dans sa mouture live.

Biffy Clyro se rattrape néanmoins au niveau de l’énergie déployée sur les planches et de la puissance dégagée par des riffs, ici gonflés aux stéroïdes. Il n’en demeure pas moins que l’objet s’adresse aux fans inconditionnels avant tout, ce live n’étant pas spécialement représentatif de la discographie du trio.

 

Android 80

Suburban Robot

Écrit par

Cyber-homme à tout faire, le plus Liégeois des sujets de Sa Majesté Elisabeth, Brian Carney, alias Android 80, continue de sonder les sonorités eighties, tel un pionnier de l’histoire de la musique propulsé dans une capsule capable de voyager dans le futur.

Malgré des claviers vintage, les compositions de ce pur produit de l’ère disco-wave sonnent terriblement modernes. Elles sont même savamment équilibrées, à mille lieues de tout passéisme élitiste.

Mélodies imparables et textes cyniques qui font mouche, parsèment cet elpee de bout en bout.

Sortant de sa boîte à rythmes comme un diable robotisé, Android 80 remue les fessiers les plus rouillés et inflige un sérieux coup de jeune à la vielle garde sur le retour (Human League en tête).

Chanteur des défunts UFO Goes UFA et claviériste au sein de Phantom Feat. Lio, l’ami Brian nous offre ici une relecture moderne d’un passé que nous chérissons tous d’une manière ou d’une autre, que l’on soit fan de Kraftwerk, Depeche Mode ou de Jean Michel Jarre (et j’aime beaucoup l’improbabilité de cette référence).

Un album ‘boule à facettes’ hautement jouissif, et iconoclaste à souhait.

Second degré et (im)pertinence se disputent la part belle sur cette galette digitale calibrée pour devenir un must des années à venir et servir de référence à des générations et des générations à venir.

 

The Workhouse

The Coldroom Sessions

Écrit par

On travaille sérieusement chez The Workhouse, trop sérieusement peut-être... A l’instar de moines cisterciens, ces musiciens bâtissent des cathédrales sonores shoegaze –qui ont d’ailleurs séduit John Peel il y a quelques années– un peu austères. Le titre de leur 3ème album, « The Coldroom Sessions », décrit à merveille leurs morceaux glacés, mais encore suffisamment humains pour ne pas être chirurgicaux. Epurée, la musique de The Workhouse pêche donc parfois par sobriété ; et le mélomane risque fort de se détacher progressivement de son écoute, car il est parfois difficile de différencier un morceau de l’autre. Le chanteur possède une voix profonde. Un peu comme Lou Reed. Le climat est sombre. Martial même. Un peu dans l’esprit de Joy Division. Mais les « Coldroom Sessions » finissent par nous plonger dans une certaine torpeur, malgré quelques moments de bravoure, comme les trois plages qui ouvrent la plaque : « Fading Fast », « Stalker » et « The Last Time I Saw the Stars ». Difficile pourtant, de ne pas avoir du respect vis-à-vis d’une formation rendant hommage de si belle manière à son producteur, mort avant l’enregistrement de son album : ‘We were due to record this album with Rich Haines. Sadly, he was taken ill and passed away before we could begin. This album is dedicated to him’…

           

Seesayle

Stowaway

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L’univers de Cécile Gonay se tient perché entre deux nuages, dans un équilibre si subtil qu’il tient presque du miracle.

Jouissant d’une voix dont les intonations ne manquent pas de rappeler une certaine Kate Bush, et présentant de longs doigts effilés, aussi à l’aise sur un clavier que sur les six cordes de sa guitare, la gente demoiselle égrène la poussière des étoiles au rythme de ses chansons n’appartenant à aucune convention ni diktat imposé.

Pénétrez dans son antre, laissez vous bercer par la douce lumière tamisée qui y  règne et éclairer par ses mélodies aux charmes suaves. Approchez, approchez !

Découvrez par vous même  l’étrangeté singulière de son monde habité d’une multitude de créatures célestes virevoltant avec grâce dans un rêve intemporel. Et valsez sur ces compositions aux influences aussi multiples que difficilement discernables.

Les vents baltiques qui portent les murmures d’anciennes légendes oubliées se rappellent au souvenir d’une triste complainte susurrée l’hiver au coin d’un feu où crépitent les flammes du désir (« Vampire », « Five »). Et au dehors, la pluie se mue en rideau mélancolique (« I Gave My Soul »).

Escapade en terrains celtiques (« Sorry My Dear ») et échappée belle dans la langue de Voltaire (« Dormir Debout »).

Un album fièrement assumé par une fée aux sortilèges enivrants et qui s’il manque de maturité, n’en demeure pas moins un excellent point de départ vers une galaxie aux jeux de miroirs déroutants.

En concert :

le 11novembre à L’an Vert, Liège.
le 10 décembre à l’Atelier Rock de Huy.
le 22 décembre à la Porte Noire, Bruxelles.

 

Reigns

The Widow Blades

Écrit par

« The Widow Blades » constitue le 4ème album du duo américain Reigns pour le compte de la maison anglaise Monotreme (65DaysOfStatic, Barzin, …) Et, comme d’hab, l’ambiance n’est pas à la fête. Leur nouvelle œuvre s’inspire de la véritable histoire d’une veuve qui a disparu  mystérieusement, en 1978. Leur album reflète à merveille cette atmosphère mystérieuse. « The Widow Blades » a d’ailleurs été enregistré dans les différents lieux que la dame est sensée avoir visité avant sa disparition, dont son propre domicile, celui d’un homme suspecté de l’avoir assassinée ou encore une maison de thé locale… « The Widow Blades » ressemble à une sorte d’exorcisme musical. Le climat finit même par envoûter. Reigns érige des paysages sonores en se servant de nappes de pianos, de cordes de guitare acoustique (« Over Tone Gulley ») ainsi que de samples (« The Diagram »). Notre esprit vagabonde, mais comme s’il tournait au ralenti, en compagnie de Miss Blades, au sein d’une ambiance éthérée proche de Sigur Rós voire d’Arab Strap (« I Will Burn for This »). Un œuvre réussie, malgré quelques longueurs, en fin de parcours…

 

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