Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Chroniques

Band of Skulls

Baby Darling Doll Face Honey

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Black Sabbath, Led Zeppelin et les White Stripes. Que de belles références pour ce « Baby Darling Doll Face Honey ». C’est ce qui est proposé au menu sonore du premier elpee de cette formation insulaire (Southampton). Malheureusement, dans l’assiette, on ne peut pas dire qu’il s’agisse de fine gastronomie musicale. Et la digestion est plus que difficile. En fait, les plats de Band Of Skulls sont préparés industriellement. Dans un but purement commercial. Etonnant, lorsqu’on se rend compte que les musicos disposent d’un talent certain pour faire autre chose. Les riffs passent bien la rampe ; d’ailleurs, le guitariste est loin d’être un manchot. Les fûts fument dans l’allégresse. Les arrangements sont d’excellente facture. Mais le tout est dispensé tellement paresseusement, qu’un sentiment de lassitude nous envahit progressivement. De quoi se demander si le choix de leur patronyme était vraiment judicieux. Le trio aurait-il confondu satanique et statique ? Avant d’opter pour Band Of Skull, le band répondait au nom de Fleeing New York. C’est peut-être une explication. Des Britanniques qui pratiquent un hard FM américain. Pas de quoi être fiers. Ne reste plus à espérer que le combo décide de changer de fusil d’épaule. De démontrer son véritable potentiel. Lors de l’enregistrement de son prochain album, par exemple. S’il y en a un, évidemment…

Witchery

Witchkrieg

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Witchery est au thrash/black/death métal ce que Chickenfoot est au hard rock : le ‘super-groupe’ ultime. A l’instar du groupe de Sammy Hagar et Cie, tout le monde chez Witchery est titulaire d’un pédigrée impressionnant. Sharlee D’Angelo, par exemple, est le dernier bassiste connu de Mercyful Fate. Il pratique aussi son art de la quatre-cordes chez Arch Ennemy et Spiritual Beggars. Patrick Jensen, lui, est l’un des guitaristes du combo thrash The Haunted. Il a jadis milité chez Brujeria et Satanic Slaughter. Rille Rimfält, l’autre six-cordiste est également un ex-Satanic Slaughter. Il distille dorénavant ses riffs death métal au sein de Seance. Quant à Martin ‘Axe’ Axenrot, il manipule ses baguettes magiques chez Bloodbath et Opeth. Le dernier engagé de la bande, Erik Hagsted (alias Legion) a connu son heure de gloire quand il était le hurleur des black métalleux de Marduk. Il continue actuellement son discours morbide au sein de Devian.

Il est vrai qu’un collectif de musiciens célèbres ne suffit pas toujours pour accoucher d’un bon disque. Cependant, chez Witchery, la mayonnaise a pris instantanément. Intitulé « Witchkrieg » (NDR : déjà le sixième pour ce groupe dont le premier méfait discographique remonte à 1998), ce nouvel opus est tout bonnement excellent. Comme pour ses réalisations précédentes, Witchery invoque Destruction, Kreator, Celtic Frost, Sodom et tous les autres dieux du thrash européens des années quatre-vingt. La batterie d’Axenroth est dantesque. Quant aux riffs, ils sont furieux et acérés, souvent speedés et brutaux, mais aussi lourds et malsains. Ce métal sauvage et primaire est boosté d’une bonne dose de black et de death métal comme il fallait s’y attendre de la part de musiciens issus des scènes extrêmes scandinaves.

Quelques invités de marque viennent renforcer cette palette, déjà pourtant impressionnante,  de V.I.P.s. En effet, pas moins de six guitaristes légendaires du métal classique et du thrash ont collaboré au projet : Kerry King (Slayer), Hank Shermann (Mercyful Fate), Andy LaRocque (King Diamond), Jim Durkin (Dark Angel), Gary Holt et Lee Altus (Exodus). Ils sont venus illuminer « Witchkrieg » de leurs soli cristallins.

A l’heure où le thrash métal semble vouloir revenir en force, « Witchkrieg » arrive à point nommé pour donner une bonne petite leçon de violence à tous les jeunes groupes qui voudraient se lancer dans l’aventure. Une bombe, ni plus, ni moins.

Trike

Trike & The Vikings

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Trike est sans doute un adepte de l’humour au second degré. Un exercice de style périlleux mais jouissif, tant que son interlocuteur n’a pas l’impression qu’on se fout de sa fiole. Trike ne maîtrise pas parfaitement son sujet. Et il est à la limite de se casser la figure. A cause de cette recherche permanente –et pas toujours de bon goût– d’originalité. A l’instar de l’accoutrement débile des Canadiens, tout d’abord. De la pochette patchwork à finir soi-même. Et puis des références pas vraiment folichonnes. Qui oscillent de Pet Shop Boys à Lady Gaga, en passant par Flight of the Conchords. Dans ces conditions, faisons abstraction de l’emballage et ne retenons que l’essentiel : la musique.

L’expression sonore lorgne manifestement vers les 80’s et en particulier sa scène électro. De quoi craindre le pire. Mais Trike est parvenu à la transposer d’une manière intéressante. En y accentuant l’aspect naïf de cette époque. En se servant de la maladresse calculée et d’une bonne dose de dérision. Ici pas question de nous en mettre plein les tympans, dans le but de décoiffer la moindre moumoute qui se profile à l’horizon. Ici Trike s’amuse, se lance dans des farandoles new-wave et balance les pieds comme dans une kermesse. Evidemment, la saturation vient au fil de l’imperfection. Si la maladresse touche, elle finit vite par gaver. Un peu comme si La Bande à Basile reprenait « El Kahdafi » de Front 242 sur des accords de Hot Chip. Un peu comme si Gangster d’Amour chantait « O Sole Mio » sur des gimmicks sonores porno. Un peu comme si on se foutait de tout et de tout le monde, dans le fond… Saluons toutefois la prise de risque opérée par Trike. Et puis sa tentative de créer un univers chatoyant, mais complètement barré. Reconnaissons-lui un réel talent pour foutre le bordel. Une bonne raison pour ne pas négliger ce disque, car il est toujours utile d’enrichir sa compactothèque d’œuvres extravagantes…

Teenagersintokyo

Sacrifice

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« Sacrifice » constitue le premier elpee de Teenagersintokyo. Et à première écoute on a l’impression de se farcir une mixture toxique entre la pop électro des Belges de Soldout et celle aussi ignoble des Français de Superbus. Vous voyez ce que je veux dire ? Des compos dansantes, ForMatées et parcourues d’une voix féminine criarde. Rien de très original à se mettre dans le tuyau acoustique, il faut le reconnaître. Mais cette première mauvaise impression s’évapore au fil des écoutes. Et pour cause, les compos de ce « Sacrifice » sont bien plus complexes qu’elles n’y paraissent. Pas qu’elles soient géniales, mais pas aussi mal ficelées que mes préjugés avaient laissé supposer.

Essentiellement féminin, le line up de Teenagersintokyo réunit quatre filles (NDR : dont l’excellente bassiste Linda Marigliano, responsable d’interventions métronomiques et dansantes qui valent leur pesant de groove) et un garçon (le drummer). Un combo australien, pas plus teenager qu’originaire de Tokyo, qui s’est installé à Londres. Pour enregistrer « Sacrifice », le combo a reçu le concours du leader de Fautline et producteur de Bat For Lashes, David Kosten. Et sa mise en forme est particulièrement réussie.

Inégal, pas toujours très original, cet opus oscille entre brûlots post-punk soutenus par des synthés ‘dark’ très 80’s et des guitares lancinantes, glaciales, chirurgicales, et morceaux synthé-pop résolument optimistes et enjoués (les très moyens « New Day » et « Sacrifice »). Au sein de cette seconde catégorie, certains titres devraient faire des ravages chez les jeunes et tout particulièrement les fans de Beth Dildo (« Peter Pan ») ; alors que pour la première, ce sont plutôt les nostalgiques de Siouxsie & The Banshees, des Slits voire des B-52’s (NDR : c’est-à-dire les parents de la nouvelle génération) qui devraient apprécier (« Isabella »). A l’instar de petites perles ténébreuses et atmosphériques abordées dans l’esprit des Cure voire de The XX comme « Long Way Home » et « 3046 ». Mais si vous ne jurez que par des références contemporaines, sachez que la musique de ce combo baigne au sein d’un univers sonore, au cœur duquel gravitent Gossip, New Young Pony Club ou encore CSS… Un bémol, la voix racoleuse de Samantha Lim. On croirait presque entendre Cindy Lauper.

En concert le 19 septembre au Leffingeleuren de Middelkerke.

So So Modern

Crude Futures

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L’album de So So Modern était dans ma pile de disques à chroniquer, depuis un bon moment. Faut dire que repoussant, l’artwork de la pochette n’était vraiment pas de nature à me lancer dans l’écoute de son contenu. Pourtant, je dois reconnaître que cette appréhension n’était pas fondée. Et pour cause, le premier elpee de ces Néo-Zélandais (NDR : issu de Wellington, très exactement) mérite franchement qu’on s’y intéresse…

S’il s’agit de leur premier opus, la formation compte quand même la bagatelle de sept Ep au compteur. Tout au long de cette œuvre, le quatuor ne souffre d’aucun complexe pour mélanger harmonieusement une multitude de styles : indie, punk, new wave, krautock, électro (NDR : les bidouillages, surtout) et j’en passe. Pour éclairer davantage votre lanterne, on pourrait évoquer, parmi les références, Foals, Errors, Born Ruffians et Blood Brothers ; mais la liste est loin d’être exhaustive. Et puis le mix est tellement homogène, qu’il est difficile de retrouver les sources. Car finalement, le résultat brille par son originalité, sa créativité et sa fraîcheur. Et c’est ce qui compte. Le groove est soutenu. Le chant tour à tour mélodieux ou vociféré. L’intensité constante. De « Life In The Undergrowth » (NDR : réminiscent du « New Noise » de Refused) à « Give Everything », ce n’est que du bonheur !

Bref, une excellente surprise. Et un groupe qui pourrait devenir énorme. C’est toute le mal qu’on lui souhaite…

Pulled Apart By Horses

Pulled Apart By Horses

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Pulled Apart By Horses est un combo affilié à la scène punk/hardcore/post hardcore britannique. Issu du milieu underground de la ville de Leeds, ce quatuor de déjantés jouit, en Angleterre, d’une solide réputation scénique. Ses concerts sont, semble-t-il, si intenses et violents que les musiciens ne s’en sortent que très rarement sans la moindre égratignure. Les mots ‘blessures’, ‘contusions’ et ‘os brisés’ sont associés, plus souvent qu’à leur tour, aux comptes-rendus des prestations du groupe.

Les onze titres de « Pulled Apart By Horses » ne s’adressent pas vraiment aux adolescents pré-pubères. Le pop-punk, c’est bon pour les Américains. La musique des Anglais, elle, se veut beaucoup plus consistante. Violente et hargneuse. Punk, oui, mais à la limite du hardcore. Si l’influence post-hardcore d’At The Drive In est souvent palpable, Pulled Apart By Horses peut se targuer d’apporter un souffle nouveau en s’inspirant de sources plutôt inattendues. Comble de l’hérésie pour un combo se réclamant du punk, PABH avoue une certaine admiration pour la musique des prog-rockers de King Crimson. C’est probablement la raison pour laquelle la structure de leurs compos est aussi alambiquée. Ce qui en fait d’ailleurs leur originalité.

Symbiose parfaite entre l’énergie brute et les arrangements subtils, ce premier elpee de Pulled Apart By Horses est une réussite éclatante. A découvrir.

I might be wrong

Circle The Yes (2)

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Serions-nous en présence d’une version féminine de Notwist ? A l’instar des parrains de l’électro-rock teuton, les membres d’I Might Be Wrong sont de nationalité allemande. Et à première écoute, leurs compos devraient séduire les fans des auteurs de « Neon Golden ». Langoureux et détaché, le chant féminin de Lisa von Billerbeck irrigue des plages mi-rock mi-électro, sises aux frontières d’un monde imaginaire. Particulièrement réussies, « A Propos » et « Chekov » baignent même au sein d’un océan de douceur. A cet instant, on a l’impression que Cat Power rencontre The Album Leaf… Malheureusement, le reste du tracklisting n’est pas de la même trempe. Trop vaporeuses, les compos sacrifient la mélodie et négligent l’émotion. Un peu à la manière d’Angela Merkel, lorsqu’elle décide d’instaurer ses fameuses mesures d’austérité.

Fondé en 2004, I Might Be Wrong s’est inspiré d’un titre de l'album « Amnesiac » de Radiohead, pour choisir son patronyme. Un quintet berlinois responsable de deux elpees à ce jour. Et « Circle The Yes » en constitue le second. Pas de quoi pavoiser cependant à l’écoute de ce dernier opus, car hormis les deux morceaux dont question dans le premier paragraphe, leur musique –quoique agréable à l’oreille– a trop souvent tendance à laisser le mélomane sur la touche…

Indica

A Way Away

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Hormis quelques souvenirs humides, laissés à quelques milliers de métalleux belges, lors de son passage à Forest National –c’était en 2009, lors d’une première partie précédant Nightwish– on ne peut pas dire qu’Indica ait vraiment marqué les esprits, dans notre beau pays. Et pour cause, le groupe féminin n’avait enregistré jusqu’ici que des albums entièrement chantés en finnois et destinés uniquement au marché scandinave. « A Way Away », le nouvel opus, entièrement interprété en anglais, devrait probablement aider les cinq jeunes filles à franchir un nouveau palier.

Fondé en 2001 par cinq copines de classe, le combo a connu un succès fulgurant dans son pays natal, dès 2003. Et pour cause, son premier album, « Ikuinen Virta », a squatté les charts finlandais pendant plus de 30 semaines. « A Way Away » constitue le cinquième elpee de ces très jolies demoiselles qui, pour la seconde fois de leur carrière, se paient le luxe d’une production signée Tuomas Holopainen (le leader/claviériste de Nightwish).

Les fans de Nightwish qui, à la lecture de ces premiers paragraphes, se seront rués sur le web pour commander leur copie d’« A Way Away » en espérant y retrouver la patte ‘métal symphonique à chanteuse’ chère au combo de Tuomas Holopainen auraient probablement mieux fait de lire la suite de cette chronique, puisque, de métal symphonique, chez Indica, il n’en est pas vraiment question.

Jonsu (chant, violon, guitare, claviers), Heini (basse), Sirkku (claviers, clarinette, piano), Jenny (guitare) et Laura (batterie, percussions) ont gagné, chez elles, leur lettres de noblesse en créant un mélange harmonieux de pop et de rock aux lyrics inspirés par la nature et la légendaire mélancolie finlandaise. Leur style, plutôt original, a même été décrit, par la presse de leur pays, comme de la pop mystique romantique.

L’atout principal d’Indica, procède probablement du style vocal surprenant de Jonsi. Une voix nasillarde et légèrement enfantine dont le timbre pourrait camper un hybride entre ceux de Kate Bush et d’Olivia Ruiz. La musique du groupe ne recèle pas grand-chose de métal. Il y a bien quelques riffs de guitare éparpillés parcimonieusement, et puis l’influence de Tuomas Holopainen au niveau des orchestrations et des parties de claviers est très palpable. Certains passages pourraient d’ailleurs carrément avoir été tirés des sessions d’enregistrement de « Dark Passion Play ». Mais abstraction faite de ces détails, la musique d’Indica est vraiment personnelle. Pop, mais pas trop commerciale. Rock, mais en incorporant des influences classiques et folk. Mélancolique, mais certainement pas triste. Les chansons, aux refrains mémorisables, sont envoûtantes et pourraient charmer une palette assez large de mélomanes. Une bonne surprise.

 

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