Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Chroniques

Rumble In Rhodos

Signs of Fervent Devotion

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Derrière Rumble In Rhodos se cachent cinq Norvégiens déchaînés. Ils avaient effectué leurs débuts en 2006, en publiant « Own Me Like The City ». « Intentions » lui avait succédé en 2008. Cette fois, le groupe d’Oslo montre des « Signs of Fervent Devotion ». Un album quelque peu brouillon, où tout se chevauche, au point de ne laisser qu’un immense emmêlement de notes qui partent dans tous les sens. Le genre qui vous bourre la tête de superflu et laisse l’auditeur sans oxygène au bout de trois titres. On retrouve parfois quelques airs qui poussent nos pensées vers le célébrissime Linkin Park. Le disque est même coupé en deux par un interlude entièrement musical, à la manière des rockeurs américains. A la différence près, que chez les Californiens, il y a de la musicalité. On ne peut pas en dire autant de « Signs of Fervent Devotion ». Les Scandinaves ont surtout jeté leur dévolu sur le bruit plutôt que sur une musique savamment dosée. De l’énergie, c’est bien, mais trop, c’est trop! Comme de toute bonne chose, il ne faut pas en abuser. Or, ils balancent des sons à tout va, presque sans se préoccuper de ce que leurs compères font. Cette regrettable erreur transforme cet opus en brique indigeste et tellement banale.

 

Pitbull

Planet Pit

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Il y a de ces disques qui, à peine atterris sur votre bureau, vous incitent à grimacer. Alors lorsqu’il s’agit d’une œuvre de Pitbull, la grimace est d’autant plus accentuée. Le responsable d’une ribambelle de hits aseptisés dont les insupportables « I Know You Want Me (Calle Ocho) » et « Hotel Room Service » revient pour sa –déjà– cinquième livraison. Armando Christian Pérez, découvert lors de la sortie du second LP intitulé « El Mariel », pourtant relativement respectable, est très rapidement tombé dans le mercantilisme pur jus en publiant coup sur coup des œuvres vidées de toute subtilité et d’âme. « Planet Pit » s’inscrit directement dans cette catégorie. Mais il y a un ‘mais’. Parce qu’à force de camper sur ces positions, votre serviteur s’est bien fait avoir. D’abord récalcitrant, c’est douloureusement que le disque a été glissé dans la platine. Après quelques écoutes partielles, j’ai commencé à fredonner certaines mélodies tirées de la galette jusque dans mon sommeil. Et avant même de m’en rendre compte, j’étais pris dans les filets du bonhomme et envoyé à vitesse grand V sur la ‘Planet Pit’.

Car même si ses morceaux sont certes dignes d’une bande-son de séance d’aérobic ou du Carrefour Express du coin, le gars sait exactement comment s’y prendre pour faire mouche. Des inévitables singles « Give Me Everything » et « Rain Over Me » à « Something For The DJ’s » en passant par les remuants « Took My Love », « Come N Go » et un « Shake Senora » estival (morceau basé sur un sample d’un morceau d’Henry Bellafonte), Pitbull s’avère être un véritable roi des pistes de danse ‘grand public’. Et ce public, le rappeur originaire de Floride le met dans la poche grâce à une large palette d’invités (Marc Anthony, T-Pain, Kelly Rowland, Enrique Iglesias, Afrojack, Chris Brown, Jamie Foxx, etc.). Sans ces derniers, le Pitbull ne serait d’ailleurs qu’un toutou inoffensif auquel personne ne prêterait vraiment attention. « Planet Pit » est certainement le disque le plus représentatif de la scène commerciale du moment. Mais bien qu’on se laisse prendre au jeu assez facilement, l’euphorie n’est que purement passagère. 

 

Oh La La !

Oh La La !

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Oh la la… Dès la plage d’ouverture du premier LP, on repère instantanément l’influence majeure du duo mené par Natasha Le Jeune, ex-AS Dragon, et Benjamin Lebeau , membre de The Shoes : The Kills. Le côté pop électronique en plus. L’intérêt en moins. Oh La La !, c’est l’ennui ferme. Il y a bien du potentiel sur deux ou trois morceaux. Et s’il faut les citer, on pointera « Oser », « Not In the Mood » et « Tomorrow » qui entrent sans problème dans la catégorie pouce dressé.

Malgré ses flagrants emprunts à Metronomy, on évoquera également le beat entêtant et les textes subversifs du morceau « Un poing c’est tout » rehaussé par la collaboration sympathique de Katerine. Ailleurs, on a du Yelle (« Carmen »), du The Kills circa « Midnight Boom » (« Relax »), du Kills tout court (« Nu dans ton jean ») et du Rita Mitsouko (« Goodbye Superman »). Du coup, pas la peine de chercher la marque de fabrique d’Oh La La ! Elle est tout simplement inexistante. Même les deux rigolos de Sexy Sushi peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

 

Loch Lomond

Little me will start a storm

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Loch Lomond a plusieurs significations différentes: lac d’Ecosse ou whisky, écossais également, adulé par le capitaine Haddock (décidément on ne peut échapper à Tintin et ses compères pour le moment). Mais c’est aussi un groupe originaire de Portland.

Leur nouvel album « Little me will start a storm » balance entre des morceaux à la limite du ringard et des pistes d’une profonde intensité. « I Love Me » est, à ce titre, un exemple frappant. Loin de la puissante et abondante musique électrique des temps modernes, les Américains ont de quoi renvoyer quelques formations à leurs études. Au fil des mélodies de plus en plus prenantes, ce côté qui paraissait ringard et dépassé disparaît. Il laisse place à une qualité extraordinaire qui devrait faire de « Little me will start a storm » un des grands albums pop de l‘année. Il offre du rêve, du plaisir, de la volupté… Le summum est atteint par « TIC ». Il est plus enivrant que tout un lac de whisky dans lequel plongerait n’importe quel marin sans aucune hésitation. Une force que j’ai jusqu’à présent retrouvé dans peu d’œuvres musicales. Surtout qu’elle ne dépend pas d’un seul titre mais d’un ensemble époustouflant. Mais trêve de bavardages, je retourne à l’écoute de ce séduisant album et vous conseille de faire de même.

 

Aube Lalvée

I Am

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Echouées sur les rives d’un fleuve tortueux et agité que l’on nomme la vie, les chansons d’Aube Lalvée ravivent à elles seules un concert d’émotions diverses auxquelles il est impossible de rester insensible.

Tombé dans le creux de mon oreille une froide journée de mars, l’album « Souls to the wind » avait éveillé en moi un émerveillement que je me suis empressé de vous faire partager (voir chronique découvertes).

Aujourd’hui paraît la suite. « I Am », tel un manifeste, le titre de cet elpee inscrit ses trois lettres au firmament des albums à la grâce intemporelle.

C’est que pris à la gorge dès les premières envolées de « Something simple », escaladant la ligne de basse sombre qui nous emmène vers des cimes majestueuses, il paraît évident que nous tenons là un album de très grande facture, intemporel, somme toute un classique.

Rythmiques et mélodies portent la voix sublime de cette artiste que l’on rêverait de voir éclater au grand jour et que pourtant, paradoxalement, on souhaiterait garder jalousement comme un trésor au fond de son jardin secret.

Poignantes mais non grandiloquentes, avec justesse et sensibilité, les chansons d’Aube L dépeignent un univers à la fois sombre et lumineux, à la fois triste et empli d’espoir.

Le frisson parcourant mon épine dorsale à chaque nouvelle écoute, je goûte pleinement ce fruit suave et m’enivre de ces atmosphères tourbillonnantes avec un plaisir sans cesse renouvelé.

Les racines de cet album poussent dans une terre nourrie de larmes, s’entrelacent dans une étreinte venimeuse et s’étendent à l’infini.

« We never walk alone » et son piano paradant au devant d’un beat martial indique un chemin vers les étoiles, qu’emprunteront seulement dans un premier temps les plus hardis d’entre vous, ceux avides de belles découvertes.

Les mots ne sauraient décrire pareil univers, seule sa musique le peut.

Donc je me tais…

A voir absolument le 03 décembre au Windows, à Bruxelles.

 

Kraak & Smaak

Electric Hustle

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« Electric Hustle » constitue le troisième opus du trio hollandais Kraak and Smaak. Ce nouvel album se différencie des précédents car il se veut plus minutieux au niveau de la recherche d’arrangements sonores. Des rythmes entraînants mêlant la house, l’électro, la soul et le funk. Un cocktail détonnant puisqu’il pourrait tourner toute une soirée et combler les âmes festives sur la piste du dancefloor.

« Call up to heaven » ouvre l’elpee, dans un style proche de la regrettée Amy Winehouse, tant vocalement qu’instrumentalement. De quoi démarrer de manière simple et glamour.

Vient ensuite le temps d’enchaîner sur des rythmes plus soutenus, susceptibles parfois de nous replonger dans les années 90, comme le fait si bien « Let’s go back » ou encore « Hold back love ».

Le nom du groupe colle parfaitement à leur style : il crée une fissure dans l’electro pour nous permettre de savourer le goût de leur genre musical si riche et varié.

« Electric Hustle » c’est un peu comme un arc-en-ciel. Chaque chanson reflète sa propre couleur ; et l’ensemble illustre un joli assemblage de variétés sonores et colorées. En outre, les compos accrochent facilement l’oreille ; et il n’est pas rare qu’on se surprenne à fredonner un refrain, après avoir écouté le Cd

Si un album électro pouvait apporter instantanément apporter de la bonne humeur, ce serait celui des Kraak and Smaak.

 

Keiki / Bee and Flower

Split 10"

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‘222’ serait-il devenu le nouveau chiffre fétiche du diable ? Pour célébrer ses deux années d’existence, le label belge Cheap Satanism a en effet décidé de sortir deux splits/Ep consacrés chaque fois à deux groupes issus de son écurie, invités à proposer deux de leurs compos. Le premier proposé par la microstructure bruxelloise est partagé entre le duo bruxellois Keiki (également pilier du label) et le combo américano-berlinois Bee and Flower. Devrait suivre une plaque consacrée à nos Joy as a Toy et aux Italiens de Germanotta Youth (impliquant Massimo Pupillo de Zu).

Pour Keiki, ce disque constitue une sorte de récréation ludique avant la prochaine sortie de son troisième elpee, « Popcorn from the Grave ». Hanté par leur spoken word si singulier et nourri aux guitares stridentes, noisy et minimalistes, le ‘satanic-pop’ bon marché de ces vétérans fait à nouveau mouche. Et Pete Simonelli d’Enablers est venu apporter son concours au second morceau, « Full Body Wolf ».

Le rock de Bee and Flower est teinté d’accents pop (« Jackson ») ou cinématographiques (« You’re Not the Sun »). Deux titres plus légers, mélodieux, aux vocaux délicats, mais aux guitares distordues ainsi qu’aux textes dérangés, qui figureront sur leur prochain long playing, « Suspension ». Il règne d’ailleurs, tout au long de ces plages, une atmosphère étrange, mélancolique et même malsaine…

 

Kammerflimmer Kollektief

Teufelskamin

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Le Kammerflimmer Kollectief est, comme vous doutez, un groupe allemand… Une joyeuse bande mixant le free-jazz, la noise et la musique électro expérimentale. Fondée en 1997, la formation est responsable de 8 albums à ce jour. Les 10 titres de leur nouvel essai, « Teufelskamin », reflètent la liberté totale accordée aux musiciens lors de l’enregistrement de cet opus. L’impro y est une constante ; entre les solos de saxes détraqués (« The People United Will Never Be Defeated »), l’accordéon, les guitares bruitistes (« Teufelskamin Jam #1 ») et même les nuées de cordes. Des mélanges de genres on ne peut plus surprenants, qui atteignent le summum sur « Never Collapse, Always Dazzle ! », lorsqu’un vocodeur s’invite dans un climat psychédélique traversé par un souffle d’americana. Dommage que les vocaux d’Heike Aumüller soient aussi glaciaux. Ils se révèlent même néfastes à l’ensemble, et confèrent parfois une dimension soporifique à certains morceaux (« Shangrila », « Teufelskamin Jam #2 »). Tout en affichant une parfaite maîtrise dans ses expérimentations sonores, K.K. semble prendre son pied. Et n’invite pas, en général, le mélomane au farniente (« Nearly Able to Fly ») ! Quoique, cet esprit jazz-café, peut devenir, au fil de l’écoute, un peu lassant…

 

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