Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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The Tea Party

The edge of twilight

Vous ne connaissez pas Tea Party? Dommage! Pourtant, ce trio canadien drivé par un certain Jeff Martin, leader charismatique à défaut de ne pas vouloir être la réincarnation de Jim Morrison, en est aujourd'hui à son troisième album. Et maintenant vous avouez avoir encore la nostalgie du Led Zeppelin et des Doors ? Pensiez pas que le chaînon manquant entre ces deux mythes pouvait exister? Vous êtes sceptiques? C'est encore une erreur! Tendez donc l'oreille à cet opus. Ah oui, ce n'est pas pop. Pas pop du tout! Rock. Dans le sens le plus pur du terme. Underground, bien sûr. Dans l'esprit de la fin des sixties, début des seventies. Et en plus, ce disque a vraiment la pêche. Un zeste de blues, une approche du metal et du folk très progressive, une philosophie marquée par l'exotisme, le mysticisme, le symbolisme. Et puis quatre titres tout bonnement impressionnants. "Fire in the head", "Inanna", "Coming home", et sept minutes trente d'anthologie, "Walk with me". Du grand art! En guise d'épilogue? Un poème récité par le légendaire Roy Harper...

 

Tarnation

Gentle creatures

S'il n'y avait ce petit côté surf inoculé aux cordes de guitare ainsi qu'au drumming, ce "Gentle creatures" aurait eu un goût Cowboy Junkies très prononcé. A cause de cette atmosphère aussi brumeuse, languissante, qui nous plonge dans un océan de mélancolie. De cette instrumentation qui frissonne d'électricité ondoyante. Des émotions tantôt fluides, tantôt feutrées. Heureusement, la voix diaphane de Paula fouette de son timbre exquis, gémissant, les mélodies avec une splendeur léthargique digne de Maria McKee, voire d'Heather Nova. Un premier elpee pour cet ensemble californien (San Francisco) qui correspond parfaitement à la ligne de conduite arty prônée par le label londonien 4AD. Pas pour rien que le design de la pochette est tout à fait remarquable...

 

Bruce Springsteen

Greatest Hits

Consacrée aux vingt dernières années, cette compile propose la plupart des hits du boss. Quatorze titres partagés entre "Born to run", "Thunder road", "Badlands", "The river", "Born in the USA", "Human touch", "Streets of Philadelphia" et quelques autres. Enrichie de quatre nouveaux morceaux : "Secret garden", "Blood brother", "This hard land" et "Murder Incorporated. Enregistrés en compagnie du célèbre E Street Band. C'est-à-dire, Nils Lofgren et Little Steven. Malheureusement, aucune trace du répertoire qui précède 1975, alors qu'un classique comme "Blinded by light" méritait largement sa place. Et puis, une sélection qui exclut un peu trop systématiquement les compositions les plus énergiques. M'enfin, c'est un "Best of", pardon un "Greatest Hits"...

 

Spiritualized

Pure Phase

Alors que la plupart des ensembles contemporains s'évertuent à contracter voire à écourter leur patronyme, Spiritualized a décidé de lui greffer deux appendices supplémentaires: Electric et Mainline. Ce qui à première vue ne change rien au style musical développé par la formation insulaire. Encore que curieusement sa popularité se soit mise à monter en flèche? Aux Iles Britanniques, bien sûr. Et à cause de cet album. Le deuxième du combo. Une œuvre déroutante, psychédélique dans le sens le plus visionnaire du terme. Une démarche qu'aurait probablement empruntée, un jour ou l'autre, le Floyd, si Waters n'avait pas dû remplacer Syd Barrett. Le décor planté, il ne vous reste plus qu'à vous laisser transporter pendant plus d'une heure dans ce monde futuriste. Dès les premiers accords, l'auditeur est totalement submergé par la tempête cosmique, agitée d'explosions spectrales, par cette texture luxuriante où cordes de guitare, tantôt en couches, chargées de feedback, circulaires, spasmodiques, tumultueuses ou distordues, se liquéfient dans l'espace interstellaire. Et puis, au fil du sillon, la solution épouse une forme plus languissante, presque relaxante, hypnotique. Sorte de carrousel qui tourne dans le vide, réverbérant des backing vocaux teintés de gospel et des lyrics dévotionnels murmurés, chuchotés, sur un lit de cuivres, de claviers mousseux ou de cordes symphoniques. Un superbe album!

 

The Sparks

Gratuitous Sax & Senseless Violins

Six années après avoir gravé leur dernier opus, les frères Mael nous reviennent avec "Gratuitous Sax & Senseless Violins". Une œuvre qui a nécessité près de vingt-quatre mois de fignolage avant de voir le jour. Et lorsqu'on connaît le souci de perfection observé par les Sparks... Une science qui leur vaut aujourd'hui un statut de mythe dans le domaine de la technologie moderne. D'ailleurs des formations comme Depeche Mode, Erasure ou Pet Shop Boys se sont servis de cette expérience comme tremplin. N'empêche, l'époque la plus brillante à nos yeux, remonte toujours au début des seventies. Et s'illustre, bien sûr, par les elpees "A woofer in a tweeter clothing" et "Kimono my house". Pensez au single "This town ain't big enough for both of us". Aujourd'hui, seul le vocal capricieux, décadent de Russel nous rappelle ces heures de gloire. C'est d'ailleurs exclusivement sous cet aspect que cet album nous interpelle encore. Car pour le reste, l'imagination n'est plus au pouvoir depuis bien longtemps. Ce qui n'empêchera pas ce disque de se découper en hits. Mais là, c'est une autre histoire.

 

Soul Asylum

Let your dim light shine

Après une bonne demi-douzaine d'albums, le groupe de Minneapolis semble avoir perdu l'essentiel de ses caractéristiques hardcore, mais également son batteur et membre fondateur, Grant Young, remplacé par un certain Sterling Campbell. Hormis "Caged rat" dont la solution oscille entre le funk ample et la furie métallique, et dans une moindre mesure le single, "Let your dim light shine" libère une solution folk/pop/country/rock conçue suivant les principes FM établis par Tom Petty et John Mellencamp. Une œuvre beaucoup plus accessible, donc. Mais sans grand relief ni contrastes. Malgré la production de Butch Vig, qui tente néanmoins d'apporter un sens plus prononcé de la tension et du drame, l'ensemble parvient difficilement à se dépêtrer de ces ballades mélancoliques, artificiellement post adolescentes que nasille le vocal sableux de Pirner. Navrant!

 

Jimmy Sommerville

Dare to love

Jimmy Sommervile est arrivé du cosmos, il y a bien plus longtemps que vous ne le pensiez. Probablement de Roswell, pardon de Sommerville, se camouflant (NDR: qui a parlé de se travestir?) sous une perruque pour se confondre dans la masse des homos, pardon des humanoïdes. Sa voix aurait pourtant dû le trahir, mais il faut croire que son intégration a été favorisée par la présence d'autres extraterrestres. Aujourd'hui, il n'a plus rien à cacher (NDR: pardon!) et à jeté sa moumoute. Son véritable profil apparaît d'ailleurs à l'intérieur du CD. Trois doigts, quelques cheveux, un corps filiforme et une grosse tête. Une question nous turlupine quand même l'esprit, est-il asexué?...

 

Mano Solo

Les années sombres

Terriblement sinistre mais réaliste, le titre du deuxième elpee de l'ex-leader du défunt combo français, La Marmaille Nue. Peintre, dessinateur et poète, Mano Solo est séropositif. A 15 ans, il était toxico. Aussi, aujourd'hui il a des choses essentielles à dire. En un minimum de temps. Pas question donc pour lui de les gaspiller en futilités. Ses lyrics traduisent d'ailleurs parfaitement cet état d'esprit... Au cours des derniers mois, il s'est même découvert une conscience politique. En fustigeant les essais nucléaires décrétés par le pouvoir hexagonal. N'hésitant pas à interpeller la foule au cours de ses concerts. ‘Personne à ce jour, ajoute t-il, ne s'est pourtant manifesté, pour défendre la philosophie de Chirac. Soit son électorat a honte, soit mon audience pense à gauche. Un peu comme moi, même si j'ai applaudi la chute du mur de Berlin’. De sa voix écorchée, désabusée, il épanche toute sa tristesse fiévreuse: ‘La musique qui pleure avec moi... un manque d'amour... pays sans femme et sans chien’. Des phrases qui reflètent parfaitement le climat cafardeux mais poignant au sein duquel baigne ce disque. Dix-sept chansons, dix-sept rengaines empreintes de chagrin, d'ennui et d'abandon plaquées sur fond de blues, jazz, guinguette, flamenco ou cabaret. Dix-sept témoignages du spleen vécu par ses contemporains pendant ces années sombres...

 

Soapstone

Nature will provide

Première constatation, le quintet gantois n'a pas encore terminé le dépoussiérage de sa collection de vinyles de rhythm’n’blues. En particulier ceux de Booker T, Sly & The Family Stone, Isaac Hayes, Spencer Davies Group, J Geils Band, Otis Redding, Rare Earth et de l'écurie Stax. Et ce n'est probablement pas demain la veille. Produit derechef par Magic Stick (Urban Dance Squad), "Nature will provide" transpire ainsi toujours ces effluves fiévreuses, voluptueuses, nées de cette subtile fusion entre jazz, funk, blues, soul, psychédélisme et rock. Mais le combo les secrète avec davantage de profondeur et de maturité. La présence de Mark Thys à l'harmonica et le concours de la section de cuivres X Legged Sally y sont sans doute pour quelque chose. Tout comme le registre du clavier capable d'élargir ses tonalités ‘hammond’ rognées aux vibrations de piano électrique. La raison procède probablement de cet intimisme, de ce climat sulfureux,  recherché perversement dans les bars nocturnes très select...

 

Swervedriver

Ejector seat reservation

De toutes les formations issues de la noisy pop insulaire (Ride, Slowdive, Chapterhouse, Lush, Moose), Swervedriver a toujours été considéré comme la plus américaine, la plus punkcore, mais dans l'esprit d'Hüsker Dü et de Sonic Youth. Changement de cap sur cet "Eject seat reservation". Puisque si le quatuor d'Oxford a de nouveau fait appel à Alan Moulder (Curve, Ride, Jesus & Mary Chain, Smashing Pumpkins), il lui a laissé les coudées franches. Résultat, cet opus implique davantage d'overdubs, de samplings et de percussions. Le son se révèle beaucoup moins unidimensionnel. Comme s'il était passé du noir et blanc à la couleur. "Technicolour" pour être plus précis. Diffusant un psychédélisme tantôt floydien ("Wish you were here") tantôt beatlenesque ("Magical Mystery Tour"), dramatiquement léthargique aux propriétés hallucinogènes ou sauvagement hypnotique, un psychédélisme pulsant, distordu, infecté par un tempo house (Chapterhouse? Oasis?), éclaboussé par le vocal spectral, trituré d'Adam. Excellent, mais nécessite un bon parachute!

 

Swans

The Great Annihilator

Il a donc fallu trois ans à Swans pour se décider à sortir un album studio. Et, il faut reconnaître que l'attente n'aura pas était vaine. On y retrouve la même intensité que dans "The Burning World" (1989) ou "Love of life" (1992). Mais surtout un esthétisme doré qui approche la forme classique. Une œuvre aux textures variées, aux mélodies à la fois belles et sinistres, qui oscillent de la violence pure à la mélancolie cadencée, en passant par la puissance circulaire et les abstractions atmosphériques. Les incantations désespérées de Gira chargées de force, de peur et de désir dénotent une pureté et une profondeur extrême dans le feeling, alors que les lamentations célestes, sensuelles de Jarboe envoûtent par désenchantement. Gardien de son propre monde putréfié, instinctif, spirituel, Swans fait ici honneur à sa réputation de mythe new-yorkais. Et dans ce contexte, il ne fait aucun doute que les fans de feu God Machine, de Coil et de Killing Joke apprécieront. Un must!

 

Swans

Drainland

Michaël Gira ne s'était plus montré aussi prolifique depuis bien longtemps. Pensez donc, alors que le dernier album studio de Swans remonte à 1992, il vient de graver successivement "The Great Amnihilator" et "Drainland". Ce dernier est cependant un projet plus personnel, même si on y retrouve la présence de sa compagne Jaboe, de l'ex-drummer de Ministry, Bill Rieflin, ainsi que d'Anton Fier. Parce que ce disque sort en même temps que son premier bouquin ("Empathy & other short stories") publié par Henry Rollins. Au fil des années, la musique de Michaël s'est métamorphosée, est devenue plus intense, moins touffue, plus complexe et surtout mélodieuse. Mais elle a conservé cette forme viscérale si caractéristique qui sied si bien à son baryton profond, tantôt murmuré, tantôt irascible. Chroniqueur cynique, Gira explore sur "Drainland" le monde des égouts. Un disque austère, hypnotique tirant toute sa saveur de la force de la répétition. Post industrielle dans les moments les plus obsessionnels, elle atteint cependant toute la pureté de son feeling, cette forme de sauvagerie mélancolique et sensuelle lorsque Michaël empoigne sa guitare acoustique puissamment électrifiée; et notamment sur le remarquable final, "Blind", dont la subtilité évoque instantanément Joy Division...

 

Supergrass

I should coco

Ascension vertigineuse pour ce trio d'Oxford, qui en un temps record est parvenu à défrayer la chronique. A un tel point que les mauvaises langues se sont mises à saliver. Insinuant que Supergrass n'était en fait qu'un nouveau hype monté de toutes pièces par la presse insulaire. Il n'en est heureusement rien. Et "I should coco" constitue un fameux pied de nez à ces détracteurs. Ce qui doit bien faire rire les trois cocos (!) dont le comportement excentrique et turbulent contraste singulièrement avec la somme de leurs talents. Trempé dans un glam pop effervescent, insidieux et facilement mémorisable, cet opus dispense un rush d'adrénaline assez impressionnant. Treize compositions bien britanniques qui auraient pu naître du mariage très improbable entre les Sparks et Suede ou alors entre Blur et les Kinks ; mais hyménées amphétaminées par le célèbre "Ballroom blitz" du Sweet. Une œuvre truffée de hits potentiels à l'image des singles "Mansize Rooster", "Alright", "Lenny" et enrichie d'une composition plus élaborée, moins instinctive, démontrant que l'ensemble peut également sortir des sentiers battus, "She's so loose".

 

Superette

Rosepig (Ep)

Premier Ep pour le nouveau groupe de l'ex-JPS Experience, David Mulcahy. Cinq titres épatants qui préludent la sortie d'un premier album. Combinaison de menace joyeuse et désarmante, les compositions de Superette courtisent à la perfection le psyché/punk de Wire, et en particulier celui né au cours de la trilogie indispensable "Pink Flag/ Chairs Missing/ 154", le glam pop bolanesque ("Slide") ainsi que la cold wave post Joy Division ("Disappear"). Un peu comme si New Order avait choisi de privilégier l'instrumentation basique plutôt que d'embrasser la technologie moderne. Mais nous en apprendrons sans doute davantage lors de la sortie du premier et véritable opus de Supermarket, pardon de Superette...

 

Sunshine Kids

Tubed

Premier album pour ce quartet norvégien visiblement décidé à remettre au goût du jour la musique du début des eighties. La new wave d'abord. Celle des Buzzcocks, d'Original Mirrors, de Split Enz, d'Altered Images, de Martha & The Muffins ainsi que de Gruppo Sportivo, mais pour le fun. D'Indochine également. A cause de l'aspect légèrement reverb des sonorités de la guitare. La new wave donc, mais aussi le ska et le reggae. Pour respecter le contexte, nous l'imputerons respectivement aux Specials et à Nina Hagen. Toute une époque que Sunshine Kids tente d'adapter à la sauce contemporaine. Pop, insulaire, évidemment. A l'instar de Cast ou de Menswear. Malheureusement, l'héritage trop fragile d'un passé encore trop récent constitue un obstacle majeur dans l'art du recyclage. Peut-être, dans quinze ans!

 

Sun Dial

Acid Yantra

Bien que toujours limité à un trio, Sun Dial ne compte plus aujourd'hui qu'un seul membre originel ; en l'occurrence le guitariste Gary Ramon. Ce qui ne semble pas avoir changé grand chose au style pratiqué par le groupe insulaire depuis 1990. Fondamentalement, encyclopédiquement psychédélique, il faut le rappeler. Si cet "Acid yantra" passe inévitablement par toutes les couleurs de l'arc en ciel floydien –depuis "The piper at the gates of dawn" ("Nova") jusqu'à "Wish you were here" ("Fly into the sun") en passant par "More" ("Appolo")– il continue à secréter des palpitations hypnotiques, ‘hawkwindiennes’, embrassant même l'urban rock stoogien sur "Bad drug", le post grunge de Smashing Pumpkins chez "Are you supernatural" avant de papillonner au gré de l'univers pastoral des Moody Blues circa "To our children's children's children" sur "Fairground". Epatant!

 

Sugar Ray

Lemonade & Brownies

Vous avez sans doute déjà eu le loisir d'entendre le single "Hold your eyes" sur l'une ou l'autre station radiophonique. Et bien, n'imaginez surtout pas que ce "Lemonade & Brownies" observe un profil aussi délibérément commercial. Si l'un ou l'autre fragment est susceptible d'alimenter la bande FM, la plupart tirent un peu dans toutes les directions. Depuis le metal virulent (Clawfinger, Living Colour, Biohazard) au funk pop lascif (Prince) en passant par le punk, le rap (Cypress Hill), le hard rock (ACDC) et même la soul typiquement "Tamla Motown". Sans oublier les samples, collages, ‘turntables’ et artifices en tous genres. Le tout injecté d'une fameuse dose d'humour. Une verve qui sert d'unique fil conducteur aux quinze compositions de cet opus...

 

Sttellla

The dark side of the moule

Un album de Sttellla sans les paroles ce serait comme une bière sans mousse. Pas assez ‘Floyd’, chaude si vous préférez. Evidemment "The dark side of the moule" reste ouvert à toutes les formes d'élucubrations... Et Jean-Luc Fonck ne s'en prive pas tout au long des dix-huit chansons de cet opus. Enfin presque! Puisque quelques compositions sont encore interprétées par son ex-épouse, Mimi. Et notamment l'adaptation de "Demain tu te maries" de Patricia Carli, rebaptisée "Arrête-arrête", tube consternant des années 50 ou peut-être même 60. Le concours de Perry Rose sur l'une ou l'autre composition, de Pierre Rapsat aux chœurs pour "Où sont elles?", et puis d'une flopée de musiciens de studio démontrent que Jean-Luc a voulu apporter un plus grand soin aux arrangements. Ce qui permettra sans doute, à certaines compositions, de se traduire en hits potentiels. Enfin, en ce qui nous concerne, rien que la lecture de ses lyrics, inclus dans le booklet, nous a permis de se payer une pinte de bon sang. Alors, arrêtez! Juste le temps d'un Sttellla...

 

Sttellla

Sttellla / L'avenir est à ceux qui s'éléphanteau

Les deux premiers opus de Sttellla réunis en un box de deux compact discs. Trente titres parmi lesquels vous retrouverez avec beaucoup de plaisir les classiques "Dracula", "Non! Non! Jean François", "Le tango du frigo", "Quelle heure reptile?", "Aglae", "Zorro" et bien d'autres. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, sachez que Jean Luc et Mimi Fonck ont décidé de remonter le duo et bien sûr d'enregistrer un nouvel album. ‘Nous la tendons d'ailleurs avec un pas science’...

 

The Stranglers

The sessions

Depuis le départ de Hugh Cornwell, les aficionados des Stranglers traînent misérablement leur spleen. Pourtant, Paul Rodgers et John Ellis se sont parfaitement intégrés au nouveau line up. Mais la musique a perdu ce feeling vindicatif, insidieux, menaçant, garage, qui le distinguait de tous les autres groupes. Voici pourtant quelque chose qui devrait jeter un baume sur le cœur de tous ces broyeurs de noir. Une compilation. Mais pas n'importe quelle compilation. Concentrée sur une période sise entre 77 et 82. Soit les meilleures années du groupe. Elle exhume des versions inédites. Exécutées lors de sessions d'enregistrement le 7 mars 77, le 13 septembre de la même année et enfin le 11 février 1982. Les deux premières sessions épinglent des exercices de style commis antérieurement aux morceaux définitifs. Huit chansons qui seront reliftées avant d'être reproduites sur « Rattus Norvegicus » ou « No more heroes ». En l'occurrence "Hanging around", "I feel like a wog", "Goodbye Toulouse", "Something better change", "No more heroes" (of course!), "Burning time", "Dead ringer" et puis surtout le très controversé "Bring on the nubile", dispensé ici dans sa mouture originelle ; c'est à dire celle qui, à l'époque, avait provoqué une levée de boucliers de la part des ligues féministes... La dernière session adopte une technique inverse, puisque "The man they love to hate", "Nuclear device/Genetix" et "Down in the sewer" ont été épurés de leurs overdubs, arrangements superflus et artifices de studio, particulièrement prolifiques sur "La folie" et "The raven". Et la décantation est tellement efficace que les sept minutes trente de "Down in the sewer" prennent ici une toute autre dimension. Live! La scène, véritable objectif poursuivi par ces sessions. La scène, là où les Stranglers ont écrit leurs lettres de noblesse...

 

Stereolab

Refried ectoplasm Switched on volume 2

"Refried ectoplasm" n'est pas un nouvel opus de Stereolab, mais une collection de raretés et de singles parus en édition limitée ainsi que de compositions qui n'avaient pas été retenues lors de la sortie de l'un ou l'autre album précédent. Et paradoxalement, cet elpee est probablement le meilleur commis à ce jour par la bande à Laetitia Sadier. On y retrouve ainsi, rassemblés en treize titres, toutes les formes d'expérimentations réalisées par le groupe dans le domaine de la pop. Avant-gardiste, muzak, ambient, post kraukrock, velvetienne, minimaliste, lo-fi et même funk, elles explorent l'intensité répétitive et la force hypnotique du son. Un son blême, clinique, cérébral, alimenté par des cordes de guitares horizontales, des accès de basse émoussés, des claviers technologiquement tombés en désuétude (moog, farfisa, etc) et parcouru en contrepoint par la voix flottante, semi comateuse de Laetitia. Superbe!