Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

logo_musiczine

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Afghan Whigs
Ora Cogan
Chroniques

Cobra Skulls

Bringing The War Home (Ep)

Écrit par

Fat Mike, le leader de NoFX et taulier du label Fat Wreck Chords présente ici le nouveau poulain de son écurie d’Iroquois. Cobra Skulls est un trio punk mélodique américain, basé à Reno dans le Nevada. Formé en 2005, le combo compte déjà trois albums ainsi qu’une pléthore d’Eps et de singles à son actif. « Bringing The War Home » constitue sa première sortie pour Fat Wreck. Cet Ep cinq titres, produit par Fat Mike en personne, ne dure en tout et pour tout que douze minutes ; ce qui est bien suffisant pour nous permettre de conclure à l’impersonnalité de ces keupons. Cobra Skulls est, en effet, l’un de ces groupes punk/pop rock mélodiques standardisés comme on en rencontre aux quatre coins de l’Amérique. Il est vraiment difficile de le différencier des autres formations du style (qui encombrent le catalogue de Fat Wreck). Les textes politisés dénonçant xénophobie et politique d’immigration américaine auraient pu faire leur effet dans le contexte d’un punk rock plus couillu. Déclamés sur de jolies mélodies punk/pop, ils n’effraient pas plus que les aboiements d’un roquet à sa mémère. Les interventions jouissives d’une section de cuivres sur « Doomsday Parade » auraient pu apporter une certaine originalité à la musique des Cobra Skulls, si leur utilisation avait été étendue aux autres titres. Ce n’est malheureusement pas le cas.

Les amateurs apprécieront probablement la cover de « Give You Nothing » de Bad Religion.

A écouter si vous appréciez Teenage Bottlerocket, Against Me! et les autres combos punk rock mainstream qui font partie du fond de commerce de Fat Wreck Chords.

 

Adele

21

Écrit par

C’est sans conteste LA star pop de début d’année. Deux ans après avoir gravé « 19 », son premier LP, Adele effectue un retour fracassant en publiant « 21 ». Les medias n’ont plus d’yeux que pour elle. Idem du côté du public qui la sollicite à pleins poumons. En Grande-Bretagne, son nouvel opus squatte la première position des charts albums depuis sa sortie. Et pareil côté singles, où un extrait (« Someone Like You ») remplace directement en tête des classements le précédent (« Rolling In The Deep »), sans laisser de temps de parole aux autres. Mais ce bel engouement est-il justifié ? Suffit de jeter une oreille au superbe « Turning Tables », à un « Set Fire To The Rain » beau à en frémir ou au gospel rentre-dedans « Rumour Has It » pour obtenir une réponse à cette interrogation. « 21 » est un disque impeccable de bout en bout, ultra bien bidouillé sans jamais être surproduit. Et, surtout, porté par une voix incandescente, autant capable de voltiges que de circonspection.

Le « 21 » d'Adele, qui cause pas mal de tort à sa ‘concurrente’ Duffy, commercialement parlant, permet à la chanteuse de dévoiler une facette encore plus Soul/Gospel de son talent (« He Won’t Go », « Rolling In The Deep », « One and Only », « I’ll Be Waiting »). Seul reproche, le nombre de ballades encore trop important. Surtout lorsque la demoiselle s’en sort haut la main quand elle verse son grain de voix unique au cœur de morceaux plus ‘upbeat’. Mais dans son ensemble, « 21 » est une belle réussite qui confirme le statut de valeur sûre d’Adele Laurie Blue Adkins.

A Hawk And A Hacksaw

Cervantine

Écrit par

« No Rest For The Wicked » ! A Hawk and A Hacksaw donne le ton dès l’ouverture de « Cervantine ». Le duo accordéon-violon originaire du Nouveau Mexique voit les choses en grand depuis qu’il a reçu le concours de The Hun Hangar Ensemble, en 2007. Ainsi, Jeremy Barnes (ex Neutral Milk Hotel) et Heather Trost s’offrent les services de six musiciens intérimaires ainsi que cinq invités. Fort de treize paires de bras, A Hawk And A Hacksaw délivre l’élément discographique le plus élaboré de sa carrière. « Cervantine » est un disque qui ne reste pas en place. Les élans rythmiques de la troupe surgissent de toutes parts. On se prend les cymbales, les tubas, les trompettes et autres bouzoukis en pleine tronche.

Des Balkans à l’Amérique du Sud en passant par l’Europe de l’Est, le duo transcende majestueusement les frontières. La passion des musiciens est palpable dans chacune des notes de cette œuvre intemporelle susceptible de passer en boucle chez les fans du genre. L’empreinte de Tarafs de Haïdouks n’est jamais loin même si A Hawk and A Hacksaw comptabilise quelques degrés supplémentaires de chaleur (si si !) « Cervantine » est tout simplement un voyage immanquable.

Wire

Red Barked Tree

Écrit par

Douzième album studio en 34 années d’existence, pour Wire, toujours orphelin de Bruce Gilbert, mais qui bénéficie, lors de ses tournées, de la participation d’un(e) guitariste complémentaire. Mais venons-en à cet opus. Il s’ouvre par « Please take », une compo plus pop, plus cool, très mélodieuse (NDR : le sens mélodique est constant tout au long du disque, y compris sur les morceaux les plus percutants) dans l’esprit des premières œuvres solo de Colin Newman, même si le tempo épouse une forme new wave. Un rythme que l’on retrouve partiellement sur « Clay », une plage davantage shoegazing. Un style noisy que rencontré tout au long de l’elpee, mais chargé de multiples nuances. Dès le deuxième titre, « Now was », le post punk revient en force, malgré les accords de gratte bringuebalants, consentis en toile de fond. Et il est confirmé sur « Two minutes », une composition pilonnée par des drums propulsifs et parcourue de vocaux déclamatoires. Plus carré, « Bad worn thing » est issu de la plume de Graham Lewis. On y recèle quelques traces puisées dans le Roxy Music du début des seventies (NDR : un clin d’œil ?), mais ce sont les inflexions vocales de Lewis, calquées sur celles de Peter Fox qui frappent. Etonnant et savoureux ! Mécanique, « Moreover » lorgne davantage vers l’indus. Deux titres enlevés encore dans le genre, mais plus classiques pour Wire : « A flat tent » et « Smash ». L’œuvre nous plonge encore dans le psyché folk sur « Adapt ». A cause de ce recours à la sèche électrifiée. Un grattage acoustique qui trame le morceau final, en l’occurrence le titre maître. Une superbe plage épique de plus de 5 minutes, légèrement prog, subtilement psyché, qui ouvre peut-être une future perspective pour l’univers sonore de la formation insulaire. Reste « Down to this », une piste plus acoustique également, mais rampante, morbide presque sinistre. A vous faire froid dans le dos. Un superbe album, rien d’autre à ajouter…

Alex Winston

Sister Wife

Écrit par

Certains albums sont destinés au succès de masse, c’est une certitude ; mais, si toute la variété était de la trempe de ce « Sister wife », on écouterait peut-être NRJ… tout en admettant que tôt ou tard la diffusion rotative de ces futurs tubes finirait par nous dégoûter ; à l’instar de ceux de Yael Naïm, Mika, La Roux ou même Florence and the Machine, programmés au cours de ces dernières années…

Et après avoir écouté cet Ep, on peut allègrement déduire que ses compos s’inscrivent parfaitement dans ce contexte. Ce disque fait suit à un autre Ep intitulé « The Basement Covers ». Consacré à des reprises (Mumford & Sons, Rolling Stones, Jack Peñate, …), il nous avait permis de découvrir cette jeune chanteuse américaine (NDR : à peine âgée de 19 ans, elle est originaire du Michigan).

Bénéficiant d’un travail de mise en forme impeccable accompli par le duo de producteurs new-yorkais The Knocks (notoires pour leurs remixes de Passion Pit et de Kate Perry) ainsi que du Londonien Charlie Hugall (Florence and the Machine, Rihanna), les 6 plages sont des hits en puissance. Et en particulier le titre maître. Sans oublier « Choice Notes », morceau choisi pour servir de bande sonore à la dernière pub de Hyundai. Deux pistes irrésistibles, il faut le souligner. Les refrains sont fédérateurs et la voix à la fois craquante et un peu bizarre (NDR : une Joanna Newsom en plus pop). Enfin, sa bonne humeur franchement communicative est épicée par un zeste d’excentricité. Un ensemble d’atouts qui devraient permettre à Alex de se faire une place au soleil, d’ici quelques semaines. En 2011, vous pouvez parier sur Alex Winston, ce sera certainement son année. Dépêchez-vous, car en 2012, on l’aura peut-être oubliée…

 

Sean Rowe

Magical

Écrit par

Lorsqu’on écoute, au fil des années, des tas et des tas d’albums, avant de les chroniquer, la lassitude guette toujours. Aussi, il est réconfortant, de constater, qu’en 2011, on peut encore être agréablement surpris et puis même succomber à un son particulier (Forest Swords), une attitude (The Radio Dept.), une énergie (The Go! Team)… ou une voix simple et envoûtante. Et Sean Rowe appartient assurément à la dernière catégorie. Relativement inconnu chez nous, ce bûcheron possède en effet un baryton puissant, ébréché, profond, comme on en entend rarement.

Très peu d’infos circulent sur le parcours de ce compagnon de label de Nick Cave et Tom Waits. Une chose est sûre, « Magic » ne constitue pas le premier elpee de ce songwriter américain. Son attitude théâtrale, son sens mélodique très développé et sa plume d’une grande richesse confèrent à ses compos une intensité et une vulnérabilité désarmantes. Tout au long de cet elpee, il nous parle de l’enfance (« Night »), la famille (« Wet »), l’histoire des Etats-Unis ou la musique. Les morceaux sont dépouillés mais ne nécessitent pas d’habits flamboyants, tant leur force est évidente. Dès les premières notes de « Surprise », on comprend que cet album deviendra un compagnon de route pendant de nombreuses années. Et même lorsqu’il empoigne une gratte électrique pour attaquer des titres plus rock comme « Jonathan » ou « Wrong Side of the Bed », Sean tire parfaitement son épingle du jeu. Véritable cerise sur le gâteau, « American » mérite à lui seul une mention particulière. A cause de cette nuée de cordes et de ces accords délicats au piano. Irrésistible ! Ou « Magic », si vous préférez ! Souvent comparé à Van Morrison, Bruce Springsteen (époque « Nebraska ») voire Leonard Cohen, Sean Rowe constitue, pour votre serviteur, une véritable découverte. Et son talent risque d’exploser aux yeux et aux oreilles du monde entier, d’ici peu.

Pushking

The World As We Love It

Écrit par

Avez-vous déjà entendu parler de Pushking ? Je vous rassure, moi non plus ! Ce combo hard rock mélodique basé à Saint-Pétersbourg semble pourtant jouir du statut de groupe culte au Pays des Soviets. De tournées intensives en albums à succès (NDR : une quinzaine environ), le quintet règne en maître sur le rock russe, depuis 1994. Bien que les territoires de Fédération de Russie soient plutôt vastes, Pushking semble s’y sentir un peu à l’étroit et projette de se faire un nom sur la scène internationale.

Pour arriver à ses fins, le groupe s’est attaqué à la réalisation d’un rêve qui le turlupine depuis quelques années : réenregistrer quelques uns de ses plus gros succès en compagnie des plus grandes stars du hard rock occidental. Si l’idée peut paraît excellente au premier abord, elle est surtout risquée…  

Inviter sur ses titres, des chanteurs à la voix aussi unique et reconnaissable qu’Alice Cooper, Billy Gibbons (ZZ Top), Glen Hughes (ex-Deep Puple, Trapeze), Joe Lynn Turner (ex-Rainbow, Deep Purple, Yngwie Malmsteen), Graham Bonnet (ex-Rainbow, MSG), Udo Dirkschneider (UDO, ex-Accept), Paul Stanley (Kiss) ou Dan McCafferty (Nazareth) est une arme à double tranchant. Si lire de tels noms imprimés sur la pochette de son album constitue un atout commercial évident, Pushking semble ne pas avoir compris que ses compositions étaient noyées par la très forte personnalité de ses invités. Prenons pour exemple le superbe « Troubled Love » qui, interprété par Alice Cooper, ressemble à un titre… d’Alice Cooper. Idem pour « Tonight », une jolie ballade qui aurait pu figurer sur n’importe quel album solo de Glen Hughes ou encore pour « Nature’s Child », un titre musclé qui mériterait probablement sa place sur l’une des tueries d’UDO.

« The World As We Love It » est partagé en dix-neuf plages : hard rock mélodique, heavy rock ou ballades, tous les titres sont de très grande qualité. Le problème, c’est qu’on a l’impression de faire face, non pas à un groupe unique, mais plutôt à une suite de tubes rock’n’roll compilés pour servir de bande originale à un blockbuster américain. Difficile, dans ces conditions, de se forger une idée sur le style ou la personnalité de Pushking. Il aurait probablement été plus judicieux que le combo russe se présente chez nous sous son vrai visage, plutôt que comme un groupe de musiciens accompagnant une brochette de superstars.

Un coup dans l’eau donc pour Pushking, mais l’occasion pour nous de profiter une nouvelle fois des superbes voix de quelques uns de nos héros favoris.

A toutes fins utiles, je vous livre la liste des chanteurs et guitaristes invités sur « The World As We Love It » :

Paul Stanley - Chant
Billy F. Gibbons - Chant, Guitare
Alice Cooper - Chant
Steve Vai - Guitare
Glenn Hughes - Chant
Jorn Lande - Chant
Joe Bonamassa - Guitare
Steve Stevens - Guitare
Nuno Bettencourt - Guitare
John Lawton - Chant
Keri Kelli - Guitare
Jeff Scott Soto - Chant
Eric Martin - Chant
Steve Lukather - Guitare
Matt Filippini - Guitare
Dan McCafferty - Chant
Graham Bonnet - Chant
Joe Lynn Turner - Chant
Udo Dirkschneider - Chant
Stevie Salas - Guitare

Pirato Ketchup

Speed Surfer

Écrit par

Liège, capitale mondiale du Surf, abrite en ses murs un combo militant pour l'érection d'une statue de Quentin Tarantino, place Saint Lambert. Ses membres, loin d'être manchots, s'astiquent le manche le soir dans le garage d'un quartier malfamé proche du carré et à l'occasion, ils sortent volontiers leur Bat-mobile pour secourir la veuve et l'orphelin.

Sacrément compulsive, foutrement jouissive, excessivement contagieuse, leur musique essentiellement instrumentale s’étale comme le sirop local.

Des thèmes comme « Escape from Trinidon » ou « Kryptonic » donnent le (bon) t(h)on, et l'ambiance est aux réjouissances, bien avant le 15 août.

Slide guitare en ouverture de « Black Ocean », mais point de Chris Isaak à l'horizon. Celui-ci a troqué sa bouteille de Tequila contre un Pêcket du terroir, et pieds nus, il s'en est allé se perdre dans les méandres de l'amer.

Enfin, le « Dr Krokov » final, offre une folle sarabande qui ferait tourner Cosaque le dernier des Tsars.

C'est une évidence, avec Pirato Ketchup, la mayonnaise prend à tous les coups.

 

Page 434 sur 1252