Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Chroniques

Bjørn Berge

Blackwood

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Bjørn Berge est un chanteur/guitariste norvégien. Agé de 43 balais, il s’est forgé une solide réputation en Europe. Faut dire qu’il y roule sa bosse depuis plus de vingt ans, et en solitaire depuis ces 15 dernières. Il est surtout réputé pour sa technique sur les cordes. Il avoue avoir été inspiré par des figures mythiques du blues comme Robert Johnson et Elmore James. Eponyme, son premier opus date de 1994. Il faudra cependant encore attendre 5 ans, avant qu’il lui donne une suite, en publiant "Blues hit me" sur le label Blue Mood. Sur son troisième, "Bag of nails", il s’autorise même de reprendre des compos de Led Zeppelin et Beck. En 2001, à travers "StSlide", il adapte à son style à Motörhead et Frank Zappa.

« Blackwood » constitue son onzième elpee. Il marque un retour aux racines, une musique essentiellement acoustique, mêlant le folk et le blues, même s’il y ajoute quelques bonnes doses de rock et de funk. Un profond changement par rapport à son LP précédent, "Fretwork", sorti en 2009. Sur ce nouveau long playing, Bjørn se charge pratiquement de tout : la voix, les guitares et le banjo, ne tolérant que Kjetil Ulland à la basse, aux percus et au synthé. Il a écrit neuf des onze plages.

En ouverture, Bjørn double banjo et guitare pour alimenter "In and out". Une plage sculptée dans un country-folk-blues de bonne facture qui accroche instantanément l'oreille. Le Scandinave possède, en outre, une voix profonde et rassurante. Son jeu sur les cordes multiples est impressionnant. Enrichie par le saxophone de Karl Christian Gronhaug, "Once again" est une ballade toute simple, mais superbe dans sa mélodie. Berge est habile à la six cordes. Sur "Accused" et "Those days"sait, son attaque ne manque pas de caractère. Rugueuse, elle colle bien à la voix chargée de révolte. En 1994, sur son premier elpee, il avait adapté le "Going to Bronwville" du légendaire bluesman noir Sleepy John Estes. Il nous propose une nouvelle version de cette compo intemporelle. Plus contemporaine. Instrumental particulièrement riche, "Blackwood" est un des sommets de la plaque. L’offensive rythmique est franche et directe. Bjørn possède un doigté limpide qu’il traduit à la perfection sous une forme acoustique. Et il le démontre tout au long de sa cover du célèbre "Woodstock", une superbe ballade signée par l'égérie folk hippie, Joni Mitchell, et popularisée par Crosby, Stills, Nash and Young. C’était déjà, il y a plus de quatre décennies… La voix et la musique de Berge sont parfaitement complémentaires. Tantôt elles fusionnent. Tantôt, elles marquent leur territoire. Ainsi sur "Sick 'n tired", son vocal s’élève pour s’affranchir de son instrument. Saturée de blues, "Blues for one" est une ballade empreinte de sérénité. Et il achève son œuvre, en nous plongeant dans l’amertume et les ténèbres de "Darkness". Naturellement doué, considéré comme un virtuose des cordes, Bjørn Berge a encore frappé fort.

 

George Lynch

Kill All Control

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Au sein de Dokken, George Lynch affichait un statut de star, en plein revival metal ricain du milieu des années 80. Ses concurrents avaient pour patronyme Ratt, Motley Crüe et Skid Row. Il fonde ensuite le plus bluesy Lynch Mob qui se fend d’un carton du nom de « Wicked Sentation », en 1990.

« Kill All Control » constitue le premier véritable album solo du ‘guitar hero’, surnommé Mister Scary par ses fans.

Il nous invite à savourer pas moins de treize nouveaux morceaux dans la plus pure tradition hard rock, bien que très éloignés de l’univers Dokken.

« Kill All Control » et « Done » nous plongent immédiatement dans le vif du sujet. Ça va déménager ! Un petit air de Van Halen souffle sur « Rattlesnake », particulièrement durant le solo époustouflant de Lynch.

« Fly on The Wall » n’est pas une reprise d’AC/DC, comme on pourrait l’imaginer, mais lorgne sérieusement sur la partition d’un Alice In Chains dernier cru. Tantôt seventies, souvent groovy, les titres s’enchaînent fluidement, évitant de tomber dans le travers de la pure démonstration.

Lynch, au contraire, laisse beaucoup d’espace à ses acolytes. L’inverse serait décevant quand on sait que le diable d’homme a toujours eu l’art de bien s’entourer. Marc Torien (Bullet Boys) et Keith St. John (Montrose) ont posé leur voix sur certains titres ; et Fred Coury (Cinderella) assure une prestation magistrale prestation sur l’ironique « Son of Scary ».

De toute évidence, l’ex Dokken n’est pas en manque d’inspiration et ne souffre pas de problèmes d’arthrose dans les doigts. Pas l’album de l’année, mais un diablement bon disque.

 

Marit Larsen

If A Song Could Get Me You

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Décidément, on trouve de tout dans les fonds de tiroir !

Datant de plus de deux ans déjà, ce cd vient d’atterrir dans ma pile. Faut pas d’mander…

Bon ben comme j’ai pas vraiment le choix, je m’y colle ! Mais vite alors parce que premièrement, les chanteuses mielleuses, non merci, sans façon ; et puis deuxièmement, j’ai l’impression bizarre que c’est toujours pour ma pomme les trucs qu’on a oubliés depuis perpète…

Marit Larsen, donc puisque c’est d’elle dont il s’agit, nous vient du Grand Nord, de Norvège pour être plus précis.

A 26 ans, en 2009 donc, elle nous propose déjà une compile ou presque.

Faut dire qu’elle a déjà un p’tit bout de carrière derrière elle. En compagnie de son ami d’enfance Marion Raven, elle a vendu plus de 2 millions d’albums dans son pays sous le patronyme de M2M. Hé, ho, on rigole plus là !

Allons bon, ben vaut p’têt mieux écouter ce qu’elle a fait de mieux tout de suite, ce sera plus rassurant ! Et elle n’a rien fait depuis ? Et bien si figurez-vous, elle a collaboré en 2010 à un duo en compagnie de Milow pour une chanson intitulée « Out Of My Hands » ; rien d’autre, heureusement, car là on aurait eu l’air vraiment malin…

Son ‘best of’ en quelque sorte se décline en 13 chansons oscillant entre pop dégoulinante de mélasse sucrée très légèrement nappée de sauce ABBA et un style folk bien trop commercial à mon goût.

Si le single qui donne son nom à l’album se laisse écouter (passivement), on a tendance à se laisser bercer, voire à s’endormir lors de certaines ballades qui suscitent un ennui mortel (« I’ve Heard Your Lovesong », « Solid Ground », « Under The Surface »).

Quelques titres, trop rares cependant permettent de garder les yeux ouverts ; et notamment « Don’Save Me » le seul qui, pour ma part, mérite un soupçon d’intérêt.

A oublier donc. Remettons donc cet objet dans le tiroir qu’il n’aurait pas dû quitter !

 

Anthony Joseph

Rubber Orchestra

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Difficile de ne pas sentir des fourmis vous démanger les jambes, à l’écoute de « Rubber Orchestra », le nouvel et 3ème album du très doué Anthony Joseph. Pour la circonstance, il est de nouveau flanqué de son Spasm Band (double référence aux orchestres de rue chers à Louis Armstrong et aux spasmes dus aux incantations des chants des Baptistes), le poète et écrivain anglais (originaire de Trinidad) dévoile une série de 10 titres au groove et à la foi imparable. Une version moderne et cérébrale de Marvin Gaye ou des génériques endiablés de « Shaft ». Un sacré mélange de funk 70’s (« Speak the Name »), de jazz (« Bullet in the Rocks ») et de musiques africaines chères à Fela Kuti (« Damballah »). Anthony déclame des textes, souvent en spoken-word, d’une rare intelligence sur de longs instrumentaux que l’on croirait joués ‘live’ (« Cobra »), des plages parcourues de guitares funkysantes (« Tanty Linn »), de saxo furieux (« Cobra » encore), de percussions caribéennes (« Griot »), de chœurs féminins (« Money Satan ») ou d’accès de basse caoutchouteux (tout le temps…) Vu sa ferveur proche d’un prêcheur religieux et son immense talent, Anthony Joseph devrait parvenir à convertir de nombreux fidèles ! 

 

Jeff Hershey

Live at Grossman's - 1994

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Norman Jeffrey Healey est ce chanteur/guitariste canadien atteint de cécité depuis l’âge de 1 an. Atteint d’un cancer de la rétine, la maladie allait finalement l’emporter début 2008. Il n’avait pas encore 42 ans.

C'est en 1985 que le Jeff Healey Band prend forme, lors de la jam hebdomadaire accordée au club ‘Grossman's Tavern’, chez lui, à Toronto. Son backing band implique alors le drummer Tom Stephen et le bassiste Joe Rockman. Leur premier opus, "See the light", sort en 1988. Ce sera le début d’une carrière chargée de promesses, mais interrompue par la mort. Jeff était un grand amateur de blues et peut-être encore plus de jazz traditionnel. Au cours des dernières années, il avait également démontré ses talents de trompettiste. Eagle Rock nous propose un témoignage vibrant de cet artiste défunt.

Le Jeff Healey Band se produisait donc ‘at home’, au sein de cette célèbre taverne enfumée, deux soirs de suite, soit les 22 et 23 avril 1994. Pour la circonstance, le trio a reçu le concours du guitariste Pat Rush, un musicien qui avait côtoyé, notamment, Johnny Winter, James Cotton et Buddy Guy, ainsi que son compatriote harmoniciste, Michael Pickett.

Si Alvin Lee, le célèbre sixcordiste de Ten Years After, avait l'habitude de clôturer ses concerts par le fameux "I'm going home", Jeff débute le sien par une relecture de ce classique, mais dans un registre très différent. Pas vraiment rock'n'roll, mais bien plus blues, funky et tout en rythmique. Néanmoins, il aurait pu ne pas attribuer cette plage à Alvin Lee ; car sa version est tout à fait méconnaissable, uniquement instrumentale et théâtre d'une lutte à couteaux tirés entre les deux gratteurs. La machine du JHB est parfaitement huilée. Tous les engrenages fonctionnent à merveille. Place donc au "Killing floor" de Howlin' Wolf, une adaptation funkysante de ce blues rock propice à une nouvelle série d’échanges entre les cordes. Un frisson nous parcourt l’échine dès l’intro du superbe slow blues "As the years go passing by", une compo issue du répertoire d'Albert King, mais souvent et erronément attribuée à Fenton Robinson. Une excellente reprise chargée de feeling. Caractérisé par ses changements de rythmes, le "Yer blues" de John Lennon (un morceau qui figurait sur le double blanc des Beatles) est de toute bonne facture. Le climat baigne maintenant vraiment dans le blues. Signé Howlin' Wolf, "Who's been talking" bénéficie du concours de Michael Pickett à l'harmonica, un autre classique qui suscite mon enthousiasme. Tout comme le "Crossroads" du mythique Robert Johnson, dans une version plus proche de Cream que de l'originale ; mais plutôt roots, et colorée derechef par l'harmo de Pickett. Ce dernier termine sa prestation sur le "Dust my broom" d'Elmore James. Le concert s’achève par un hommage à Jimi Hendrix, lors de deux de ses créations ; tout d’abord le célèbre "Voodoo child", puis l’"All along the watchtower" de Bob Dylan…

 

Enter Shikari

Live from planet earth (cd + dvd)

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« Live from planet earth » constitue déjà le troisième effort ‘live’ de la formation insulaire. Fondée en 1993, elle répondait, à l’origine, au patronyme de Hybrid. Enter Shikari est parvenu à se forger une notoriété en pratiquant une musique particulièrement éclectique, une forme de post hardcore née d’un mélange de screamo, de punk et d’électro. Et il faut le reconnaître, leurs albums cartonnent constamment dans les charts.

« Live from planet Earth » est triple. Il réunit un cd audio est deux Dvd live ; il immortalise des enregistrements opérés au cours de l’année 2010, au Royaume-Uni, en Russie et au Japon.

L’intro est somptueuse. De la musique symphonique remixée, au sein de laquelle se mêlent des sonorités de drums et de basse. De quoi chauffer le public impatient de voir monter ses idoles sur les planches. Et au vu de sa réaction, il est bien évident que les fans sont aux anges. Le son est très pur, les rythmes sont endiablés et les voix littéralement déchaînées. Et puis, il y a cette touche électro susceptible de suggérer qu’Enter Shikari est peut-être l’homologue anglophone de Mass Hysteria. Tout en incitant les aficionados à aller les applaudir en concert.

Les chansons sont plus entraînantes les unes que les autres et pourraient facilement servir de bande son pour un film d’action. Mais faute de film, c’est sur des séries qu’Enter Shikari s’impose avec des titres tels que “Destabilize”  dans la série “Ski Sunday” présentée sur BBC One, mais aussi “The Jester” dans “Oh OH Cherso” sur RTL 4, et bien d’autres encore.

Sensations garanties, la planète terre est avertie!

 

Counting Crows

August and everything after - Live at the Townhall

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Ils existent encore ? Débarqués de nulle part en 1993, ils se sont rapidement imposés sur les ondes, en composant ce fabuleux « Mr Jones » qui fait toujours partie de leur fond de commerce, à l’heure actuelle. Ils nous le resservent d’ailleurs encore et toujours, à toutes les sauces, en acoustique, en live, …

Bref, au moment où le glas sonne pour REM qui les avait précédés de quelques années, il est curieux d’apprendre que le band d’Adam Duritz (au look toujours aussi étonnant) ressort de ses archives un enregistrement public de leur premier album, excellent au demeurant, mais en version live ‘non’ acoustique contrairement à ce qui avait déjà été publié en son temps.

Pour les avoir vus et (mal) entendus sur scène il y a quelques années, il ne fait aucun doute que la technique fait actuellement des merveilles. Alors que leur prestation publique bruxelloise m’avait profondément déçu, voir dégoûté, cet enregistrement est d’une qualité honnête, presque bonne.

Mais pourquoi maintenant, près de 20 ans après la tournée originale, publier un tel disque ? Est-ce lié à un problème financier ? Y aurait-il un autre motif ?

En fait, libéré de sa maison de disques de l’époque et de ses contraintes et/ou obligations, le band s’est amusé et s’est fait plaisir. Enregistrant quasiment le tracklist original, c’est sans nouvelle surprise ou inédit que les Counting Crows nous fourgue sa camelote. Piège à cons ?

Visiblement oui car la version n’arrive pas à la cheville de l’album studio, que l’on a juste envie de ressortir de sa disco(compacto)thèque ; ce qui n’est pas une mauvaise idée en soi.

Un album plutôt réservé aux fans, qui bénéficie, en parallèle, de la sortie du même concert en Dvd, business oblige.

Sans doute également une bonne opération promo, car Duritz annonce la couleur assez vite lors de ses échanges avec le public pour lui proposer la sortie imminente de leur sixième album, en novembre prochain.

Du bois de rallonge, rien de plus !

 

The Chakras

Build Me A Swan

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Natifs de Dublin, les frères Rocky (chant) et Gordo Whittaker (guitares) sont à l’origine du projet qui réunit également Richie Mc Ardle (guitares), Bryan Pepper (claviers) et Ian Kane (basse). Après avoir fourbi leurs armes dans leur île natale sous l’œil bienveillant d’Ian Brown, le club des cinq émigre à Londres, il y a deux ans, pour des raisons purement musicales et techniques. Afin de se ‘réaliser’ complètement, les musicos coupent toutes relations qui pourraient interférer dans leur travail et se consacrent à leurs compositions dans des conditions de ‘liberté’ totale.

Après avoir publié le single « Build Me A Swan », en 2010, Chris Potter les rejoint pour remixer le morceau. Un renfort judicieux, puisque la musique s’avère plus aérée, plus abordable, loin des guitares trop lourdes, des rythmes tonitruants et surtout de tout ‘bruit inutile’.

Toujours à l’affût de bons conseils et à la recherche du son ‘juste’, le quintet irlandais s’adjoint les services de ‘Jay’ Jarrad Rogers à la production. De quoi booster et diversifier les compos du band. Et le résultat ne se fait pas attendre. Un véritable bijou de 11 titres émerge de cette fructueuse collaboration.

Dans un registre différent de la pop/rock commerciale d’excellente qualité, proposée actuellement, dont Coldplay est le chef de file, les Chakras prennent le risque d’explorer des domaines plus fouillés, osent des compositions qui s’imposent et gagnent en puissance à chaque nouvelle écoute.

Alternant les grandes envolées lyriques (les remarquables « Slowdive » et « Blinded »), les mélodies pop bien élaborées (« Build Me A Swan », « Drifting », « We The People », …), les Chakras ne copient rien ni personne ; et c’est bien là leur principale qualité. Quoique, en prenant un peu de recul, on peut déceler un petit air de famille avec ce qui  restera sans aucun doute l’icône incontestable de la pop des nineties, JJ72, hélas disparu de la circulation aujourd’hui.

Piano, synthé, guitares et batterie font bon ménage dans le monde des Chakras. Aucun instrument n’empiète chez le voisin ; une complémentarité évidente et diablement efficace saute aux yeux. Et détail croustillant, aucun des cinq membres ne tient les baguettes assis derrière les fûts. Pour assurer le tempo (et quel tempo), les Irlandais se sont assuré les services d’Osgar Duke, musicien indépendant qui n’a visiblement pas le droit de figurer ni sur la photo de famille, pas plus que dans le livret. Il faut juste espérer pour eux qu’il les accompagne sur scène, lors de leur tournée.

« Build Me A Swan » a tout de l’album révélation ou découverte 2011, c’est selon : punch, finesse, originalité, musicalité, variété,… tout y est. Aucune faiblesse à pointer, une fameuse réussite. Le smog londonien leur aura paradoxalement éclairci les idées ! Excellent, vraiment.

 

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