Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Chroniques

Dutch Uncles

Cadenza

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Dutch Uncles est une formation issue de Marples, près de Manchester. Elle avait publié un premier album en 2009. Eponyme, il était sorti sur Tapete Records. « Candenza » constitue donc le second opus de ce quintet insulaire. Et ma foi, il est plutôt surprenant. King Crimson circa « Larks' Tongues in Aspic », Genesis époque « Selling England by the pound », XTC, les Beach Boys et Steve Reich constituent leurs influences majeures. L’univers du Roi Pourpre, à cause des motifs de guitare en boucle très caractéristiques. La bande à l’Archange Gabriel pour les envolées épiques, presque prog. XTC pour les riffs spasmodiques, hypnotiques, versatiles, post punk parfois même funkysants. Les Beach Boys, vous vous en doutez, parce que les harmonies vocales sont à la fois ensoleillées, superbes et limpides. Et enfin Steve Reich lors des interventions minimalistes, mais efficaces au piano. Il y en a d’autres, mais je vous laisse le soin de les découvrir au fil de l’écoute de cet elpee.

Mais le plus important, c’est que le combo parvient à se créer son propre style, après avoir digéré toute ces références. De ce remarquable opus, j’épinglerai quand même le titre maître, hanté par le spectre de Nile Rodgers. Mais également les deux singles. Tout d’abord « The ink », une plage tramée sur une toile de fond synthé pop mais illuminée par des cordes de guitare cristallines, bringuebalantes, tourbillonnantes. Et dans le même registre, le remarquable « Fragrant », une compo qui aurait pu figurer dans le répertoire des Chameleons, s’ils avaient troqué leur sentiment de spleen contre l’allégresse. Un superbe album !

Pale Grey

Put Some Colors (Ep)

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Amusant…

« Put Some Colors » c’est le titre du nouvel Ep de Pale Grey, publié chez JauneOrange…

Les huit plages qui le composent s’intitulent, « White », « Red », « Yellow », « Black », « Purple », « Orange », « Green » et « Blue ». Qui dit mieux que ce tourbillon de couleurs pour cette nouvelle formation issue du sérail de l’écurie liégeoise ? On nage en plein arc-en-ciel !

Originaires des Fagnes, c’est là, au fond d’une grange que le quatuor enregistre, sous la gouverne de Jonas Rousseau, ses compositions. Des chansons qui oscillent entre mélodies subtiles et électro-pop fraîche et… colorée… Fallait s’en douter !

A l’origine du projet, on retrouve deux amis d’enfance, Maxime Lhussier et Gilles Dewalque. Ils sont voisins depuis toujours et jouent de la musique ensemble depuis… toujours aussi. En outre, ils partagent les mêmes influences, qu’ils puisent notamment chez Postal Service et Kings of Convenience. Et le résultat de leur collaboration débouche sur une expression sonore planante, mais joyeuse. C’est presque par hasard que le duo remporte (NDR : après s’être inscrit, évidemment) le premier prix, lors de la 1ère édition du tremplin ‘Jeunes talents’ MIR (Marquette In Rock), organisé à Lille, en février dernier. Suite à cette distinction, une télévision locale française les invite pour un set acoustique. Bingo ! Ils sont lancés !

Familier de l’écurie JauneOrange, Maxime assurant la basse au sein de Dan San, le duo gravite depuis un bout de temps autour de divers projets liégeois. Deux autres noms sévissant déjà au sein de la même écurie s’ajoutent au duo pour l’enregistrement de cet Ep. Janjanes Montens et Benoît Damoiseau donnent au combo son line up définitif, l’un à la basse, l’autre à la batterie qu’il occupe également au sein de Hollywood Porn Stars.

Le résultat est assez intéressant que pour s’y attarder. Pale Grey n’a de gris pâle que son nom de scène. Contrairement aux apparences, la musique dispensée par le quatuor belge est originale, accrocheuse et créative. Mêlant à la fois les rythmes électro et les instruments acoustiques, Pale Grey enchante, innove et convainc dès la première écoute. Les titres sont minutieusement construits, riches en musicalité et tous tournés vers une rythmique entraînante à souhait. L’avenir s’annonce donc riche en couleurs pour ce combo gris pâle !

Chouette petit album découverte. A suivre !

Catherine Ringer

Ring n’ Roll (a)

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Dur dur de se relever pour Catherine Ringer. Quatre ans après avoir enterré son alter ego tant au point de vue professionnel que sentimental, l’autre moitié des Rita Mitsuko publie son premier opus solo. Pas facile sans la tête pensante du duo, car c’est en effet bien lui qui assurait essentiellement le boulot de composition musicale et jouait les partitions de guitare, basse, batterie et claviers.

On est donc assez loin, qualitativement parlant, du dernier opus en date, « Variety », qui cassait la baraque…

L’album de Catherine Ringer, « Ring n’ Roll », rend, en réalité, un vibrant hommage à l’homme dont elle a partagé la vie, le travail et le lit durant plus de 25 ans. Fred Chichin constitue, malgré son absence, le fil rouge des douze titres qu’interprète majestueusement sa moitié survivante, usant de sa voix irrésistible et émouvante.

Les premières paroles prononcées sont : ‘Je fais que penser à mon amoureux, je fais que penser à nous deux…’ et les dernières, onze chansons plus tard, ‘On se reverra bien un jour ou l’autre…’ Tout est dit !

Ce premier effort en solo est de qualité inégale. Catherine alterne le bon, le passable, le chiant, le franchement inécoutable et le surprenant…

Débutant joliment par « Vive l’amour » dédié à qui vous savez, elle enchaîne par « Punk 103 » ennuyant à mourir (désolé Fred) puis deux titres interprétés en anglais douteux « Z Bar » et « Yalala » qui se laissent gentiment écouter, sans plus. « Prends-moi » (malgré un joli texte) et « Got it sweet » seront volontiers zappés, car monotones à souhait. « How do you tu » relève un peu le niveau bien que les lyrics, mi-anglais, mi-français, sont assez improbables. Catherine redonne de la voix (ouf, il était temps) dans « Quel est ton nom », un titre limite cependant, tant la ligne mélodique est faiblarde.

« Pardon », petite histoire banale, évoque la renaissance, mais ne vaut que par son refrain…  « Si un jour » replonge l’auditeur en pleine déprime, la peine suintant de chaque note et mot de ce quatrain.

Le surprenant c’est celui-ci, « Mahler ». Empruntant l’Adagietto de la symphonie N°5 du brave Gustave, Catherine Ringer pleure tout au long des 6 minutes son amour disparu sur la seule véritable pépite de l'album, entre parlé et chant susurré, profondément humain, qui décolle au final pour s'envoler, et disparaître en larmes. Splendide ! Mais hélas, trop rare…

« Rendez-vous » joue toujours dans le même registre. Mais le ton est plus gai, plus enjoué, l’accordéon et la boîte à rythmes nous entraînent dans ce fol espoir impossible des retrouvailles…

L’album si sombre, si empreint de tristesse se termine de façon un peu plus optimiste.

Un signe ? Il serait temps que la période de deuil prenne fin afin de permettre à Catherine Ringer de se tourner vers d’autres horizons.

Road to Consciousness

Road to Consciousness

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Bienvenue dans le métal opératique. Non, non, il n’est pas mort… (NDLR : chanson paillarde ?) Et Road to Consciousness tente de lui rendre vie. Neuf musiciens et 12 vocalistes participent à ce beau ce projet pour lequel j’ai pu lire, dans certains articles, qu’il s’agissait de la réunion des plus belles voix de notre Royaume. Une aventure aussi enrichissante sur le plan humain que musical, qui devrait remplir de fierté, tous les Belges. Ben tiens ! Trêve d’ironie ! Road to Consciouness, c’est tout simplement du sous-Within Temptation. Je le concède, cette comparaison est difficilement imaginable. Mais ce groupe, ce projet ou ce concept (NDR : décrivez-le comme vous voulez) existe et est parvenu à récolter une foultitude d’éloges. Honnêtement, je dois vous avouer ne pas être parvenu à écouter ce disque dans son intégralité. En aussi peu de temps qu’il ne faut pour le dire (NDLR : l’écrire ?), mes poils se sont hérissés. Une allergie ? Probablement. Et comme je ne suis pas maso… 

Britney Spears

Femme Fatale

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Après avoir fait son ‘cirque’ en 2006, Britney Spears joue à la « Femme Fatale » au sein de ce septième LP dont le contenu est rapidement oublié, au profit des photos du carnet intérieur. Comme sur chacun des éléments discographiques de la demoiselle, il y a ici, une nouvelle fois, à boire et à manger. Encore plus orienté Pop électronique qu’auparavant, le nouveau recueil de Miss Spears tire souvent sur les grosses ficelles du genre. On a donc droit à une bonne dose d’autotune et de vocodeur (« Inside Out », « (Drop Dead) Beautiful »,…), de pseudo ballades moins mièvres que sur les disques précédents mais tout de même banales (« Criminal », « He About To Lose Me ») et du Will.I.Am, bien évidemment (« Big Fat Bass »).

Si les deux disques précédents de la blonde étaient plus ou moins cohérents, celui-ci sonne plutôt comme une ode à la récup’. Ainsi, lorsque Britney ne vogue pas –un peu tard– sur la tendance dubstep (« Hold It Against Me », « Inside Out »), elle délivre une trance à la Tiësto ou Swedish House Mafia (« Trip To Your Heart »), des sons nineties (« Up ‘n’Down ») ou même un morceau pop-rock à la Pink (« Don’t Keep Me Waiting »). Il est évident que l’originalité n’a jamais été vraiment de mise sur les travaux de la pop star. Mais « Femme Fatale » remporte la palme. En 16 morceaux, Britney nous délivre sa propre compile « Hit Connection ».  

Jesse Sykes

Marble son

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Etabli à Seattle, ce combo compte quatre elpees à son actif. Et « Marble son », constitue son quatrième. La formation est drivée par la chanteuse/compositrice Jesse Sykes et le guitariste Phil Wandscher. Un quatuor qui pratique une forme d’alt country ouverte tant au folk, blues, rock que garage. Si « Like, Love, Lust and the Open Halls of the Soul » épousait un profil intimiste, « Marble son » est davantage chargé d’intensité électrique. La mélancolie est cependant toujours bien présente ; mais les vocaux sont plus en retrait. Certaines compos sont même réminiscentes du précédent elpee. Et je pense tout particulièrement au titre maître, caractérisé par ses superbes harmonies vocales, dignes des Fleet Foxes. De « Come to Mary », une berceuse californienne, abordée dans l’esprit de Crosby, Stills, Nash & Young. Ainsi que de la plage finale, « Wooden Roses », sculptée dans une très jolie mélodie. D’autres compos trempent dans un psychédélisme duveteux. Pensez à Rain Parade ou aux Long Ryders. Et ce Paisley Underground irradie les trois meilleurs titres de ce long playing. En se chargeant même d’une plus grande intensité tout en adoptant de multiples changements de tempo. A l’instar de « Your own kind », du presque ‘crazyhorsien’, tout en relief, « Pleasuring the Divine » et surtout des 8 minutes d’ouverture, “Hushed by devotion”. Un morceau tour à tour atmosphérique (Mazzy Star ?), traversé d’envolées d’électricité rageuses, vivifiantes (Dream Syndicate ?), se chargeant régulièrement de swing, pour éclater périodiquement en échanges de cordes duales, comme chez le légendaire Blue Oyster Cult (NDR : souvenez-vous de « Don't fear the reaper »). Manifestement le titre-phare du long playing. Un instrumental sur les 11 pistes : l’énigmatique, paradoxalement paisible mais tribal « Instrumental » (NDR : ben tiens !) Un chouette album !

 

Tahiti 80

The Past, The Present & The Possible

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Du changement pour la formation rouennaise, puisque le quatuor s’est élargi à un sextet, les deux musiciens participant aux tournées, Julie Barbagallo et Raphaëll Léger ayant rejoint définitivement le line up. Du changement également à cause de l’introduction d’éléments électro dans leur musique. Une première pour le combo, qui jusqu’alors, avait toujours privilégié la pop basique.

“The Past, The Present & The Possible” constitue leur cinquième opus, un oeuvre dont le titre est significatif d’une volonté de faire évoluer leur musique. Mais dans le domaine du possible. Electronica et boîtes à rythmes se sont donc immiscés dans l’expression sonore conventionnelle pour délivrer une électro pop riche, sophistiquée, à la limite ‘philspectoresque’. Parfois teintée de soul (« Darlin’ (Adam & Eve song) »), susceptible de libérer un bon groove (« Gate 33 ») ou sculptée dans la house mancunienne (« Solitary bizness »). Pensez à Happy Mondays ou aux Stone Roses. Si la plage d’entrée (« Defender ») est imprimée sur un tempo krautrock, malgré ses quelques accents de claviers vintage, « Crack up (extended) » nous plonge dans une électro tribale de plus de 8’, digne des Chemical Brothers. Mais en général, hormis le plus ténébreux « Nightmares », l’opus baigne dans un climat allègre, ensoleillé. Les superbes harmonies vocales ‘brianwilsonesques’ entretiennent ce climat ; mais également les ballades mid tempo (NDR : la seconde partie du titre maître et « 4am »), abordées dans l’esprit de Nada Surf. Un album sympa à écouter, mais qui ne recèle toujours pas de hit potentiel…

The Cesarians

I’m with God

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The Cesarians est une formation issue de Londres. Après avoir publié un premier album en 2009, elle a sillonné les routes européennes de long en large, lors d’une tournée quasi-interminable. A l’issue de ce périple, les insulaires se sont fixés quelque temps au Nord de l’Italie où ils ont déniché un studio idéal pour concocter ce nouvel Ep, « I’m with God ».

Vu leur signature chez African Tape, on aurait pu imaginer que ce band allait nous balancer une forme de math rock susceptible de provoquer le déchaînement. Un peu dans l’esprit du style pratiqué par la plupart des artistes relevant de l’écurie, comme Tormenta, Chevreuil ou encore Papaye. Surprise, le morceau d’ouverture est tramé crescendo sur des accords de piano, des interventions de cuivres et des envolées de cordes ; une voix lyrique s’épanchant sur la solution sonore. Surprenant ! Et encore davantage sur les deux morceaux suivants. Deux compos énergiques, punkysantes, mais enrichie d’orchestrations cuivrées ainsi que de claviers. Superbe ! Evidemment, on comprend mieux la situation lorsqu’on sait que derrière les manettes, Craig Leon (The Ramones, Talking Heads, Blondie, …) a mis l’ensemble en forme. Place ensuite à un morceau cabaret : « Schoolyard », une plage au cours de laquelle la voix de l’ex-Penthouse, Charlie Finke, est bien mise en avant. Elle me fait même parfois penser à celle de Will Sheff. Et l’Ep s’achève par un poème récité dans la langue de Dante…

En un quart d’heure The Cesarians nous a mis l’eau à la bouche. Bien vite leur nouvel album…

 

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