Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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The Cure
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Chroniques

Hooverphonic

The Night Before (a)

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Pour réaliser son huitième album studio, Hooverphonic a dû composer avec les événements.  En effet, le départ de celle qui a été la voix du groupe 10 années durant, Geike Anaert, a provoqué un moment particulier dans la vie du combo belge. Après avoir auditionné des dizaines de candidates, le duo Alex Callier /Raymond Geerts, aux manettes depuis 1995, a porté son choix sur Noémie Wolfs, 22 ans, Brabançonne d’origine mais Gantoise d’adoption depuis 4 ans et sans aucune formation musicale à son actif !

Un coup dans le mille ! La voix chaude et assurée de la belle Noémie Wolfs se marie parfaitement au style et la sonorité du groupe qui reste cantonné de façon magistrale dans une pop catchy, nous proposant –et c’est une bonne habitude– des cordes efficaces, des cuivres super soignés, des ambiances mystérieuses. Bref, une orchestration riche. Et une plage comme « Heartbroken » pourrait tout à fait servir de générique au futur James Bond. Digne de John Barry. Magique !

Les fans du band belge ne seront pas dépaysés par la voix de Noémie. Elle possède plus de coffre mais se révèle aussi plus ténébreuse, intrigante et se met totalement au service des compositions toujours accrocheuses d’Alex Callier.

Dès les premières notes du titre initial de l’album on a compris que la comparaison s’arrêtait avant de commencer. La venue de Noémie permet même de ressortir quelques superbes titres comme « Anger Never Dies » ou « Danger Zone », jusque là volontairement oubliés dans les cartons, mais parfaitement interprétés par la nouvelle chanteuse à la grande joie du duo fondateur.

L’album épingle également des nouveaux morceaux dont certains écrits sur le pouce durant des sessions improvisées par Callier et Geerts, dont les excellents « The Night Before » ou « One, Two, Three ».

Du reste, on retiendra encore quelques perles dont la splendide ballade « How Can You Sleep » et le très sombre « Danger Zone ». On épinglera également, juste pour le fun, le très ‘Portisheadien’ « George’s Café »…

Les mélodies racées et immédiates, véhicules ‘trois étoiles’ pour la voix de Noémie, restent la marque de fabrique de « Hooverphonic » et démontrent une nouvelle fois tout le talent de ce groupe que ni les années, ni les changements n’altèrent.

Hooverphonic nouvelle formule n'aura pas eu besoin d'un album de chauffe pour revenir en belle forme.

Pas de surprise majeure donc, reste la qualité… l’excellente qualité de la musique dispensée par ce groupe au nom bizarre qui a lui-même subi (par obligation) un remaniement ! Mais qu’est-ce qui leur avait pris de se prendre pour un aspirateur ?

Little Absences

Mutant

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Little Absences est issu de Toulouse. Après avoir écumé les salles de concerts dans leur région et publié une démo quatre titres, la formation française est détectée par ‘Les Inrocks’ qui les sélectionnent dans la catégorie CDFD (NDR : ce qu’il fallait découvrir). Et le magazine français se trompe rarement en matière de découvertes. Nous sommes alors en 2008.

Pour enregistrer ce premier album, le combo s’est retiré au Cap Découverte. Après avoir, bien sûr, reçu le soutien de son label ou plus exactement de la maison culturelle Adda Tarn.

Et le résultat est à la hauteur des espérances. « Mutant » est un pur régal pour les oreilles. Quoique inspiré par les 90’s le rock de la formation hexagonale se révèle plutôt orignal. Imaginez une rencontre entre Pavement et les Pixies dans un studio bénéficiant de la technologie de pointe, les deux ensembles n’hésitant alors pas à se servir de samplings, de boîtes à rythmes et de toute la machinerie électronique. La voix du chanteur campe un timbre fort proche de Frank Black, alors que les guitares, tour à tour dissonantes ou mélodiques, rappellent les grandes heures de la bande à Stephen Malmus. Une constante, la ligne de basse qui rebondit constamment et forge la trame des dix titres de cet elpee. Little Absences parvient à alterner également les climats. Susceptibles de tremper dans le funk (« Lean Machine »), d’emprunter un profil hypnotique (« Old devil »), d’adopter une construction en crescendo (le superbe morceau maître) ou de s’évader dans le psychédélisme (« Gokiburi »). Superbe !

John Legend

Wake Up!

Écrit par

Incroyable The Roots. Ces mecs ne s’arrêtent manifestement jamais. Lorsqu’elle n’est pas flanquée derrière ses instruments pour les besoins de l’émission quotidienne ‘Late Night With Jimmy Fallon’ ou qu’elle ne publie pas de galettes tout simplement énormes (« How I Got Over », sans conteste un des meilleurs disques Hip Hop de 2010), la formation à géométrie variable donne un coup de main à ses potes. En l’occurrence, ici, John Legend. Marqué par ses irrésistibles envolées jazzy et ses basses langoureuses, « Wake Up! » est un disque Soul dans la plus pure tradition du genre. Plus qu’un disque, « Wake Up ! » est cri du cœur, l’une de ces œuvres aussi sociales et militantes que passionnantes.

L’opus réunit douze reprises de morceaux dont les textes sont particulièrement marqués par l’époque à laquelle ils ont été publiés, tout en restant pourtant d’actualité. Ainsi John Legend & The Roots se permettent des perles signées Curtis Mayfield (« Hard Times »), Marvin Gaye (« Wholy Holly »), Baby Huey & The Babysitters (« Hard Times ») ou encore Billy Withers (« I Can’t Write Left Handed »). Seul inédit au programme, « Shine », thème musical du documentaire « Waiting For ‘Superman’ » de Davis Guggenheim (déjà responsable du fameux « An Inconvenient Truth »). Il s’agit également du seul morceau qui fait pâle figure sur la galette. Hormis cette incartade anecdotique, « Wake Up! » est assurément un disque qui fait chaud au cœur. Ce qui, de nos jours, n’est pas une mince affaire. John Legend + The Roots = ‘A match made in heaven’.

Michael Jackson

Michael

Écrit par

Michael Jackson est mort. Vive Michael ! Même mort, le Roi de la pop gagne plus d’argent que quiconque. Et même mort Michael chante encore ! Plutôt balèze le mec ! Voilà donc la daube que tous les fans attendaient impatiemment. Un album inédit de chansons enregistrées par le plus célèbre des zombies. Intitulé sobrement « Michael », il immortalise des prises capturées au sein de divers lieux, entre 2007 et 2009. Seule exception à cette règle, le « Much Too Soon », belle ballade issue d’une session réalisée en 1982 pour l’album « Thriller ». Si je devais furtivement décrire le reste, je dirais qu’il s’agit d’une belle grosse arnaque, à l’instar du récent « This Is It ». Et vu les featurings (Akon, 50 Cent ou encore Lenny Kravitz), je conseillerai vivement à Michael de ne pas sortir de sa tombe. Ce qui a été exhumé ne vaut pas tripette. On est d’ailleurs bien loin du début des 80’s, époque à laquelle MJ nous éclaboussait de sa classe.

Bref encore une belle opération marketing pour remettre les comptes de Michael (NDR : ou de sa famille) dans le vert (comme si ce n’était déjà pas le cas). Un disque pourri, pourri, pourri !

Iskald

The Sun I Carried Alone

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Iskald est un duo norvégien constitué de Simon Larsen (chant, guitare, basse, claviers) et d’Aage Andre Krekling (chant, batterie). Sur les planches, les deux compères sont soutenus pas Ben Hansen (guitare) et Kenneth Henriksen (basse), afin de déchaîner leur black métal mélodique. Le groupe publie une première démo l’année de sa formation, en 2005. Elle est suivie de peu par un Ep autoproduit (« Northern Twighlight »). Ce dernier permet à Iskald de se faire remarquer par le label norvégien ‘Indie Recordings’. Les Norvégiens enchaînent alors les sorties : « Shades Of Misery » en 2007 et « Revelation Of Reckoning Day » en 2008 reçoivent de bonnes critiques de la presse européenne. Le groupe se lance dans une tournée européenne dont le point culminant est un show au ‘Hovefestivalen’, le plus grand festival rock de Norvège.

L’année 2010 est entièrement consacrée à la composition et à l’enregistrement du nouvel opus : « The Sun I Carried Alone ». Ce dernier est mis en boîte en Norvège, à Oslo et Bodø. La production, le mixage et le mastering sont réalisés au studio 210 de Berlin par Stamos Koliousis et Vangelis Labrakis (Solefald, Vreid, Nattefrost, Keep Of Kalessin).

« The Sun I carried Alone » ne brille pas par son originalité. Par contre, la qualité est au rendez-vous. Le black métal du groupe est aussi sombre que rageur tout en restant (relativement) accessible. Il fusionne le côté épique d’un Satyricon et la froideur nordique d’un Immortal à la rigueur alambiquée d’un Emperor. Les vocaux écorchés et colériques de Larsen et Krekling font très bien passer le message empreint de noirceur, de froideur, de tristesse et de haine inhérent à ce style. La musique, sujette à d’innombrables variations de tempo et à quelques interludes acoustiques évite le piège de la linéarité dans lequel sombrent parfois certaines productions du genre.

« The Sun I Carried Alone » est un disque intense, susceptible même d’envoûter, pourvu qu’on parvienne à faire abstraction de cette petite impression de ‘déjà entendu ailleurs’.

 

Emanuel & The Fear

Listen

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Emanuel And The Fear est le projet d’Emanuel Ayvas. Il a réuni pas moins de dix de ses potes pour former l’orchestre qui l’accompagne sur ce premier essai, tout simplement intitulé « Listen ». Originaire de Brooklyn, Emanuel And The Fear propose une œuvre d’introduction tout à fait épique. Pour faire avaler d’une traite 19 morceaux déployés en près d’1h10, il faut être vachement ambitieux mais surtout particulièrement talentueux. Mais le problème de « Listen », c’est qu’il y a à boire et à manger. Si certains morceaux rappellent le meilleur de Bight Eyes (« Same Way »), Arcade Fire (« Jimme’s Song »), Ben Folds Five (« Dear Friend », « Whatever You Do ») et parfois même Dave Matthews Band (« Guatemala », « Free Life »), d’autres sont tout simplement dispensables (« Balcony », « Trucker Lovesong » et ses bidouillages électroniques incohérents,…).

Mais lorsqu’Emanuel & The Fear brillent, ils ne le font pas à moitié. Comme sur les exceptionnels « Jimme’s Song » et « Simple Eyes » ou les efficaces « Song For A Girl », « Guatemala » et « The Finale ». Mais il s’agit de trop rares moments pour faire de « Listen » une œuvre tout à fait convaincante. Vu le potentiel des morceaux précités, Emanuel pourrait en surprendre plus d’un. A condition qu’il fasse preuve d’un peu plus de synthèse à l’avenir et qu’il consente à attribuer plus de place aux vocalises féminines. Ces mêmes voix qui font de « Simple Eyes » et « The Finale » deux des meilleurs morceaux de la plaque.

Einstürzende Neubauten

Strategies Against Architecture IV

Écrit par

Pour fêter ses trente années d’existence, Einstürzende Neubauten a donc sorti une double compilation réunissant des morceaux composés entre 2002 et 2010. « Strategies Against Architecture IV » est, comme son titre l’indique, le quatrième volet de cette série consacrée aux archives de la formation. L’anthologie recèle également plusieurs enregistrements rares, dont certains relèvent de la série Musterhau, des œuvres expérimentales parues en édition limitées, qui jusqu’alors n’étaient disponibles que sur le site du collectif berlinois. Le tout est enrichi d’un superbe booklet riche en informations, tout particulièrement sur les morceaux sélectionnés sur ce recueil.

 

Neil Diamond

Dreams

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Ce 24 janvier, Neil Diamond fêtera ses 70 balais. Ne revenons pas sur sa carrière émaillée d’une multitude de hits. Ni sur les sixties aux cours desquels il a écrit une volée de tubes pour d’autres artistes. Mais simplement sur sa voix. Dont le timbre exceptionnel a de quoi vous flanquer des frissons partout. Malheureusement, il faut admettre que le New-Yorkais vit sur sa notoriété depuis belle lurette. Il vient même de décider d’enregistrer un album constitué de reprises. Choisies parmi ses groupes et artistes préférés ou qui l’ont influencé. Des Beatles à Leonard Cohen, en passant par les Everly Brothers, les Eagles ou encore Gilbert O’Sullivan. Sans oublier une nouvelle adaptation de sa chanson intemporelle « I’m a believer », un morceau popularisé par les Monkees et magnifié par Robert Wyatt. Il accompagne sa voix d’une guitare ou d’un piano et soutient le tout d’orchestrations, parfois un peu trop luxuriantes. Et puis l’indolence du ton général de cet opus nous entraîne progressivement vers un état de somnolence. Néanmoins, ce disque risque fort de plaire aux mélomanes, dont l’horloge s’est arrêtée voici quarante, voire cinquante ans…

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