Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Red Hot Chili Peppers

I’m With You

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Même s’il est inutile de présenter les Red Hot, un petit rafraîchissement de mémoire s’impose. Si Flea (Michael Peter Balzary) donne toujours le tempo de la basse et qu’Anthony Kiedis se réserve toujours le micro (NDR : ce sont quand même les deux figures de proue du band), un membre et non des moindre –puisqu’il s’agit du guitariste John Fusciante– a quitté le navire à l’aube de l’enregistrement du dixième album studio. Navire qui selon certains commencerait tout doucement à sombrer… Ne restent donc plus que les deux emblématiques sources d’inspiration accompagnées de Chad Smith derrière les fûts et de Josh Klinghoffer aux guitares.

Rois de la pop/funk depuis près de trois décennies, le quatuor californien nous balance sa dixième plaque beaucoup plus teintée funk que de rock, c’est une évidence. Néanmoins, on ne peut pas décréter que l’album soit déplaisant pour autant ; mais pour un groupe qui accuse un tel patronyme, il faut bien reconnaître qu’il manque… un peu de sel…

Là où « Californication », « By The Way » ou « Suck My Kiss » avaient l’immanquable don de fouetter nos oreilles et de nous envoyer une bonne dose d’adrénaline, il reste, à l’écoute de ce nouvel opus, une impression de glissement vers une formule plus ‘séduisante’, moins ‘authentique’, destinée au grand public. Le single « The Adventure Of Rian Dance Maggie » en est la parfaite illustration. Excellente ballade, ce titre ne peut que réaliser une grande carrière radiophonique et télégénique. Les Red Hot sont et seront encore de tous les plateaux TV cet automne ; après les avoir vu chez Denisot, on risque même de les voir débarquer un de ces quatre chez Drucker, c’est tout dire…

Pour la défense des Californiens, il est clair qu’ils n’ont plus rien à prouver depuis longtemps. Or, la démission de leur guitariste fétiche devait sonner comme un nouveau départ. Cependant, on attend toujours le signal du starter. On pourrait sans crainte affirmer que les Red Hot sont en roue libre, qu’ils se la coulent douce et qu’hormis deux ou trois compos dignes de ce nom, « Happiness Loves Company » ou « Goodbye Hooray », le reste se laisse écouter sans sourciller. S’il n’y a certes rien à jeter sur cette galette, il n’y a pas grand chose non plus qui fait bondir… Pas davantage de gros hit en perspective.

Bref, ce nouvel elpee hyper funky et même parfois limite disco ne fera certainement pas l’unanimité auprès des fans de la première heure. Par contre il risque d’attirer un public plus proche de la variété de bonne facture que de la pop/rock funkysante qui était la marque de fabrique des RHCP.

En conclusion, « I’M With You » est un bon album sur lequel les joyeux quadras risquent de se faire plaisir mais qui ne nous réserve aucune surprise.

Rien de bien neuf sous le soleil californien !

 

The Pigeon Detectives

Up, Guards And At’Em

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The Pigeon Detectives est un groupe issu de Leeds qui fêtera ses 10 ans l’année prochaine. Leur troisième opus intitulé « Up, Guards And At ‘Em » n’attirera sans doute pas suffisamment l’attention du public que pour bénéficier de la protection animalière. N’allons quand même pas jusqu’à dire que le groupe britannique sera le dindon de sa propre farce, car ce nouvel album n’a rien de honteux. Il est sympathique et démarre surtout très fort. Les titres tels que « She Wants Me », qui entame l’album ou « Need To Know This » ont même de quoi envoyer voler ‘Les pigeons’ un peu plus en altitude. Mais à vouloir s’élever toujours plus vite et toujours plus haut, on finit, à l’image d’Icare, par se brûler les ailes. Et la chute est vertigineuse ! Au lieu de rester un peu au-dessus de la mêlée, on peine même à se maintenir dans les grâces des colombophiles les plus avertis. The Pigeon Detectives va devoir migrer vers d’autres horizons pour garder en filature les groupes qui occupent déjà une place bien au chaud dans la grande volière musicale. « I Don’t Know You » est un indice susceptible de mener vers une piste intéressante. Messieurs les ‘Détectives’, pour que plus personne ne doute de ce que vous mettez sur la table, revenez avec des preuves en béton armé !

 

Ian Kelly

Diamonds & Plastic

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Du haut de ses trente balais (32 pour être précis), Ian Kelly nous propose son nouvel album, le troisième déjà de sa jeune carrière. Canadien pur jus, puisque fils du rapprochement entre une anglophone et un francophone, Ian a grandi à Montréal où il vit et sévit d’ailleurs depuis sa naissance. Il n’a pas encore 13 ans quand il jette les bases de son rêve. Autodidacte, il s’assied derrière la batterie de son frère, se met à la guitare, puis au chant, reprenant rapidement les classiques de l’époque, de Pearl Jam, entre autres… au cœur de son premier band.

Quelques années plus tard, employé comme technicien au Spectrum de Montréal, toute grosse scène locale, il débute l’apprentissage, toujours seul, de divers instruments, s’achète un ordi et enregistre ses premiers projets. En résulte un premier disque intitulé « Insecurity » qu’il publie en 2005, sur son propre label.

Deux événements boosteront ses débuts. Le premier, lorsqu’il assure au pied levé (en fait, ce soir-là il accomplit son job de technicien) la première partie du concert d’Alanis Morissette, devant 2500 spectateurs conquis ; et le second, en défendant son premier ouvrage sur les ondes de Télé-Québec. Médusé, Michel Bélanger, big boss d’Audiogram, lui propose illico un contrat.

Trois années plus tard, « Speak Your Mind » tombe dans les bacs. Disposant de nettement plus de moyens, Ian Kelly peut alors totalement s’exprimer à travers un mélange de pop et de folk teinté d’une bonne sonorité ‘roots’, un style qu’il soutient par un tout bon jeu de cordes, des arrangements minutieux ainsi que des mots bien pesés et surtout bien dits.

L’album se vend à plus de 40 000 exemplaires au Canada et plus de 100 dates sont au programme de la tournée. Continuant les concerts le week-end, Ian et ses musiciens démarrent les sessions de travail pour concocter le troisième elpee, « Diamond & Plastic ».

L’accent est à nouveau mis sur les cordes, omniprésentes sur les 13 chansons qui peuplent cet ouvrage. Les arrangements réalisés par Jon Day sont splendides, mettant réellement en valeur le travail de compositeur d’Ian. Deux quatuors à cordes balaient les mélodies mélancoliques d’un souffle léger, d’une fraîcheur souriante et d’une variété surprenante, passant du violoncelle au banjo, de la guitare électrique à l’acoustique au gré de la fantaisie d’une chanson ou de l’autre.

Marié à Sophie, l’amour de sa vie (sic) et père de deux jeunes enfants, ce parfait auteur/compositeur/interprète promène ses mélodies intimistes et énergiques sur lesquelles il pose des textes empreints de bon sens, explorant le monde qui l’entoure, soucieux des problèmes, des peurs, mais surtout des joies d’élever une famille aux côtés de la femme qu’il aime.

« Diamond & Plastic », la pureté au naturel pour le premier et la maîtrise de l’homme sur les éléments pour le second résument parfaitement le niveau atteint sur cet opus, aboutissement d’une quinzaine d’années de travail pour un artiste qui a atteint la parfaite maturité.

Quelques titres, particulièrement bien torchés devraient permettre à Ian Kelly de pénétrer dans le cercle restreint des songwriters respectés tels Ian Matthews ou encore Elliot Murphy. Epinglons notamment « I Would Have You », caractérisé par son refrain éblouissant de bonne humeur, « Parliament », parfumé d’effluves Counting Crows, « What You Like », mis à la sauce REM, « Your Garden », digne d’un Damien Rice des grands jours ou encore « Drinking Alone », ballade géniale folk/pop qui traduit en musique un thème pourtant difficile à aborder… Ensuite, « Workday » et « We’ll Meet Again » pour la grande beauté des jeux de cordes. On notera, pour terminer, une reprise tout en finesse et en délicatesse de « White Wedding » de ce bon vieux Billy Idol.

Les références et les qualités se bousculent donc au portillon démontrant encore, si nécessaire, la diversité et le niveau artistique atteints sur cette œuvre. Un must !

 

Blueneck

Repetitions

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Quittant les vertes contrées du Somerset, Blueneck s’est avancé à l’orée de la ville de Bristol et a embrassé ses lumières miroitantes au seuil de nuits angoissées, là où les fantômes se racontent le souvenir des cicatrices d’un lointain passé.

Délaissant les répétitions digitales inaugurées sur ces deux précédents essais, le groupe s’est essayé au même processus de création mais en version analogique cette fois, et ce sous la houlette de Mat Sampson dans le confort de son studio Bink Bonk.

Le résultat de cette déclinaison organique sur fond onirique est d’une subtile beauté, à peine caressée par la voix brisée de son chanteur.

Les neuf titres ici présents sont des feuilles mortes qui dansent au gré des vents, tantôt sous   une délicate brise (« Pneumothorax », titre d’ouverture qui couple le souffle), tantôt sous les grondements du dieu Eole (« Venger »), tantôt encore sous les alizés caressant les plumes de mouettes égarées dans un océan de tristesse (« Ellipsis »).

Dans une veine proche des deux premiers albums de Perry Blake, « Repetitions » s’écoule comme un doux venin qui se dirige droit au cœur et fige celui-ci dans une étreinte fatale.

Simplement triste et beau.

 

Candye Kane

Sister Vagabond

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Cette chanteuse californienne véhicule une image très caractéristique, depuis de nombreuses années. A cause de sa corpulence et de ses formes opulentes. Bien qu’âgée seulement de 45 ans, sa carrière est déjà bien conséquente. Elle compte ainsi une douzaine d’albums à son actif. Et son premier opus officiel, "Home Cookin" remonte d’ailleurs à 1994. A cette époque elle n’avait pas encore fêté ses 30 balais. Et était encore mariée au bassiste des Paladins, Thomas Yearsley. Atteinte d’un cancer du pancréas, elle a été opérée avec succès.

Pour enregistrer cet elpee, elle a reçu le concours de son backing band, formation au sein de laquelle figure, au premier rang, la jeune sixcordiste Laura Chavez. Mais également une ribambelle d’invités. Candye excelle dans l’écriture ; mais 9 titres de son opus sont cosignés par sa guitariste.

Le long playing s’ouvre par "I love to love you", une compo imprimée sur un mid tempo. Le premier cri d’amour de Candy est particulièrement convainquant. Son chant est serré de très près par les cordes de Laura. Plage trempée dans le soul/blues, "Love insurance " recommande la souscription d'assurances pour les cœurs brisés. "Sweet nothin’s" est un des sommets de l’œuvre. Une ballade indolente que Brenda Lee a interprétée dans le passé. Un blues caractérisé par la voix autoritaire voire agressive de Lee. Miss Chavez est impériale sur ses cordes. Elle n’en rajoute jamais une couche et ne dispense que les notes nécessaires. L'intro de "Walkin', talkin' haunted house" évoque le Chicago Westside. Tout au long de cette ballade, nous ne sommes pas loin du climat entretenu, à son époque, par Otis Rush. Nous sommes invités à visiter une maison hantée, atmosphère alimentée par les percus de Stephen Hodges. "You never cross my mind" marque enfin le retour au west coast jump. Assurée par Paul Fasulo et Kennan Shaw, la section rythmique déborde de swing. L’ex-partenaire de Miss Kane, Sue Palmer, siège derrière le piano. Shuffle passionné mais réaliste, "Everybody's gonna love somebody tonight" bénéficie de la participation amicale de James Harman à l'harmonica. J'apprécie tout particulièrement "You can"t take it back from her". A cause de la structure de la compo, sise à mi parcours entre le Chicago Westside et les swamps louisianais. La gratte réverbérée de Laura et la basse acoustique de Thomas Yearsley nourrissent cette ambiance. Epaulée par les chœurs délicieusement surannés des sœurs Boswell, Candye chante encore "You can't hurt me anymore". Les interventions de Laura sur son manche, sont véritablement magiques. Balayé par les accordéons d'Eddie Baytos et de Matt Hensley, "Have a nice day" nous entraîne du côté de la frontière mexicaine, près de San Diego. Nathan James se réserve la sèche sur la ballade ténébreuse "Down with the blues". "I deserve love" clôt l’elpee. L’harmo de Billy Watson nous emporte sur les pistes du Far West, tout au long de cette curieuse chanson au format country gospel. La collaboration entre Laura et Candye est une véritable réussite !

   

Indian Ghost

Dean

Écrit par

Fondé en 1993 sur les cendres de Boy Scouts et Prehistoric Pop, Indian Ghost porte bien son patronyme. Cette formation toulousaine semble manifestement hantée…

Mystérieux, spectral, « Dean » constitue le troisième opus du groupe, un combo qui évoluait à l’origine sous la forme d’un trio, avant d’être réduit à un duo, et après quelques années, de compléter le line up par un trompettiste et un bassiste.

Indian Ghost cultive les paradoxes. Il nous vient du Sud de la France ; et pourtant, il aurait pu naître à la Nouvelle Orléans. Ou alors à Londres. Enfin, quelque part, entre ces deux axes. Son expression sonore mêle acoustique et électrique. Les guitares sont grasses, mais la production minimaliste. Et le résultat étrangement propre. Indian Ghost parvient à puiser dans une panoplie de styles, du folk au rock en passant par le psychédélisme et le blues, tout en parvenant à conserver un certain esprit conducteur. Un peu comme s’il avait trouvé le chaînon manquant entre les Dandy Warhols et les Rolling Stones. Un bémol, certaines pistes tirent en longueur, ce qui les rend inutilement monotones et dénote par rapport à la qualité des autres morceaux.

 

A Backward Glance On A Travel Road

A Backward Glance On A Travel Road

Écrit par

Creusons un peu dans notre imagination. Fermez les yeux juste deux petites secondes et plantez vous dans la tête l’image de la Mort. La voyez-vous vêtue de son long habit noir et de sa grande faux ? Si tel est le cas, vous mesurez maintenant sa puissance, sa sombre beauté, son allure gracieuse, son talent, certes triste, mais quel don ! Ces qualités-là, A Backward Glance On A Travel Road les a kidnappées et les a enfermées dans son album éponyme. Même le titre, comme la Grande Faucheuse elle-même, vous invite à jeter ‘un regard en arrière’. ‘Emmanuel Jessua et Thibault Lamy ont poussé la musique expérimentale et cinématographique au bout du concept’. Non ! Ils ont fait plus que l’amener à la limite extrême de son chemin, ils l’ont réinventée, ils ont creusé un autre sentier parallèle à celui déjà tracé. Et la Bolivie native du compositeur n’est certainement pas étrangère à cette profondeur d’âme de chacune des mélodies. Chaque morceau est un grand moment, une partie importante d’une grande histoire. Chaque note reste en suspension dans l’air afin d’en former le décor. Et si vraiment on veut chercher la petite bête, on dira que ces arrière-plans sont un rien trop ténébreux et manquent d’une légère touche enluminée. Mais qu’importe, la Beauté n’a pas de couleur.

 

Ana Popovic

Unconditional

Écrit par

Ana Popovic est issue de Belgrade, en Serbie. Agée de 35 ans, affriolante, elle ne manque pas de charme, il faut le reconnaître. Le blues, c’est son père, Milutin, également musicien, qui lui a communiqué le goût et la passion. Fin des années 90, elle fonde son groupe Hush. A cette époque, elle étudie les arts graphiques, un cycle qui l'emmène à Utrecht, aux Pays-Bas. C’est d’ailleurs là qu’elle fonde son Ana Popovic Band!

Pour enregistrer son sixième elpee, le troisième essai chez Eclecto Groove, elle s’est rendue à la Nouvelle Orléans. La mise à feu est très roots. Les grattes acoustiques nous invitent à pénétrer dans l’univers du blues de la demoiselle. Elle chante ce "Fearless blues", telle une féline. Elle nous communique cette volonté de se battre dans ce monde sans doute plus difficile, à affronter, pour une femme. Sa voix passe bien la rampe. Et ce style lui colle à la peau. Les amplis sont branchés et le tempo décolle lors d’un boogie intitulé "Count me in", une compo au cours de laquelle elle est armée de sa slide et bénéficie de la participation de son compagnon d’écurie, le redoutable harmoniciste Jason Ricci. Cette rencontre a le don de déchaîner son bottleneck et d'engager une lutte fratricide, sans concession, entre les deux protagonistes. Ballade, le titre maître est une plage particulièrement solide, un blues qu’elle alimente de sa slide si bien maîtrisée, face au piano de John Cleary, l'un des meilleurs claviéristes de la Crescent City, invité pour la circonstance. Sur ce titre, ni conditions, ni réserves, elle laisse simplement éclater toute sa sensibilité. Et "Reset rewind" embraie dans le même registre. Lady Popovic et Sonny Landreth, musico louisianais notoire, cosignent "Slideshow". Une piste instrumentale qui fixe le dialogue entre les deux doigts d'acier glissant frénétiquement le long des cordes. La voix et la guitare sont bien d’attaque sur "Business as usual", un blues paradoxalement lent ; un morceau au cours duquel Cleary double au piano et à l'orgue. David Torkanowski se réserve l’orgue Hammond lors de la cover bien saignante du "Work song" de Nat Adderley. Ce rockin' R&B libère énormément de groove et de bonnes vibrations. Ana en profite pour décocher une envolée meurtrière. Excellent ! Popovic partage l’écriture de "Summer rain" avec son manager et copain Mark van Meurs, une ballade funkysante qui ne manque pas de charme. "Voodoo woman" déménage littéralement. La slide hurle à l’agonie, lors de cette plage qui invite à se déhancher devant la scène. Mais la meilleure compo de l’opus est sans doute "One room country shack", un blues lent issu de la plume de Mercy Walton ; Cleary s’y réserve une intervention bouleversante. "Soulful dress" achève cet elpee. Un gospel blues bien rythmé, très cuivré et caractérisé par des vocaux impeccables. Et pour que votre info soit complète, sachez que la production a été assurée conjointement par Ana et John Porter.

 

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