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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Chroniques

The Acorn

No ghost

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En 2007, cet ensemble canadien avait publié un remarquable elpee. Intitulé « Glory Hope Mountain », il avait fait l’effet d’une bombe parmi la presse spécialisée. Leur néo folk rafraîchissant, né d’une rencontre hypothétique entre Sufjan Stevens, Midlake et Arcade Fire, avait fait l’unanimité au sein du monde musical. Et ces éloges étaient entièrement mérités. Cette situation leur a alors permis d’assurer le supporting act pour des groupes ou des artistes comme Fleet Foxes, Bon Iver, Calexico ou encore Elbow. De quoi engranger une bonne dose d’expérience. Après avoir accompli différents périples, mais également été consacrés par différentes citations (NDR : notamment leur sélection pour le Polaris Music Prize qui récompense, chaque année, le meilleur artiste canadien), il était donc temps pour le combo d’Ottawa de se remettre au travail. En espérant que toute cette gloriole ne leur monte pas à la tête…

Pour prendre ce recul nécessaire, Rolf Klausener et sa troupe se sont donc retirés au sein d’un village proche de Montréal. Et ils ont commencé à écrire leur « No Ghost ». Rien de tel que l’air frais québécois pour se nettoyer l’esprit. Et il faut reconnaître que cette retraite à porté ses fruits…

Fondamentalement, la musique de The Acorn n’a pas changé. Le timbre envoûtant de Rolf Klausener est toujours empreint de charme et de lyrisme. Conjuguées, les harmonies vocales sont une nouvelle fois splendides. Simplement, tout au long de « No Ghost », leur néo folk est circonstanciellement et subtilement électrifié. Ce qui communique davantage de relief aux compos. Et les rend même encore plus percutantes. Les mélodies sont tout bonnement irrésistibles. L’instrumentation parfaite. Les arrangements évoquent les grandes étendues paisibles des paysages du Canada. L’opus alterne morceaux allègres et plus atmosphériques, mais sans jamais perdre sa saveur. Une exception confirme la règle : le dansant « Crossed Wires ». Franchement, il dénote quelque peu dans l’ensemble.

Après avoir écouté ce disque (NDR : une petite heure, quand même), on se sent apaisé, serein, et des rêves plein la tête. Une thérapie bien plus efficace (et surtout moins onéreuse) que n’importe quelle séance d’une quelconque relaxation. Ce bien bel album devrait marquer l’année 2010. En attendant la sortie de ce « No Ghost », prévue pour le 7 juin, sachez que le groupe se produira au Botanique, le 5 juin, en compagnie de Xiu Xiu. Une belle soirée en perspective !!!

 

Pavement

Quarantine The Past

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Décidemment, l’année 2010 est l’année de résurgence des groupes américains issus des nineties. Qu’ils soient lo-fi, indie, stoner ou sur la paille. Les reformations de Dinosaur Jr, Pixies, Jane’s Addiction, Hole, Rage Against The Machine, Sebadoh, Throwing Muses, Kyuss… en témoignent d’ailleurs largement. 

Moment précis où le label Domino incite les cinq membres de Pavement à regagner le chemin des planches pour une tournée mondiale et profite de la vague pour publier un best of de 23 titres, concentrant l’essentiel de l’œuvre du groupe californien. Synthèse parfaite dressant l’essentiel de l’une des formations phare des 90’s ayant zappé les années 2000. « Quarantine The Past » propose un tracklisting sinueux tiré des cinq albums du groupe parus entre 1992 et 1999 : « Slanted And Enchanted » (1992), « Crooked Rain… » (1994), le parfait « Wowee Zowee » (1995), « Brighten The Corners » (1997) et « Terror Twilight » (1999).   

A ses débuts, « Pavement » ne disposait pourtant pas des atouts essentiels pour devenir un groupe culte. « Slanted And Enchanted », premier elpee sorti en 1992, se présentait davantage comme l’œuvre d’un petit groupe post-punk artisanal au jeu basique et immédiat. C’est précisément ce charme flou et chaotique qui ravira très tôt le label Domino et le public. Un son dissonant et expérimental, des mélodies brisées et désarticulées, une voix imprécise (voire fausse), des paroles laconiques… seront les ingrédients du charme lo-fi du quintette de Stockton. Les propos de Scott ‘Spiral Stairs’ Kannberg (guitare) résument parfaitement l’esprit ‘slacker rock’ (NDR : genre inventé par le groupe signifiant rock paresseux) de Pavement : ‘Nous savions à peine jouer à nos débuts. Nous nous contentions de bricoler les chansons comme nous pouvions. Nous n’étions pas brillants. Amateurs, plutôt. A la fin, nous n’avancions plus, nous ne progressions plus, nous avions même presque honte de jouer. Il faut bien comprendre qu’au départ nous n’étions qu’une petite bande de geeks.’

Plus de dix ans sont passés ; l’univers brouillon de Pavement inspiré de celui de The Fall et Sonic Youth aurait-il évolué ? Stephen Malkmus et ses acolytes vous apporteront personnellement la réponse lors de leur prochaine tournée mondiale qui passera furtivement en bord de Meuse lors de la cinquième édition des Ardentes à Liège.   

Holy Fuck

Latin

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L’attente aura été interminable. Trois années qui ont semblé une éternité. En cause, l’énorme « LP » publié en 2007 et qui tourne probablement encore aujourd’hui inlassablement dans les lecteurs MP3 de toutes celles et tous ceux qui ont eu la bonne idée d’y jeter une oreille. Et, avec un scud comme celui-là, t’es forcément attendu au tournant. Les quatre virtuoses du bidouillage se sont donc démenés pour offrir à « LP » un successeur digne de ce nom. « Latin », le résultat de leurs dernières expérimentations soniques, est-il à la hauteur ? Une chose est sûre, les Canadiens n’ont certainement pas tenté un « LP » bis. Ce troisième labeur est tout simplement différent. D’aucuns se plaindront de ne pas y retrouver l’insolence et la spontanéité du prédécesseur, mais Holy Fuck s’évertue ici à dévoiler un nouvel aspect de son talent, plus en retenue.

Ainsi, « Latin » s’ouvre sur « 1MD », une plage noise tout en crescendo qui cède sa place à « Red Lights » et sa ligne de basse à faire bander un Nic Offer (!!!) L’œuvre embraie par des morceaux beaucoup plus atmosphériques (« Latin America », « Silva & Grimes » et un « Stay Lit » évoquant un Explosions In The Sky qui se mettrait à l’electronica), plus proches de l’ancienne formule du Holy Fuck. La garde rapprochée « SHT MTN » et « Stilettos » s’impose comme le climax de « Latin ». Deux tueries qui te fouettent les fesses jusqu’au sang. Et si tu danses pas, mec, c’est que t’as un sacré problème de motricité. Après l’incantation diabolique de « P.I.G.S. », Holy Fuck referme à nouveau son labo pour une durée indéterminée. « Latin » ne laissera certainement aucun fan indifférent. Et peu importe que le verdict soit positif ou négatif car, y’a pas à dire, c’est sûr scène que Holy Fuck fédère. Et là, les râleurs en prennent pour leur grade.

Jeff Hershey

Last call

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Deux ans déjà que le légendaire chanteur/guitariste a quitté cette terre ; et depuis, les publications à titre posthume se sont multipliées. Le dernier en date, "Songs from the road", était un ‘live’. "Last call" (NDR : traduction ‘dernier appel’) devrait clore cette série de témoignages.

Jeff n’a jamais caché sa passion pour le jazz des années 20 et 30 ; et c’est cet aspect du défunt artiste qui est ici épinglé. Soit des sessions exécutées en solo, duo et trio, produites par Healey himself ! Il chante, gratte et souffle aussi dans une trompette, soutenu par le violoniste Drew Jurecka ainsi que le pianiste/clarinettiste Woolridge. Depuis 2002, Stony Plain a édité plusieurs opus du défunt malvoyant, consacrés au jazz. Lors de ces sessions, il a reçu le concours des Jazz Wizards. De cet épisode, trois elpees son parus : "Among friends", "Adventures in Jazzland" et "It's tight like that", ainsi qu’un Dvd intitulé "Beautiful noise". Si vous ne connaissez pas cette facette méconnue de feu Healey, vous risquez fort d’être surpris. Et tout particulièrement, tout au long d’"I'm gonna sit right down and write myself a letter", une vidéo proposée sous la forme de bonus track. Un morceau terriblement remuant qui baigne dans le dixieland le plus pur. Jeff s’y réserve les vocaux, mais surtout souffle dans la trompette, à la manière de Louis Armstrong. Il est épaulé par un clarinettiste, un guitariste, un violoniste, un pianiste, un contrebassiste et un drummer. Un titre vraiment excellent.

L'album s'ouvre par "Holding my honey's hand", une plage très manouche. Jeff chante cette compo. Son toucher de guitare est manifestement inspiré par Django Reinhard. Une trompette au son feutré s’immisce au sein du paysage sonore. Mais le plus étonnant procède du rôle joué par Jeff. Et pour cause, en se servant des propriétés du re-recording, il se charge de l’intégralité de l’instrumentation. A la manière, expliquait-il, de Sidney Bechet, qui dès 1941, s’était réservé six instruments sur le même morceau. Il emprunte une voix de crooner pour interpréter la jolie ballade "Time on my hands" ainsi que "Deep purple" (NDR : aucun rapport avec le célèbre groupe de métal!) "Wildcat" se résume à un duo instrumental. Il met en exergue la performance assez extraordinaire du talentueux violoniste Drew Jurecka. Néanmoins, les plages qui m’ont le plus fait flasher sont celles au cours desquelles, la guitare de Healey emprunte des accents bien manouches. Et "You can't pull the wool over my eyes" en est certainement la plus belle illustration. Sa reprise du "Hong Kong blues " de Hoagy Carmichael est superbe. Il y soigne le sens mélodique. Son jeu de cordes tout en accords est un véritable régal pour les oreilles. "I'm gonna sit right down and right myself a letter" baigne au sein d’une ambiance dixieland. Il ne s’agit cependant pas de la même version que celle dispensée lors de la séquence vidéo, puisque Jeff s’y réserve tous les instruments : voix, trompette et cordes. Il opère un bel échange instrumental avec le violoniste Jurecka, tout au long de "Black and blue bottom". Dans les années 20, les guitaristes Eddie Lang et Lonnie Johnson se produisaient régulièrement en duo. Et c’est sous ce line up, qu’ils avaient composé et exécutaient "Guitar duet stomp". Mr Healey joue ici les deux rôles à la fois, en manifestant beaucoup de virtuosité. Empreinte d’une grande nostalgie, cette œuvre s’achève par "Same of these days", un morceau plongé dans une ambiance dixieland d'avant la grande guerre. Dans le style, c’est un véritable délice !

Gush

Everybody’s God

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La pochette d’un album peut parfaitement correspondre à la musique dispensée tout au long d’un opus. Et celle d’« Everybody’s God », le nouvel elpee de Gush, en est une parfaite illustration. En fait, la solution sonore de cette formation française fait l’effet d’un bon jet d’eau dans la tronche… En écoutant « Everybody’s God », on a l’impression d’être réveillé, un peu comme lorsqu’on prend une bonne douche le matin, juste avant de se rendre au boulot ! « Back Home » et l’irrésistiblement gospel « P.nis » sont de véritables brûlots mélodiques. De chouettes claques pop qui vous donnent la pêche, avant d’entamer une journée pénible. En outre, le patronyme du combo correspond au reste du tableau, car Gush signifie ‘jaillissement’ ! La joyeuse bande compose, en effet, des morceaux dont les jaillissements rafraîchissent nos tympans…

Yan, Xavier, Mathieu et Vincent sont frères ou cousins. Teintée de soul et de folk, tout en cherchant à faire la synthèse du pop-rock américain des sixties, leur musique devrait faire des ravages, dans un futur proche. Fait assez rare pour le souligner, les quatre joyeux lurons participent tous à la fête. Ils se refilent chacun leur tour, le lead vocal, au cœur de délicieuses harmonies vocales. Pensez aux Beatles et à Crosby, Stills, Nash et Young, des références de choix pour la formation. Et « Everybody’s God » en est certainement la plus belle illustration. A l’instar de Phoenix, les lignes de basse sont caoutchouteuses. Un feeling contemporain, réminiscent de Kings of Leon, revient régulièrement à la surface. Sculptées dans le folk, les guitares évoquent Coming Soon. Ce qui n’empêche pas l’ensemble de se révéler original. Gush convainc néanmoins sur les compos les plus allègres ; car si les ballades ne sont pas de mauvaise facture, elles semblent procéder d’un exercice de style imposé. Bref, revivalisme et originalité semblent faire ici bon ménage. Une exception qui confirme la règle : « The Big Wheel », un titre qui fait injure à TV On The Radio. Et pas la peine d’insister, vous risqueriez l’écœurement…

Gush se produira dans le cadre du festival Main Square, à Arras, le 3 juillet prochain.

The Go Find

Everybody Knows it’s Gonna Happen Only Not Tonight

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En signant sur le label indépendant berlinois Morr Music, la formation anversoise The Go Find semble avoir trouvé chaussure à son pied. Et pour cause, sa pop légère, paisible (Boards of Canada ?) déversée sur fond d’électronica (Notwist ? Postal Services ?), s’inscrit dans la lignée des autres groupes militant sur le label teuton. Et en particulier Lali Puna, Mùm, Styrofoam ou encore Seabear et The American Analog Set. La bande à Dieter Sermeus n’en est pas à ses balbutiements sur la scène belge, puisque « Everybody Knows it’s Gonna Happen Only Not Tonight » constitue déjà leur troisième elpee. Pourtant, leur deux premiers opus étaient totalement passés inaperçus de notre côté de la frontière. L’occasion était donc belle pour pallier à cette carence en notoriété, chez le public ‘noir, jaune, rouge’

Pas de poudre aux oreilles tout au long de cet elpee. Subtile, l’instrumentation permet au combo de passer de l’acoustique à l’électrique avec une facilité déconcertante ; le tout traversé d’interventions de cuivres particulièrement efficaces. Dieter assure l’essentiel des vocaux ; mais sur de « One Hundred Percent », il cède le micro à sa collègue féminine. Bref, un disque de toute bonne facture que je vous invite à découvrir. Surtout si vous avez l’intention de vous rendre ce 21 août au fesival Pukkelpop, où ils s’y produiront…

D.O.A.

Let’s Wreck The Party

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Imaginez la déception. Déballer un colis postal en pensant y découvrir le nouvel opus de D.O.A., la légende du punk canadienne ; et se rendre compte que l’objet n’est qu’une réédition d’un de ses albums les plus moyens.

S’il y a bien un combo canadien qui peut se targuer d’avoir influencé des générations de punks et d’avoir contribué à initier le mouvement hardcore, c’est sans conteste D.O.A. Dans le genre, le punk simpliste et fédérateur et les lyrics rugueux aux tendances activistes des premiers albums tiennent toujours le haut du pavé. En 1985, D.O.A. avait tenté d’explorer un univers sonore plus fun. « Let’s Wreck The Party » est le résultat décevant de ces expérimentations. Mélanger le punk et le hard rock festif, ce n’est manifestement pas donné à tout le monde.

Pourtant, l’album débute plutôt bien. « Our World » est un titre hard rock assez engageant. Le son n’est pas vraiment excellent ; mais, ce sont les années quatre-vingt, et à l’époque, nous n’étions pas difficiles. « Dangerman », la seconde plage aurait très bien pu battre Nick Cave sur son propre terrain. « Race Riot » est un morceau de punk pur et dur. Violent et vindicatif. Un elpee réunissant des compos de cette trempe aurait probablement fait le bonheur des fans. Le climat se dégrade, cependant, dès le titre suivant. Une reprise incongrue et pas très fun du « Singing In The Rain » de Gene Kelly. Et le déclin s’accentue encore sur « Dance O’ Death », plus proche de la new wave punk dansante des Talking Heads que de D.O.A. Rien de bien brutal donc, caractéristique pourtant très appréciée par les aficionados. Les titres s’enchaînent alors sans se ressembler, mais sans vraiment sortir du lot. Quelques chansons s’apparentent même à du très mauvais Van Halen (« General Strike », « Shout Out ») voire du médiocre Blue Oyster Cult (« Murder In Hollywood », « The Warrior Ain’t No More », « Trial By Media »).

« Let’s Wreck The Party » n’est donc pas l’album à écouter si l’on désire retrouver l’essence de D.O.A. Heureusement, Joey ‘Shithead’ Keithley et son combo ont largement rectifié le tir, après avoir commis cet elpee. Le reste de la discographie de D.O.A. est d’ailleurs suffisamment conséquente si on veut se prendre une bonne dose d’anarchie musicale dans la tronche. Réservé aux fans et aux collectionneurs.

 

The Divine Comedy

Bang goes the Knighthood

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So British… So kitschy! La pochette du dernier long playing de « The Divine Comedy » nous plonge spontanément dans le monde facétieux et précieux de Neil Hannon : nu dans son bain mousseux, il est soigneusement vêtu d’un chapeau melon et d’un nœud pap’, tout en fumant la pipe. En outre, le leader charismatique du groupe irlandais regarde tendrement son labrador en buvant une coupe de champagne (NDR : clin d’œil qui nous rappelle l’amour particulier qu’il porte à la France).

Depuis « Regeneration » (paru en 2001 et produit par Nigel Godrich : Radiohead, Beck, U2, REM…), album purement britpop réservant une place importante aux guitares, l’auteur-compositeur-interprète britannique a décidé de réintégrer doucement une musique plus baroque et orchestrée. L’esprit Scott Walker est à nouveau présent ; et ce retour aux sources ne devrait certainement pas déplaire aux fans de la première heure. Si on y ajoute la participation récente de Neil Hannon dans la comédie musicale, « God Help The Girl », de Stuart Murdoch (« Belle & Sebastian »), les artères principales du corps du dixième album studio de The Divine Comedy sont tracées. Influence que l’on peut entendre, entre autres, sur « Island Life ».    

« Bang goes the Knighthood » propose dès lors une pop symphonique sophistiquée voilée de cordes (« Down In The Street Below »), de cuivres («Assume The Perpendicular »), et d’ivoires (« Can You Stand Upon One Leg »). Un piano et une batterie saccadée hantent la majorité des titres de ce dernier opus. L’ensemble nous offre une variété originale de morceaux uptempo (« Neapolitan Girl »), dont la fausse simplicité caractéristique des premiers albums de The Divine Comedy (« Island Life ») résonne en écho.

La piste introductive, « Down In The Street Below », donne d’emblée le ton général de l’album. Une ballade qui courtise et côtoie incestueusement une comédie musicale populaire fardée de mélancolie et de fantastique. Subtilement, certains morceaux se livrent par moments à des excentricités piano-bar jazzy. A l’instar de « Have You Ever Been In Love ». D’autres, au contraire, présentent un profil plus classiquement britpop. Le single « At The Indie Disco », notamment. L’ensemble nous livre cependant une grande musique pop/baroque et un storytelling capricieux d’une grande cohérence (NDR : esprit grandiloquent qui se rapproche parfois de celui des Irrepessibles. Douze titres finement ciselés qui nous feraient presque oublier les  réalisations précédentes prétentieusement bâclées.              

Album original que l’on pourra également trouver en édition limitée. Ecrin contenant un livret photos griffonné de réflexions de Neil Hannon et un disque bonus du légendaire ‘Live at Cité de la Musique’. Concert de reprises de chansons françaises (chantées en Français !) livré à Paris en 2008 au tracklisting surprenant :

1.         "Amsterdam"
2.         "L'Amour est Bleu"
3.         "Poupee de Cire"
4.         "Les Playboys"
5.         "The Songs That We Sing"

6.         "Les Copains d'Abord"
7.         "Anita Pettersen"
8.         "Sexy BB"
9.         "Joe Le Taxi"
10.       "Je Changerais d'Avis"

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