Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Sludgefeast

Transamplification

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Je me disais aussi ! Mais quel est l’intérêt de publier un double Cd pour n’y  insérer que deux fois quinze minutes de musique ? J’étais déjà prêt à vous ressortir mon baratin sur la crise économique et sur le fait que l’on nous prend vraiment pour des billes. Et bien, sur ce coup-là, j’avais vraiment tout faux. Non, Sludgefeast ne se paie pas notre tête ; au contraire, il nous offre un très beau cadeau. Cependant, pour le savoir, il ne faut pas se contenter d’écouter « Transamplification » sur une platine Cd. Il faut aussi insérer la bête dans le lecteur CD-rom d’un ordinateur. Et là, c’est vraiment la ‘fête du sludge’.

Bien sûr, pour apprécier ce présent à sa juste valeur, il faut avant tout aimer le son sale, brut et distordu du garage rock. Car c’est le créneau dans lequel évolue ce combo londonien depuis 1998. James (guitare, vocaux), James II (batterie, vocaux) et Coirin (basse) ont passé douze années de leur vie à suivre le sentier boueux et graisseux tracé par les MC5, les Stooges, Mudhoney, Pussy Galore et à y côtoyer leur ami nippon Guitar Wolf. Douze années à jouer live et à éditer en masse albums, singles et Eps. Douze années d’une histoire que Sludgefeast dévoile à ses fans sous la forme d’un livre virtuel de plus de quarante chapitres, accessible via un ordinateur. 

« The History Of Shitrock » (NDR : c’est le titre du bouquin) est une véritable perle pour les aficionados du combo. La première partie (Cd1) relate l’histoire de la formation, agrémentée d’humour et de détails. Photos, scans de setlists, de tickets, d’affiches originales, printscreens de forums et extraits musicaux à gogo, l’histoire complète du band de ses débuts à nos jours en quelques clics de souris.

Si cette première partie est plutôt sympathique, c’est sur le Cd2 que le fan trouvera véritablement son bonheur. Le second livre, intitulé « The History Of Shitrock - Bibliography» est divisé en 3 parties. (Discography, mp3 club et Advent). « Discography », comme son nom l’indique, présente la discographie officielle de l’album. « Mp3 Club » reprend tous les Eps offerts par le groupe sur son site internet tout au long de sa carrière ainsi que quelques morceaux inédits ou introuvables. Il suffit de cliquer sur les pochettes des albums pour lancer les fichiers mp3. Ainsi peut on apprécier quelques perles comme l’Ep « We Love Cooper » où le groupe reprend à sa sauce quelques titres du génial Alice Cooper, le split Cd enregistré en compagnie de Guitar Wolf ou encore le mini-album « The Evil has Landed » qui voit Sludgefeast déconstruire le métal de Saxon, Twisted Sister, Judas Priest et Iron Maiden. « Advent », la dernière partie du second Cd, est la reproduction d’un calendrier virtuel du mois de décembre 2007 que les généreux Anglais avaient proposé sur leur site web et dans lequel ils offraient chaque jour des ‘friandises’ : la photo d’un gâteau, quelques images insolites et surtout, des titres mp3 inédits.

Au total, ce sont plus ou moins quatre cent fichiers musicaux au format mp3 qui sont inclus sur le double Cd. Garage rock oblige, ces chansons durent à peine une minute ou deux ; ce qui, au total, donne tout même quelques heures d’écoute. Du coup, les 30 minutes (pour 26 titres) du nouvel album en sont presque anecdotiques. Enfin, pas tout à fait puisque, dans le genre bruyant et jouissif, « Transamplification » c’est vraiment du grand art. L’achat du mois, assurément.

 

La météo selon !!!

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Le (subjectivement) très attendu 4e album de !!! devrait atterrir dans les bacs le 21 août prochain. Le disque s'intitulera "Strange Weather, Isn't It?" et sera précédé du single "AM/FM". Il fait suite à l'énorme "Myth Takes" publié en 2007 et sera le premier LP enregistré sans la participation de piliers de la formation, John Pugh, Justin Vandervolgen et Tyler Pope, tous trois ayant décidé de travailler sur de nouveaux projets…

Tracklist:
 
AM/FM
The Most Certain Sure
Wannagain Wannagain
Jamie, My Intentions Are Bass
Steady as the Sidewalk Cracks
Hollow
Jump Back
Even Judas Gave Jesus a Kiss
The Hammer
 

Mines d’Or ?

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« Five Little Rooms », morceau issu du nouvel album du magnifique trio Menomena, est disponible en téléchargement dès aujourd’hui. Toutefois, pour pouvoir goûter aux sons barrés des Américains sur la longueur, il nous faudra patienter jusqu’au 30 juillet et la sortie de « Mines »…

Pas de dates belges prévues pour l’instant…

http://www.menomena.com/mines

“Mines” track listing:

Queen black acid
Taos
Killemall
Dirty cartoons
Tithe
Bote
Lunchmeat
Oh pretty boy, you’re such a big boy
Five little rooms
Sleeping beauty
Intil

 

Kitto arrive en France

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Après avoir envahi la Scandinavie et l’Australie, Kitto débarque en France (NDR : à quand la Belgique ?) Kitto a été comparée à Marianne Faithfull, à cause de sa voix chaude et éraillée ainsi qu’à Kurt Cobain pour l’intensité de ses concerts et son charisme. Auteur, compositeur et interprète australienne, elle s’impose sur scène un peu partout dans le monde.

Elle se produira en première partie de Pete Dehorty, à Nice, le 08 juillet.

Son album, « Unlearn Your Generation » est, lui, prévu pour le 21 mai.

http://www.youtube.com/watch?v=5Z-o_aCxrxM
http://www.dailymotion.com/video/xd7yug_kitto-mary-rose_music
http://www.myspace.com/kittowhosjack

 

'La Peste' a bien grandi…

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Le nouvel album de Disiz, « Dans Le Ventre du Crocodile », est sorti ce 11 mai sous le patronyme de Disiz Peterpunk. Près de 4 années ont été nécessaires à Disiz pour enregistrer ce nouvel opus, mais également et surtout pour échapper à l’univers parfois un peu trois formaté du hip hop français.

Son album présente un curieux mélange entre rythmes africains, avant-gardisme new-yorkais et prose très caractéristique de l’auteur du fameux « Je Pete les Plombs ! »

http://www.disizpeterpunk.com

 

Jamie Lidell en chauffeur de salle pour Prince

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Prince, qui fera un arrêt en Belgique le 10 juillet dans le cadre du festival Werchter Boutique, laisse à Jamie Lidell la tâche de chauffer la plaine. Le showman dont l'album "Compass" vient d'atterrir dans les bacs se produira donc en ouverture des festivités. Il s'agira de la troisième date belge pour Lidell qui se sera déjà produit deux jours auparavant, aux Ardentes et le 17 mai dernier en clôture des Nuits Botanique.

 www.wercheterboutique.be

 

Deadmau5

I Think I Smell A Rat

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Comment électrifier son public en un tour de main ? Derrière sa tête de rongeur, Joel Zimmerman ne laisse rien percevoir mais connaît sa leçon sur le bout des doigts. Ce 19 mai, le Canadien de 29 ans est venu présenter son dernier labeur, « For Lack Of A Better Name », lors d’un show à faire pâlir de jalousie Tiësto et consorts. Un choc visuel que les Daft Punk applaudiraient des deux mains.

L’Allemand Moguai, chargé de la première partie, semble s’éclater derrière ses platines. Sa House n’a rien de révolutionnaire mais permet à quelques motivés de pratiquer leur cardio avant l’arrivée sur scène du principal intéressé. Fait rare pour une première partie, les lumières de la salle brillent toujours de mille feux alors que le set du DJ est entamé depuis un long moment. Ce qui renforce le sentiment que Moguai comble l'attente en jouant le simple rôle de chauffeur de salle, et rien d’autre.

Un concert de Deadmau5, c’est la garantie d’en prendre plein les yeux. Les rideaux se lèvent vers 21h pour dévoiler une table de mixage oblique, en forme de V ; et un sacré dispositif de light show à l’arrière. Zimmerman, a.k.a. Deadmau5, apparaît derrières ses machines et sous un masque d’un blanc immaculé. Le DJ rentre dans le vif du sujet en balançant directement l’un de ses plus gros hits, « Moar Ghosts ‘n’ Stuff ». Le lightshow paraît à priori gentillet mais va prendre, au fur et à mesure, une dimension autrement plus spectaculaire. Les hits ultra-dansants s’enchaînent mais, pour la majorité du public, impossible de décoller les yeux de la scène.

Le rongeur exécute un véritable déballage d’effets visuels percutants. De la table mixage au masque du bonhomme, tous les éléments déployés sur scène disposent d’écrans digitaux. A chaque morceau son ambiance visuelle particulière. Le public en prend plein les mirettes mais un tel spectacle est à double tranchant. A vouloir épater la galerie, le cousin halluciné de Mickey Mouse fait malheureusement passer la musique au second plan. Cependant, que l’on aime ou déteste la House Progressive, impossible de ne pas reconnaître Deadmau5 comme l'un de ces artistes capables de vous scotcher du début à la fin de leur show. Avant de se retirer pour un ultime rappel, le Canadien clouera le bec aux spéculateurs en dévoilant son visage à l’assemblée. Histoire d’éviter une réputation d’escroc scénique à la Daft Punk ou MF Doom ?

A voir cet été au festival Pukkelpop.

Organisation : Live Nation

Sivert Høyem

Moon landing

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“Moon landing” constitue déjà le troisième effort en solitaire de Sivert Höyem. Mais le premier depuis que l’ex-chanteur de Madrugada a entamé une carrière solo. Une décision qu’il a prise après le décès du guitariste, Robert Burås, retrouvé mort dans son appartement, à Oslo, le 12 juillet 2007. La formation norvégienne avait alors achevé l’enregistrement de son opus éponyme et accompli les dernières dates de sa tournée, avant de se séparer définitivement.

Découpé en 10 plages, « Moon landing » laisse encore transparaître des réminiscences de son ex-combo. Surtout sur les morceaux les plus électriques. On y décèle d’ailleurs cette intensité blanche ténébreuse si caractéristique. A l’instar du titre maître, de « Lost at sea » et surtout du remuant « High society », un morceau contaminé par un clavier vintage et illuminé par l’intervention débridée d’un saxophone. Un clavier dont le flux continu (NDR : un orgue Hammond !) hydrate « Arcadian wives », un morceau dont la lente progression instrumentale nous replonge quelque peu dans l’univers de la prog. Tout comme « Shadows/High Meseta », un titre glacial, tout en crescendo, dont la richesse évoque Motorpsycho et le feeling mystique, un certain Tea Party. Le reste de l’opus met davantage en évidence la superbe voix de Sivert, baryton dont le timbre rappelle parfois celui de Neil Diamond. Et en particulier sur la ballade langoureuse « Going for gold », le contagieux « Empty house » ainsi que sur le titre qui ouvre l’elpee, « Belorado », une compo de près de 9 minutes, baignant paradoxalement dans une ambiance positive. Un bien bel album pour un artiste, dont le style est en pleine mutation…

 

Hermanos Inglesios

The Wander of You

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Contrairement à ce que pourrait le laisser penser leur nom à consonance latine, les Hermanos Inglesios ne sont pas espagnols, ni même british (‘Inglesios’ ?), mais de véritables frères on ne peut plus belges. Mais pourquoi avoir choisi ce nom à consonance hispanique ? Tout simplement parce que Cédric et Didier sont nés au sein de la famille Engels, dont le nom est la traduction néerlandaise d’‘Anglais’… ‘The English Brothers’ donc ! Engels = English = Inglesios. CQFD !

Nés à dix années d’intervalle, cette fratrie nous vient de Gand tout comme les célèbres frères De Waele (2 Many DJ’s et Soulwax). Aimerait-on particulièrement faire la fête sous les coups de butoir de beats électro dans la citée estudiantine de Flandre orientale ? Les frères Engels sont de véritables ‘bêtes de scène’ sévissant depuis des années sur la scène électro flamande. Cédric, le plus jeune, s’est en effet produit lors du festival « I Love Techno », alors qu’il était à peine âgé de 15 ans ! L’accès lui avait d’ailleurs été interdit, dans un premier temps…

« The Wander Of You » constitue le premier album du duo. Il fait suite à un opus réunissant remixes et compos personnelles. Une œuvre qui avait été acclamée par des pointures de la scène électro comme Tiga ou Fake Blood. Les 12 morceaux constituent un concentré maîtrisé –bien que très peu original– de ce qui s’est fait de mieux au sein de la scène belge, au cours de ces dernières années (le label R&S, Culture Club ou Eskimo Recordings). Impossible de ne pas remuer les jambes ou de bouger la tête à l’écoute de certains titres ultra dansants et énergiques, tel le single très fédérateur « Mastermind ». Imaginez Goose un poil plus méchant et mal élevé. « Wanderland », leur nouveau single, est assurément le point fort de l’opus. A cause de son beat minimal et de son ambiance ‘chilly’. Les fans d’électro-house devraient être ravis et se réjouir des remixes proposés. Bien sûr, en fin de parcours, il y a bien quelques longueurs ; mais pas la peine de faire la fine bouche. Et pour les plus nostalgiques, on a même droit sur « Take Me Down », à un déchiquetage en règle du célèbre « Paradise City » des Guns N’ Roses…

Le duo gantois dispose donc des armes nécessaires pour mettre le feu aux festivals estivaux. Malheureusement, aucune date n’est encore prévue pour le moment… Leurs Dj Set font, paraît-il, fureur lors des ‘parties’ privées organisées par Sienna Miller et Charlotte de Monaco ! Ce ne sont certainement pas des Djs come les Hermanos Inglesios qui feront pâlir l’étoile de la scène électro noire-jaune-rouge…

 

Matthew Herbert

One One

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Matthew Herbert adore les pseudonymes. Alias Herbert, Doctor Rockit, Radio Boy, Wishmountain ou encore flanqué de son Big Band, il multiplie les expérimentations sonores. Maestro et pionnier de la microhouse, cet artiste anglais est un bosseur. Depuis la mi-90’s, il doit avoir pondu au moins 25 albums. Son nouveau projet il l’a envisagé sous la forme d’un triptyque. Et « One One » constitue le premier volet. Il devrait être suivi par « One Pig » et « One Club ». Herbert s’est chargé de tout sur cet elpee. Depuis la compo à la production. Et manifestement cette galette est particulièrement savoureuse. En outre, pour la toute première fois, le Briton a décidé de se mettre au chant. Et il faut reconnaître qu’il se débrouille plutôt bien, lors de cet exercice de style, s’en servant même comme d’un instrument…

« One One » est un album au cours duquel Matthew nous propose un city trip. Il a choisi pour titres de ses chansons, des noms de villes. De « Manchester » à « Milan », en passant par « Porto » et « Berlin », son itinéraire est bien balisé. Réfléchi, même. Pas question de faire fausse route. Car son périple, il le destine à la recherche de petites sonorités (NDR : des microbeats !) les plus suaves les unes que les autres. Mais aussi empreintes de mélancolie douce. Sans oublier d’y insuffler habilement une petite dose de complexité. Sans y mettre de pression inutile ! Et le voyage de s’achever par un titre  contemplatif : « Valencia ». La fin d’une expédition qui a tenu toute ses promesses.

Cet été, pas la peine de vous adresser à un ‘tour operator’ pour réserver vos vacances. Matthew Herbert se charge de tout. Il sera même votre guide. On attend d’ailleurs impatiemment la suite de cette excursion…

 

Harlem

Hippies

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A l’image de son pendant cinématographique, annuellement présent au Festival de Sundance, la musique indépendante US demeure d’une incroyable vivacité. Réutilisant sans cesse les mêmes vieilles recettes, elle ne cesse pourtant de nous surprendre. Dernier exemple en date, le trio Harlem, non pas originaire de New-York, comme son nom le laisse supposer, mais d’Austin, dans le décidément inépuisable état du Texas.

Ces trois cowboys je-m’en-foutistes proposent, tout au long de « Hippies », des compos aux mélodies crasses, faciles, mais oh combien réjouissantes. En bref, on est en présence du recueil le plus réussi pour branleurs depuis Jeffrey Lewis. Production lo-fi, refrains garages directs et diablement mélodiques, orchestrations et arrangements quasi inexistants. « Hippies » a probablement été enregistré en quelques jours dans un joyeux bordel auquel on aurait aimé avoir été convié ! Quel musicien n’a jamais rêvé de composer des hits immédiats comme « Faces » ou « Pissed » ? La musique d’Harlem n’est pas hippie pour un sou mais l’attitude, elle, l’est peut-être. Mais alors celle d’hippies grunge ! On imagine sans aucun mal Michael Coomers, Curtis O’Mara et José Boyer, dans leur ‘local-garage’ enfumé, jouant sur leurs vieilles guitares déglinguées afin de tromper l’ennui de leur petite bourgade de Tucson. Les morceaux d’Harlem sentent la bière et la cigarette du diable. Kurt Cobain en serait assurément tombé raide dingue… et les trois compères n’en sont d’ailleurs pas dupes en chantant, sur « Someday Soon » : ‘The only band we like is Nirvana. The only album we like is “Nevermind”. The only song we like is “Smells Like Teen Spirit”’.

Irrésistible ! Imaginez des Black Lips un peu moins féroces mais tout aussi déglingués. En outre, il paraît que sur les planches les musiciens de Harlem, sont complètement fous à lier…  

 

Judith Godrèche

Toutes les filles pleurent

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Femme de spectacle, actrice confirmée, ex-compagne de Danny Boon dont elle produisait à l’époque les ‘one man shows’, Judith Godrèche se lance à son tour dans la chanson. Après avoir été à la fois l’interprète principale et la réalisatrice du film « Toutes les filles pleurent », elle a souhaité prolonger l’aventure en réalisant un album largement inspiré par ce dernier.  Les chansons ne composent pas la bande originale du long métrage, mais elles y sont toutes intimement liées tout en formant un album indépendant.

Afin de mettre son projet à exécution, la jolie blonde s’est bien entourée. Elle a réuni autour d’elle des collaborateurs de choix : Benjamin Biolay, Pete Yorn, Julien Doré, Mary Gauthier, Bonnie Prince Billie, Syd Matters, Piers Faccini et Wallis Bird pour l’écriture et les compositions des 12 titres.

L’ensemble de la réalisation, outre les trois compos, a été confié à Benjamin Biolay avec qui elle interprète en duo « Je ne rentrerai pas ce soir ».

Grâce à un joli filet de voix que l'on ne soupçonnait pas, l'actrice-réalisatrice-chanteuse réussit son pari et prouve qu'elle peut tout entreprendre et… briller. Et cette dizaine de titres folk en est une belle illustration.

Le résultat final est dans son ensemble positivement étonnant. Mentions spéciales pour « Longtemps », « Toutes les filles pleurent », « Mile of Smiles », « Friends », « Farewell » et un superbe « Freaky New Child ». Reste maintenant à voir le film pour se forger une meilleure idée de la valeur globale du projet.

Frais et étonnant !

 

Flying Lotus

Cosmogramma

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Steven Ellison, alias Flying Lotus, est âgé de 26 printemps. Vu son âge, il est donc de la génération Nintendo. Donc les beats, il connaît. Mais sa culture musicale ne s’arrête pas en si bon chemin. Sa grand-mère, Marilyn McLeod, a écrit pour des artistes signés chez la Motown (NDR : Diana Ross, notamment). Donc la soul, il connaît. Sa grand-tante (pianiste/harpiste) n’est autre qu’Alice Coltrane, la femme du célèbre saxophoniste, John. Donc le jazz, il connaît. Alors Steven Ellison n’est pas un garçon comme les autres (NDR : suffit de consulter l’arbre généalogique de sa famille pour s’en convaincre !) Producteur et bidouilleur, il affiche déjà un background impressionnant et possède donc une grosse longueur d’avance sur bien d’autres électroniciens.

« Cosmogramma » constitue déjà son troisième elpee. Peut-être moins complexe que son précédent essai, « Los Angeles », il varie les styles sans jamais briser le rythme. Au cœur de son électro atypique, on recèle toutes les influences qui ont marqué ce jeune ébène. La soul, le dubstep, le jazz ou encore le hip hop, notamment. Il les traduit dans son expression sonore, avec une facilité déconcertante. Pour en faire jaillir des sonorités complexes. Ce Ricain est un prophète. Un guide spirituel. Car cet héritage, il le projette dans le futur. Une philosophie particulièrement difficile à comprendre pour le mélomane lambda. Ellison la maîtrise naturellement.

Lors des sessions d’enregistrement, Steven a reçu le concours de quelques invités de marque. Thom Yorke, tout d’abord. Et puis Ravi Coltrane. C’est son cousin. Il est saxophoniste (NDR : faut croire que c’est dans les gènes !)

« Cosmogramma » c’est peut-être déjà la biographie de Flying Lotus. Un Flying Lotus qui fait désormais les beaux jours de Warp (NDR : comme si Warp avait un jour galéré). Pourtant, on oublie vite qu’il n’a que 26 ans…

 

Elvis Jackson

Against The Gravity

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Elvis Jackson doit être très mal conseillé. Comment expliquer qu’un groupe susceptible d’exceller dans tous les genres musicaux puisse se choisir un patronyme aussi inadapté ? Si elle est vraiment très éclectique, la musique du combo slovène ne ressemble en rien à celle du ‘King Of Rock’n’Roll’ et encore moins du ‘King Of Pop’. Comment expliquer aussi, qu’un combo d’envergure internationale se choisisse un artwork aussi repoussant ?

Pourtant, Elvis Jackson a tout pour plaire. Un univers sonore personnel, des compositions énergiques, un très bon chanteur et des musiciens capables de briller au sein d’une palette de  styles particulièrement large. Que ce soit le punk mélodique (« Against The Gravity », « Please Wake Me Up », « Not Here To pray »), le punk musclé (« Sweet Perfection », « Breaking The Silence », « Salvation »), le reggae (« Dry Your Tears », « This Time », « What Took You So Long »), le hardcore (« A Glass Of Tequila »), le métal (« The Burned Out Flame »), la pop (« Boyz and Girlz ») ou même le death métal (bonus caché en fin d’album), les musiciens slovènes passent d’un genre à l’autre avec une aisance qui force l’admiration. Elvis Jackson se paie même carrément le luxe d’un hit potentiel lors d’un « Street 45 » que l’on imagine bien squatter les ondes radiophoniques pendant quelques semaines.

A l’actif encore de l’excellent album « Against The Gravity », une production/masterisation top niveau signée par une équipe associant Bill Gould (bassiste de Faith No More), Rich Veltrop (Tom Petty, RATM, Slayer, SOaD) et John Cunibert (Aerosmith, Dead Kennedys, Joe Satriani).

Un album qui mérite bien mieux que son horrible pochette…

Eels

End Times

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A sa sortie en 1996, le premier disque d’Eels, « Beautiful Freak », ressemblait à une tornade audacieuse dans le monde du rock, mêlant aux sons crasseux et à la voix rauque de E des instruments improbables. Deux ans plus tard sortait « Electro-Shock Blues », un elpee sombre et dépressif, dont les extes racontaient les drames personnels traversés par E, le leader et chanteur du groupe. Le suicide de sa sœur schizophrène, le cancer galopant de sa mère… Un disque au parfum d’hôpital, mais ne sombrant jamais dans le pathétique, résonnant même ça et là de mélodies entraînantes et de second degré. Une ambivalence surprenante, caractérisée par des morceaux complexes et partagée entre ambiances bouleversantes, graves et légères, se baladant entre guitares saturées et candides carillons.

En 2000, Eels surprend ses ouailles, en gravant « Daisies Of The Galaxy», disque enjoué, sur lequel interviennent une fanfare, des chœurs venus d’un autre monde, des sifflements d’oiseaux… et de lentes mélopées mélancoliques.

C’est comme si Eels marchait sur un fil tendu, équilibriste malhabile balançant entre bonheur et désespoir, se rattrapant toujours grâce à sa perche musicale. Cette sorte de psychothérapie publique et sonore se poursuit régulièrement, par la sortie de nouveaux disques, en 2002, 2003, 2005 et 2009.

« End Times » huitième album du groupe, (si l’on exclut les cinq autres projets drivés par E) est publié sept mois après « El hombre Lobo ». Il semble ne pas avoir bénéficié du temps de gestation nécessaire. E, qui apparaît sur la pochette du disque sous les traits d’un vieil homme déprimé, grande barbe et cheveux longs, casquette et anorak défraîchis, regarde vaguement une quelconque banlieue déserte. Le disque déverse sa tonalité triste et désespérée. Introspectif, ce dernier album nous parle du divorce et du vieillissement. Il ne manque pas totalement d’audace tant il prend le parti de ne pas enjoliver la réalité. « A Line In The Dirt » est une chanson d’amour qui commence par ‘Elle s’est encore enfermée dans la salle de bain, alors je pisse dans le jardin’. On dirait qu’il s’agit d’une fin de soirée. E se lève pour danser en espérant que l’énergie va revenir mais replonge vite au fond du canapé. Il est fatigué, il chante du bout des lèvres sans forcer sa voix graveleuse. « Gone Man » et « Paradise Blues » dont le chant éraillé émane d’un vieux juke-box, sont les titres les plus rock’n’roll. Ils se dégagent du lot, mais ne font pas illusion ; la mélancolie est définitivement installée.

« End Times » est, si l’on en croit son nom, une sortie de scène. Et c’est peut-être mieux ainsi.

 

Drive-By Truckers

The Big To-Do

Écrit par

« The Big To-Do » constitue déjà le neuvième opus de Drive-By Truckers. Né à Athens, en Géorgie, cet ensemble sudiste pratique un style musical qui n’a guère évolué depuis ses débuts. C’est-à-dire depuis 1996. Mais son expression sonore tient toujours aussi bien la route. Electriques, évoquant tour à tour Neil Young ou Bruce Springsteen, leurs compos continuent de mêler rock basique, blues et country. Les trois guitares se taillent la part du lion, même si lap-steel (John Neff) et claviers (Jay Gonzalez) parviennent circonstanciellement à mettre le nez à la fenêtre.

Comme on ne change pas une équipe qui gagne, la mise en forme a été confiée au fidèle David Barbe. Les chansons du nouvel opus ont été composées lors de leur dernière tournée. Et si la majorité des titres ont été écrits par Patterson Hood, Mike Cooley apporte sa pierre à l’édifice en signant l’excellent « Birthday Boy » ainsi que l’émouvant « Eyes Like Glues ». En outre, Shonna Tuckers semble avoir pris de l’assurance au sein du combo, puisqu’il se réserve les vocaux pour deux morceaux : « You Get Another » et « (It’s Gonna Be) I Told You So ». Côté lyrics, outre les récits d’histoires vécues (ou pas), les chansons décrivent des tableaux très réalistes, mais aussi douloureux de la vie contemporaine. Et même de la vie tout court. A l’instar de « Father Daddy Learned To Fly », qui raconte la souffrance d’un enfant, suite au décès de son père. Et si « The Fourth Night Of My Drinking » ne nécessite aucun commentaire, « Fucking Job » reflète parfaitement le désarroi des travailleurs face à la crise économique actuelle.

« The Big To-Do » n’est ni l’opus de l’année, ni du siècle. Il réunit simplement d’excellentes compos. Des plages qui plairont bien sûr aux disciples de Drive-By Truckers. Mais également aux adeptes du genre. On n’en demande pas plus. Vivement le prochain album !

 

Dag för Dag

Boo

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Dag För Dag (NDR: traduisez ‘Au jour le jour’) est un ensemble californien, qui s’est finalement établi à Stockholm, après avoir transité par Londres et Honolulu. Un duo familial, (NDR : Snavely !) réunissant un frère (Jacob Donald) et une sœur (Sarah Parthemore), responsable d’un Ep 6 titres en 2009 (« Shooting from the shadows »). « Boo » constitue leur premier elpee. Un titre qui n’exprime pas une crainte quelconque, mais simplement évoque le nom d’un patelin suédois. Et pourtant, leur musique communique un certain sentiment d’inquiétude…

« Boo » baigne au sein d’un climat lugubre. Une atmosphère lourde et ténébreuse réminiscente des Kills, de Mazzy Star, mais également des Raveonettes. Le timbre de Sarah est voluptueux, limpide, mais spectral. Les inflexions de Jacob sont morbides, mais lorsqu’elles deviennent déclamatoires, elles peuvent lorgner vers celles de Fred Schneider (The B-52’s). Mais le plus étonnant procède des harmonies vocales du tandem ; conjuguées elles sont aussi soignées que chez le mythique Byrds (« Hands and knees »).

Guitares reverb, acides, volontiers déstructurées, ligne de basse sulfureuse ou profonde, tempo lancinant voire tribal, alimentent une solution sonore, ponctuellement soulignée de claviers vaporeux, que le combo a lui-même qualifiée de ‘Tropical punk rock’. En fait, la plupart des compos sont paradoxalement sculptées dans un garage/blues/punk à la fois sauvage et nonchalant. L’intensité est omniprésente. Le spleen également. Et pourtant, on se laisse facilement entraîner dans leur univers, fruit d’un mélange d’angoisse et de fascination. Certaines mélodies empruntent même un profil contagieux (« I am the assassin »), alors qu’une compo comme « Boxed up in pine » s’enflamme progressivement au contact des interventions virevoltantes d’un violon. L’opus s’achève même par un titre imprimé sur un tempo new wave, intitulé « Ring me Elise ». Un bonus track, paraît-il ?

 

The City

The City

Écrit par

Et si l’avenir international du hard rock'n'roll belge passait par The City ? Ce groupe anversois peut se targuer de proposer, sur son premier album éponyme, le concentré de rock belge le plus exportable à l’étranger, entendu depuis longtemps.

Ces cinq tatoués aux mines patibulaires sont tous issus de la scène rock anversoise (The Heartaches, Enemy Rose, Mindfist). Pour son premier essai discographique, The City offre  un cocktail détonnant d’attitude punk rock et de hard’n’roll jouissif. Imaginez : le glam rock cradingue des premiers Guns’N’Roses et de Faster Pussycat (NDR : la voix de Tommy X ressemble parfois à s’y méprendre à celle de Taime Downe, le vocaliste des Pussycats californiens) marié au hard rock classique des premiers albums de Motörhead, Twisted Sister ou Krokus. Ajoutez-y l’énergie contestataire et la désinvolture qui caractérise le punk rock originel.

En dotant sa musique d’une bonne dose de riffs hard/punk débridés, de soli gras et dégoulinants ainsi que de propos corrosifs, débités par une voix nasillarde et rugueuse, The City réinvente l’essence du rock’n’roll énervé. Excellent !

Black Francis

Nonstoperotik

Écrit par

Charles Thompson vient probablement d’enregistrer son 18ème long playing au cours de sa carrière. En comptabilisant ses projets collectifs (Pixies, Catholics, Grand Duchy) et en solitaire (Frank Black, Black Francis). Et en solo, il en est quand même à son 12ème elpee.

Pour concocter ce « Nonstoperotik », il a reçu le concours d’Eric Drew Feldman (NDR : reconverti en producteur, ce bassiste possède une fameuse carte de visite ; claviériste au sein du band de Captain Beefheart, il a notamment produit des œuvres des Residents, de Pere Ubu, dEUS, PJ Harvey et bien sûr pour Charles, sans oublier les Pixies) à la mise en forme. Un disque dont les sessions n’ont duré que quelques nuits.

Découpé en 11 plages, l’œuvre surprend par ses arrangements alambiqués, luxuriants, réservés à une bonne moitié des compos. Notamment sur les ballades. A l’instar du trompeusement laidback « O my tidy sum », au cours duquel, Frank se prend pour Jimmy Somerville. Un falsetto qu’il nous ressert lors de la comptine enfantine « Rabbits ». Des compos qui traitent surtout de foi et de religion. Comme lors de la première partie de la plaque. On retrouve quand même des accents ‘pixiesques’ sur la cover du « Wheels » de Flying Burrito Brothers. Et même un solo de guitare bien saignant. Sur le virulent « Six legged man », également, sorte de réécriture de « Tony’s theme ». Sur la compo qui ouvre le cd, « Lake of sin », une plage percutante mais imprimés sur des tempos variables. Et en fin de parcours de la ballade surf « Dead man’s curve », moment choisi pour pousser des hululements, des glapissements et des aboiements. A partir du 8ème titre, le style change radicalement. D’abord, à cause de ce « Wild son », calqué sur le « Riders on the storm » des Doors. Basse fiévreuse et piano électrique compris. Encore que lorsque ces ivoires empruntent les sonorités d’un bar, c’est plutôt à un vieux western, tourné par Ennio Morricone, qu’on se met à penser.

Et soudain, notre Charles se laisse glisser dans des confidences érotiques. Vantant les mérites du cunnilingus sur la ballade mid tempo « When I go down on you ». Sa voix en devient même éraillée comme Bruce Springsteen. Et sa mélodie hymnique. Il en remet même une couche sur le titre maître, un fragment nettement plus dépouillé (NDR : évidemment !)

L’album s’achève par la compo la plus intéressante : « Cinema star ». Parce que la plus originale et lumineuse. Tout y est : sens mélodique, richesse des arrangements (NDR : presque prog ?), variations de tempi, cordes de guitare bringuebalantes. En extrapolant on pourrait imaginer un croisement hypothétique entre Wilco (des débuts), Danielson et Elbow. A cet instant, Frank est en état de grâce (NDR : à quand des lyrics sur les oligo-éléments contenus dans la semence masculine ?)

AC/DC

Iron Man 2 (Cd + Dvd)

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En l’espace de 35 ans de carrière AC/DC n’a pas trouvé le temps de sortir un authentique ‘best of’. La publication de ce volumineux digibook répare cette carence. Mais le clan ne s’est pas spécialement foulé ; le recueil résultant d’une association entre le groupe et Marvel Comics. Il signe donc la B.O. du film « Iron Man 2 », long métrage au cours duquel Mickey Rourke s’autorise bien des entorses aux projets de l’‘Homme de fer’, dans un déluge d’effets spéciaux. AC/DC n’en est pas à son premier essai cinématographique.

On se souvient de la bande son du délirant « Maximum Overdrive », réalisé par Stephen King. Pour l’occasion, la bande à Angus nous avait décoché quelques brûlots inédits (« Who Made Who », « Chase the ace », etc.) Ou encore de « Last Action Hero », incluant le simple « Big Gun ». « Iron Man » ne recèle que des morceaux notoires. Il compile sur un même Cd une poignée de gros hits (« Highway to Hell, « Back in Black », « Let there be Rock », « Thunderstruck » et le toujours irrésistible « Shoot to Thrill » qui ouvre les hostilités). Ne manquent que les tubes suivants : « You Shook Me all Night Long », « Whole Lotta Rosie » et même « Hell’s Bells », le plus gros carton des Australiens. Et c’est là que les choses deviennent un peu plus passionnantes ; car plutôt que de jouer la carte de la facilité, le combo nous invite à redécouvrir des titres moins connus, mais néanmoins excellents. On se réjouit donc de la présence du magnifique « Guns for Hire », extrait de « Flick of the Switch », de « The Razor’s Edge », tiré de l’elpee du même nom ou encore de « Rock n’ Roll Damnation », du redoutable « Powerage ». Les collectionneurs seront une fois de plus pris en otage, Sony ayant prévu la publication de cet ouvrage en quatre formats différents : le Cd standard, le Cd/Dvd de luxe, superbement illustré, un double LP, ainsi qu’une édition spéciale ‘format BD’ Cd + Dvd hyper soignée et numérotée !

Pas de quoi sauter au plafond, mais nous recommanderons l’édition standard aux adolescents qui souhaitent s’initier au hard bluesy toujours aussi efficace d’un des plus grands combos de toute l’histoire du rock n’roll.

Trans Am

Thing (2)

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Plus de 15 ans d’existence pour ce trio américain dont le post rock commence tout doucement à attraper un coup de vieux. Aussi, Trans Am a tenté de renouveler son fonds de commerce. Comment ? En inoculant de l’électro dans sa solution sonore. Les aficionados semblent ne pas trop apprécier la démarche. A contrario, les amateurs d’expérimentations électroniques estiment cette nouvelle orientation musicale plus contemporaine. De là à crier au génie…

Après avoir écouté cet opus, je dois avouer ne pas trop savoir sur quel pied danser. J’avoue même que cet elpee me laisse perplexe. Le trio du Maryland semble avoir élargi son champ d’influences. Qu’il a étendu au krautrock (Can, Neu, Kraftwerk, etc.) ; donc aussi bien organiques que synthétiques. Et même à l’ambient/indus (NDR : pensez à Jean-Michel Jarre). Mais en réalité, Trans Am n’est vraiment plus dans l’air du temps. Et cet horrible vocodeur qui envahit « Black Matter » en est une cruelle illustration. Tout comme « The Silent Star », dont les roulements intempestifs de drums et les bruitages synthétiques permanents, n’ont qu’une seule issue : la tête grosse comme une pastèque ! Ou encore cet « Intersellar Drift », fruit d’une rencontre avortée entre Mark Knopfler et Maserati.

Bien sûr, tout n’est pas à jeter. D’ailleurs l’elpee recèle quelques petites perles telles que « Black Matter » ou encore l’excellent « Arcadia », dont le beat colle maladivement à votre cortex ! Mais bon, le résultat est quand même insuffisant au vu du potentiel d’un tel combo, encore trop englué dans son post rock gonflé aux claviers vintage…