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Chroniques

The Young Gods

Everybody Knows

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Il ya bien 20 ans que j’ai perdu le fil conducteur de la carrière des Young Gods. Et plus exactement, depuis la sortie de deux albums incontournables, le superbe « L’Eau rouge » et le plus accessible « TV Sky ». Oui, tout le monde le sait, maintenant, j’ai raté quelques épisodes. D’ailleurs, cet « Everybody knows » constitue déjà le dixième album studio du groupe.

« Blooming » ouvre l’elpee. Un titre plutôt intriguant dynamisé par des beats indus qui auraient pu sortir de la boîte à rythmes de NIN voire de Nitzer Ebb. Franz Treichler y pose sa voix bouleversante, un peu comme s’il nous contait une histoire, au coin du feu. Caractérisé par des accords de gratte davantage bluesy, « No man’s land » rentre carrément dedans. Idéal pour taper dans les murs ou lancer un petit pogo. C’est d’ailleurs l’un des rares morceaux où l’énergie n’est pas contenue. Sur le reste de cet opus, le mélomane a l’impression d’être forcé de se calfeutrer dans un chalet isolé, en pleine campagne, les volets bien fermés, afin d’affronter une succession de tempêtes dévastatrices. Et on a parfois un peu les jetons, comme si on était plongé dans un film d’épouvante, signé Saw. Passé la tourmente, les fenêtres s’entrouvrent et invitent à la découverte.

Il est toujours aussi difficile de coller une étiquette sur la musique des Young Gods. Ambient, indus, electro ou rock ? Le combo s’y est déjà frotté et s’y frotte encore. Les guitares samplées sont toujours bien présentes. Mais le disque recèle des titres novateurs, dans le chef des Helvètes. World ethnique sur « Mr. Sunshine », psychédélisme tout au long de « Once Wgain », une plage de plus de 8’ qui clôt le long playing. On a même droit à quelques touches de lounge sur « Miles away », un morceau qui atteint presque les 10’ !

Manifestement, Franz, le leader charismatique des Young Gods a toujours des idées plein la tête. Et cet « Everybody knows » en est la plus belle illustration…

En concert le 13 avril au Botanique.

 

Wolf People

Steeple

Écrit par

Wolf People est la dernière signature de l’écurie Jagjaguwar. Mais, pour la circonstance, le label américain a traversé l’Atlantique pour sortir de sa tanière, cette nouvelle perle issue du pays du Fish & Chips. Et suivant leur bonne habitude, ils ont encore tapé dans le mille. Après Black Moutain, Okkervill River, Besnard Lakes, il faudra dorénavant compter avec ce quartet londonien, une formation fondée en 2005, par Jack Sharpe,

« Steeple » constitue leur premier opus. Il fait suite à « Tidings », un premier Ep paru récemment. A première écoute, on a l’impression d’avoir opéré un bond dans le passé de quatre décennies. Manifestement, le spectre de Led Zeppelin doit hanter leurs nuits. Mais aussi Jethro Tull (le titre maître !). A cause de la présence d’une flûte traversière. Sous un angle plus contemporain, les harmonies vocales me font davantage penser à Midlake, alors que leurs références psychédéliques lorgnent plutôt du côté de Black Mountain. On baigne parfois même dans une ambiance mystique, malgré le crissement des cordes de guitares. La plupart des plages sont imprimées sur un tempo enlevé, mais certaines d’entre-elles épousent un rythme plus lent. A l’instar de l’excellent « Morning Born » ou de « Banks of Sweet Dundee », morceau découpé en deux parties. Et ce qui ne gâte rien, les mélodies sont soignées et envoûtantes.

Wolf People se produira le 19 avril dans le Limbourg. A Zichem, très exactement.

Vreid

V

Écrit par

Le 14 janvier 2004, Terje Bakken, alias Valfar se dirige à pied vers la cabane isolée que possède sa famille dans le village de Fagereggi (Norvège). L’imprudent promeneur n’atteindra jamais sa destination. Coincé toute la nuit en pleine tempête de neige, il succombe aux attaques du terrible hiver norvégien. Ce fait divers tragique aurait probablement été oublié depuis longtemps s’il n’avait pas été à l’origine de l’épilogue de la saga de Windir. Car, avec Valfar disparaissait le membre fondateur, le vocaliste et l’accordéoniste de ce fabuleux groupe folk/viking métal norvégien.

Peu enclins à continuer l’aventure sans leur leader historique, les autres membres du groupe dissolvent Windir. Trois d’entre eux fondent alors Vreid (NDR : colère en norvégien). Les deux premiers opus « Kraft » (2004) et « Pitch Black Brigade » (2006) recèlent encore quelques réminiscences des atmosphères païennes caractéristiques de Windir. Elles sont toutefois associées à la brutalité du ‘true norvegian black metal’ ainsi qu’à un groove plus typiquement trash métal. Les lyrics sont chantés en norvégien ou en anglais et traitent de sujets historiques. Le troisième album « I Krieg » est publié en 2007. Les paroles sont cette fois inspirées de poèmes écris en 1946 par un membre de la résistance norvégienne appelé Gunnar Reiss-Andersen. Ce thème de la résistance norvégienne (NDR : celui de la seconde guerre mondiale) est à nouveau abordé dans l’album « Milorg » de 2009. Le style de Vreid s’éloigne peu à peu de celui de Windir. Les épopées nordiques hivernales font désormais place à un black métal guerrier et rageur. Vreid y inclut cependant des influences aussi variées que le trash, le progressif et le rock seventies. « Milorg » devient le plus gros succès commercial du groupe.

Entièrement produit par le bassiste Jarle ‘Hváll’ Kvåle, « V » s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur. Avec une surprise de taille tout de même : alors que son line-up n’avait jamais changé depuis sa formation en 2004, Vreid introduit ici un nouveau six-cordistes. Nouveau, mais pas inconnu puisqu’il s’agit de Stian ‘Strom’ Bakketeig, un autre ex-Windir. En 2011, Vreid est donc composé à cent pour cent d’anciens membres de Windir.

En bon quatre-cordistes, Hváll ne s’est pas oublié dans le mix. Sa basse percutante, apporte une dynamique maximale aux compositions les plus violentes. Mais ce qui frappe le plus à l’écoute de ce cinquième opus des Norvégiens, c’est la diversité de styles quasi fourmillante que dégagent les guitares, les riffs trash énormes, les breaks acoustiques, les accélérations typiquement black extrêmes, le groove seventies, les cassures progressives, et surtout, les soli superbes inspirés par le métal classique des années quatre-vingt. Les vocaux de Sture, écorchés à souhait rappellent l’appartenance du groupe à la scène extrême norvégienne. Ils sont, à de rares occasions, soutenus par un chant clair tout à fait adéquat.

Plus que les genres, Vreid mélange ici les époques. Les années 70, 80 et 90 sont réconciliées sur un disque au son puissant et moderne. Un boulot superbe ! Valfar, là haut, est probablement fier de ses amis.

 

Various Artists

Tradi-Mods VS Rockers (Alternative Takes On Congotronics)

Écrit par

Créé en 1980 par le musicien et producteur Marc Hollander, le label Crammed Discs compte plus de 280 albums à son compteur. L’une de ses plus grandes découvertes nous vient du Congo et répond au patronyme de Konono N°1. Cet orchestre de Kinshasa a été fondé, à la fin des 60’s, par Mingiedi Mawangu, un virtuose du likembé (piano à pouce, composé de lamelles métalliques fixées à une caisse de résonance). Mais ces likembés, ce personnage, devenu depuis une légende vivante, il les a électrifiés en les équipant de micros fabriqués à l’aide de vieux alternateurs de voitures. La musique urbaine congolaise s’est ainsi adaptée à ce qu’on appelle désormais les Congotronics (NDR : c’est également le titre du premier elpee de Konono N°1). Mais en perpétuelle recherche, Mawangu est également devenu une influence majeure dans la sphère musicale des beats up-tempo. Ce qui explique pourquoi il a collaboré en compagnie de Bjork ou encore Herbie Hancock. La série des plaques « Congotronics », éditée par Crammed, a évidemment incité de nombreux spécialistes à comprendre l’évolution de ce style. La tentation était donc trop forte et le label a imaginé un combat entre les ‘tradi-mods’ (nom donné à ces musiciens africains) et les ‘rockers’ qui vivent sans cesse sous l’influence des Congotronics.

« Tradi-Mods VS Rockers (Alternative Takes On Congotronics) » présente donc la fine crème du monde indie rock et électro. Des noms ? Deerhoof, Animal Collective, Tussle, Andrew Bird ou encore Optimo. Tous ont établi une connexion entre leur musique et celle des ‘tradi-mods’ pour créer des versions allant parfois au-delà du remixe. Sur une double galette, l’auditeur sent un travail d’orfèvre où les instrumentations urbaines viennent se frotter à l’analogique. On reconstruit des hymnes africains, on y ajoute des subtilités électroniques et l’oreille ne peut qu’apprécier des sonorités qui continuent de hanter les neurones de nombreux musiciens. En accouchant de « Tradi-Mods VS Rockers », l’écurie bruxelloise a réussi un coup de génie. Perso, je dis 5/5 !

 

The Unwinding Hours

The Unwinding Hours

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Après l’annonce de la fin du groupe Aereogramme en 2007, Craig B. a repris la composition sans attentes particulières, jusqu’à ce que son coéquipier d’alors, Iain Cook, le rejoigne dans l’écriture oisive de quelques titres sans prétention. Tout en douceur, donc, le duo s’est retrouvé à la tête d’une dizaine de titres et les ont partagés sur MySpace avant de se donner un nouveau nom, sans objectif commercial défini.

Enregistré chez Paul Savage, qui a ‘pris les baguettes’ au sens propre, le disque débute lui aussi graduellement par « Knut », introduction qui pourrait très bien constituer la conclusion de l'album ; basse et accord quasi continus, une montée toute en percussions. Passé ce début épique, l’elpee s’engage dans du british rock pop. Craig B. ne peut vraisemblablement pas cacher la ressemblance de sa voix avec celle d’un autre chanteur originaire de Glasgow : Francis Healy, de Travis. Les influences métal de l’ancienne formation sont perceptibles dans la production de l’album, même si celui-ci recèle cordes et piano sur la plupart des pistes. La plage suivante, « Little One » (tout comme « There are worse Things than being alone », « Solstice » et « Traces »), retombe dans le folk anglais de cette dernière décennie, une simplicité à la Tom McRae. Les rares longueurs noisy rappellent un sage My Bloody Valentine (« Peaceful Liquid Shell ») voire Archive ; les mélodies esseulées et mystérieuses Sigur Rós (« Child », « Traces »).

Les relations humaines constituent le noyau poétique du fruit de leur vécu et de leur travail, mais s’assimilent un peu trop à une potentielle BO de Grey’s Anatomy : le pouvoir nostalgique du présent. L’absence de deadline ou de pression quelconque se réverbère dans leur musique : ils ne sont en effet pas pressés. Les diverses textures et humeurs offrent un tout homogène, joliment orchestré, sensiblement et accessiblement pop.

Texas Slim

Driving blues

Écrit par

Robert ‘Robin’ Sullivan est né en 1963. Au Texas. A Dallas, très exactement. En découvrant John Lee Hooker, il contracte le virus du blues. Il fréquente alors un vieux bluesman, Alex Moore. C’est ce dernier qui va lui coller son sobriquet de Texas Slim. En 1983, il se produit régulièrement en compagnie du chanteur de couleur noire, Little Joe Blue. Il prend alors goût à la scène et se met à tourner sans relâche, que ce soit chez le Cold Blue Steel, flanqué de Randy McAllister ou au sein de son propre blues band.

Il avait publié son premier opus en 2002, "I have arrived". Pour concocter ce nouvel elpee, il a reçu la collaboration d’Aaron Comess des Spin Doctors. A la basse, la batterie ainsi qu’aux percussions. Il assure aussi la production. Slim signe les treize plages. Il se réserve également les vocaux.

Le disque s’ouvre par "Welcome to the game", un tout bon Texas blues. Subtilement funky et proche du style d'Albert King, la guitare est constamment à l'avant-plan. Comess sort son artillerie lourde pour propulser son leader sur d’excellents rails, tout au long de "Driving blues", un shuffle percutant. Les lignes de cordes sont excellentes. Manifestement l’homme n’est pas du style à se retourner. Il fonce droit devant lui. Place ensuite à un blues lent torride, très caractéristique. Les inflexions vocales sont dramatiques. Les cordes réverbérées, très amplifiées mais jamais écrasantes. Nous sommes bien à Dallas. "You're hip" sort tout droit des bayous de la Louisiane (NDR : nous n’en sommes pas très loin). Le rythme est bien soutenu. Autoritaire, la guitare réverbère ce léger écho spécifique du style. Du Slim Harpo à la sauce contemporaine! TS maintient la pression sur "Funky love". La rythmique demeure funkysante, bien entendu et la guitare continue de briller sous son meilleur jour. C’est d’une voix plus ou moins ravagée (NDR : un lendemain de la veille ?), qu’il aborde "Deville", un autre blues enrichi par la présence d’un piano électrique et d'une trompette aux sonorités feutrées. Intimiste, créative et mélodieuse, la six cordes se teinte légèrement de jazz. "When it's cold outside" accélère à nouveau le tempo. Une compo efficace exécutée dans l’esprit de Buddy Guy. Il se montre très à l’aise dans l’exercice du blues lent. A l’instar de "High alert", une plage soutenue par le piano acoustique d'Andy Comess. Si vous aimez  Stevie Ray Vaughan dans ce style, vous allez adorer ! Slim réenfile son costume de rock'n'roller. Il aligne l’ABC des riffs chers à Chuck Berry pour nous vanter les vertus de cette "Coffee shop girl". Et afin de diversifier son répertoire, Slim goûte au R&B ("Cool with the flow") au country blues acoustique ("Country home") et même à la ballade roots ("And it is"), une piste sur laquelle TS double dobro et orgue. Et on a encore droit à un bonus track, "Jacqui's house", une plage chantée presque a capella, sur fond de percussions. Quoique sans prétention, cet opus tient la route…

Avey Tare

Down There

Écrit par

Suppose qu’il n’est pas nécessaire de vous présenter Avey Tare. Ce personnage, est en effet parvenu à révolutionner la musique, au cours des dernières années ! Et pour cause, derrière ce patronyme se cache en effet David Portner, membre fondateur d’Animal Collective, aux côtés de Panda Bear et Geologist, une formation dont l’influence sur la musique moderne n’est plus à démontrer

« Down There » constitue le premier elpee solo de la tête chercheuse de Baltimore. Depuis 2003, il avait quand même publié quelques singles, en solitaire.

« Laughing Hieroglyphic » est parcouru de beats bizarres. La mélodie est féroce, à l’image du masque de crocodile qu’il arbore lorsqu’il se produit seul, sur les planches. Bonne nouvelle, la voix d’Avey n’est pas noyée sous une myriade d’effets. Elle est claire et bouleversante. Mais on se demande, cependant, parfois, si les sessions ne se sont pas déroulées sous l’eau. Le voyage sous-marin d’Avey Tare est riche. Expérimental, électronique, il est truffé de samples. Fruit de ses élucubrations enfumées (psychotropes ?), mais aussi brillantes qu’intelligentes, il évoque autant les Beach Boys (pour les harmonies vocales) qu’Aphex Twin (pour les beats aliens et minimalistes). On est parfois envahi par un sentiment d’inquiétude. Un peu comme si on approchait de la fin du monde (« Heather in the Hospital » et « Cemeteries » abordent le sujet du cancer de sa sœur suivant une démarche proche de celle adoptée par The Antlers). Une musique des ténèbres pour danser seul. Moins contemplatif mais plus sombre que les œuvres individuelles de Panda Bear, « Down There » est tout aussi grandiose.

Les fans d’Animal Collectif devraient apprécier cet opus pas toujours facile d’accès, mais tout à fait audible, de quoi rassurer les non-initiés.

 

Rob Stone

Back around here

Écrit par

Rob Stone est originaire de Boston. A 18 ans, il découvre le blues de Charlie Musselwhite. Dès le lendemain, il s'achète un harmonica et se met à répéter. Il est très vite épaulé par l'un de ses concitoyens : Jerry Portnoy. Pas n’importe qui puisqu’il avait milité comme souffleur au sein du Muddy Waters Band. Il part ensuite vivre dans le Colorado où il a l'occasion de rencontrer Sam Lay, batteur et également ancien collaborateur de Muddy Waters. Il engage le drummer pour compléter son groupe au sein duquel figurent déjà Patrick Rynn et Chris James. On retrouve ensuite sa trace à Chicago, soit dans la Cité du blues. En 98, il fonde ses C-Notes. Un combo au sein duquel il a conservé Rynn à la basse et James à la guitare. Dans la foulée, la formation publie un long playing : "No worries". En 2003, le band est signé chez Earwig, un label blues notoire, pour lequel il grave "Just my luck".

Il faut attendre sept longues années avant voir sortir un nouvel opus de Rob : "Back around here". Au sein du line up, il a gardé ses fidèles amis Rynn et James. Et le reste du backing group sont tous des potes, dont son ancien leader, Sam Lay!

Rien de tel pour aborder cette galette qu’un généreux Chicago shuffle. Un excellent blues intitulé "You're no good for me", dont la puissance est alimentée par le piano de David Maxwell ainsi que les grattes de Chris James et de Jeff Stone. Place au jump pour "Back around here", une compo enrichie de cuivres qui respire le swing et au cours de laquelle James tire manifestement son épingle du jeu. Rob adapte le "Love you for myself" de John Lee Williamson (Sonny Boy I). Son style est empreint d’une grande pureté et sa voix chargée de feeling. Aaron Moore au piano et Willie ‘Big Eyes’ Smith aux drums soutiennent parfaitement l’ensemble. La voix de Stone se teinte de soul pour chanter le "Give me time" de Magic Sam, en mode Chicago westside. "I need to plant a money tree" est imprimé sur un tempo euphorique. Rob souffle à la manière de Jimmy Reed avant de prendre un billet de sortie digne de Sonny Boy Williamson II au sommet de son art. Agréable, "Chicago all night" marque un retour au jump syncopé. Willie Hayes frappe solidement sur les peaux, face au piano de Maxwell et les cuivres. Enfin libéré, il souffle en puissance, tout au long de "Love to love about you". Big Eyes imprime un tempo métronomique sur ce morceau assez proche de Little Walter. Il échange un duo en compagnie de David Maxwell sur "Sloppy drunk blues", un vieux classique de Leroy Carr, au cours duquel la pureté de l'harmonica est restituée dans sa meilleure expression. Omniprésents, les saxophones envahissent "It's hard but it's fair", un funky blues, ma foi, fort plaisant. Rob chante autoritairement "Can't turn back the clock", un boogie très rapide qui permet à David Maxwell de se déchaîner sur son instrument. "No string attached" clôt l’elpee. Le tempo est toujours soutenu et les tous les instruments sont bien en place. Mr Stone signe alors brillamment sa dernière intervention comme soliste.

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