La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
The Cure
Chroniques

The Dears

Degeneration Street (b)

Écrit par

Les Canadiens de The Dears, chouchous de Morrissey du temps de sa tournée américaine de 2005, nous reviennent pour un nouvel album après une (trop ?) longue absence de trois ans. Il est vrai qu’après un opus de la trempe de « Missiles », il fallait sans doute au groupe (ou du moins, ce qu’il en restait) un certain temps pour se remettre à l’écriture et explorer de nouveaux territoires.

En choisissant pour titre de son nouvel opus, « Degeneration Street », Murray Lightburn et ses comparses ont placé la barre bien haute dans la déprime et les envies suicidaires ; mais, après tout, n’est-ce pas la raison pour laquelle on les apprécie tant ?

Dès le premier morceau, on se laisse aisément emporter par les sonorités rappelant TV On The Radio et Metronomy. C’est calme, bien fait mais sans pour autant provoquer l’assoupissement, bien au contraire. Ce subtil mélange, alternant distorsions crapuleuses et mélodies ensoleillées, donne même la bougeotte !

Murray Lightburn, le chanteur et principal compositeur de la formation, accorde une attention toute particulière à l’homogénéité de son album, n’hésitant pas à virer ces musiciens si le résultat final ne lui convient pas. C’est peut-être aussi cette absence de stabilité qui manque à cette formation pour devenir un groupe majeur. Sans les caprices et coups de tête de Lightburn, The Dears aurait sans doute pu emprunter la même voie qu’Arcade Fire.

Mais c’est aussi pour ce petit côté improbable et scabreux qu’on apprécie tant cette formation.

 

Mick Clarke

The Rambunctious Blues experiment

Écrit par

Mick Clarke est un vétéran de la scène blues anglaise. Il s’est révélé à la fin des sixties, alors que la vague du blues anglais s'estompait. Il était la figure de proue de Killing Floor, une formation responsable de deux albums, mais également de concerts mémorables, accordés en soutien de Freddie King. Au cours des seventies, il fonde Salt, un quartet de blues rock qui ne fera guère fortune. Depuis la vague de blues qui a marqué les 80’s, il énormément tourné aux commandes de son Mick Clarke Band. Un groupe qui a publié toute une volée d’album. Le premier ? "Looking for trouble", chez Appaloosa. Mick est très populaire en Europe ; mais également est c’est paradoxal, dans l'Oregon, sur la côte du Pacifique. Son dernier opus, "Solid ground" est paru chez Taxim. Il remonte quand même à 2006.

Pour enregistrer cet elpee, Mick a reçu la collaboration de l’harmoniciste Dangerous Dave Newman et du drummer Russell Chaney. Il cumule chant, guitare, basse et claviers. Les sessions se sont déroulées au studio de Mick, Fabulous Rockfold, dans le Surrey. Et pour préserver la spontanéité des compos, il n’a conservé que des premières prises.

Morceau cool, "Cheap" ouvre l’elpee. Baignant au sein d’un climat de swamp boogie blues, ce titre figurait sur l'album "Tell the truth", un long playing datant de 1991. Blues indolent, "Poor day" paresse à travers les marais louisianais. Epaulé par l’harmo de Dangerous Dave, Mick concède un solo qui reflète la torpeur ambiante. Clarke a sorti son bottleneck pour attaquer le ravageur "Groundhog man", un excellent boogie rock qui libère un max d’énergie. Lors de cette piste, sise à la croisée des chemins du blues de Chicago et du Delta, Mr Newman souffle puissamment dans sa musique à bouche. Une rythmique implacable et lourde balise "Wanna do", un Chicago shuffle. Mick reprend "Shake that boogie", l'un de ses titres fétiche. Caractérisée par sa slide détonante, cette plage figurait sur "Rock me", un long playing publié en 1984. Autre blues lent, bien trempé dans les swamps proches de Baton Rouge, "Twenty miles", est parcouru de cordes chargées de feeling, mais particulièrement paisibles. Blues/rock bien équilibré, "Slipaway" évoque les Groundhogs, d’autres anciens ténors du british blues. Instrumental très rock'n'roll, "Go go Freddie" constitue probablement un hommage à Freddie King. Faut dire que pour Mick, c’était un maître. "Something's wrong" opère un changement de style. Une ballade indolente, mélodieuse, caractérisée par ses vocaux placides et cette gratte aux sonorités enchanteresses. Imprimé sur un tempo tempéré, "I should've waited" épouse une ligne mélodique proche du "Rock me baby" tout en trempant dans un climat réminiscent d’"On the road again". Un blues/rock dynamisé par une excellente intervention à l’harmo. Et cet opus bourré d’énergie s’achève par "Woodsman", un boogie inoxydable.

Au cours des dernières années, Mr Clarke a pris un malin plaisir à remonter ses anciennes formations. Salt. Et puis surtout Killin' Floor. D’ailleurs, un nouvel elpee est en préparation et sa sortie prévue d’ici quelques mois. Quant à Salt, flanqué de son chanteur/harmoniciste originel, Stevie Smith, il part en tournée cet automne.

 

Bell X1

Bloodless Coup

Écrit par

« Bloodless coup » est un peu comme un train sans locomotive. On a beau lui donner toutes les ressources nécessaires, il ne prend jamais de départ. Ce sixième opus des Irlandais de Bell X1 est orphelin d’un morceau de tête, un titre qui puisse tirer tous les autres wagons de l’album. Ces derniers nous émerveilleraient alors peut-être. Car, une fois épaté par la puissance de la motrice, on ne pourrait pas s’empêcher d’admirer le tout. Mais la seule plage qu’on retient plus qu’une autre (« The Trailing Skirts of God ») est un rien trop faible pour tracter les neuf chariots qui le suivent. Sa mélodie est une belle petite bal(l)ade parmi des paysages qui défilent rapidement le long de la voie ferrée. Ces tableaux sont tantôt des endroits dont on rêve, tantôt des lieux de nos souvenirs, chargés de notre histoire. Les paroles deviennent un peu plus lointaines et renforcent cette ambiance quelque peu nostalgique. Ca y est, on est enfin monté à bord de ce train ! Malheureusement, 80% du chemin a déjà été parcouru. Conclusion, quand on débarque finalement sur le quai, on ne retient pas grand-chose de ce voyage, si ce n’est cet embarquement tardif. Et ce monstre de ferraille reprend sa route, s’éloigne, et plus jamais on ne se retourne vers lui.

 

Arp

The Soft Wave

Écrit par

Exilé à New York, Alexis Georgopoulos est issu de San Francisco. Et manifestement, cet ex-Tussle a choisi un titre parfait pour son second album. Intitulé « The Soft Wave » il reflète parfaitement le style musical proposé, sis à la croisée du krautrock, du psychédélisme et de l’électronica. Une musique atmosphérique, minimaliste, élaborée à l’aide de synthés analogiques, mais qu’il recouvre de nappes sonores instrumentales les plus diverses.

Les plages sont planantes, relaxantes, et semblables à de douces vagues mélodiques, elles contaminent progressivement les esprits, avant de nous plonger dans un état d’apaisement proche du zen. La meilleure compo de l’elpee ? Manifestement « From A Balcony Overlooking The Sea » ; une piste réminiscente de la quintessence de l’œuvre signée Brian Eno, au cours de laquelle Alexis vient poser délicatement sa voix.

Rien de tel pour calmer vos nerfs en période de crise. Plus efficace et moins nocif qu’un Xanax, mais tout aussi addictif, « The Soft Wave » est certainement le remède idéal à prescrire…

 

The Vogues

My Taylor is Rich

Écrit par

Vu le titre de l’album, caractérisé par son humour potache assumé, je peux assurément me permettre une intro bateau : chez The Vogues, ont est dans le vague, dès le début… Et en effet, très peu d’info circule sur le net au sujet de ce mystérieux groupe belge. Pourtant, leur anonymat ne devrait être que temporaire car, à l’écoute de « My Taylor is Rich », les Bruxellois pourraient transformer leur patronyme en or…

Si la Suède recense les talentueux The Hives, la Belgique peut compter sur The Vogues. Un peu moins inspiré que la formation scandinave et en retard sur la balle, le combo belge propose néanmoins un paquet de morceaux efficaces, découpés dans les cordes de leur Stratos. Les lignes de basse sont sautillantes et les riffs de gratte efficaces.

The Vogues ont remporté le concours ‘Pure Demo’ organisé par Pure FM et sont maintenant produit par Julien Paschal, le batteur de Piano Club.

« My Taylor is Rich » constitue leur premier elpee. Partagé en 12 pistes, il puise son inspiration, tour à tour (NDR : et inévitablement) chez les Hives (« In & Out »), Franz Ferdinand (le plus dansant… « Dance ») ou encore The Thermals (les titres/punk rock « Fresh 02 » et « Behind Sunglasses », mais également la voix du chanteur). Pourtant, le disque baigne dans un climat rock garage sixties ; celui des Kinks, en particulier.

 

Should

Like a Fire without Sound

Écrit par

Un peu de douceur bienvenue en ce bien triste mois d’août nous est apportée par le nouvel album des très discrets Américains de Should, « Like a Fire Without Sound ». Marc Ostermeier et Tanya Maus reviennent en effet 13 ans après avoir publié le cultissime « Feed Like Fishes ». Toujours aussi minimal, le son shoegaze du duo d’Austin continue de naviguer en eaux vaporeuses grâce à leurs voix cotonneuses… Un contraste saisissant se dessine d’ailleurs entre ces doux organes et une musique, qui bien que douce elle aussi, rappelle la rugosité du rock lo-fi de Yo La Tengo voire de The New Year. Des morceaux minimaux et mélodiques donc, mais jamais simplistes pour autant (« Turned Tables »). Composé sur une période de 5 ans, « Like a Fire Without Sound » est un condensé d’indie-pop à la production dépouillée mais terriblement efficace. Les morceaux, et leurs discrets riffs de guitares, prennent leur temps afin de dévoiler leurs charmes mais ne sont jamais loin de toucher le cœur comme sur les magnifiques et languides « Glasshouse » ou encore « The Great Pretend »…

Une œuvre incontestablement influencée par les premiers albums pop de Brian Eno. Une musique facile et difficile d’accès à la fois qui se découvre au fil des écoutes. Un feu brûle mais on l’entend à peine… Vous devez (« You should… ») découvrir cet album.

 

No One Is Innocent

Drugstore

Écrit par

Certains groupes, notoires autrefois, ont parfois la mauvaise idée de refaire surface, détruisant ainsi leur crédibilité acquise dans le passé. No One Is Innocent en est certainement un bel exemple. Ce combo français avait décroché un énorme succès, début des années 90, en gravant «  La Peau ».

C’est le leader du band, Kemar Gulbenkian qui a décidé de relancer la machine. Or, manifestement, sa formation n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Et pourtant, « Drugstore » constitue le quatrième elpee, depuis leur reformation. Si naguère, la notoriété de l’ensemble reposait sur la puissance des compos, ce qui lui avait d’ailleurs valu d’être comparé à Rage Against The Machine (il fallait oser !), aujourd’hui leur électro rock fait vraiment pitié. Insipides, médiocres même, leurs compos n’ont plus aucune consistance. Les guitares ont cédé le relais aux sonorités synthétiques. Les suites d’accords sont aussi prévisibles que les morceaux diffusés au cours d’une kermesse. Et « Paris » ou encore « Drugs » en sont les plus belles illustrations. Enfin, où est la verve du chanteur arménien ? Ses lyrics ne véhiculent plus des contestations de bistrot. Pas étonnant que Guizmo (Tryo) ait été invité à prendre le micro sur « Qui Je Suis ».

Pas la peine d’afficher une belle persévérance, si c’est pour nous balancer des disques d’une telle indigence…

 

Jérôme Minière

Le vrai le faux

Écrit par

Lauréat du Prix Rapsat-Lelièvre 2010 pour son album « Le Vrai Le Faux », Jérôme Minière n’est pas un débutant dans la chanson française, puisqu’il compte déjà une petite dizaine de disques à son actif.

Ce natif d’Orléans, très bientôt quadra (27/03/1972) reste cependant assez méconnu des médias malgré une production qui ne manque pas de relief.

Après avoir accompli des études de cinéma à Bruxelles, il se lance dans la chanson. En 1996, ces démarches se matérialisent par la sortie d'un premier opus, « Monde pour n’importe qui ». Il a depuis émigré au Québec, publié de nombreux albums sous son nom et en a également commis deux sous le patronyme d'Herri Kopter, sorte d'alter ego fictif.

L'auteur/compositeur sonde l'univers des musiques électroniques et aujourd’hui, après quinze années de métier et de voyages, l'explorateur des planètes musicales, le « Petit Cosmonaute » (du titre de son quatrième Cd) en est à son septième elpee studio. A nouveau, il vogue entre pop et électro tout au long de « Le Vrai Le Faux ».

Encensé dans son pays d’adoption, Jérôme retente une percée sous nos latitudes. Le long playing sorti de l’autre côté de l’Atlantique en octobre 2010 a fait un tabac au pays du sirop d’érable et sa réputation a (re)franchi l’océan.

Quatorze plages nous sont proposées. Intelligentes pour certaines, irrésistibles pour d’autres mais toujours originales surtout au niveau des textes, ces chansons sont accrocheuses, inspirées et emplies d’humour. On se prend à remuer du pied pour battre le rythme et très rapidement, on adopte les titres les uns après les autres.

Tendez donc l’oreille vers « Le monde est là », soyez attentifs aux mots sur « Des pieds et des mains », dansez sur « Rien à vous dire » et surtout sur « Une chanson toute nue » et puis faites un accueil digne à ce beau disque plein de bon sens et habité d’une musique simple mais tellement entraînante. Jérôme Minière nous emmène sur ‘une petite planète’ pleine d'instruments, où violoncelle, trompette, guitares et percussions dansent avec les synthés pour faire virevolter les belles paroles de Jérôme.

Petite planète où règnent la bonne humeur, les jeux de mots, les rêves. Petite planète à visiter !

 

Page 403 sur 1252