Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

logo_musiczine

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Afghan Whigs
Afghan Whigs
Chroniques

Duke Garwood

Dreamboat safari

Écrit par

Duke est Londonien. Un musicien qui a milité, fin des années 80, chez les Orbs. Chanteur et guitariste, il joue également du saxophone. Il a sévi au sein d’Archie Bronson Outfit. Son premier elpee solo, "Holy week", est paru en 2005. Dans la foulée, il commet son second, "Emerald Palace", soutenu par son ami percussionniste Paul May. En 2009, il signe chez Fire Records, et publie un Ep intitulé "He was a warlock", suivi de l’album, "The sand that falls". Son univers sonore n’est pas toujours facile d’accès. Sa musique de racines trempe dans une forme d’ambient ; un peu comme si un bluesman d'avant-guerre enregistrait sur le chantier d'un immeuble moderne en construction. Mais elle est très personnelle, même si on y décèle des traces de blues et de jazz. Les spectres de Nick Cave, de Tom Waits, mais également de Captain Beefheart, y planent d’ailleurs constamment. Surtout les aspects expérimentaux. Lors des sessions d’enregistrement, on ne peut pas dire que les musiciens se bousculaient dans le studio. Duke se réserve l’essentiel du boulot : il chante, joue de la guitare, de la basse, des claviers et du saxophone. Un unique et véritable collaborateur : Neil May. Et un invité circonstanciel, le bassiste Neil May. C'est tout!

Le safari démarre par l'énigmatique "Jesus got a gun". Un blues dépouillé, curieux, mais non dénué de charme, caractérisé par le flux et le reflux des cordes acoustiques. Il reflète bien le mal de vivre de ce Jésus armé. Duke G titre toutes les ficelles de cet assemblage singulier. "God in my shoes" trempe dans la même atmosphère tourmentée du Delta. Le son des cordes est métallique. Duke chante. Il est relayé dans la voix par Talulah James, comme le blues d'un ‘songster’ colportant de hameau à hameau des nouvelles peu rassurantes. Les percussions de May sonnent le glas. Le saxophone marque le pas funéraire. Ce n’est pas la joie, mais la densité sonore de ce "Panther" est assez remarquable. Duke est à nouveau seul aux commandes pour développer l’éthéré "Gold watch", une plage qui évoque le Krautrock expérimental. Celui du début des 70s. Un mouvement dominé par les sonorités synthétiques des claviers. Des sonorités alors visionnaires que nous livraient Tangerine Dream, Klaus Schulze, Kraftwerk, Can ou encore Amon Düül. Bienvenue dans l’espace sidéral de notre citoyen britannique sur "Space Trucker Lady". Voyage spatial ou vision orientale ? "Summer gold" est une ballade folk qu’il chante d’une voix empreinte de douceur, presque à notre oreille, à la manière d'un Tom Waits qui se serait payé une cure de fraîcheur. Ce climat enveloppe également "Wine blood", une ballade dépouillée à l'extrême. Il revendique l'héritage de Charlie Mingus et d'Albert Ayler. C’est donc dans cet esprit qu’il aborde pudiquement "Gengis". Un morceau très électrique qu’il maîtrise parfaitement, en juxtaposant les sons, avant de virer dans le free jazz débridé, aventureux, lors de "Tapestry of Mars", au cours duquel il souffle dans son saxophone au gré de sa fantaisie. "Flames of gold" est une compo introspective, qu’il aborde à la manière d’un Nick Cave, plongé dans ses pensées les plus ténébreuses. On se demande quand même s’il n’est pas poursuivi par l’esprit de Jimi Hendrix, époque Band of Gypsies, sur "Rank Panache". Il dompte parfaitement "Taras Bulbous", un morceau réminiscent de la période la plus complexe et délirante de Soft Machine voire de Yes. Et il nous propose, en finale, une piste spatio-orientale de toute bonne facture, au cours de laquelle il est aux commandes d'un bulbul tarang. Génial!

The Dø

Both Ways Open Jaws

Écrit par

Les marches funèbres de « Both Ways Open Jaws », esquisses d’un conte noir de Charles Perrault revisité par Tim Burton.

A l’image de sa pochette, photographiée chez le grand-père d’Olivia en Finlande, le second opus de The Dø semble hanté, empreint de sortilèges. De la primale « Slippery Slope » à l’électronique folle de « B.W.O.J », le duo franco-finlandais célèbre une brillante messe noire, à la fois brute et délicate.

Deuxième album sur lequel les ex-n°1 du top album devaient confirmer leur identité musicale. Indépendante, libre et créative. Une philosophie d’ailleurs assumée par la voix féminine du groupe : On a compris que the « Both Ways Open Jaws » ne serait pas non plus forcément un album grand public. Ainsi, « The Dø » s’érige en un modèle, radical, de musique indépendante. Une forteresse autarcique imperméable aux enjeux non créatifs : Personne ne nous impose rien, vraiment, affirme Dan, on est producteurs de nos albums, auteurs, compositeurs, arrangeurs, mixeurs, ingénieurs du son… C’est comme ça qu’on aime faire notre musique. On sait où on veut aller. Il faut se battre pour conserver son intégrité, se battre pour ses idées : personne ne les aura à notre place. C’est important de pouvoir affirmer que notre musique, c’est ça, que nos visuels, c’est ça, et qu’on emmerde ceux qui ne sont pas d’accord ou qui t’expliquent que ‘c’est pas possible’. Le risque qu’on a pris pour le premier album, on l’a aussi pris pour le second.

Au sein de l’écurie franco-finlandaise, on l’aura compris, On n’aime pas le luxe, on aime se mettre en danger. Et ça s’entend ! Un pari gagné qui résonne sur les sillons d’un album versatile où le genre pop se réinvente titre après titre. Armé d’une formidable patte mélodique et d’une voix d’acrobate, les morceaux accrochent les mêmes neurones à plaisir que sur « A Mouthful ». Plus sombre et plus instrumental que l’album précédent, « Both Ways Open Jaws » se métamorphose en une authentique machine à spleen qui touche invariablement son public. 

Gros bémol, cette musique de caractère (scandinave) offrant de magnifiques atmosphères oniriques présentées sur l’Ep constitue malheureusement la structure centrale de cet l’album (voir chronique de l’Ep : http://www.musiczine.net/fr/chroniques/the-d-/dust-it-off-ep/). Trois titres catchy décorés de mélodies rêveuses qui n’accrochent que trop rarement les oreilles de l’auditeur. Il paraît évident qu’on ne peut exiger de telles prouesses à aucun groupe. Reste, néanmoins, l’amère impression que « Both Ways Open Jaws » souffre d’un ‘extended play’ presque parfait. Quelques essoufflements s’entendent d’ailleurs sur « Leo Leo » et « Moon Mermaids ». Cependant, la qualité des arrangements audacieux (« Slippery Slope »), cinématographiques (« The Wicked & The Blind »), veloutés (« Was It A Dream ») de Dan Levy viennent systématiquement densifier les chansonnettes maléfiques de Madame ø. Ouvrez les oreilles ou écoutez-les au casque, les artifices de production sont remarquables. 

Malgré quelques phases de sommeil profond, « Both Ways Open Jaws » n’en demeure pas moins un album splendide. Une œuvre originale qui s’amuse à pénétrer les interstices de vos rêves les plus sombres. Cauchemar ou réalité ? Plaisir coupable ? Olivia et Dan n’épargneront aucune âme sensible !

The dø, sous la forme d’un sextet (multi-instrumentistes aux cordes, aux cuivres et aux claviers), se produira à Bruxelles le 7 avril sur les planches de l’Orangerie (Botanique). Concert complet !

The Demons Claws

The Defrosting of…

Écrit par

Curieux quand même que la notoriété d’un artiste ou d’un groupe peine souvent à traverser l’Atlantique. Dans un sens ou dans l’autre. The Demon’s Claws est une formation qui n’est guère connue chez nous, malgré quelques sets accordés sur le Vieux Continent. Et pourtant, au Canada et aux Etats-Unis, elle appartient à la crème de la crème du garage/rock. Ces Montréalais ont ainsi assuré le supporting act des Black Lips en compagnie desquels ils partagent le même excellent label yankee, In The Red, tout comme Vivian Girls, TV Ghost ou encore feu Jay Reatard. C’est d’ailleurs ce dernier qui avait mis en forme leur précédent elpee. Manifestement si le band est méconnu en Europe, il possède de belles références en Amérique du Nord.

Leur second opus devait, à l’origine, s’intituler « The Defrosting of Walt Disney » ; mais afin d’éviter des poursuites judiciaires, leur écurie leur a demandé de laisser tomber la mention relative à l’illustre dessinateur californien.

Une écoute de cet elpee est suffisante pour déceler le talent de ce combo. Leur mélange de rock et de psyché fait mouche. Les mélodies sont limpides. Les morceaux courts, énergiques, intuitifs, bourrés de charme. La voix réverbérée de Jeff Clarke, les accords de basse caoutchouteux d’Ysael Pépin et les solos de guitares, simples mais terriblement efficaces, nous replongent quatre décennies en arrière. Et pourtant, pas de revivalisme ici, mais une véritable bouchée d’air frais. Du bonheur à l’état pur ! On comprend mieux pourquoi Demon’s Claws est parvenu à devenir une référence, aux States et au Canada, en à peine, huit années d’existence.

Une bonne raison pour ne pas les manquer lorsqu’ils se produiront près de chez vous. Surtout qu’il paraît que leurs prestations scéniques sont décapantes…

The Crookes

Chasing after ghosts

Écrit par

Jeunes et talentueux, les Crookes livrent un premier album plein de promesses.

Bien sûr, à l'écoute de « Chasing after ghosts », bon nombre de prestigieuses formations de sa gracieuse Majesté viennent immanquablement hanter les esprits. Smiths en tête, la pertinence du propos en moins. De très belles mélodies, brodées et mises en lumière par la voix de son chanteur.

Dans la lignée des Maccabees, les Crookes reprennent le flambeau d'une Pop anglaise fière qui se replace en bon ordre sur la ligne du temps.

Alors, certes, rien de nouveau ici. « Bloodshots days » ou « Just like dreamers » assurent la continuité de groupes comme Gene ; et l'ombre de Morrissey trône de tout son poids sur l'ensemble de cette première œuvre. Mais si cette filiation calfeutre The Crookes dans un canevas qu'il sera dur de briser, il propulse néanmoins le groupe sous la loupe de la curiosité.

Et force est de constater que dans le registre, cet album possède assez de qualités pour plaire aux amateurs du genre.

A voir le 22 mai au Botanique en compagnie de Suuns et Mirrors.

Clan Edison

Clan Edison

Écrit par

Si Clan Edison a vu le jour le long de la Méditerranée, c’est certainement dans le sous-sol insalubre d’un bistrot suintant le whisky. Car apparemment, le trio a grandi en écoutant des groupes sudistes américains plutôt que des artistes de variété française.

Après sept années de dur labeur, Clan Edison, originaire de Nîmes, a donc décidé de publié son premier album. Autoproduit, il est découpé en neuf morceaux crépusculaires, hypnotiques, torturés et frénétiques. Sa musique ? Sombre, évidement. Le corbeau qui illustre le recto de la pochette en dit d’ailleurs long sur le climat au sein duquel baigne la musique de Clan Edison. Une forme de stoner qui rappelle tour à tour Sixteen Horsepower, Queens of The Stone Age voire le Noir Désir époque « Tostaky ». Le chant est puissant. Il est exprimé tantôt dans la langue de Molière (NDR : ce qui n’est peut-être pas leur choix le plus judicieux), tantôt dans celle de Shakespeare. Bienvenue dans le monde ténébreux de Clan Edison…


 

Black Mountain

Wilderness Heart

Écrit par

Mea culpa… il est probablement un peu tard pour parler d’un album sorti en septembre dernier ! Mais, les critiques du dernier album de Black Mountain étaient tellement peu à l’avantage de la bande à Stephen McBean, que « Wilderness Heart » est resté pendant de longs mois en dessous de ma pile d’albums à chroniquer….

A raison ? Si on le compare à « In The Future », leur 2ème album, c’est sûr qu’il s’agit d’un pas en arrière. Mais le groupe avait probablement atteint son apogée à l’époque ! Sur « Wilderness Heart », les Canadiens adoucissent le ton mais restent à notre plus grand bonheur, calés dans les années 70 (Black Sabbath et Led Zeppelin en tête). Les riffs heavy sont toujours au service de morceaux à la fois sombres (« Radiant Hearts ») et légers (« The Hair Song ») comme tend à le prouver le concours apporté par deux producteurs –Randall Dunn (SunnO)))) et D. Sardy (Oasis, Rolling Stones)– à la mise en forme. Une sensibilité noire et psyché arrondie par des mélodies presque pop qu’enrichissent les claviers quasi-glam de Jeremy Schmidt. Les voix de McBean et d’Amber Webber se complètent de mieux en mieux et Black Mountain offre tout de même encore des morceaux lourds et heavy comme jamais (« Let Spirits Ride » plus ‘sabbathien’ que nature et à la limite de la caricature) ; mais aussi une bonne moitié des ballades acoustiques (« Old Fangs »).

S’ils ne composent plus de morceaux inoubliables comme sur leur opus précédent, les membres de Black Mountain élargissent leur spectre musical quitte à perdre certains fans de la première heure. Un groupe d’une grande classe.

Arid

Under The Cold Street Lights (cd + dvd)

Écrit par

Tout d’abord, il est peut-être nécessaire de rappeler qu’Arid est incontestablement le leader de la scène belge ! Plus personne n’en doute. Du moins c’est mon sentiment…

Jesper Steverlinck et ses acolytes trustent depuis pas mal d’années maintenant les honneurs de la scène rock noir-jaune-rouge. Personne ne leur discute ce leadership.

Dernière parution du band, la sortie d’un boîtier ‘Limited Edition’ réunissant deux plaques. La première est simplement la réédition de leur dernier album en date paru il y a plus d’un an, enrichi d’une toute petite surprise. Un inédit. « Shine ». Inconnu au bataillon jusqu’à présent. Mwouais… Bien vu les gars ! Pas de quoi sursauter, juste un petit plus, c’est bien du Arid, pur jus, bon, simple, efficace.

Deuxième plaque dans l’emballage, l’intégrale du concert accordé à l’AB, le 28 février 2011, dans une salle comble et conquise d’avance. Au niveau images, excellent ! Elles restituent parfaitement bien l’atmosphère de la soirée privilégiant la communion entre Jasper et ses fans. Un moment exceptionnel de la soirée est à épingler lorsque Jasper descend au milieu de SON public, échangeant des poignées de mains avec les chanceux les plus proches mais gardant toujours le contrôle de la situation quant à son interprétation. En ce qui concerne la bande son, elle est tout bonnement excellente. Les 17 titres interprétés ce soir-là par Arid sont le reflet parfait de leur carrière. Le sublime « Life » constituant le point d’orgue de ce très bon Dvd.

Rien de plus à se mettre sous la dent. Pas de bonus, d’interview ou autres curiosités qui auraient pu donner à l’ensemble un label ‘incontournable’.

Ce coffret demeure néanmoins un beau souvenir pour celles et ceux qui ont vécu cet événement ou eu l’occasion de voir le ‘best belgium band on stage’. Mais également un témoignage destiné aux autres qui (j’ai un doute) ne connaîtraient pas encore Arid.

Incontournable pour tout fan qui se respecte !

 

Pat Travers

Boom Boom – Live At The Diamond – Toronto 1990

Écrit par

Les fans de ce grand guitariste canadien auront probablement un peu de mal à le croire ; mais, malgré presque trente-cinq années de pratique intensive du culte du hard rock, votre serviteur n’avait jamais eu l’occasion de poser une oreille sur la musique de Pat Travers. Une lacune impardonnable, que le label allemand e.a.r. music a eu la bonne idée de combler en envoyant un exemplaire CD de sa réédition de l’album live « Boom Boom – Live At The Diamond – Toronto 1990 » à la rédaction de Musiczine.

Né à Toronto en 1954, Pat Travers tombe sous le charme de la six-cordes, à l’âge de douze ans, alors qu’il assiste à un concert de Jimi Hendrix. En 1975, il est remarqué par le légendaire rocker canadien Ronnie Hawkins qui l’emmène en Angleterre. Travers en profite pour fonder son propre groupe : le Pat Travers Band. Le premier album éponyme est publié chez Polydor, en 1976. Travers enchaîne ensuite les tournées (avec Rush et Rainbow notamment). Le succès est au rendez-vous et certains de ses elpees (« Live ! Go For What You Know » - 1979, « Crash & Burn » - 1981) sont très bien placés dans les charts américains. Quelques musiciens, aujourd’hui reconnus, se succèdent d’ailleurs au sein du Pat Travers Band. Au nombre d’entre eux, citons par exemple, un certain Nicko McBrain (Iron Maiden), Tommy Aldridge (Ozzy, Whitesnake) et Pat Thrall (Hughes/Thrall, Asia, Meat Loaf). En 1981, l’album « Radio Active » (1981) se vend beaucoup moins que ses prédécesseurs. Polydor en profite pour rompre le contrat qui le lie à Travers. Déçu par le ‘music business’, le guitariste canadien met sa carrière en sourdine pendant quelques années. Ce n’est qu’en 1990 qu’il ressuscite le Pat Travers Band en publiant un opus intitulé « School Of Hard Knocks ». Travers est désormais accompagné par Jerry Riggs (NDR : certains d’entre vous se souviendront peut-être que ce guitariste américain avait publié au début des eighties, un album à la pochette ‘canine’ impressionnante et dont certains extraits, « Radar Rider » et « Heartbeat » notamment, avaient été inclus à la B.O. du film d’animation « Heavy Metal »).

« Boom Boom – Live At The Diamond – Toronto 1990 » a été mis en boite au Diamond Club de Toronto lors de la tournée qui a suivi la sortie de « School Of Hard Knocks ». Sorti au format vinyle en 1991, l’album n’avait jamais été publié au format Cd. Travers, à la tête de son gang fraîchement reconstruit, y propose une heure et dix minutes d’un hard rock typique de la fin des seventies et du début des eighties. Les guitares lead sont, évidemment, plus que flamboyantes tout au long des quatorze titres musclés, fortement teinté de blues, de ce long playing. Le groupe interprète quelques uns de ses grand classiques : « Snorting Whiskey », « Boom Boom (Out Go the Lights) », « Life In London », « Gettin' Betta » ainsi qu’une reprise du titre blues classique « Born Under a Bad Sign » originellement interprété par Albert King (NDR : mais aussi par Jimi Hendrix et The Cream) et « Ready Or Not » qui était l’un des morceaux de l’album solo de Jerry Riggs dont nous parlions plus tôt. Petite merveille d’intensité et de feeling, l’œuvre s’écoute avec un plaisir intense, et ce, même si l’on ne connait pas le Pat Travers Band.

« Boom Boom – Live At The Diamond – Toronto 1990 » est, bien sûr, destiné aux fans nostalgiques de Travers mais aussi à celles et ceux qui, comme votre serviteur, sont passés à côté de ce musicien talentueux à l’époque de sa gloire. A (re)découvrir !

Page 426 sur 1252