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Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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The Big Pink

Tapes

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Tout baigne pour The Big Pink. Après s’être vu décerner le ‘Philip Hall Radar Award’, une récompense attribuée par le journal musical anglais New Musical Express, pour la publication de son premier opus, « A Brief History Of Love », Milo Cordell, moitié du duo indietronic, s’est chargé d’élaborer un mix pour le label teuton !K7. Pas mal quand même…

« Tapes » et sa pochette, c’est du grand art. De quoi inciter clairement à pousser le son. The Big Pink et sa police Walt Disney. The Big Pink et tous ces petits éléphants psychédéliques tirés du classique « Dumbo ». On n’y est pas insensible. Par contre les tracks ne sont pas vraiment de mon goût. Zut ! J’ai beau faire l’effort mais les petites mélodies pop sur fond de gros beats freestyle minimalistes ne communiquent pas beaucoup de vibrations afin de remuer les jambes…

Pourtant The Big Pink, c’est hype. Oui mais chez qui ? « Tapes » n’a vraiment rien de transcendant et malgré tout le respect que je porte à !K7 (NDR : et notamment ses trois furieuses galettes parues récemment pour célébrer leur anniversaire), il est temps que l’année se termine pour le label. Allez, s’il vous plaît, repartons sur de bonnes bases pour 2011 ! En vous remerciant !

 

Erland and The Carnival

Erland and The Carnival

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Erland & the Carnival a le profil du ‘super groupe’. Et pour cause, au sein du line up, on retrouve Simon Tong (ex-Verve, Blur, The Good, The Bad & the Queen), David Nock (batteur de Paul Mc Cartney) ainsi que le guitariste/chanteur folk, Erland Cooper.

Les trois compères ont enregistré ce premier elpee au sein du studio ‘13’ de Damon Albarn, là où se sont déjà déroulées les sessions consacrées à des formations comme Gorillaz ou Blur. E&TC définissent eux-mêmes leur ‘folk/rock psyché’ comme le résultat d’une rencontre entre Ennio Morricone, Love, 13th Floor Elevator, Pentangle et Joe Meek. Rien que ça !!! Tout un programme pour ces Britanniques qui affichent fièrement leur culture littéraire et leur héritage folk en piochant dans les airs traditionnels, mais également dans les textes d’artistes comme Léonard Cohen, pour en imaginer des titres résolument modernes et enchanteurs.

L’album s’ouvre par une ballade écossaise, « Love Is A Killing Thing», qui annonce fièrement la couleur. Les autres titres sont à l’avenant. Passant d’une mélodie mélancolique à une rythmique plus pop, les treize plages s’enchaînent de façon surprenante.

Comment ne pas épingler, entre autres, le single « Was You Ever See » qui a fait le tour des ondes ou « My Name Is Carnival » emprunté au regretté Jakson C. Frank, sans oublier « Trouble In Mind » et « Gentle Gwenn »…

Les ingrédients sont savamment dosés pour une recette délicieusement plaisante : une cuillerée de folk britannique, une bonne dose de pop/rock, un soupçon de country et un petit fumet typiquement seventies ajouté pour la circonstance.

Une œuvre curieuse qui s’écoute attentivement, s’apprivoise d’écoute en écoute et ne lasse jamais.

Exactement comme lorsque, tout petit, on se faisait raconter à l’infini une belle histoire (toujours la même) avant de partir pour le pays des rêves, des aventures peuplées de magiciens, dragons et autres personnages imaginaires…

Qu’il est dommage de ne découvrir cet album que neuf mois après sa sortie. Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, n’attendez plus une seconde et ruez-vous dessus…

 

Ed Kowalczyk

Alive

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Comme il est loin le temps où Ted faisait la pluie et le beau temps, au sein de son band Live. C’était au cours des nineties, une époque au cours de laquelle la formation remplissait les stades américains. La carrière de ce combo a duré près de 20 ans (1988-2009) mais est essentiellement demeurée confinée aux States. Live a quand-même publié huit albums studio et vendu plus de 20 millions de disques. Ce qui n’est quand-même pas rien pour un groupe relativement inconnu sous nos latitudes (NDR : seul l’album « Throwing Copper » et ses deux tubes « I Alone » et « Lightning Crashes », sont parvenus à percer sur notre Vieux Continent).

Après le split du band, l’ami Ed n’a pas trop traîné pour remettre son métier sur son ouvrage. En juin 2010, il a ainsi publié, en solo, « Alive » (bien trouvé le ‘A’ en plus…) Force est de constater que les fans de la première heure ne seront pas surpris ; car tout comme aux heures de gloire de Live, c’est exactement la même recette que nous dispense le divin chauve… Un rock FM bien huilé, bien rythmé, des guitares, une voix plaisante, soit les ingrédients nécessaires pour noyer les ondes de Los Angeles...

Pour son premier opus solo, Ed Kowalczyk ne surprend pas vraiment en nous proposant son mélange habituel de rock alternatif et de grunge. Agréable mais franchement pas indispensable, « Alive » recèle quelques bonnes mélodies, mais manque d’audace pour vraiment convaincre !

Répétitif et pas très emballant.

 

Mr. Oizo & Gaspard Augé

Rubber

Écrit par

Depuis que “Flat Beat” est devenu un hit planétaire, on a appris combien Quentin Dupieux était un drôle d’oiseau… Par contre, on sait moins qu’à côté de sa carrière musicale, l’homme se consacre également à sa véritable passion, le cinéma. Après avoir réalisé le très absurde ‘Steak’ en 2007, mettant en scène Eric et Ramzy en tête d’affiche, il a remis le couvert sur ‘Rubber’, présenté à Cannes l’année dernière. Difficile de décrire son synopsis en quelques lignes, mais ‘Rubber’ est l’histoire singulière –et c’est peu dire– d’un pneu sérial-killer sévissant dans les grands espaces américains. Pour illustrer cette escapade meurtrière, une musique appropriée était donc nécessaire. Et pourquoi laisser quelqu’un s’en occuper lorsqu’on se débrouille pas mal et que l’on dispose des relations nécessaires dans le milieu ? Mr. Oizo a donc fait appel à Gaspard Augé de Justice afin de composer la BO de son dernier ovni cinématographique.

Après une intro quasi-médiévale, « Symph08 », « Rubber » ne débute réellement que par le titre éponyme, un morceau musclé balancé dans le plus pur style électro cher à Mr. Oizo. Une bien courte réjouissance malheureusement ; car le reste d’album s’apparente souvent à du Enio Morricone un peu kitch (« Racket), lorsqu’il n’abuse pas de synthés 80’s (« Sheila ») ou encore de flûte (« Crowds & Guts »). Comme souvent dans les BO, trop peu de morceaux se démarquent du lot. Hormis « Trycicle Express », plage qui lorgne vers l’univers de Kraftwerk, le reste baigne au sein d’une musique d’ambiance. Une œuvre sise donc à des années-lumière des BO de Tarantino. L’intérêt de « Rubber » s’avère donc plus que limité, l’ensemble se révélant plus que probablement indissociable du film…

Oxmo Puccino

Minutes Magiques

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Oxmo Puccino occupe une place bien à part dans l’univers du hip-hop français. Il possède en effet une écriture tout en nuances qui lui a, un jour, valu le surnom de ‘Black Jacques Brel’. Le Malien d’origine décline un verbe poétique et humaniste, bien moins agressif que la plupart de ses collègues et amis, et en particulier les membres de son ancien collectif Time Bomb, au sein duquel militaient Booba et Pit Baccardi.

Le ‘Black Desperado’ sort aujourd’hui son 2ème album ‘live’. Il fait suite à premier opus publié en 2005. Les 15 morceaux de « Minutes Magiques » ont été immortalisés à La Cigale de Paris, en mai 2010. Abdoulaye Diarra semble avoir atteint un niveau de maîtrise et de connivence optimale avec son public. Parfaitement à l’aise, il y interprète la plupart de ses tubes : « Mama Lova », « J’ai Mal au Mic », « L’Arme de Paix » et « Cactus de Sibérie ». L’auditoire semble visiblement acquis à sa cause. Oxmo est épaulé par un véritable groupe –c’est décidemment une manie chez les rappeurs confirmés–, les Jazzbastards. Ce qui lui permet de balancer ses répliques mythiques avec style, sur un ton finalement assez rock quoique parfois jazzy. Dommage que son flow soit parfois un peu banal ; car ses textes sont d’une rare justesse. Oxmo Puccino prouve en tout cas que s’il s’embourgeoise peut-être (il a d’ailleurs composé pour Florent Pagny et Alizée !), il reste l’un des rappeurs français les plus doués de sa génération. Toutefois, pour les fans de mauvaises manières et de gros son, le nouvel album de Booba arrive à point nommé !

Gabriel Rios

The Dangerous Return

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Bien que portoricain de naissance, Gabriel Rios appartient un peu à la ‘scène belge’. En effet, s’il est né en 1978, dans les Caraïbes, il a débarqué dans notre plat pays, à Gand très précisément, à l’âge de dix-huit printemps, afin de poursuivre un cursus artistique dans le domaine de la peinture. Près de quinze années plus tard, il y est toujours ! La guitare ? C’est son paternel qui lui a appris à en jouer. Et puis, il a chanté dans la chorale de son village. Ce qui explique pourquoi, à l’adolescence, il est déjà imprégné du parfum de salsa et de la bamba...

A l’aube de l’âge adulte, tout en poursuivant sa formation universitaire, il assouvit sa seconde passion en offrant sa collaboration à de petits groupes locaux dont le moins méconnu (?) est sans doute les Nothing Bastards.

Jo Bogaert, producteur réputé dans la partie néerlandophone du pays lui offre son concours, dès 2004. Un premier album naît de cette rencontre, « Ghostboy », un opus qui recueille un petit succès dans le Benelux. « Angelhead », son second, voit le jour en 2007, toujours sous la houlette de Jo Bogaert.

« The Dangerous Return », son troisième commis à ce jour, confirme tout le bien que l’on pense de lui, depuis ses débuts. Créatif, mélangeant les genres, il propose des compositions recherchées, fouillées, intéressantes.

Les onze titres qui peuplent cet ouvrage sont honnêtes, variés et toujours agréables. Un joli brin de voix bien soutenu par des guitares et un piano efficaces, des compos plus que valables, sans oublier les quelques petites touches d’originalité, à l’instar de ces quelques accents empruntés au Boléro de Ravel, sur « Tidal Wave ». Bref, on peut parler d’une belle réussite.

Si l’écoute du cd ne suscite jamais l’ennui, j’épinglerai quand même deux plages de ce disque. Tout d’abord « You will go far », le morceau d’ouverture, et puis « Gulliver », chanson qui donne envie de remuer. 

Gabriel Rios est un artiste à l’imagination débordante. Sa pop est recherchée, inspirée et certainement plus profonde que celle d’un Mika (NDR : pour n’en citer qu’un) ; mais sans doute aussi moins commerciale…

A découvrir sans hésiter !

The Script

Science & Faith

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Après Coldplay, Keane, The Fray et autres Snow Patrol, The Script s’inscrit dans la même lignée. Un trio irlandais issu du quartier délabré de James Street, à Dublin, et réunissant le chanteur Danny O'Donoghue, le guitariste Mark Sheehan et le batteur Glen Power. « Science & Faith » constitue leur second opus en à peine plus de deux ans.

Leur premier ouvrage, au titre éponyme, publié en 2008, a rencontré un succès certain aux Iles ; et pour cause, l’epee s’est écoulé à plus de deux millions d’exemplaires et les singles « We Cry », « Breakeven » ainsi que « The Man Who Can't Be Moved » on trusté les premières places des charts.

Forts de ce (relatif) succès, ils assurent la même année les premières parties de U2 et de Paul McCartney. Enfin, en 2009, le groupe effectue un passage remarqué sous la pyramide de Rock Werchter.

Le créneau visiblement porteur, The Script nous propose dix nouveaux titres sur leur nouvel essai. Et le succès est déjà au rendez-vous pour « Science & Faith », puisque le premier single « For The First Time », une ballade sirupeuse à souhait, bien mise en scène lors d’un clip auquel participe, comme figurante, la fille de… Bono (NDR : ah la solidarité irlandaise !), a déjà propulsé le trio irlandais en tête des ventes.

Le reste du long playing est de la même trempe, même s’il est partagé entre morceaux plus rythmés et autres jolies ballades.

Bien qu’agréable à écouter, on ne peut pas dire que ce cd se distingue par son originalité. Néanmoins, malgré le mimétisme flagrant identifié auprès des groupes précités, cet album devrait ravir les amateurs du genre. Et ils sont nombreux !

Tant que le moule n’est pas cassé, il n’y a pas de raison de s’en priver !!!

Chilly Gonzales

Ivory Tower

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« Ivory Tower » est bien plus qu’un simple album. La septième œuvre de Gonzales est en fait la supposée bande-son du long métrage éponyme d’Adam Traynor (Puppetmastaz), mettant en scène le musicien et ses proches amis Feist, Peaches et Tiga. ‘Supposée’ car enregistrée bien avant le tournage du film. Produit par Boys Noize, « Ivory Tower » met à nouveau en exergue le talent indéniable du Canadien au piano. D’ailleurs, qui ne se souvient pas du gracieux « Solo Piano » publié en 2004 ? Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de jolies compositions épurées mais d’une œuvre pop aux accents très électroniques.

Mais que ceux qui s’attendent à des beats pompiers en lisant le nom du producteur du nouveau projet de Gonzales soient prévenus. « Ivory Tower » évolue à des années-lumière des productions habituelles de Boys Noize, même si sa patte est des plus évidentes sur certains morceaux (« Smothered Mate », « Never Stop »). Jason ‘Chilly Gonzales’ Beck, entré l’an dernier dans le livre des records, après avoir accordé un concert marathon de 27 heures, propose ici un disque en dents de scie, dont seule une bonne moitié conserve une certaine raison d’être, en dehors du long-métrage (« Knight Moves », « Smothered Mate », « I Am Europe », « Never Stop » et « You Can Dance »).  

Lorn

Nothing Else

Écrit par

Marcos Ortega, alias Lorn. Hormis le fait qu’il soit originaire de l’Illinois, difficile de choper des infos sur l’homme derrière ces quatre lettres. Ce qui n’est pas vraiment d’une importance capitale lorsque l’on écoute « Nothing Else », un disque à la fois sombre, direct et énigmatique. Premier artiste émanant d’une ville autre que L.A. à être publié sur Brainfeeder, le label d’un certain Flying Lotus, Lorn suit les traces de son mentor en proposant un Dubstep agité, plus riche, plus étoffé, plus original que celui de la plupart de ses contemporains. On pourrait même parler de ‘Deepstep’ tant les morceaux de Lorn ne se contentent jamais du minimum syndical,  ce desespérant minimum qui étaye les soirées pseudo-‘dubstep’. « Nothing Else » mise tout sur son atmosphère pesante, ses breaks envoyés tel un poing dans la tronche et ses beats électroniques qui semblent avoir été créés dans l’obscurité la plus totale. « Nothing Else », masterisé par Clark, fera bander les fans de Flying Lotus, The Glitch Mob, DJ/rupture ou Hudson Mohawke. En un peu plus de 30 minutes, Lorn largue une pure bombe. Rien d’autre.

 

Smile (France)

Let’s Get Together

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Bien qu’Oasis se soit désintégré et que les Dandy Warhols soient incapables de composer la moindre bonne chanson depuis quelques années, ces deux groupes continuent de bénéficier d’un statut de véritable culte, auprès de leurs aficionados. Et cette situation risque de durer, quelques années encore. Une formation hexagonale vient même d’imaginer le chaînon manquant entre ces deux formations : Smile ! Et ne souriez pas, ces Lillois prennent leur mission très au sérieux et ne manquent pas de talent. « Let’s Get Together » constitue déjà le second elpee du combo français. Autoproduit, il recèle toute une série de titres dont les frères Gallagher (« I’m Alive », « Let’s Get Together ») ou Courtney Taylor (« Shall We Overcome », « In My Mind »), seraient fiers d’avoir écrits. Et si « You’re a Junkie » est un tube en puissance, « Best Of You » est une véritable tuerie psyché ! La voix est plus vraie que nature et souvent filtrée comme le requiert implicitement le style. Les musiciens assurent des parties de guitares soniques très bavardes, tout en n’oubliant pas d’y ajouter quelques inévitables clappements de main ou des interventions d’orgue vintage. Si vous attendez la sortie du premier opus de Beady Eye, le nouveau combo de Liam Gallagher, « Let’s Get Together » devrait vous permettre de patienter. Par contre, si vous privilégiez l’originalité, il est préférable de passer votre chemin…

 

Le cadeau de Noël de R.E.M.

Écrit par

Le 5 mars 2011, R.E.M sortira un nouvel album. Il s’intitulera « Collapse Into Now ». Pour en avoir un avant-goût, le trio invite les fans à se rendre sur leur site web, http://remhq.com/index.php . Ils pourront télécharger en exclusivité le single "Discoverer".

Le groupe a également prévu un cadeau pour Noël…

http://filtermagazine.com/index.php/media/entry/r.e.m._christmas_baby_please_come_home

The Streets of Hell

Écrit par

« Computer & Blues » est le titre du nouvel album de Mike Skinner, alias The Streets, dont la sortie est prévue pour le mois le février. Un premier single en a déjà été extrait : “Going Through Hell”. Skinner parviendra-t-il à retrouver les sommets atteints lors de la publication d’« Original Pirate Material ». La participation de Rob Harvey des horribles The Music n’est en tout cas pas de nature à me rendre optimiste…

http://www.the-streets.co.uk
http://twitter.com/skinnermike

Les Marquises

Music chrome

Écrit par

Tête pensante et active du collectif Les Marquises, Jean-Sébastien Nouveau nous a accordé un entretien téléphonique, ce dimanche 5 décembre. Une conversation chaleureuse au cours de laquelle cet artiste sensible, humble et talentueux est parvenu à nous faire oublier la tempête qui souffle, dehors, entre Lyon et ma région, et permettre un instant de s’évader sur ces lointaines îles du Pacifique Sud, en bonne compagnie. D'abord, il y a le nom. Inutile de revenir sur la référence proclamée à Jacques Brel. Et puis la signification poétique relative à la localisation géographique de cet archipel, perdu loin de tout continent. Et enfin surtout, la musique. Et quelle musique! « Lost Lost Lost » est une œuvre singulière, pensée, dense, riche de détails, de sons, d'idées. Conceptuelle sans être présomptueuse. Onirique sans être soporifique. Une bande-son qui interpelle les sens et les bouscule.

Jean-Sébastien, sans revenir sur ce qu'on peut lire au travers d'autres interviews, mais pour nos lecteurs qui ne connaîtraient pas encore la genèse de ce premier album, peux-tu nous parler de sa principale source d'inspiration?

La trame du disque est inspirée de l'artiste Henry Darger que j'ai découvert au travers d'une exposition à Lausanne. Son œuvre est tout simplement ahurissante, et d'une telle force (NB: pendant des années, dans l'anonymat le plus complet, retiré dans les toilettes d'un hôpital de Chicago où il était commis au nettoyage, cet artiste fournira plus de quinze mille pages illustrant un univers coloré où des fillettes orphelines sont plongées dans la terreur d'adultes tortionnaires et des caprices de la nature. Pour plus de détails, visitez http://www.abcd-artbrut.org/article.php3?id_article=91) Je ne dirais pas que je m'en suis inspiré. C'était plutôt comme un repère constant. Quand je ne savais plus quelle direction donner à tel où tel morceau, je me replongeais dans le bouquin que j'avais acheté, et ces représentations de ces fresques hallucinantes me guidaient, me servaient de repère. J'ai vraiment été marqué par cette œuvre fourmillante qui représente le travail d'une vie.

En ressortent six titres épatants qui s'enchaînent habilement.

Merci. Oui, j'ai vraiment recherché à délivrer un disque dense, physique, et qui parle au corps. Je voulais que la musique remue les tripes de l'auditeur. Qu'il y ait une réelle interaction avec lui. Et 6 titres me paraissaient le format idéal. Condensé et propice à ce désir d'urgence. Pour moi, six à huit titres, c'est le nombre idéal pour un album. J'ai lu quelque part que Thom Yorke pensait qu'idéalement, chaque prochaine sortie de Radiohead serait limitée à 4 morceaux. J'aime bien cette idée. Elle permet d'aller à l'essentiel. De ne pas se perdre en chemin.

Tu parles de disque physique? En termes de confrontation?

Je voulais que l’auditeur soit remué, qu'il ressente les choses... Physiquement. Oui, vraiment, de manière physique. Dans mon projet précédent, Immune, la musique me semblait un rien trop contemplative. A l'écoute, il était permis de rêver, de voyager. Cette fois, je voulais quelque chose de plus ressenti. Ebranler les sens. Pas juste les chatoyer.

Existe-t-il d’autres sources qui t’ont inspirées pendant le processus créatif et pendant l'enregistrement?

Bien sûr. J'avais une idée bien arrêtée de la manière dont je voulais que ce disque sonne. J'ai pensé à la lisibilité de la musique. Un peu comme un film d'Alfred Hitchcock. Si vous regardez ces films, ils ont l'air assez linéaires, on suit facilement le cours de l'intrigue. Mais on y décèle de petits détails qui s'immiscent tout au long et ont tout leur sens. De même, je désirais une trame évidente dans son déroulement, mais qu'une autre dimension s'intègre.

En découle une musique élaborée par strates successives...

Effectivement, j'opère par succession de couches. C'est l'avantage de concevoir un album de A à Z dans son appartement. Le home recording offre le luxe de pouvoir revenir tous les jours sur différents morceaux en chantier.

Tu es entouré sur ce disque par Jonathan Grandcollot (Pan Pan Pan, Robe Et Manteau) et par Jordan Geiger (Minus Story, Shearwater, Hospital Ships). Comment s'est déroulée la coopération?

Fort bien. Jonathan est un ami que j'ai connu sur les bancs de l'école. C'est un multi-instrumentiste de talent avec qui j'ai beaucoup de plaisir à travailler. Il apporte sa couleur à l'album. J'enregistrais quelques boucles de drums, et lui jouait de la batterie en live. On a mixé l'album ensemble. On partage la même vision des choses. Quant à Jordan, j'avais imaginé d'autres contributions, mais sa voix et sa façon de chanter tout en fragilité me paraissaient coller parfaitement aux morceaux.

Tu avais notamment pensé à Stuart Staples des Tindersticks, si je ne me trompe?

Oui. Et aussi à Chris Adams de Hood. Des timbres de voix sensiblement différents, en fait...

Comment avez-vous organisé la collaboration entre Lyon et Austin?

J'ai contacté Jordan par mail, et il a paru tout de suite intéressé par le projet à l'écoute des démos. Je ne l'ai rencontré qu'une fois, lors d'un passage lyonnais de Shearwater, et nous avons un peu discuté ensemble. Puis, de fil en aiguille, il m'envoyait ses parties chantées que j'incorporais alors au son des Marquises.

Est-ce un line-up définitif ou penses-tu engager d’autres coopérateurs pour la suite?

Il y aura du changement, c'est sûr. Mais je ne sais pas encore précisément vers qui je vais me tourner au final. La suite est en chantier, mais sera différente de « Lost Lost Lost ». Je ne veux pas d'une redite. J'aimerais m’orienter vers quelque chose de différent. Un peu dans l'optique ‘chansons bricolées’.

Tu envisages donc de changer beaucoup de choses. N'as-tu pas peur que le résultat se singularise un peu trop?

Il est encore trop tôt pour le dire, mais je pense que l'identité des Marquises sera toujours bien palpable, même si je modifie certains éléments. J’aspire adopter une autre approche musicale. J'aime des artistes comme Robert Wyatt ou Hood, dont le travail a pu évoluer. Ils sont parvenus à se remettre en question. J'aime le Post Rock, mais je suis vite distrait lorsqu’un morceau ne comporte pas de vocaux. Au final, je m'ennuie très vite. J'aime le côté humain qui me permet de me raccrocher à une chanson. La somme de toutes ces influences génère l'essence de ma musique. Et je veille à l'homogénéité du tout.

Avant de nous quitter, quid de l'aspect live?

On ne joue jamais. Je ne suis pas musicien. Je peux broder quelque chose sur ma guitare qui me semble intéressant mais que je serais incapable de le recréer par la suite ou alors avec beaucoup de mal et de recherches. Rejouer « Lost Lost Lost » sur scène demanderait une réinterprétation des morceaux. Donc, pas de concerts pour l'instant. Par contre, je m'intéresse à l'aspect visuel de la musique. Images et son étant à mon sens intimement liés. J'ai pris beaucoup de plaisir à collaborer auprès de différents cinéastes pour chacune des chansons. Le résultat est fantastique. J'adore ce que chacun a apporté. J'ai d'ailleurs l’intention de sortir un coffret reprenant le Cd, et un Dvd des vidéos. Et puis une amie m'a demandé de participer à un projet excitant qui constituerait à mettre en musique des images projetées sur des façades, lors d'un festival à Lyon.

Jean-Sébastien, ce fût un plaisir de m'entretenir avec toi.

Mais moi de même.

La conversation se clôt dans le bruissement d'une bourrasque qui au dehors chasse la neige en tourbillon. Loin des images d'Épinal, sur les Marquises, souffle un vent nouveau...

 

The Drums

Hit or Miss

Écrit par

Il s’agit sans conteste d’un des combos les mieux notés par la presse spécialisée en 2010. Encore relativement inconnu lors de la publication de l’Ep « Summertime ! », fin 2009, The Drums a d’abord conquis la planète blog, avant que ses mega-tubes, « Let’s Go Surfing » et « Best Friends », lancent l’assaut final. Depuis, les New-Yorkais se sont naturellement imposés comme l’une des formations les plus incontournables de la scène indie. Pour preuve, un passage à la Rotonde lors des Nuits Botanique 2010, sold out en un temps éclair, suivi quelques mois plus tard par un petit tour sur les podiums d’enceintes à la capacité largement plus conséquente. C’est donc l’AB, configuration salle, qui accueillait le quatuor pour l’avant-dernière date de sa tournée mondiale.

Succès mitigé mais succès quand même pour le spectacle de The Drums à l’Ancienne Belgique. Vers 20h40, l’espace n’est encore qu’à moitié rempli et n’atteindra, une vingtaine de minutes plus tard, que les trois quarts de sa capacité. Examen oblige ? Une situation qui ne va pas empêcher Jonathan Pierce, Jacob Graham et leurs deux bras droits, Kessler et Hanwick, d’enchaîner les petites perles pop qui étayent « Summertime! » et le disque éponyme. Vêtu d’un T-shirt à la gloire d’Island, label du combo, Pierce s’avance sans se presser tandis que les premières notes de « Best Friend » provoquent les premiers sursauts d’allégresse dans le parterre. S’enchaînent ensuite « Submarine », « Book Of Stories » et « Make You Mine », sans réel remous. La formation arrive au bout de sa longue épopée autour du monde et on le ressent un peu trop.

Le set est un peu linéaire et mené avec beaucoup moins d’entrain que lors, par exemple, de leur prestation accordée sur les planches du Pukkelpop. Les singles « Let’s Go Surfing » et « Me And The Moon », interprétés en milieu de parcours, ajoutent un peu de relief à l’ensemble ; mais le thermomètre chute à nouveau lorsqu’ils embrayent sur un « I Need Fun In My Life » sans provoquer la moindre étincelle. Au bout de 50 minutes, le quatuor se retire après un rappel limité à la ballade « Down By The Water », alors que l’on était en droit d’attendre un final un peu plus relevé. Des « I Felt Stupid » ou « Saddest Summer » auraient facilement fait l’affaire… Allez les gars, rentrez à New York vous reposer un peu…

Setlist :

Best Friend
Submarine
Book Of Stories
Make You Mine
Let's Go Surfing
Me And The Moon
I Need Fun In My Life
Don't Be A Jerk, Johnny
We Tried
Forever And Ever Amen
Baby, That's Not The Point
The Future
Down By The Water

(Organisation : Live Nation)

 

The Black Stout

Voices Of Generation (Ep)

Écrit par

J’avoue qu’en introduisant la plaque du combo keupon parisien The Black Stout, dans ma machine à décibels, je m’attendais à vivre une toute autre aventure sonore. Tout d’abord, à cause du patronyme inspiré par la bière noire et sirupeuse que l’on sert tiède et plate dans la plupart des pubs d’Irlande et d’Angleterre. Et puis de cette allusion aux Dropkick Murphys. Une mise en bouche susceptible de nous entraîner dans l’univers celtique. Et bien, j’ai tout faux. Les Black Stout pratiquent du ‘Street Punk’. Déçu votre serviteur ? Même pas, puisque dans leur genre ils sont plutôt bons.

Métalleux primaire, je confesse une ignorance crasse de la musique préférée de mes frères à crête et surtout de ses diverses subtilités (NDR : j’ai pourtant l’impression de m’être un peu amélioré depuis que j’écris chez Musiczine). Une visite éducative sur la toile s’impose donc ! D’après une célèbre encyclopédie ‘libre’ en ligne, le ‘street punk’ serait un dérivé du punk rock, né au début des eighties. Les ‘street punks’, issus des classes-laborieuses britanniques, se seraient rebellés contre les prétentions artistiques des groupes de la première vague punk et seraient liés au mouvement Oi! ; l’idéologie raciste en moins. Le ‘street punk rocker’ type serait coiffé d’un mohawk multicolore et d’une veste de cuir cloutée bardée de slogans politiques ou de noms de groupes. Bref, un punk quoi.

Côté look, ce n’est déjà pas gagné pour nos ‘street punks rockers’ parisiens. Le quatuor est dépourvu d’excentricités capillaires (NDR : hormis la longue chevelure blonde de Vaness, la vocaliste). Et, à en juger la photo reproduite sur le feuillet promotionnel joint au Cd, leur look vestimentaire est plutôt BCBG. Cependant suivant l’adage urbain, ‘l’habit ne fait pas le keupon’ ; et côté musique le quatuor tape dans le mille, en distillant un punk rock rageur et mélodique aux refrains fédérateurs. « Voices Of Generation » est un Ep réunissant cinq glaviots gluants et une excellente reprise (cachée) du « Roots Radical » de Rancid.

Si les plages mélodiques comme « Celebrate » ou « Workers Mad Games » sont plutôt sympas, mon côté ‘brute épaisse’ leur préfère sans conteste les hymnes ‘in your face’ ; à l’instar de « Voices Of Generation » ou « Prince Charming's An Asshole (1, 2, 3, Fuck) », sur lesquels la voix de ‘bad girl’ de Vaness opère, sans conteste, son petit effet !

Les Black Stout préparent un long playing pour bientôt. Et sont prêts à défendre leur street punk à fortes effluves de houblon, sur les planches. Avis aux promoteurs et aux brasseurs !

 

Sandmoon

Raw

Écrit par

Le rock belge de nouveau à la fête ? Pas vraiment, car même s’il a été révélé par un concours organisé par Pure FM, enregistre à Bruxelles et se fait produire chez nous, Sandmoon n’est pas à proprement dire une formation autochtone…

Le combo est parvenu à se forger un début de notoriété, grâce à l’appui de la station de radio. De fil en aiguille, quelques concerts sont mêmes mis sur pied mais ne rencontrent qu’un succès mitigé. Et pour cause, Sandmoon est le projet solo de la chanteuse libanaise Sandra Arslanian. Or, le rock libanais, sous nos latitudes, on ne connaît pas vraiment.

Présentation… Après avoir milité au sein de plusieurs formations rock ou rock/électro, Sandra Arslanian décide de voler de ses propres ailes, tout en retravaillant ses réalisations personnelles. Initialement, c’est seule, chez elle, en s’accompagnant au piano qu’elle compose ses mélodies et écrit ses textes.

Pour mener à bien son projet, elle s’entoure de différents musiciens du cru tels le drummer Tony Abou Haidar, le guitariste Elia Monsef et le bassiste Nicholas Credli, tous issus, comme elle, du pays du cèdre….

« Raw » n’est pas un véritable album. C’est en fait une démo réunissant onze titres sélectionnés par Sandra parmi plus d’une vingtaine qu’elle gardait en réserve de la république. Les thèmes abordés dans ses textes sont assez variés. Ils oscillent de la guerre (ben oui évidemment, nous sommes au Liban !) à l’enfance, en passant par la tolérance et… l’amour !

‘Mes chansons sont à écouter avec le cœur, elles sont personnelles, nostalgiques, mais elles sont là aussi pour vous faire bouger’. C’est ainsi que se définit la Libanaise qui insiste encore sur le côté folk/rock de ses compositions.

« Raw » est plutôt perçu comme un hommage aux origines, à la culture et à la beauté du pays d’origine des membres du combo, le Liban.

Various Artists

Sick Girls : Revolution N°5

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En observant la pochette de cette nouvelle compile élaborée par les deux Berlinoises de Sick Girls, je m’attendais à du bon son qui en jette. Désillusion ! Pour faire bref, « Revolution N°5 », signé sur le pourtant très bon label BBE, est tout bonnement insupportable. Motif ? Les mixes opérés par les deux Teutonnes sont tout simplement dégueulasses. Après avoir écouté « Raise Riddim » et « Android Porn » vous êtes instantanément vaccinés. Le son est rude, agaçant. Une rencontre entre big beat et dub moisie traversée de voix et dialogues rabâchés. A dégager…

Broken Glass Heroes

Grandchildren of the Revolution

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Broken Glass Heroes: une nouvelle révolution sur la planète rock belge ? Pas exactement.

Une musique qui n’invente rien mais recycle. Un hommage aux golden sixties rendu par deux pointures de la scène pop-rock : Tim Vanhamel et Pascal Deweze. Ces deux artistes prolifiques se renouvellent sans cesse et multiplient une quantité invraisemblable de projets qui tiennent la route. Souvenez-vous. Le premier, ex-membre d’Evil Superstar et de dEUS, se lance dans une carrière solo et fonde rapidement Millionaire. Artiste hyperactif, il fricote également en compagnie d’Eagles Of Death Metal et se rend coupable de deux side-projects jubilatoires : Eat Lions et le déjanté Disco Drunkards (NDR : projet dont on attend le retour impatiemment !) Quant au second, Pascale Deweze, il a activement contribué au succès de Metal Molly et de Mitsoobishy Jackson avant de poser ses valises au sein de l’écurie Sukilove. Deux touche-à-tout de talent aux parcours professionnels impressionnants !

A travers « Grandchidren of the Revolution », les deux musiciens anversois réalisent un véritable travail d’historien du rock et poursuivent leur collaboration pour concocter un premier disque rendant hommage aux années 60/70. Un elpee qui devrait vraisemblablement plaire à l’auditoire de Classic 21. Un flot de compositions personnelles mettant à l’honneur des formations légendaires telles que The Beach Boys, The Left Banke, The Kings, The Beatles… Ou l’impression subite d’assister à une relecture de Johny Cash (« It won’t be much longer ») et des Zombies (« I don’t deserve this feeling »).

Globalement, c’est l’ombre de Brian Wilson qui laisse l’empreinte la plus marquée sur la plaquette. Un matériau resté trop longtemps exposé au soleil californien qui fourmille  d’arrangements musicaux et d’harmonies vocales respirant le surf rock des Beach Boys. Citons, par exemple, les très inspirés « Poor little rich girl » et « Let’s not fall apart » qui soufflent cette insouciance sonique propre aux années soixante.

Les titres psyché-rock (« U becomes U ») et rock garage (« I don’t need a woman ») s’avèrent cependant les plus réussis. Pistes sur lesquelles on peut tout particulièrement contempler le talent artistique des deux musiciens.

Grosse ombre au tableau, « Grandchildren of the Revolution » verse parfois dans la caricature grossière, la parodie. Prenez un bon vieux classique N&B du cinéma US et passez-le à la moulinette du Technicolor. Imaginez ‘Psychose’ d’Hitchcock en couleur. Le résultat ? Un pâle ersatz qui souffre de la disparition de son âme originelle et perd logiquement de son authenticité.

Un long playing découpé en 15 pistes (NDR : attention morceau caché !) qui devrait néanmoins ravir les nostalgiques du genre.   

 

Broken Records

Let Me Come Home

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Broken Records est un combo prolifique. Un an seulement après avoir publié « Until The Earth Begins To Part » –un premier elpee qui avait suscité l’enthousiasme– écumé les plus grands festivals européens et accompagné The National en tournée, les Ecossais nous proposent déjà un nouvel opus. Il s’intitule « Let Me Come Home ».

Comme on ne change pas une formule qui marche, tous les ingrédients qui nous avaient fait craquer, il y a quelques mois, sont à nouveau réunis sur ce disque. Ainsi, cuivres, piano et violon soutiennent parfaitement la voix sous tension de Jamie Sutherland, chantant comme si sa vie en dépendait. Produit par Mr Tony Doogan (Mogwai, Delgados, Belle & Sebastian, …), cet LP campe un lyrisme proche des Canadiens d’Arcade Fire, mais en plus ténébreux. Le climat peut-être? Qui sait ! Encore qu’il recèle quelques titres plus entraînants, comme le single « A Darkness Rises Up ».

Si « Let Me Come Home » n’est pas vraiment une œuvre novatrice, elle n’en demeure pas moins excellente. La formation a sans doute voulu assurer, plutôt que d’expérimenter. Le troisième essai devrait nous permettre de faire enfin le point sur le potentiel d’évolution de cette formation…

Dead Shape Figure

The Disease Of St. Vitus

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Pour concocter son second album intitulé « The Disease Of St. Vitus », le groupe finlandais Dead Shape Figure n’a pas vraiment fait dans la dentelle. Sa combinaison brutale de thrash métal moderne et de death métal mélodique pourrait bien réveiller plus d’un mort. 

Formé à Helsinki en 2003, le quintet a acquis expérience et cohésion en se produisant plus de deux cent fois sur scène. Outre une centaine de concerts accordés en Finlande, Dead Shape Figure a parcouru seize pays différents et chauffé les planches pour des groupes d’envergure tels que Cradle Of Filth, Moonspell, Chimaira, Samael et Turisas.

« The Disease Of St. Vitus » est destiné à tous les accros au Modern Thrash Metal de Dew-Scented ou de The Haunted qui apprécient aussi le Death Metal Mélodique original d’At The Gates (NDR : la voix death de Galzi Kallio ressemble énormément à celle de Tomas Lindberg). Et surtout, il s’adresse à celles et ceux qui ne sont pas avides d’originalité.

Car c’est un peu là que le bât blesse. Malgré toutes ses qualités (NDR : compositions dynamiques, riffs en béton, chant agressif doublé parfois d’un chant clair, technique imparable, etc.), il n’y a rien dans la musique de Dead Shape Figure qui n’ait déjà été entendu ailleurs.

Un bon album que l’on prend plaisir à écouter, mais qui ne laisse malheureusement pas une marque indélébile chez l’auditeur.