Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Chroniques

NOX

Freaks

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On pénètre le monde de NOX à reculons, a petits pas, animé par une certaine curiosité, mais craignant de réveiller l'occupant de ces lieux. Sur la pointe des pieds, on longe un étroit couloir plongé dans la pénombre. La télé est restée allumée. Les dialogues d'un vieux film habitent la pièce sur notre gauche. On passe discrètement. Le bois du vieux plancher craque sous nos pas. La nuit recouvre les lieux de ses ombres flottantes. Dehors, il pleut. Une pluie d'été. Un orage gronde, mais il est encore lointain (« Electricity »).

L'air s'emplit de molécules de folie. Elles dansent dans les rais de lumières qui filtrent à travers les volets clos. Un insecte bourdonne, sans doute apeuré par l'ambiance inquiétante qui se trame en cette fin de journée. Toujours aussi discrets, nous osons nous aventurer dans l'escalier grimpant le long des murs suintants. Dans nos poitrines, nos cœurs palpitent fébrilement. Le souffle court, on s'aventure dans l'inconnu et soudain, le pouls s'accélère (« The monsoon »).

Un furtif mouvement dans un coin du couloir. Un murmure. Des pleurs et des voix plaintives. Les âmes tanguent (« Transition »).

Puis la folie rampante prend doucement possession des lieux, des corps, des esprits et s'immisce tel un filet de fumée noire (« Smoke »).

Les murs s'évanouissent et le ciel chargé de lourds nuages apparaît au dessus de nos têtes (« Dust »).

Une basse se détache de cette atmosphère grinçante, et une voix. Une voix masculine. Une voix apaisante. On s'aperçoit qu'à présent, nous flottons dans les airs. L'horizon se dévoile à nos regards fiévreux (« Doppler effect »).

Enfin, le voyage touche à sa fin. Nous arrivons à destination. Le diable nous accueille en hôte de marque. Il sourit. S'inquiète de savoir si nous avons fait bon voyage avant d'arriver en ses terres. Il nous présente à sa cohorte claudicante d'âmes décharnées. Elles nous entourent et nous enlacent (« Freaks »).

Cet album est un rêve. Il crée un certain malaise et suscite un sentiment de paranoïa. Comme toute musique instrumentale, il génère un flot d'images et le peu de texte qui le hante ne sert qu'à diriger l'imaginaire un peu plus loin sur la voie qu'il emprunte. Bref, chacun s'y inventera une histoire. Et musicalement, me direz-vous? NOX se rapproche incontestablement de la constellation Godspeed You! Black Emperor et consorts. Une certaine grandiloquence mise au service d'un Post-Rock habité, qui déshabille l'imaginaire et le revêt d'apparats sombres et oniriques.

Dans cette veine, « Freaks » s'avère un tableau vivant très réussi.

Un reproche, le manque de nuances dans la palette de couleurs étalées sur cet elpee. Mais cette homogénéité constituant du reste le fil conducteur de cette œuvre, il n'est pas certain qu'une plus grande variété n'aurait pas amené une certaine confusion.

Je dis donc bravo à ce trio bruxellois (attention de ne pas le confondre avec le combo néerlandais à tendance satanique!!!) qui sur ce deuxième essai, s'affirme comme une valeur sûre.

Gaby Moreno

Still The Unknown

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Je dois remercier mon rédacteur en chef, car il me propose, en effet, un tour du monde musical en ce début d’année ! Après avoir analysé l’album d’un natif des Iles Féroé, tEituR, place à la  Guatémaltèque Gaby Moreno ! Il est beau le métier de chroniqueur me direz-vous…

Bien qu’elle ait emménagé à Los Angeles en 2001, Gaby Moreno est donc originaire d’Amérique Centrale. Mais, pas de bossa-nova ou de tango ici, plutôt une musique pop-folk relativement classique interprétée dans la langue de Shakespeare, et parfois de Cervantès.

« Still the Unknown » constitue son premier album. Il est sorti, il y a déjà 3 ans (!), aux Etats-Unis. Les morceaux de cet opus sont essentiellement acoustiques. L’instrumentation est soignée, surtout les accords de piano, mais manque cruellement de relief. La voix de la jeune compositrice est joliment enrouée. « Still the Unknown » est une œuvre paisible. Parfois un peu trop. Ce qui ne l’empêche pas de receler l’une ou l’autre plage de toute bonne facture. A l’instar du mélodique « Letter to a Mad Woman » ou du légèrement plus électrique « Little Sorrow ». Mais, en général, les plages nous communiquent une impression de lassitude (« It’s Been a Pleasure », « Song of You »). On est d’ailleurs, parfois, pas très loin de l’univers de Tracy Chapman voire d’Ani Difranco, en compagnie de laquelle elle a d’ailleurs tourné.

Hormis l’interprétation en espagnol de deux titres, difficile de déceler la moindre trace de musique latino dans ses chansons. Une exception qui confirme la règle, la ballade bouleversante, « Amapola », reprise d’une chanson traditionnelle du Guatemala que lui chantait sa grand-mère, quand elle était enfant.

Si l’influence de la pop anglaise était évidente pour tEituR, celle du folk américain l’est tout autant pour Gaby Moreno. Reste à espérer qu’elle creuse avantage le sillon d’« Amapola », lors de la confection de son nouvel elpee, qui devrait paraître tout prochainement.

The Mighty Mojo Prophets

The Mighty Mojo Prophets

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Les Mighty Mojo Prophets sont établis à Los Angeles. Leur line up réunit le chanteur Big Son, le guitariste Mitch Dow, l’harmoniciste Ronnie Johnson, le bassiste Scott Lambert et le drummer Smilin' Jack Debuan. Ils se produisent régulièrement sur la scène locale en compagnie de Junior Watson. Eponyme, leur premier opus est paru chez Rip Cat, un label indépendant qui se consacre aux artistes de blues et de rockabilly.

Le quintet pratique un blues brut, assez primaire et donc sans la moindre fioriture. "Evil sometime" ouvre la plaque. La progression s’opère dans le rythme. La guitare s'impose d’abord avant de céder le leadership à l'harmonica de Ronnie qui en profite pour s'évader. "Friday night phone call" s'inscrit plus naturellement dans le style du secteur : le west coast jump. Une compo vivifiante au cours de laquelle Mitch s’autorise une sortie réussie et énergique à la guitare. Les Mojo Prophets vouent une admiration sans borne à Muddy Waters ; et c’est manifeste dès les premiers accords de "Night train", un blues flemmard, dont les accents très métalliques sont libérés par la slide. Big Son chante parfaitement ce Chicago blues frémissant, très terre-à-terre. Plus proche de T-Bone Walker, "Life's a hurtin' thing" est bercé de swing. L’orgue est nappé d’accents jazzyfiants, dispensés dans l’esprit de Jimmy Smith. La sortie de cordes est bien inspirée. "Smile on my face" est imprimé sur un mid tempo. La voix est très proche et distincte. Les brèves mais intenses interventions à l’harmo soulignent ce chant. Plage instrumentale, "Da switch" laisse la part belle aux cordes. D’ailleurs trois guitares s’y conjuguent. "West coast blues" évolue sur un rythme alerte. Une compo dépouillée au cours de laquelle la ligne de basse est indistincte. A contrario de la six cordes et surtout de l'harmo chromatique de Ronnie Johnson, qui se réserve l'essentiel des solos. Ce dernier empoigne alors son mini-instrument diatonique et se met à souffler dans les aigus pour introduire le funky blues "Hoodoo lover". Nous ne sommes alors pas très loin du style de Junior Wells ; donc à nouveau dans le blues de la Cité des Vents. "My baby" n'est pas la célèbre plage signée Willie Dixon mais un blues lent, pour night-clubs. La guitare embrasse des tonalités très T-Bone Walker alors que les cuivres apportent leur touche jazz. Autre plage nerveuse, "Love me like you should" est dynamisé par l'harmonica offensif de Johnson, à la manière de Little Walter. De bonne facture, "Carmen G" puise plus que probablement son inspiration dans le "All your love" d'Otis Rush. On y retrouve même les accès de mambo et les changements de rythmes, comme sur le célèbre titre d'Otis. Big Son et Whiteboy James chantent en duo "Boogie woogie rhythm'", un morceau imprimé sur un tempo enlevé dont l’effervescence est alimentée par les riffs de guitare torrides, qui jumpent à souhait. Le long playing s’achève par un blues indolent, qui fleure bon le Delta. Tout au long de ce titre acoustique, la voix de Big est puissante et l'harmonica se régale…

Lies

Lies

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Originaire de Bourgogne, ce quatuor propose un cocktail musical intéressant et inédit. Prenez des notes car, en voici la recette : passez au shaker 3/5 de néo métal (KoRn ou Deftones, par exemple, mais n’importe quel autre combo du genre fera l’affaire) et 2/5 de rock progressif  psychédélique (ici, vous n’avez pas le choix, il faut impérativement du Pink Floyd). Ajoutez-y un zeste d’électronique et un soupçon de métal traditionnel. Que celles et ceux qui font la moue devant ce mélange indigeste se rassurent. Une fois passée la surprise, la mixture est plutôt savoureuse.

N’y allons pas par quatre chemins, nous avons failli adorer ce groupe. Quatre musiciens expérimentés (NDR : ces gaillards jouissent tous d’une certaine expérience scénique/discographique au sein d’autres formations). Une musique excitante et inventive qui allie la puissance de la modernité (NDR : les gros riffs burnés, les rythmiques marteaux-pilons et les samples électroniques) et le respect des traditions (ah, ces superbes soli ‘floydiens’) au sein de titres accrocheurs et de longues plages épico-progressives. Il n’en aurait probablement pas fallu beaucoup plus pour faire notre bonheur.

Seulement il y a une ombre à ce tableau idyllique. Un détail infime. Une poussière dans l’engrenage qui, une fois remarquée, gâche vraiment le plaisir d’écoute. Chers amis Français, vu le patronyme de votre groupe, nous ne pouvons pas vous mentir : votre accent anglais est vraiment pourri. Et, si le ‘the’, les ‘this’ et les ‘with’ prononcés ‘ze’ et ‘zis’ et ‘wiss’ nous ont bien fait marrer dans les films des ‘Sous-doués’, ils ne font plus rire du tout lorsqu’on se rend compte du potentiel de votre musique.

It isse vraiment dommage, because wi laïke ze musique. Ze nexte taime maibi…

John Harrelson

Cottonmouth revelator

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John William Harrelson est docteur (Ph-D) es histoire de la musique à la faculté universitaire de Claremont, dans la banlieue de Los Angeles. Il y enseigne celle de la musique populaire américaine, comme le rock'n'roll, le blues et le jazz. C’est également un multi-instrumentiste capable de jouer de la guitare, des claviers, de l'harmonica mais également du saxophone, du violon, de la mandoline, du dobro, du vibraphone, de la basse, et un tas de percussions. Et en studio, il se sent comme un poisson dans l’eau. C’est d’ailleurs un producteur très sollicité, susceptible d’opérer dans des tas de styles bien différents : punk, rock, folk, blues et j’en passe. Il joue également en ‘live’, et ce depuis la fin des sixties. Victime d’une crise cardiaque en 1988, il a subi un quadruple pontage. Malgré son emploi du temps surchargé, il est quand même parvenu à enregistrer, au cours de sa carrière, quelques œuvres, sous son nom. Dont un 33 tours en 1977 ("The player"), un autre en 1983 ("Now is the time"), puis 3 cds flanqué du groupe Blue H'way, et dans un passé plus récent, les albums suivants : "Feral Angel" en 2005, "Streets of heart and lust" en 2006, "Mojave" en 2007, et même un disque country en 2008, "Doc H and the Rio Laudanum Cowboys".

"Cottonmouth revelator" constitue donc son dernier opus. Un disque au cours duquel, les lyrics du vieux John parlent d'amour, de sexe et de liberté ; de sa philosophie de vie, si vous préférez. S'il est bien issu du sud de la Californie, sa musique ne peut en aucun cas être taxée de jump voire de west coast style. Sa voix est rocailleuse, naturellement puissante, âpre, et transpire un énorme vécu.

John ouvre la plaque par "I want your ass", une de ses compos qui remonte à la fin des sixties. L’image d’une croupe féminine sous petite culotte en nylon, reproduite sur la pochette, illustre bien le titre de cette chanson. Ancien collaborateur de Candye Kane, Jeff Ross est un guitariste notoire. Le Californien apporte ici son concours. Une entrée en matière impressionnante ! D’ailleurs, dès que les deux gratteurs se rencontrent, le résultat est royal. La voix d’Harrelson est ravagée par le temps, mais aussi les mauvaises expériences ; elle se révèle même parfois menaçante. "Fire and gasoline" est un blues lent tramé en crescendo. John souffle pudiquement dans son harmonica ; mais quand il chante je vous prie de croire que ça ne rigole pas. Pas commode le docteur. John s'assied derrière l'orgue pour "Redeeming angel", une compo aux accents exotiques, au cours de laquelle le drummer injecte ses rythmes syncopés pendant que des chœurs féminins baignent le tout dans l’allégresse. Harrelson signe onze plages sur cet elpee, mais il nous réserve également trois covers. Et quelles reprises! Tout d’abord le "Crossroads" de Robert Johnson. Les deux guitares balisent le décor, sis quelque part entre le Mississippi et la rivière Yazoo. Le son est sale. Les altercations entre les cordes de John et la slide de Ross qui éclatent au cœur du Delta sont impressionnantes. Et on ne sort pas indemne de cette rivalité. Puis une longue et intense version du "Long distance call" de Muddy Waters. Sur le fil du rasoir, la slide est effrayante. La voix semble sortir d'outre-tombe. Ce morceau me rappelle le McKenna Mendelson Mainline, un groupe canadien de la fin des sixties. Il avait gravé un 33 tours très semblable. Intitulé "Stink", ce long playing était habillé d’une pochette toute noire. Et c’est vrai que cette musique répand une odeur nauséabonde. Le même traitement est infligé au "Worried life blues" de Big Maceo Merriweather. La complicité établie entre John et Jeff est toujours aussi effarante. Loquace, Harelson nous raconte sur "Bar-b-que", sa préparation peu banale d'un BBQ. Mais perso, le meilleur titre de l’opus est incontestablement "Sugar". Très atmosphérique, son originalité procède des interventions successives et savamment dosées de l’orgue, puis du saxophone baryton de Kid Cadillac. Et puis, il y a la voix envoûtante, profonde du Doc, aussi troublante que celle de Howlin' Wolf, au sommet de son art. Imprimé sur un tempo écrasant, "Whose little sister?" est fouetté par des guitares largement amplifiées. Si "I want to teach you french" campe une chanson ludique, "Talk dirty to me" est sculpté dans du rock'n'roll coloré de sax ténor. Autre fable récréative, "Love among the lovers" évoque les cris d'amour échangés entre le King Bee et la Queen Bee, le loup et le renard… mais la slide est toujours à l’affût! Un album vraiment original épinglant quelques titres tout à fait remarquables…

The Elektrocution

Trouble Magnet

Écrit par

The Elektrocution marche sur les plates-bandes des Strokes, des Hives, des Flaming Stars et des Datsuns. Autant dire que si vous aimez le garage-punk propre et énergique, vous êtes tombés dans la bonne chronique.

Ce quintet rouennais, constitué de Maxime Prieux (chant), Antoine Boyer (guitare), Yann Bretey (basse), David Grandin (guitare) et Yves Albuquerque (batterie) n’est probablement pas le plus prolifique des combos. Sans faire la fine bouche, deux albums en plus de dix ans d’existence, ce n’est pas vraiment la cadence infernale. N’ayant pas eu la chance de poser les oreilles sur « Open Heart Surgery », la galette précédente sortie en 2005, on devra donc se contenter de ce « Trouble Magnet » pour juger si, comme l’affirme le vieil adage, la qualité vaut mieux que la quantité.

Et de toute évidence, la réponse est oui ! Car « Trouble Magnet » est un petit bijou. En une grosse demi-heure à tout casser, The Elektrocution balance onze pépites d’un garage-punk, léché et survitaminé. Comme celle des quatre combos listés ci-dessus, la musique des Français puise son inspiration dans le rock cradingue des Stooges et du MC5 tout en y ajoutant ce petit côté accrocheur qui la rend accessible à n’importe quel amateur de rock normalement constitué.

Un disque pour amateurs de rock survolté, à écouter les doigts dans la prise !

Duran Duran

All you need is now

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Improbable miroir aux alouettes, Duran Duran reste quoiqu'on en dise une référence (même si pas toujours de bon goût) dans l'univers ouaté du romantisme rock. Influence plus ou moins revendiquée de nombre d'artistes venus d'horizons divers, le groupe de Birmingham ose un retour inattendu et forcément menacé par l'opprobre ‘snobinarde’.

Mais Simon Lebon et ses acolytes n'en ont cure. Le menton haut, ils offrent fièrement un treizième album qui contre toute attente, ne sonne pas le glas du genre. Mêlant habilement sonorités datées et technologies modernes, épaulés pour la circonstance par Mark Ronson, dont le seul nom semble donner subitement plus de crédit à ce retour, « All you need is now » reste avant toute chose un album de Duran Duran.

Recelant d'excellents titres (« Girl Panic!, « Leave a light on ») et renouant avec la verve de « Rio », ce retour au premier plan souffle plus le chaud que le froid, et c'est là déjà une surprise.

Si on n'évite pas un certain maniérisme propre au son du groupe, l'ensemble tient la route et offre un bain de jouvence à ces Anglais qui évitent brillamment le piège du ridicule.

Bourré de bonnes idées et radicalement moderne dans son traitement, cet album tient la dragée haute aux Robbie Williams et autre Scissor Sisters qui depuis des années semblaient avoir monopolisé le créneau.

Y aurait-il lieu de rechigner face à cette Romantic New Wave Duran Duran encore quelques années ? Assurément non.

 

The BellRays

Black Lightning

Écrit par

Les fans des BellRays ne diront certainement pas le contraire : Lisa Kekaula est la quintessence même de la ‘Rock Chick’. Débauchée à quelques reprises par des Basement Jaxx et autre Bloody Beetroots, la voluptueuse chanteuse du quatuor, en est toujours revenue à son premier amour : un rock à la fois brut et teinté de soul. « Black Lightning », le 7e LP des Californiens et le premier publié chez Fargo, ne déroge pas à la règle. La voix rauque et puissante de Kekaula évoque une Tina qui aurait bouffé de l’Aretha et du Betty Davis en accompagnant son repas de toute la discographie des MC5 et des Stooges. Car les riffs dispensés par Tony Fate tracent encore et toujours cette surprenante ligne fine entre rock, punk et soul. Un équilibre que le guitariste parvient à maintenir sans jamais se tromper depuis les balbutiements de la formation. « Black Lightning », un titre qui colle à Lisa Kekaula comme une seconde peau, ne dépasse pas la demi-heure mais il s’agit là de près de 30 minutes électrifiantes qui réveillent l’envie de se secouer le scalp et taper du pied jusqu’à en traverser le plancher. Préparez-vous à être foudroyés !

 

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