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Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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The Alexandria Quartet

The Alexandria Quartet

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Martin Skalnes a grandi à Kovervik, une petite ville sise à l’ouest de la Norvège. Et plutôt que de participer aux offices religieux, célébrés dans son église, il préfère écouter de la musique. Ses premiers coups de cœur ? The Searchers, R.E.M et un peu plus tard Oasis. A l’âge de 6 ans, il commence à gratter de la guitare. Un an plus tard, il se met au piano. Il faudra cependant attendre quelques années avant que le jeune prodige se lance dans l’aventure d’un groupe. Une aventure qui débute à Bergen, en compagnie de ses trois futurs compères. Et la première chanson écrite par le quatuor s’intitule « Into The Light », un des deux singles de leur futur premier album. Ce morceau suffit à donner vie à la formation. Qui décide quelque temps plus tard, d’émigrer à Londres. Le combo s’y produit, est remarqué ; ce qui lui permet d’assurer plusieurs dates en première partie de Travis.

Dix-huit mois de travail en studio ont été nécessaires à The Alexandria Quartet (NDR : patronyme inspiré d’une tétralogie de romans écrits par l’auteur britannique Lawrence Durrel ; une lecture que les membres avouent avoir entamée, mais jamais achevée vu l’ampleur de la tâche) pour concocter ce premier disque éponyme.

Première constatation, le timbre vocal de Martin est très proche de celui de Kelly Jones (Stereophonics). Et le style évoque également le combo gallois. « The Dark Side Of The Bues », titre qui ouvre l’elpee (NDR : et deuxième single) en est sans doute la plus belle illustration. En général, le britrock ou la britpop de The Alexandria Quartet dispensé tout au long de ce cd est très conventionnelle. Hymnique même. A l’instar de « Get Lost In The City » qui pourrait facilement être repris en chœur dans les stades anglais. Mais lorsque les Norvégiens troquent leurs guitares électrifiées contre une instrumentation plus acoustique (NDR : notamment le piano et les sèches), les morceaux prennent une toute autre dimension. L’aspect mélodique y est davantage accentué. C’est à cet instant qu’on se rend compte du talent de compositeur de Martin Skalnes. Ainsi « I Need someone to Love » évoque un certain Jude alors que « Ace Upon The Sleeve » aurait pu figurer au répertoire de Rufus Wainwright.

Bref, bien dans la lignée de Travis et de Stereophonics, The Alexandria Quartet possède toutes les aptitudes pour devenir un stadium band. Un excellent songwriter. Des mélodies contagieuses, bien troussées. Il ne lui manque plus que le succès…

 

Atlas Sound

Logos

Écrit par

Dans la série des animaux ‘indé’ de première qualité (Grizzly Bear, Panda Bear, Animal Collective, Deerhunter), on pourrait ajouter Bradford Cox (fondateur et chanteur des Deerhunter) qui, sous le nom d’Atlas Sound, signe son deuxième album solo. Pur et sublime !

A l’origine, tout est très calme, comme en apnée. Les bruits de gargouillis électroacoustiques évoquent une métamorphose, l’intérieur d’un corps étriqué, l’univers aquatique protégeant le fœtus. Un carillon et des chœurs floutés étreignent les accords de guitare dans un monde clos, uniforme. On s’assoupirait presque dans cette bulle trop sereine. Puis, au troisième morceau, “Walkabout”, enregistré en compagnie de Noah Lennox (alias Panda Bear), ça remue. D’abord, des cloches lointaines résonnent. S’y substitue un son ultra lo-fi superposé à des voix arrêtées dans une pose angélique. Bradford Cox surgit, à la fois fragile et frénétique. D’un ton enjoué, il demande en boucle jusqu’à ce que l’on ne sache plus bien où se trouve le début de la phrase ‘What did you want to see? What did you want to be when you grew up?’ Repêchées des abysses de l’enfance, ces pensées d’insouciance ne trouvent qu’une réponse d’adulte regrettant de ne plus pouvoir être aussi étourdi. Mais implorant de ne pas trop regarder derrière soi, au risque de se brûler les yeux.

Il n’est généralement pas de mon goût de parler de la vie privée des artistes ; mais pour la circonstance, raconter un peu celle de Bradford Cox, me semble judicieux. Il naît atteint du syndrome de Marfan, une maladie rare qui lui donne ce physique rachitique exhibé sur la pochette, une drôle de tête, et une conscience un peu plus accrue de la mort qui nous surveille tous du coin de l’œil. Je me permets d’évoquer ce sujet, non pas pour verser dans le tire-larmes, mais parce que non seulement le disque –presque– solo de Cox est intimiste, mais il parle de la Grande Faucheuse (sans doute pour mieux la conjurer, à l’instar de Mano Solo). Le titre « Criminals » est une mise en situation de sa propre fin, où un brigand, entré dans sa chambre pour venir le ‘chercher’, lui demande des comptes quant à sa façon de vivre. Dans le magnifique morceau « Shelia », chanson d’amour testamentaire, il fait ce triste constat : ‘Shelia / Tu seras ma femme et partageras ma vie / On vivra vieux / Et à notre mort nous nous enterrerons l’un l’autre / Parce que personne ne souhaite mourir seul Shelia / Nous mourrons seuls ensemble’. « Attic lights » se situe au Paradis, mais on devine une métaphore de la prise quotidienne de médicaments, ‘douleur maximale, effet maximal, vivre vieux, tant accoutumé à l’odeur de ce truc’.

Il serait dommage d’écouter de disque sans comprendre l’anglais, parce que les textes rayonnent d’une aura limpide et lumineuse. Le ton n’est pourtant nullement dramatique, Cox chante nonchalamment, au milieu de claquements de doigts et de notes de carillon, et que ce soit dans la tourmente ou dans l’euphorie, l’émotion, sincère, dégage un parfum d’élégance et d’atemporalité. En farfouillant sur le net, on se rend d’ailleurs compte que le bonhomme plaisante volontiers avec le sujet : il choisit d’être photographié portant un T-shirt de l’Ethiopie ou plongé dans la lecture d’un magazine féminin promettant un régime ultra efficace. Je pourrais comparer Atlas Sound à Eliott Smith pour sa sensibilité, vous décrire un mélange de Devendra Banhart et d’Animal Collective, évoquer des voix rauques et lo-fi des Eels, mais je vous conseille tout bonnement de l’écouter.

 

Asaf Avidan

The Reckoning

Écrit par

C’est vraiment rassurant d’entendre parler du Moyen-Orient autrement qu’à travers les actualités morbides subies quotidiennement à la télévision. Fait incroyable : nous ne sommes encore qu’au début janvier et c’est déjà la seconde fois que des musiciens israéliens nous collent une claque digitale dans les gencives. En effet, après avoir savouré l’incroyable nouvel opus d’Orphaned Land, « The Never Ending Way Of ORWarriOR », un disque repoussant très loin les frontières du métal progressif moyen-oriental, le chanteur folk rock hiérosolymitain (NDR : pas besoin de plonger dans votre dictionnaire, nous l’avons fait pour vous ; ‘Hiérosolymitain’ est le nom donné aux habitants de Jérusalem) Asaf Avidan et son groupe The Mojos nous proposent leur première rondelle digitale.

Mélange improbable des timbres de Janis Joplin et de Robert Plant (Led Zeppelin), l’organe d’Asaf Avidan est sans conteste l’un des plus surprenants et originaux entendus au cours de ces dernières années. De sa voix androgyne, forte et fragile à la fois, le folk-rocker israélien mène son audience dans un voyage au cœur même de l’émotion. Joie, bonheur, peine, tristesse et même franche rigolade ; rien n’est épargné.

A trente ans à peine, Asaf Avidan a déjà expérimenté la vie sous toutes ses coutures. Né en 1980 à Jérusalem, il part vivre, à sept ans, en Jamaïque avec son père (diplomate). A son retour, quatre ans plus tard, ses parents l’inscrivent dans une école artistique où il étudie le cinéma. Par la suite, ses connaissances linguistiques lui valent de se faire enrôler comme interprète dans l’armée israélienne. A vingt et un ans, les médecins lui diagnostiquent un lymphome dont il mettra plus de deux ans à se débarrasser. Accepté à l’école d’art nationale israélienne, il travaille comme ‘voice actor’ pour le doublage de dessins animés. Décidé à se consacrer à sa passion pour la musique, il autoproduit son premier Ep intitulé "Now That You’re Leaving" et entame une tournée acoustique qui lui permet de se constituer une fanbase conséquente en Israël. Pour étoffer sa musique, Avidan décide de s’associer à quatre musiciens et de former un groupe véritable : Asaf Avidan & The Mojos. En 2008, après avoir écumé les salles israéliennes et s’être produit sur quelques scènes internationales, les cinq Israéliens enregistrent leur premier album intitulé "The Reckoning". Celui-ci est rapidement décrit par la presse locale comme ‘l’album rock le plus important de la scène israélienne’. En 2009, après avoir été nominé aux MTV Europe Awards, le groupe signe chez Sony Music (Columbia-Berlin) pour l’enregistrement et la promotion de quatre albums. "The Reckoning" est finalement distribué en Allemagne, en Suisse et en Autriche le 15 janvier 2010.

Ce premier opus propose, en quinze titres pour cinquante cinq minutes, la quintessence du folk émotionnel et rock pur et dur. La guitare électrique lead de Roi Peled, la basse de Ran Nir, la batterie de Yoni Sheleg et le violoncelle de Hadas Kleinman se marient (pour le meilleur uniquement) à la guitare acoustique et à la voix unique d’Asaf Avidan. Une voix d’écorché vif, souvent à la limite de la rupture, avec laquelle le chanteur semble puiser au plus profond de lui-même pour faire partager ses émotions. Des titres folk acoustiques tels que « Maybe You Are » (écrit lorsque qu’Asaf soignait sa maladie à l’hôpital), « Devil’s Dance », « Weak » ou « Of Scorpions & Bells » (pour lequel Asaf et Hadas sont accompagnés d’un piano et d’un accordéon) feraient fondre en larmes le rocker le plus endurci. D’autres plages, plus musclées, évoquent l’ombre du grand dirigeable. Impossible en effet de ne pas comparer le rock de « Hangwoman » ou de « Growing Tall » et le blues de « Her lies » ou d’« Empty Handed Saturday Blues » à la musique de Led Zeppelin. Pourtant, Asaf Avidan & The Mojos est loin d’être un clone du combo de Page et Plant et son paysage musical est bien plus vaste. Du rock alternatif « Sweet and Tears », « Rubber Band Girl », à la musique psychédélique typée seventies d’« A Phoenix Is Born », en passant par le blues acoustique humoristique d’« Over You Blues » (NDR : mention spéciale pour les paroles de ce titre : ‘My baybe she is like a little puppet, but she’s acting like a full grown bitch’), Avidan explore et s’approprie tous les styles.

Un groupe à découvrir d’urgence, en visitant sa page MySpace (http://www.myspace.com/findlovenow) ou tout simplement en allant l’applaudir le 18 février à l’AB Club de Bruxelles, où il partagera la scène en compagnie de la chanteuse pop israélienne Mai Lev.

 

Beat Assailant

Rhyme Space Continuum

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C’est un secret de polichinelle, le rap US est mort. Convoqué devant le Père fondateur, il a dû reconnaître ses fautes, ses écarts et sa sujétion à la cupidité. La sentence semble irrévocable : tourner en boucle avec des sons ‘cheap’. Néanmoins, certains rappeurs américains n’ont pas encore envie de déposer les armes et surtout de se laisser enfermer au sein d’une structure musicale aseptisée et récurrente. Beat Assaillant figure parmi ces réfractaires. Au lieu de rôder au volant de rutilantes cabriolets sur un quelconque bord de plage ou de subir les événements, il a anticipé et s’est cassé du pays de l’Oncle Sam. Direction : Paris. La ville lumière. Il y rencontre le producteur Danny Wild sur un Continent où mijote encore un certain bouillon de culture. Il décide de ne plus quitter les lieux. Et il ne lui en faut pas plus pour brancher le mic et balancer ses textes à la manière d’un sniper. Rapides, précis, imparables, les verbes s’enchaînent tout au long d’un sublime travail d’écriture.

Beat Assaillant aborde l’univers electro-jazz en commettant d’abord, dès 2005, « The Hard Twelve ». Il y est flanqué d’un véritable orchestre qui mène la danse. Aussi, Beat Assaillant a dû se battre pour y planter sa voix et imposer son univers personnel. « Rhyme Space Continuum » traduit une nouvelle fois son besoin d’afficher ses différentes influences musicales. Sur la galette, on rencontre ainsi des envolées funky, des riffs rock, certains aspects sombres du crunk, des paillettes disco et tout ce qui est encore susceptible de vous faire bouger le popotin. Variant les genres et les rythmes, Beat Assaillant lance la roue à vous donner le tournis. Si l’écoute est réellement agréable, les directions empruntées sont tellement variées, qu’on finit par en perdre le fil conducteur. Individuellement, les plages brillent par leurs remarquables orchestrations et les arrangements à couper le souffle. Mais cette opulence finit par provoquer une légère nausée. Pas un morceau pour se reposer ou pour réellement reprendre son souffle. Une telle richesse est même susceptible de vous transmettre un surplus de cholestérol. Une bonne raison pour ne pas de l’enfiler d’une seule traite.

 

Boy Omega

The Ghost That Broke In Half

Écrit par

Elliot Smith n’est pas mort !!! Il vient de se réincarner chez Martin Gustafsson. Natif de Göteborg, ce chanteur suédois est le leader de Boy Omega. Une impression manifeste laissée à l’écoute des premiers morceaux de cet elpee. A cause de son timbre mélancolique, empreint de douceur, bouleversant, si caractéristique chez l’Américain.

Il s’agit du cinquième elpee de la formation scandinave. Un disque dont les 15 morceaux sont sculptés dans le pop/rock. Des morceaux fragiles, veloutés, saupoudrés d’un zeste d’électronique, dans l’esprit d’un Bright Eyes, d’Iron & Wine voire du défunt natif d’Omaha. Ou alors carrément ambient, proches alors des Islandais de Sigur Ros.

« The Ghost That Broke In Half » ! Rien que le titre de l’opus vous donne une petite idée de l’ambiance au sein de laquelle baigne cet opus. Rien de très réjouissant. Gare même à la déprime, en cette saison où la lumière se fait plus rare. Une sensation accentuée par la présence de ce spectre, disparu depuis maintenant plus de 6 ans. Un spectre qui hante littéralement « Dinosaur Drugs », « The Laughing Gas » ou encore « Black Metal Fairies ». Et pourtant, l’émotion véhiculée par Martin et son Band ne sombre jamais dans le pathétique ni la niaiserie. Elle est simplement douloureuse. Ce qui explique pourquoi, cette œuvre mériterait de figurer, dans votre compactothèque, entre le « Fevers & Mirrors » de Bright Eyes et le « XO » d’Elliott Smith, même si dans le style, cette dernière constitue toujours la référence, par excellence…

 

Charlotte Hatherley

New worlds

Écrit par

Charlotte Hatherley est surtout connue pour avoir milité au sein de la formation Ash, entre 1997 et 2006. Comme guitariste. Sans oublier son concours apporté à Client et Bat for Lashes, lors de leurs dernières tournées. Et pourtant, cette Londonienne en est déjà à son troisième elpee solo. Le premier, « Grey will fade », remontant à 2004 et le deuxième, « The deep blue », à 2007. Ce qu’on sait moins, c’est qu’elle possède une très belle voix. Dont le timbre tantôt doux, tantôt capricieux, oscille entre Kate Bush et Lene Lovitch ; même si elle ne possède pas cette faculté de changer d’octave. N’empêche !

Enregistré quasi live, en une semaine, dans un studio de Londres, « New worlds » est paradoxalement caractérisé par une qualité de son presque parfaite. Faut croire qu’à l’issue des sessions, les ingénieurs du son ont réalisé un boulot exceptionnel. Et en lisant les notes de la pochette, on comprend mieux. Alan Moulder (A Perfect Circle, Blonde Redhead, Curve, Depeche Mode, Gary Numan, Lush, My Bloody Valentine, Nine Inch Nails, Ride, The Jesus and Mary Chain, Them Crooked Vultures, The Smashing Pumpkins, et j’en passe…) s’est chargé de mixer la plupart des plages. Ce qui explique sans doute le résultat obtenu. Et puis, elle s’était très bien entourée, bénéficiant notamment du concours de Rob Ellis (PJ Harvey) aux drums tout au long de l’elpee et d’Adem à la gratte et à la mise en forme, pour le dernier morceau de l’opus.

Mais venons-en au contenu de cette œuvre. Qui ne baigne pas en permanence dans l’électricité. La guitare est bien présente. Parfois même percutante ou dévastatrice. Mais elle peut aussi se faire acoustique. Et puis se conjuguer avec des tas d’autres instruments, comme le xylophone ou se fondre dans les arrangements. Sans quoi la plaque est partagée entre titres allègres, tantôt britrock (le très ‘blurien’ morceau maître), post punk voire new wave (NDR : en grattant bien, on finit par déceler des traces de Pretenders, Devo, Talking Heads, Joe Jackson et d’XTC), post grunge (Foo Fighters ?) mais surtout pop. A cause de ce sens mélodique souvent contagieux. On a quand même droit à quelques titres plus aventureux. Tout d’abord « Firebird ». Un morceau balayé de chœurs qui pourrait servir à une B.O. pour dessins animés. Des chœurs, mais staccato, qu’on retrouve sur le tout aussi étrange « Full circle ». Une ballade mid tempo délicate et enchanteresse aussi : « Cinnabar ». Un enchantement qui se prolonge sur « Wrong notes », un morceau tout aussi subtil, mais plus complexe. Bref, une bonne surprise pour cette artiste qui manifestement a cherché à nous entraîner vers de « New worlds »…

 

Helado Negro

Awe Owe

Écrit par

Helado Negro (glace noire) est un projet initié par Roberto Carlos Lange, trentenaire d’origine équatorienne qui n’en n’est pas à son coup d’essai. En parallèle de ses nombreux travaux personnels et collaboratifs, Lange peut également se targuer d’avoir coproduit quelques unes des œuvres de Prefuse 73 et Savath + Savalas. « Awe Owe » marque le début de sa collaboration au sein du label Asthmatic Kitty (Sufjan Stevens, My Brightest Diamond, Castanets, etc.) Entouré de pas moins de dix musiciens, parmi lesquels on compte des membres de Bear In Heaven, Stars Like Fleas et Jim O’Rourke Trio, le songwriter s’offre une première œuvre résolument tournée vers le soleil.

« Awe Owe », majoritairement interprété en espagnol, va très souvent chercher du côté le plus enjoué de Savath + Savalas (« Dos Suenos », « Awe »), Panda Bear (« Espuma Negra », « Dahum ») ou El Guincho (« Venceremos »). Les onze morceaux, plus percussifs les uns que les autres, dressent des paysages sonores plutôt bigarrés, généralement exaltants. Lange aurait peut-être gagné à se montrer davantage aventureux mais « Awe Owe » établit une base solide pour ce qui semble constituer un projet qui pourrait en surprendre plus d’un.

 

Jesca Hoop

Hunting My Dress

Écrit par

Si Jesca Hoop est de plus en plus visible sur la scène musicale contemporaine, ce n’est pas un hasard. Evidemment, les mauvaises langues vont imputer cette situation au coup de pouce accordé par Tom Waits. Et ce n’est pas tout à fait faux. En fait, Jesca était la baby-sitter de ses enfants ; aussi en gage de remerciement, il a fait parvenir la démo de la demoiselle à son producteur. Les relations, ça aide… Mais ne nous contentons pas de raccourcis faciles ; car même si la famille Waits lui a servi de tremplin, le potentiel de Jesca Hoop était plus que prometteur.

Déjà responsable d’une démo en 2004 (« Silverscreen Demos »), d’un album en 2007 (« Kismet ») et d’un Ep en 2008 (« Kismet Accoustic »), elle vient donc d’enregistrer « Hunting my Dress », une œuvre dont la beauté naturelle finit par griser. Affichant des faux airs de Björk, elle lorgne également vers la superbe d’une Kate Bush. Mixant le tout sur une trip hop non conventionnelle et timidement sautillante. Et lorsque ses compos empruntent des chemins de traverse, c’est pour osciller entre folk et rock, tout en prenant soin d’y apporter des arrangements post-prod tout bonnement sublimes.

Si « Whispering Light » semble couler telle une goutte de miel le long de son pot, « Feast of the Heart » libère une énergie et une rage positive plutôt rock. « Tulip » nous plonge dans une ambiance irlandaise, digne de Sean O’ Connor, tandis que « Murder of Birds » arracherait même des larmes à Joan Baez. L’éclectisme est d’ailleurs une des caractéristiques essentielles de « Hunting my Dress ». Et quoique constamment différentes, chaque plage nous procure un même plaisir. De brève durée (40 minutes découpées en 9 fragments), cet elpee n’en demeure pas moins abouti, empreint de charme et de volupté. Aussi je vous conseille vivement d’y goûter, avant d’y succomber…

 

Lightnin' Guy

Live form the heart

Écrit par

Ex-Smokin' Chillums, Backbone et Maxwell Street, ‘Lightnin' Guy’ Verlinde est belge. Il aime le blues ; et tout particulièrement celui qui nous vient de Chicago et de la Louisiane. Il chante, joue de la slide et de l'harmonica. Ce n’est pas encore un vétéran mais il n'est certes plus un débutant. Il a baptisé son nouveau groupe les Mighty Gators, un combo au sein duquel il a recruté le très jeune espoir Arne Demets à la guitare, Thierry Stievenart aux drums et Stefan Boret à la basse (NDR : deux anciens membres de Maxwell Street). Sans oublier Dominique Vantomme aux claviers (NDR : il avait notamment participé aux sessions d’enregistrement de l’album d’Ana Popovic, "Live in Amsterdam"). Si le combo s’était produit en juillet dernier, dans le cadre du Belgian Rhythm & Blues Festival de Peer ainsi qu'au Gouvy, ce long playing a été immortalisé en novembre 2008, au Link de Sint Eloois Winkel. Depuis, le line up a subi quelques modifications. Apparemment le prometteur Demets a quitté le navire et a été remplacé par Fredeerick Defraeye. Quant à Boret, il a cédé la basse à Dominiek Buyse.

Les Gators ne sont certainement pas des créateurs ; mais manifestement ils constituent des animateurs de premier choix. Car cette bonne heure de spectacle est de la pure dynamite. Lightnin' Guy joue de la slide et de l'harmonica. Une association d’instruments plutôt rare, il faut le souligner. Studebaker John Grimaldi en est probablement le plus bel exemple, cependant. Un blanc. Issu de Chicago, pour être plus précis. Et c’est justement par une reprise de son répertoire que l’opus s’ouvre. Une superbe cover de son "Highway king", au cours de laquelle la slide de Guy rugit sauvagement. Que du bonheur! Fougueuse et très présente elle attaque le "Goin' down" de Don Nix, un classique au cours duquel le jeune Arne s’autorise une sortie autoritaire et de toute grande classe sur ses cordes. Verlinde a également une bonne voix. Et il le démontre tout au long du "Cut you loose" de Mel London. Soutenu par un arrangement R&B, né de la conjugaison de la section de cuivres et de l'orgue de Van Tomme, les cordes se déchaînent une nouvelle fois lors de cet excellent morceau de funk. Le tempo ralentit pour permettre d’adresser un solide clin d'œil au reggae jamaïcain ; en l’occurrence le "Ain't no sunshine" de Bill Withers. Les Gators apprécient la musique issue du Sud des Etats-Unis. Un vent de fraîcheur souffle lorsqu’ils adaptent le répertoire de Sonny Landreth ; et en particulier "Congo square" et "Gone pecan". Guy empoigne enfin son harmonica et son intervention est remarquable tout au long du blues rocker très entraînant, "Automatic". Le voyage se prolonge au cœur de la Louisiane profonde à travers un "Gator bop" (NDR : signé Guy) très remuant ; puis de la quiétude des swamps, lors d’une version d’"Out in the rain" de Tony Joe White interprétée à la manière des Stones époque "Gimme shelter". Après s’être prêté à un nouvel exercice du funk ("Junko partner"), puis du blues ("Nine below zero)", les Mighty Gators mettent finalement le feu aux planches en alignant le "Hip shake" de Slim Harpo, "Do that boogie" et "Bon ton roulet", des morceaux de southern boogie participatifs de toute bonne facture. Un excellent album !

 

The Pastels + Tenniscoats

Two Sunsets

Écrit par

Indifférents aux sirènes de l’industrie musicale et à tout effet de mode, les deux Ecossais de The Pastels ont traversé douze longues années de silence (NDR : hormis la bande-son instrumentale du long métrage « The Last Great Wildness » sortie en 2003) avant de sortir un nouvel album en collaboration avec leurs amis japonais de Tenniscoats.

Formé au début des années 80 par Stephen Mc Robbie, The Pastels compte parmi ces groupes qui ont surfé sur les différentes vagues de la musique pop-rock depuis 25 ans sans jamais rechercher la célébrité. Ni devenir populaire. Il aura eu néanmoins un impact décisif sur son milieu musical et, a posteriori, sur l’histoire du pop-rock britannique. C’est pourtant au milieu des années 80 que le groupe signe sur le label indépendant Creation Records, fondé par Alan McGee. Ecurie représentée à l’époque par des groupes tels que The Primal Scream, The House of Love, The Jesus & Mary Chain ou encore My Bloody Valentine. Label à l’origine du mariage entre mélodies pop traditionnelle et guitares saturées. Considéré comme l’un des piliers du mouvement ‘Anorak Pop’, The Pastels est rapidement associé par ses pairs à l’ancêtre absolu du noisy-pop. Hissé comme principal acteur de la révolution noisy-pop britannique, les deux musiciens glaswégiens seront régulièrement cités comme influence majeure par des groupes tels que My Bloody Valentine, The Jesus & Mary Chain, Teenage fanClub ou encore Nirvana et Sonic Youth.

Douze années d’absence au cours desquelles les deux piliers du groupe écossais, Stephen McRobbie et Katrina Mitchell, ont abandonné leurs projets musicaux personnels pour se consacrer à ceux des autres sous leur propre label Geographic. Faute d’avoir signé des groupes locaux qu’ils apprécient particulièrement, les deux producteurs se tournent vers le Japon. Cette nouvelle perspective s’ouvre à une collaboration originale auprès des Tokyoïtes de Tenniscoats, frères jumeaux nippons de Belle and Sebastian. Hâtés par ses amis japonais, Stephen Pastel regagne nonchalamment les chemins des studios. Histoire de cœur et d’amitié qui donne naissance à « Two Sunsets ». Deux couchers de soleil brillant sur deux univers culturels divergents qui s’éclaboussent d’une touchante complémentarité (« Song for A Friend »).

Une collaboration transcontinentale étrange, à contre-courant, qui marie habilement les guitares pop pétillantes et les synthés éthérés à la merveilleuse voix cristalline de la femme-enfant Saya dont la plupart des paroles sont chantées en japonais. Une bulle minimaliste qui se promène aux pays des songes et de l’enfance. Lieu où la musique traditionnelle nippone se greffe naturellement aux accents écossais (« Two Sunsets » et « Hikoki »). Contes étranges tendrement naïfs et insidieusement mélancoliques. 

Excepté « Tokyo Glasgow », morceau instrumental d’ouverture qui pourrait facilement habiter le répertoire 70’s de Brian Eno, et « About You », reprise de Jesus & Mary Chain subtilement interprétée par Stephen McRobbie, les aficionados de la première heure risquent d’être fortement surpris. Un elpee qui s’éloigne cruellement du répertoire des Pastels et qui, pour certains, frôle dangereusement les rives de la somnolence. Les mélodies et arrangements délicats sous Xanax, les structures épurées qui fondent sur la galette et ces sons d’un autre monde risquent fort de ne pas ravir toutes les oreilles. Un pop exotique et extatique qui ne parle pas à tout le monde.      

Seule certitude, « Two Sunsets » est une perle rare qui touche l’âme par sa sincérité et sort indiscutablement des sentiers battus. Fidèles à eux-mêmes, les deux artisans de The Pastels ne cherchent décidément pas la popularité et continuent humblement leur chemin musical.

Ajoutons rapidement que le label Geographic éditera prochainement l’album solo de Gerard Love (Teenage Fanclub) et le futur long playing des Pastels.

 

Royal Bangs

Let it Beep

Écrit par

En 2008, Royal Bangs sortait son premier opus : « We Breed Champions ». Sur Audio Eagle. C'est-à-dire le label indépendant fondé par le drummer des Black Keys, Patrick Carney. Un disque qui sera finalement distribué en Europe, l’année suivante, par City Slang. Un elpee sculpté dans une noisy-pop insolite qui laissait entrevoir un énorme potentiel chez ces Américains de Knoxville (Tennessee). Et si une certaine presse spécialisée avait manifesté un enthousiasme légitime à l’égard de cette musique, on ne peut pas dire que le public ait suivi le mouvement. Depuis, leur line up a subi quelques modifications. Henry Gibson et Brandon Biondo remplaçant Danny Sale et Jason Campbell, respectivement à la basse et à la guitare. Mais le combo n’a pas chômé pour autant. Et pour cause, il a accompli une tournée en compagnie de The Black Keys, participé à différents festivals ; sans oublier le périple accompli par leur frontman, Ryan Schaefer, en Europe.

Et le second album de Royal Bangs est une nouvelle véritable bouffée d’air frais. Un peu comme si The Rapture reprenait du Flaming Lips à la sauce post-punk. Les riffs de guitare se croisent et s’entrecroisent, se tordent même, pour libérer parfois des sonorités improbables (« Brainbow »). Elastique, la section rythmique rebondit constamment. Le tout est nappé de claviers et traversé d’effets électroniques judicieux. Les compos remuent, déménagent, s’aventurent en dehors des sentiers battus. Et pourtant, les mélodies de cette pop bordélique finissent par se fixer dans l’inconscient (« Poison Bells », « 1993 » ou encore «  My car is Haunted »). On pourrait peut-être parfois reprocher au combo un péché de gourmandise. Mais ce n’est guère capital. Car l’écoute de « Let It Beep » est un pur moment de défoulement voire même de bonheur. Il transpire la joie de vivre (« Shit Xmas ») et finalement nous rend de bonne humeur. Un souhait ? Que ces joyeux passent par chez nous lors de la prochaine saison festivalière…

 

The Havana Lounge

Les ‘Cuban Classics’

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Buena Vista. Deux mots qui, rien qu’en les prononçant, nous renvoient aux images incontournables de salsa, cigares et autres déhanchés cubains. Annoncé ‘sold ou’ depuis plusieurs semaines, le concert accordé par l’ensemble latino The Havana Lounge a démontré une fois de plus que rumba, bolero et mambo séduisent toujours autant les aficionados du genre. 

Sur la scène de l’Ancienne Belgique ce samedi 19 janvier, neuf musiciens et trois chanteurs solistes nous ont promenés sur quelques-uns des grands classiques cubains, riches et rythmés. Tous ensembles, ils perpétuent la tradition d’une musique issue du célèbre quartier de Buena Vista District à La Havane.

Parmi les airs connus du répertoire cubain, on reconnaîtra El Cuarto de Tula interprété en duo par la gracieuse Maria Victoria Rodriguez Sosa et Julio Alberto Fernandez Colina, « Dos Gardeñias », « Candela », « Qué Rico el Mambo « et en guise de rappel (et sans prise de risque) le célèbre « Guantanamera ».

Une musique populaire, entraînante qui, cependant, quand on entame la deuxième heure de concert, fait sentir une certaine répétitivité. Un set de plus de 2h où on se serait bien vu assis tranquillement à une table, en sirotant un Cuba Libre.

On retiendra au final, l’enthousiasme et l’énergie inépuisable de Teresa Garcia Caturla. Cette dame –septuagénaire précisons-le– a chanté aux côtés d’Omara Portuondo et Ibrahim Ferrer dans le projet Buena Vista Social Club. Elle a remarquablement animé l’assemblée par sa présence et son charisme soutenu.

Cuba recèle d’excellents musiciens. Avec l’ouverture progressive du pays, espérons que ces virtuoses des rythmes endiablés continueront de transmettre les secrets de ces percussions africaines mêlées de guitares espagnoles, et de trompettes qui rajoutent ce zeste de mélancolie à la recette originale.

Organisation Greenhouse Talent

(Voir aussi notre section photos)

La fin de LCD Soundsystem ?

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Comme beaucoup l’ont fait avant lui sans vraiment s’y tenir, James Murphy, tête pensante de LCD Soundsystem, a déclaré que la prochaine tournée de sa formation sera probablement la dernière. Cette tournée devrait démarrer dès la publication du troisième essai de la bande, prévue pour le mois d’avril. Murphy justifie sa décision par une ‘envie de passer à autre chose’. Il souligne également que ce 3e et dernier album sera bien meilleur que les deux premiers.

La reformation de Blur en image

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« No Distance Left To Run », un reportage consacré à la reformation éphémère de Blur, sera sur les grands écrans britanniques dès la semaine prochaine. Que les fans se rassurent, ils ne devront pas traverser la Manche pour pouvoir profiter de l’événement puisque ce reportage sera disponible en DVD à partir du 15 février. L’objet sera agrémenté d’une version visuelle du disque live « All The People – Live At Hyde Park » (dont la chronique est disponible depuis cette semaine sur Musiczine).

La bande annonce très prometteuse de « No Distance Left To Run »  : http://www.youtube.com/watch?v=6iYxdghpJZY&

Le feu aux souliers rouges

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Blood Red Shoes publiera son second album ce 1er mars. Il s’intitule « Fire Like This » et devrait être beaucoup plus orienté Pop que le précédent elpee, « Box Of Secrets ». Le premier single a en être extrait sera « Colours Fade ». 15 jours après la sortie du disque, le duo sera en concert à l’Ancienne Belgique..
 
Tracklisting : 
 
'Don't Ask'
'Light It Up'
'It Is Happening Again'
'When We Wake'
'Keeping It Close'
'Count Me Out'
'Heartsink'
'Follow The Lines'
'One More Empty Chair'
'Colours Fade'
 

Le nouvel horizon de Gary Lightbody

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Snow Patrol risque d’hiberner un bon moment puisque le chef de la patrouille des neiges, Gary Lightody, fera deux infidélités à son équipe en 2010. Il s’associe premièrement au producteur Jacknife Lee et Richard Coburn de Belle & Sebastian et d’autres invités, dont le bonhomme ne veut pas encore dévoiler le nom, pour enfanter Tired Pony qu’il décrit comme un projet fortement influencé par LCD Soundsystem. Son second projet, Listen…Tanks, s’annonce comme un mélange d’électro et de musique acoustique.

Lightbody rassure les fans de Snow Patrol en leur assurant que ces deux projets n’impliquent en aucun cas un éventuel split de la formation.

A la santé de Joanna Newsom

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« Have One On Me » est le titre du 3e recueil de Joanna Newsom. Alors que personne ne s’y attendait, la jeune femme à la voix particulière a fait savoir qu’il sera publié le 29 février prochain. En effet, le label et la talentueuse harpiste ont réussi à tenir secrètes les sessions d’enregistrements de la belle. Un nouveau moyen pour enrayer le téléchargement illégal ?


Les inédits du Wu-Tang

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Le collectif Wu-tang Clan publiera ce 1er mars une compile d’inédits sous l’intitulé « Return Of The Wu & Friends ». Les inédits couvriront la période de 2000 à 2008.

Tracklist :

Clap 2010 (feat. Raekwon, Ghostface, Method Man & U-God)
Respect 2010
It's What It Is (Masta Kila feat. Raekwon & Ghostface)
Strawberries & Cream (feat. Inspectah Deck, RZA & Ghostface)
Steppin 2 Me (feat. GZA, Masta Killa & Inspectah Deck)
All Flowers (feat. Raekwon, Method Man, Ghostface, Ica da Don & Inspectah Deck)
John 3:16 (Method Man)
Treez (Raekwon)
What It Is (feat. RZA, Streetlife & Buddah Bless)
Iron God Chamber (Masta Killa feat. RZA & Method Man)
Real Nillaz (Masta Killa feat. Ghostface, Buddah Bless, Raekwon & Eyes Low)
Rush (feat. Method Man & GZA)
Da Way We Were (Mathematics)
Early Grave (feat. ODB & Bad Luck)
Keep Pac

Phil à nouveau Oakey…

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Après 9 ans d’absence, Human League refait enfin surface. Le succès de La Roux leur aurait-il donné des idées ? Une chose est sûre, la formation de Sheffield publiera son dixième elpee en 2010. Son titre ? “Sign To Wall Of Sound”. Un disque qui paraîtra chez Wall of Sound (The Bees, Propellerheads, Royksopp), leur nouvelle signature. Après avoir vendu plus de 20 millions d’albums dans le monde, le groupe est-il encore capable de flirter avec le sommet des charts ? Seul l’avenir nous le dira ; mais vu le retour en grâce de la new wave, ce ne serait pas une surprise… 

Electro cérébrale

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Le duo mythique Autechre a prévu de sortir son nouvel opus le 23 mai prochain. Les fans d’électro cérébrale vont être ravis. Et pour cause, leur dernier album, « Quaristice » date de 2008. Toujours fidèle au label Warp, qui les a lancés, la paire anglaise embraiera ensuite par une tournée qui transitera par l’AB de Bruxelles, le 9 avril prochain.

Tracklisting

01. r ess
02. ilanders
03. known(1)
04. pt2ph8
05. qplay
06. see on see
07. Treale
08. os veix3
09. O=0
10. d-sho qub

11. st epreo
12. redfall
13. krYlon
14. Yuop

http://autechre.ws

 

 

Jay Reatard est mort mercredi à l’âge de 29 ans.

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Le rocker de Memphis, qui avait quitté sa tournée américaine à mi-parcours en octobre, a été retrouvé mort à son domicile mercredi. Les causes du décès restent à déterminer. Le label Matador a confirmé l’information dans un communiqué sur son site : ‘Nous sommes dévastés par la mort de Jimmy Lee Lindsay (NDR : le véritable nom de Jay Reatard). Jay était plus plein de vie que quiconque et nous a offert beaucoup de souvenirs mémorables en tant que personne et en tant qu’artiste. Nous sommes honorés de l’avoir connu et d’avoir pu travailler avec lui ; il nous manquera terriblement’. Quelques mois seulement après concocté l’éblouissant « Watch Me Fall », c’est un grand musicien qui nous quitte….