Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Axelle Renoir

Magnum et matinées dansantes

Première constatation, cette Rennaise est parvenue à débaucher le drummer de Peter Gabriel, Jerry Marotta, l'ex-bassiste de Gang of Four, Sarah Lee, et Neil Clarck, guitariste de Loyd Cole & The Commotions. Deuxième constatation, le légendaire parolier Boris Bergman (Aphrodite's Child, Bashung, Lio, etc.) a composé quatre titres pour Axelle. Enfin, elle parachève son premier elpee en interprétant "Jeux de lumières" du mythique Marc Seberg. Bref, que de bonnes nouvelles du côté du paysage. Revers de la médaille, le contenu nous laisse plutôt mi-figue, mi-raisin. La voix monocorde, sub Jo Lemaire y est sans doute pour quelque chose. Mais l'absence de relief mélodique porte également une lourde part de responsabilités. Un album trop artificiel pour vraiment convaincre. Mais pas assez prémédité pour réellement décevoir. Faudra voir la suite des événements...

 

Refrigerator

How you continue dreaming

Il existait bien un groupe psychédélique, drivé par un certain Alan Jenkins, qui répondait au nom de Ruth's Refrigerator, mais de Refrigerator, pas de trace dans nos fichiers. Sans la moindre information, et malgré plusieurs auditions, nous avons failli remettre ce disque au frigo. Pas de problème, il aurait conservé au frais. Mais au bout de quelque temps, il aurait peut-être commencé à givrer... et dans ces conditions, le produit serait devenu impropre à la consommation. Aussi plutôt que de le frapper (!) d'ostracisme (NDR: qui à parlé de xénophobie?), nous nous sommes décidés à tenter une ultime polarisation de notre concentration. Tantôt pétrifié par le popcore de Dinosaur Jr, tantôt transi par le minimalisme lo-fi de Sebadoh, le contenu de ce frigidaire offre une capacité de deux fois dix litres, pardon titres. Maintenant, nous espérons que ces élucubrations ne vous laisseront pas de glace, sans quoi nous en serions pour nos frais. D'ailleurs, avec une réaction aussi fraîche, comment voulez vous continuer à rêver?

 

Ruth Ruth

Laughing gallery

Fondé au tout début des nineties, ce trio est issu de la scène indépendante de New York. Son nom est inspiré d'un film qui a beaucoup frappé l'imagination du groupe. "The incredible shrinking woman". Un film qui met en scène Lily Tomlin alias Dr Ruth Ruth, lorsqu'elle est envoûtée par le mal. Aux States, la formation est souvent comparée à Offspring, voire à Rancid. A cause de l'énergie punk qu'elle injecte dans son popcore. Mais un punk plus intello. A cause de ses textes. Composés par un certain Chris Kennedy. Leader, chanteur et bassiste. Des textes qui ne veulent ni changer le monde, ni la nature humaine. Mais vous inviter à vivre un périple à travers les pensées les plus profondes de l'auteur. Ses peines, ses frustrations, sa perspective de la religion, de l'éducation, son goût pour les films d'horreur de série B, des magazines classés ‘X’. Des lyrics qu'il chante d'une voix aux inflexions ‘Jeffreyleepierciennes’ (Gun Club). Popcore circa Hüsker Dü. C'est à dire le plus pur. Dont l'intensité est soigneusement emballée dans la sensibilité mélodique. Coproduit par Ted Nicely (Fugazi), "Laughing Gallery" a le mérite de s'écarter des sentiers (grungivores) battus aux States depuis quelques années. Et à ce titre, il mérite tout votre intérêt...

 

Tom Russell

The rose of San Joaquim

Tom Russell est avant tout un auteur/compositeur de musique country. Dans le passé, il a ainsi signé de nombreuses chansons pour Suzy Boguss, Jerry Jeff Walker, Nancy Griffith, Joe Ely et Johnny Cash. En enregistrant "The rose of San Joaquim", il vient de démontrer qu'il pouvait également se muer en brillant interprète. Un album qui respire la Californie et ses sagas pittoresques, pour lequel il a reçu le concours de Greig Leisz et de l'ex-Blasters Dave Alvin à la production. Un Dave Alvin que l'on retrouve, à l'instar de Peter Case et de Chris Gaffney, comme coresponsable de plusieurs compositions ; et puis en compagnie de Case et de Russell pour assurer en trio les parties vocales du guthriesque "Somebody's husband"...

 

Calvin Russell

Dream of the dog

Enfin, Calvin Russell est revenu à son country blues rock basique. Celui qui nous avait tant impressionnés sur son premier elpee. Plus d'égarements nombrilistes dans le hardrock, mais un son carré, incisif, finement sculpté dans la steel guitare ou le vibrato. Une musique chargée de feeling, satinée par la voix savoureusement éraillée du desperado texan. "Dream of the dog" implique en outre deux covers, "So blue (about you)" des True Believers, une superbe version d' "It's my life" des Animals et puis une formidable composition balayée par le sable chaud du désert, "Trouble"...

 

rUbY

Salt Peter

Tricky, Letfield, Moloko, Portishead, Whale et Ruby appartiennent assurément au gratin de la scène trip hop contemporaine. Chacun d'entre eux l'explorant à sa manière. Mark et Lesley Rankine constituent le line up de ce Ruby. Un duo qui se partage la composition et l'essentiel de l'instrumentation. Ex-Silverfish, Lesley se réserve cependant toutes les parties vocales, tout au long de "Salt Peter", inoculant une conscience bien féminine à cette pop étrange, élégante, veloutée qui s'ébroue dans un synthétisme post moderne, ‘björkien’ avant de glisser progressivement dans une solution capricieuse dont le feeling sauvage et la vivacité sulfureuse nous rappellent une certaine Polly Harvey...

 

Real Atletico

Trafic d´influenza

Real Atletico est né de la rencontre entre la section rythmique du groupe parigo, Le Cri de la Mouche, et l'ex-chanteur/guitariste du combo girondin Gamine. Un choc entre le heavy metal pasticheur et la pop vulnérable qui aurait pu nous valoir une excellente surprise, si la production n'avait pas était aussi bâclée. Ou grippée, si vous préférez. Faut dire qu'un "Trafic d'influenza"! Enfin, la cover de Mélanie résume parfaitement l'impression générale que nous laisse l'album: "Look what they've done to my song"...

 

Rancho Diablo

Chicken World

Bienvenue dans le monde des poulets. Mais fraîchement et sauvagement décapités. Pour mieux éclabousser l'auditeur de ses effusions de rage et de dégoût. Vous pensez à Alice Cooper ? A cause de cette perspective théâtrale, burlesque de la violence et de la cruauté. Vous n'avez pas tout à fait tort. Même si le quatuor insulaire n'a pas encore eu la bonne/ mauvaise idée (biffez la mention inutile) de trancher des têtes de gallinacés au cours de ses concerts. Se contentant (!) de ponctuer ses spectacles d'une rixe entre les deux guitaristes. Mais toute cette véhémence caustique, cette haine corrosive, n'est en fait que de la poudre aux yeux (aux œufs?). Car Rancho Diablo picore tout au long de ce "Chicken World" dans un post punk technologique, obsessionnel, indigeste et finit par s'asphyxier...

 

Lee Ranaldo and William Hooker

Envisioning

Lee Ronaldo ne se contente plus d'être l'autre guitariste de Sonic Youth. Il vient de clôturer un projet tout aussi expérimental flanqué du drummer William Hooker. Ce qui, apparemment, constitue une suite logique au concept imaginé par ce même batteur pour l'elpee "Shamballa" et réalisé en compagnie de Thurston Moore et d'Elliot Sharp (Carbon). La différence fondamentale entre "Made in USA" et "Envisioning" procédant des rythmes et des percussions qui sont, ici, surtout mis en évidence. Mais un point commun, on nage tout autant dans le délire...

 

The Ramones

Adios amigos

Qu'est ce qui ressemble le plus à un album des Ramones ? Cherchez bien ! Un autre album des Ramones, pardi ! Et pourtant, il y a déjà vingt ans que cette légende vivante vide immuablement le même sac rempli de clichés. Mais elle le décharge avec une telle énergie, une telle constance et une telle conviction qu'on se laisse toujours prendre au jeu. Pas pour rien que ces prophètes du punk ont influé le Clash, Damned et autres Ruts, et influent encore aujourd'hui sur Offspring, Green Day et consorts. Et pourtant, le line up du quartette new-yorkais est aujourd'hui orphelin d'un de ses membres fondateurs. Dee Dee Ramone en l'occurrence. Parti embrasser une carrière solo. Cependant, cet ex-faux-frère n'a pas pour autant rompu avec le combo. Il suit très attentivement l'évolution de ses ex-partenaires et puis continue régulièrement de leur concocter des chansons. Plus de la moitié sur " Adios amigos "… Bien qu'impliquant une cover d'" I don't want to grow up " de Tom Waits, ce disque orageusement, classique, corrosivement vivace, implacablement hypnotique n'obéit toujours qu'à une seule et immuable combinaison rythmique : ‘one, two, three, four’…

 

Rainer Ptacek

Nocturnes

Mini album exclusivement instrumental pour ce bluesman blanc qui roule sa bosse sur la scène américaine depuis une bonne vingtaine d'années. Un véritable virtuose de la guitare qui jouit d'un énorme crédit dans sa corporation. Ce qui n'est cependant pas le cas sur scène musicale contemporaine. Faut dire que son style empreint d'un certain classicisme, pour ne pas dire d'un classicisme certain, s'adresse davantage aux mélomanes qu'aux passionnés de rock et de pop. Même la version de "Bottlehead" remixée par The Grid ou la cover du "Within you without you" de George Harrison ne parviennent pas à échapper à la règle...

 

Reef

Replenish

Non, ils ne sont pas américains, mais bien insulaires. Du sud-ouest de la Grande-Bretagne, très exactement. Mais tout comme les Black Crowes, ils ont certainement passé un temps fou à dépoussiérer les vinyles de leurs parents ; et en particulier ceux de Small Faces, Free, Spencer Davies Group, Led Zeppelin, sans oublier les artistes de rhythm’n’blues. Le vocaliste Gary Stringer en est même venu à casser sa voix, non pas comme Patrick, mais Paul Rodgers, feu Steve Marriott ou même Robert Plant. Résultat des courses, hormis l'un ou l'autre titre acoustique et l'excellent et fiévreux "Choose to live", ce "Replenish" ne remplit le sillon que de clichés revivalistes...

 

Red House Painters

Ocean Beach

Plébiscité en 1992, pour avoir gravé le remarquable hit single "Creep", puis responsable d'un premier elpee chargé de promesses ("Pablo honey"), mais nourri au sein de plastique yankee, Radiohead vient d'enregistrer un disque plus conforme à ses racines britanniques (Oxford). Un formidable album qui a reçu le concours de John Leckie à la production. Une énergie étonnante, brumeuse filtre à travers les mélodies. Mid tempo, chargées d'électricité statique, meurtries par les cordes de guitare puissantes, croustillantes, crépitantes, lustrées par la basse glacée, elles alternent climats délicats et sauvages. La voix gémissante, falsetto, androgyne, de Thom Yorke épanche ses lyrics acerbes, hostiles, venimeux, nihilistes, dramatiques, romantiques  et dépressifs sous un angle ironique dans des chansons empreintes de dégoût et de sensualité où se déchirent les concepts établis de beauté et de laideur, de subjectivité et de désir... A mentionner dans votre carnet rose, à la suite de Kingmaker, Auteurs, Shed Seven, Suede et Oasis.

 

Red Hot Chili Peppers

One Hot Minute

Impossible d'aborder un album de Red Hot Chili Peppers sans le poser sur son dénominateur commun : le funk blanc. "One hot minute" ne déroge pas à la bonne règle. Et il est indispensable de replacer notre analyse dans ce contexte pour vous faire une idée plus ou moins exacte du contenu de ce morceau de plastique. Treize titres. Pimentés, sulfureux, vivifiants. Depuis les classiques "Shallow be thy game", "Coffee shop" (bien que glamourisé), "Deep kick" (au parfum "Frusciante"), "Warped" (à la Verve atmosphérique mais au tempo impitoyable), "One big mob" (au débit verbal échevelé), jusqu'à l'opulence électrique du titre maître, en passant par les inévitables ballades "My friends" et "Tearjerker", réminiscentes d' "Under the bridge", un "Walkabout" plus MC 900 Ft Jesus que nature, le minimaliste, circonscrit à la basse et au chant, "Plea", "Transcending" au mid tempo spectral, sans oublier le single "Aeroplane". Futur hit en puissance, enrichi de chœurs d'enfants, à la manière du mémorable "Circus game", commis par les Skids en 1980... Un must!

 

Danny Red

Riddimwize

Bien que né à Londres, Danny Red a passé une bonne partie de son adolescence en Jamaïque. Normal, nous direz-vous, puisque ses parents sont Jamaïcains. Et à quoi voulez-vous donc que se soit subordonnée son inspiration? Au reggae bien sûr. Pourtant, au cours de son enfance, il s'est également intéressé au blues, au jazz, au rythm'n blues, au gospel et au country & western. Mais apparemment sans grande répercussion sur son expression. Par contre, son implication dans la musique de danse est beaucoup plus manifeste. Pas pour rien qu'il collabore de plus en plus régulièrement avec des DJ's. Résultat des courses, ce "Riddimwize" secrète une forme de reggae râpé. Avec des trous comme dans l'emmenthal, pas le gruyère. Mais pas la peine d'en faire tout un fromage!

Queen

Made in Heaven

Avant de s'éteindre, Freddy Mercury avait donc laissé en friche quelques chansons, destinées à un vingtième elpee. Il a cependant fallu quatre ans à ses ex-condisciples pour achever le travail. Par la grâce de la technologie moderne, bien sûr. Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'entendre le single "Made in heaven", sur l'une ou l'autre station de radio. Il constitue à coup sûr, le meilleur morceau de ce disque. Une œuvre dont les compositions rivalisent de pompe et de grandiloquence, tout en multipliant les clichés. C'est vrai que nous ne sommes pas de grands admirateurs de Queen. Mais nous leur reconnaissons certaines lettres de noblesse (!). Vocales, pour être tout à fait précis. Affichées sur l'indispensable "Bohemian Rhapsody". Et puis sur les hits, devenus classiques, "Killer Queen, "Bicycle", "Flash Gordon", ainsi que sur "Under pressure", commis en compagnie de David Bowie. Pour le reste, le règne du quatuor ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Et encore moins ce "Made in heaven". Un testament au lyrisme céleste, sans plus. Triste héritage!

 

Paul Quinn

Will I Ever Be Inside Of You

Curieuse destinée pour cet ami d'enfance d'Edwyn Collins, apparu puis disparu fin des seventies/début des eighties en même temps que le label écossais Postcard. Hormis son concours apporté au hit single d''Orange Juice, "Rip it up", il restera enfoui dans la zone crépusculaire de l'underground ("French Impressionists", "Bourgie Bourgie"). Et puis au moment de la renaissance du Postcard il remonte son Independent Group et enregistre deux albums. Il y a deux ans, "The Phantoms and the Archetypes" et aujourd'hui "Will I ever be inside you". Un disque assez sombre, torturé même, mélancolique qui se distingue par le contraste frappant entre les jaillissements meurtriers des cordes de guitare et le timbre vocal crooner opératique de Paul. Etonnant!

 

Quicksand

Manic Compression

Écrit par

Troisième opus pour ces vétérans de la scène hardcore new-yorkaise. Un disque qui souffle le chaud et le froid. Le froid lorsqu'il se contente de marcher sur les plates-bandes d'Helmet. Le chaud lorsqu'il montre un visage plus subtil, plus raffiné, sans pour autant perdre la nature de sa férocité. Comme par exemple sur "Delusional" et "Landmine Spring". Les riffs de guitares sont davantage effilés que déchiquetés. Les vocaux moins étouffés permettent de laisser entrevoir des textes intelligents, engagés, consacrés aux problèmes sociaux rencontrés aux States, mais également à l'échelle mondiale. Et à travers ces questions, et des sentiments de colère, d'hostilité, de révolte qu'elles peuvent engendrer, il se pose en modérateur, en conciliateur. Un point positif qui sauve l'œuvre des sables mouvants de l'oubli...

 

Tom Petty

Wildflowers

Pour concocter son deuxième album solo, Tom Petty s'est entouré de Mike Campbell, d'Howe Epstein et de Bentmont Tench. Soit l'épine dorsale de ses Heartbreakers. Ainsi que d'une pléiade de musiciens de studio. Alors, pourquoi cette pseudo-venture en solitaire, si c'est pour reconduire les mêmes ingrédients de base? Bonne question! Pour obtenir un résultat différent! Parce que nonobstant cette structure apparemment identique, Tom parvient ici à épingler 15 folk songs légèrement teintées d'électricité, presque minimalistes, dispensées avec l'esprit d'un Dylan ou du mythique Roger McGuinn, auxquels il a toujours voué une grande admiration. Une excellente surprise! Et puis surtout une crédibilité retrouvée pour cet artiste dont la carence flagrante d'originalité perdure (ou perdurait!) depuis maintenant près de quinze ans...

 

Chuck Prophet

Feast of hearts

En quittant l'irascible Dan Stuart, Chuck Prophet mettait fin à une collaboration qui remontait à 1982, et en même temps sonnait le glas de Green On Red. Faut dire que nonobstant ses qualités indéniables de compositeur/chanteur et surtout de guitariste, Dan devenait de plus en plus difficile à vivre. Et le temps passé par Chuck à essayer de supporter son acolyte (qui a dit alcoolique?) devrait lui valoir la médaille de la diplomatie. Peu de temps avant la rupture définitive, le caractère de Dan commençait même dangereusement à déteindre sur le sien. Et comme il le décrit si bien lors d'une toute récente interview, il lui devenait de plus en plus difficile de boire couché et de dormir debout...

Venons-en au troisième album solo de ce Californien. Hormis le fabuleux "How many angles", taillé dans un garage rock presque crazyhorsien, le disque affronte un country-pop-rock-blues très basique, qui met en évidence les multiples talents de guitariste de Prophet (steel, bottleneck, etc.). Pas très original, mais bien balancé et surtout parfaitement produit. Un disque qui devrait lui permettre d'accéder à la cour des grands. Là où jouait le défunt et mythique Creedence Clearwater Revival et joue encore Eric Clapton, Tom Petty et Tony Joe White. China Records considère d'ailleurs cet opus comme une priorité dans son opération de marketing. Faut dire que "Balinese dance" s'était vendu à 75 000 exemplaires. Alors, vous pensez ? Atteindre et même dépasser ce chiffre devient presque une obligation...

 

Pribata Idaho

The Sueroine

Les trois musiciens de ce combo espagnol sont probablement des fervents admirateurs du mythique Byrds. Trop de similitudes nous permettent de le penser. Depuis la country jusqu'au psychédélisme, en passant par les harmonies vocales et la rickenbacker. On a même droit à une composition de la trempe de "High miles high". Le titre maître, en l'occurrence. Une texture qui est, cependant, régulièrement enrichie d'éléments acoustiques et de percussions. De folk song quoi. Mais pas à caractère hispanique. Plutôt britannique. Du début des seventies. A cause des ballades conçues avec le même esprit qu'un Natural Ascoustic Band. A vos encyclopédies!