Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

garbage_olt_rivierenhof_0...
garbage_olt_rivierenhof_1...
Chroniques

Fakir

We'll see when we get there

Écrit par

Enfanté dans la douleur ou en tout cas dans la durée (projet initié en 2008), cet album aux accents New-Wave clairement revendiqués, peine à s'émanciper de références on ne peut plus évidentes.

Pourtant accrocheurs, les titres laissent néanmoins le goût amer d'un manque criant d'originalité. Et si en tout état de cause, certains groupes s'érigent régulièrement sur les cendres de leurs glorieux aïeuls, force est de constater qu'ici, le propos manque considérablement de consistance.

Mixées par Tony Harris (Sisters of Mercy, Verve, Sinead O'Connor, ...) et masterisées par Matt Colton (Depeche Mode, Creatures, Aphew Twin, ...), les sonorités datées de Fakir le clouent définitivement au sol. Impossible de ne pas songer au Cure de « Seventeen seconds » à l'écoute de ces 10 titres. Entachées qui plus est d'un accent Frenchie peu probant, l'album –pas désagréable à l'écoute pour autant– ne laisse guère envisager d'avenir radieux pour ce groupe référencé. Enfin, comme l'indique le titre, on verra bien quand on y sera...

Dreamend

So I ate myself, bite by bite

Écrit par

Dreamend c’est le projet de Ryan Graverface, le guitariste/bassiste de la formation électro-psyché expérimentale Black Moth Super Rainbow. Mais ce projet, il le veut beaucoup plus organique, privilégiant par exemple, sur ce dernier opus, le banjo, le xylophone, les grattes acoustiques (parfois électriques), le piano et l’orgue. Sans oublier ses vocaux qu’il dispense en falsetto, un peu à la manière de Danielson. Quant aux interventions électroniques (NDR : pour la plupart des arrangements), il les intègre aussi judicieusement que parcimonieusement.

« So I ate myself, bite by bite » est un concept album qui raconte l’histoire d’un meurtre perpétré par un tueur en série. Et les 12 morceaux forment le puzzle de ce récit, nous plongeant dans des atmosphères différentes, toutes en nuances. Sur chaque compo, il traite presque systématiquement un de ses instruments en boucle, un processus auquel il a même recours pour la voix, sur « A thought », une plage au cours de laquelle il répète sous des profils mélodiques différents, la phrase ‘I cannot stop in the middle’. Tout au long de ce disque, Ryan brouille les lignes entre la beauté et le macabre. On passe ainsi allègrement de l’insouciance au drame. Et tous ces sentiments, il parvient à nous les communiquer à travers sa musique. De cette œuvre, on ne peut cependant pas passer sous silence le final de plus de 10 minutes, « An admission », un morceau de noise (shoegazing ?), structuré en crescendo, en couches, une piste qui aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre le Floyd période « A Saucerful of Secrets » (NDR : pensez à « Set the control for the heart of the sun ») et 16 Horsepower. Impressionnant ! “So I ate myself, bite by bite” est paru en 2010 et le prochain album, “And the Tears Washed Me, Wave After Cowardly Wave” est déjà annoncé.

The Dø

Dust It Off (Ep)

Écrit par

« Dust It Off » : le couple franco-finlandais nous surprend d’un somptueux trois titres !

Souvenez-vous ! 2008, « The dø » (d = Dan Levy et ø = Olivia Merilahti) met la France pop-rock à genoux et impose rapidement son premier album dans les charts. Dès la première semaine de sortie, « A mouthful » se classe en tête des ventes dans l’Hexagone (premier groupe français à atteindre cette position). Un buzz médiatique porté par le single « On My Shoulders » qui rencontre la gloire grâce à sa participation sonore lors de la campagne  publicitaire d’une marque de papeterie (les cahiers Oxford, pour ne pas les citer). 

150 000 albums plus tard, les ex-n°1 du top album devaient confirmer le succès public et critique de leur premier opus.

Un an de vie d’ermite, cloisonnés dans leur studio de la banlieue parisienne, a suffi pour nous surprendre. Seul mot d’ordre avant la conception de cette délicieuse galette ‘on fait ce qu’on veut… un saut dans l’inconnu’, explique ø.

Un tandem inventif qui joue sans entraves, invente, surprend, se trouve et s’égare. Lui, compositeur de film, dessine la structure et pose le cadre de chaque chanson. Esquisse qu’il dore de son talent de multi-instrumentiste et d’arrangeur. Elle, plume bilingue, écrit et chante, d’une voix féérique et cristalline, en anglais ou en finnois. Pluriels, multiples et en quête perpétuelle, le duo franco-finlandais propose un Ep riche en sons. Tout en contrastes, en nuances, mais sans paradoxe.

Dès la première piste, le temps se fige. Statique, lunaire, « Dust It Off » se grise d’un hypnotique Wurtlitzer et d’une voix méthodiquement maladroite. Il nous plonge dans un univers onirique limpide. Yeux fermés, l’imagerie sonique évoque les non lieux de l’enfance ; ceux qui seraient habités de l’envol sombre de papillons noirs. Un break et quelques secousses électro plus tard, le ciel se dégage. Les mélodies, jusqu’alors éclairées à la bougie, s’éclaboussent soudain de lumières et subliment les forêts noires du Nord de l’Europe. Une rêverie de 3’36. Majestueuse !

Transition brutale en compagnie des tambours tribaux et des séquences électroniques du single « Slippery Dope ». Une pop sous influence groove et musique folklorique scandinave qui, tendez l’oreille, regorge d’arrangements fins et subtils. Un bric-à-brac sonore mêlant claviers, vibraphone et percussions d’ustensiles de cuisine (…) à la voix déstructurée d’Olivia Merilahti.

« Too Insistent » soigne le répertoire et clôture les débats d’une fine galette attractive. Une pop triste, discrète et légère aux timbres oscillant entre Björk (influence omniprésente sur l’album) et Suzanne Vega. Morceau restant sous la haute surveillance des arrangements de Dan Levy, nerf central de la formation.

La scie mélodique du mois nous offre un album accessible et pointu qui devrait toucher un large public. Quoi qu’il en soit, « Dust It Off » demeure une excellente entrée en matière avant d’attaquer le très attendu deuxième long-playing (« Both Ways Open Jaws ») dont la date de sortie est prévue pour le 7 mars prochain.   

Le premier single issu du projet « Dust It Off » est d’ailleurs disponible sur le site du label du groupe : http://www.cinq7.com/fr/

« The dø », sous la forme d’un sextet (multi-instrumentistes aux cordes, aux cuivres et aux claviers), se produira à Bruxelles le 7 avril sur les planches de l’Orangerie (Botanique). Concert complet !

 

The Bony King Of Nowhere

Eleonore

Écrit par

Plus la peine de présenter le nouveau petit génie du folk noir-jaune-rouge, Bram Vanparys, que les médias néerlandophones ont énormément soutenu, suite à la confection d’un premier elpee particulièrement réussi. Intitulé « Alas My Love », il était paru en 2009. Le roi autoproclamé allait-il relever le délicat exercice de la confirmation ? Agé à peine de 24 ans, il devait en tout cas faire face à une attente qui aurait paralysé les plus stoïques des songwriters...

« Eleonore » reprend les choses là ou Bram Vanparys les avait laissées, c'est-à-dire sur les plus hautes cimes du folk le plus classique et délicat. Toutefois, le King gantois a décidé d’alléger ses arrangements et de se rapprocher d’un esprit ‘live’ plus nature. Un soin particulier a été apporté aux chœurs, qui se révèlent même angéliques sur l’inaugural et cinématographique « Sleeping Minners ». Le folk de The Bony King est respectueux des pionniers du genre, Dylan en tête ; suffit d’ailleurs d’observer l’image reproduite sur le recto de la pochette pour en être convaincu. Et Bram confesse d’ailleurs avoir été influencé par la fameuse compilation « American Folk Anthology ». Mais son néo folk est avant tout une émanation belge du courant engendré par Devandra Banhart. Ce dernier tient le Gantois en haute estime depuis leur première rencontre, qui s’était d’ailleurs déroulée dans des circonstances, un peu rocambolesques.

Première constatation, « Eleonore » confirme tout le bien qu’on pouvait penser de Vanparys. Depuis le bouleversant titre éponyme, sculpté dans le folk rock, au légèrement électrifié « The Poet », en passant par le passionné « The Garden », caractérisé par ses accords cristallins de guitare, et un « Some Are Fearful » raffiné par les interventions au piano d’Ann Pierlé, son art folk de qualité n’est cependant pas estampillé ‘made in US’ mais ‘made in Gent’. La mondialisation est définitivement en marche. Le second elpee de The Bony King of Nowhere est donc tout à fait réussi, même s’il manque toutefois encore à Bram, une puissance d’incarnation supérieure…

Vanparys se consacre pour l’instant à l’écriture de la BO du film ‘Les Géants’ réalisé par Bouli Lanners. En enfantant de tels artistes, la Belgique a assurément encore un avenir devant elle. D’ailleurs, j’invite les Francophones à se pencher sur le cas The Bony King Of Nowhere. Et ce n’est pas trop difficile, puisqu’il va se produire, un peu partout en Flandre, au cours des prochains mois… 

 

Dick Annegarn

Folk Talk

Écrit par

Dick Annegarn, citoyen d’honneur de la ville de Bruxelles (NDR : remember ‘Bruxelles ma belle…’), est en fait d’origine hollandaise. En effet, il est né en 1952, à La Haye. Mais c’est bel et bien chez nous qu’il passe toute sa jeunesse, à l’ombre de l’Atomium. En 1972, il quitte notre capitale pour émigrer à Paris, la guitare sous le bras. C’est là qu’en 1973 il enregistre l’album qui le lance, le fait connaître et auquel il doit la majorité de son succès, « Sacré Géranium ». Très vite fatigué de sa renommée et de la vie de ‘star’, il fuit le système, préférant emprunter la voie underground, vivant sur une péniche, participant à la vie associative de la banlieue parisienne. Très discret, il s’adonne à son style favori, le folk/blues, publiant de plus en plus anonymement ses réalisations. En 2006, le disque « Le Grand Dîner », sous-titré ‘Tribute à Dick Annegarn’, réunit des artistes comme Alain Souchon, Alain Bashung, Arno Hintjens, Louis Chedid, -M-, Mathieu Boogaerts, Bertrand Belin ou encore Bénabar, chacun reprenant des chansons de Dick en hommage à sa carrière de plus de 30 ans.

Son dernier album studio, « Soleil du Soir », enregistré à New-York, paraît en 2008. Il trahit déjà plus que des accents bluesy. Il en profite pour rendre un bel hommage à Brel à travers le titre « Jacques ». En 2010, il apparaît dans « Mammuth », film de Benoît Delépine et Gustave de Kervern, aux côtés de Gérard Depardieu et d'Isabelle Adjani.

Baigné toute sa jeunesse dans le blues et le folk, Dick Annegarn décide de revisiter en acoustique toute une série de standards des sixties, empruntant certains titres au folklore traditionnel : Careless Love », « Saint-James Infirmary » (fabuleux), « Down In The Valley », « The House Of The Rising Sun » ; et d’autres à des pointures telles Eddie Cooley, Bob Dylan, Harry Bellafonte, Rosetta Tharpe et même Elvis Presley. Armé d’une géniale Gibson datant de 1931, sa nouvelle (vieille) gratte, le Hollandais chantant n’est soutenu que par un équipage plus que réduit. Deux choristes néo-orléanaises sont cependant montées sur son embarcation. Et puis, il y a un bout d’harmonica ici, un tambourin par là. La voix chaude et tellement reconnaissable de l’interprète de « Ubu » fait le reste. Bien que minimalistes, les arrangements collent parfaitement au répertoire proposé. Ray Charles, Louis Armstrong ou Kurt Cobain seraient agréablement surpris de réentendre les titres qu’ils s’étaient appropriés, il y a un certain temps, voire un temps certain…

Bien que les chansons soient connues et même hyper connues pour certaines, Dick Annegarn rhabille ces titres à sa façon, leur donnant, un nouvel éclat, un brillant éclatant !

Un vrai moment de bonheur ! Le second épisode devrait suivre sous peu…

Various Artists

Radioclit presents The Sound of Club Secousse Volume 1

Écrit par

Défricheur de hits, Radioclit est un duo franco-suédois qui casse la baraque. Johan Karlberg et Etienne Tron se sont forgé leur réputation en produisant une pléiade d’artistes tels que M.I.A., Vampire Weekend ou encore TV On The Radio (NDR : excusez du peu !) Depuis 2008, ils font désormais vibrer la capitale anglaise au sein de leur Club Secousse, à l’aide de sonorités tropicales. L’excellent label belge Crammed Discs, riche pour ses éditions afro-world, a décidé de se pencher sur ce monument.

« Radioclit presents The Sound of Club Secousse Volume 1 » réunit des tracks électro qui cartonnent sur tout le continent africain. Issues d’Angola, du Congo ou encore de la Côte D’Ivoire pour ne citer que ces pays, les pépites de Kuduro, de Soukous ou encore de Coupé-Décalé se succèdent sans ne jamais s’accorder la moindre pause. Et « Sous Les Cocotiers » de Bablee constitue certainement la plus belle illustration. Morceau typique de danse Coupé-Décalé qui s’écoute en boucle à Abidjan. Une bombe dance bourrée de dynamisme qui lance parfaitement la compilation sous le chaud soleil d’Afrique. Et quoique plus classique, le « Nufeko Disole » est diablement efficace. Bras Firmino parvient aisément à faire remuer les corps aux sons des guitares et des refrains catchy de Kuduro

Le recueil recèle quelques plages moins réussies. Et je pense tout particulièrement à Magic System ou à Izé dont les beats parfois trop râpeux finissent par devenir agaçants. Mais ne boudons pas notre plaisir, sur les 17 titres de la galette, il y a du paysage à découvrir ! Un excellent carnet de voyage nécessaire à tous les baroudeurs en manque de soleil (NDR : chaleur ?)

 

tEitUR

Let the Dog Drive Home

Écrit par

Un véritable baptême du feu ! Et pour cause, c’est la première fois que je me plonge dans la culture féringienne, dont est issu tEitUR. Les Iles Féroé, c’est un archipel perdu quelque part entre l’Ecosse et l’Islande, mais qui appartient au Danemark. Sa notoriété ? Elle la doit surtout à son équipe de foot qui participe aux compétitions internationales, depuis 1988. A l’instar de la plupart des artistes issus des pays scandinaves, tEitUR est particulièrement influencé par la culture anglo-saxonne. ‘La musique est l’une de nos principales activités sociales, tout le monde possède un instrument chez soi’ proclame le musicien. Il est pourtant le premier artiste à être signé sur un label. Teitur Lassen a entamé sa carrière musicale en 2004. « Let the Dog Drive Home » constitue son 4ème album et pourrait peut-être devenir celui de la confirmation. Sa musique ? Une forme de pop/folk empreinte de délicatesse. Et puis son crédit de songwriter ne fait que grimper, depuis qu’il a prêté sa plume à Corine Bailey Rae, Emily Simon et même à la ‘staracadémicienne’ Nolwen Leroy.

Les compositions de Teitur sont élégantes, sophistiquées, mélodiques, mais jamais abscondes. Elles s’adressent au grand public, sans pourtant tomber dans la facilité. Un exercice d’équilibriste rappelant l’âge d’or de la pop insulaire. Parfois aussi l’univers d’Ozark Henry, mais sans ses longueurs inutiles. Et des comptines comme le subtil « Freigh Train », « You Never Leave LA », caractérisé par ses riches arrangements orchestraux ainsi que le céleste  « Betty Hedge » en sont les plus parfaites illustrations.

Teitur signifie ‘heureux’ dans un vieil idiome féringien et c’est exactement l’effet que procure sa musique….

 

Gang Of Four

Content

Écrit par

Seize longues années que la formation de Leeds n’avait plus enregistré de véritable nouvel opus. Il y avait bien eu « Return the Gift », paru en 2005, mais cet elpee n’était qu’une nouvelle mouture d’anciennes compos. Et ce parcours, Andy Gill, le guitariste, nous en parle dans une longue interview qu’il nous a accordée, fin de l’an dernier. Mais venons-en à l’album.

Pas parfait, il recèle néanmoins quelques bonnes compos. Surtout les plus explosives. Celles au cours desquelles on retrouve ce rythme tribal et ces interventions de guitare percutantes, croustillantes, mises en couche par Andy. A l’instar de « She said ‘You made a thing of me’ », morceau d’entrée tramé sur une basse dub. De « You don’t have to be mad », dont les riffs sur le fil du rasoir, sont littéralement déchiquetés, du véhément « Do as I say », caractérisé par ses vocaux dispensés sous forme de slogans et puis d’« I party all the time », soutenu par les chœurs féminins d’Eddi Reader. Dans un autre style, on retiendra encore le contagieux et hymnique « Who am I », single en puissance, réminiscent du « Gimme some lovin’ » de Spencer Davis Group, d’« A fruitfly in the beehive », dont la mélodie soignée évoque inévitablement Red Hot Chili Peppers et enfin du final fiévreux, « I can see from far away ». Tout en retenue, il met en exergue les superbes modulations vocales de King. Nonobstant les lyrics engagés mais lucides, qui se penchent sur l’état de notre monde contemporain, le reste du tracklisting fait un peu pâle figure. M’enfin trois titres dispensables sur 10, ce n’est quand même pas si mal. Gang of Four se produira au Botanique ce 19 mars.

 

Page 435 sur 1252