Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

logo_musiczine

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26872 Items)

B. Connection

Don´t butt in line

Achille Succi est italien, Thomas Gromaire français, Mark Zubek canadien, Chris D. Fluek suisse et Stéphane Mercier belge. Respectivement clarinettiste, guitariste, contrebassiste, drummer et saxophoniste/flûtiste. Ils se rencontrent à Boston lors de jam sessions impromptues. Puis décident de s'associer pour continuer de prendre leur pied lors des concerts. Dans la logique des choses, le quartette finit par graver un premier elpee. Sous la houlette de Dan Lacksman. Son titre? "Dont butt in line". B.Connection s'y libère dans un jazz moderne mâtiné de funk, de rap et de samba ; un style très personnel, mais un peu trop passéiste à notre goût...

The Beatles

Anthology I Free as a bird

Écrit par

Qui donc n'a pas encore entendu parler, en bien ou en mal, du premier volume de cette anthologie consacrée aux Fabulous Four? Pas question cependant de nous transformer en serviles encenseurs ni en dénigreurs aveuglés de principes. Pas la peine, non plus, de vous raconter cent fois les mêmes salades biographiques mille et une fois rabâchées. Ce n'est pas notre rôle. Allons donc à l'essentiel. Que vaut ce box ‘compilateur’ ? Quel est son véritable intérêt? Une chose est sûre, si vous êtes un ‘beatlemaniaque’, vous ne pouvez passer à côté de ce double CD, parce qu'il recèle 60 fragments partagés entre versions inédites, démos, "live", bootlegs (enregistrements pirates, si vous préférez), raretés, sessions de radio ou TV, extraits de collections privées et commentaires des artistes. Une véritable aubaine pour les inconditionnels. Mais une petite déception pour monsieur tout le monde. Reste donc cette chanson qui fait déjà fait couler tellement d'encre: "Free as a bird". Composée par John en 77, elle n'était demeurée qu'au stade de projet. Et sous la houlette de John Martin, de Geoff Emerick et de Jeff Lynne (ELO), elle a été retravaillée par Paul, George et Ringo, non pas dans les célèbres studios d'Abbey Road, mais dans ceux de Mc Cartney. Une chanson qui devrait être suivie par deux autres, conçues dans le même esprit et suivant la même technique. Deux inédits dont la sortie est prévue pour l'année prochaine. Programmés en même temps que les deux autres "Anthology". Faut pas rêver! "Free as a bird", n'en déplaise aux censeurs, est une composition au feeling unique, une petite perle de pop song hymnique, contagieuse dont seuls les Beatles ont  gardé jalousement le secret. A croire que lors des sessions d'enregistrement, l'âme de John était présente... Et si vous n'avez pas encore eu le loisir de découvrir la vidéo, tournée par Jo Pytka, réputé pour la qualité de ses tournages publicitaires (Nike et Pepsi, pour ne pas les citer), sachez que ce remarquable clip épingle la bagatelle de plus de 80 références à l'histoire des Beatles. Un véritable puzzle!

 

Belly

King / Now they will sleep

Responsable d'un chouette premier opus en 93, la bande à Tanya Donnelly ne pouvait obtenir qu'une confirmation de ses excellentes dispositions sur "King". Pourtant, en écoutant le single, "Now they'll sleep", nous nous sommes quelque peu inquiétés. Pas tellement à cause du titre maître, mais des trois morceaux complémentaires. Enfin, comme il ne s'agissait que d'un EP, nous supposions que l'album allait remettre les pendules à l'heure. Il a malheureusement fallu se rendre à l'évidence. "King" souffre du même mal. Problème de production? Difficile à croire, lorsqu'on sait qu'elle a été assurée par Glynn Johns, dont la réputation passe par la mise en forme d'œuvres des Beatles, des Stones, du Who et même de Clash. Problème d'ingénieur du son alors? Pas sûr, mais probablement. Jack Puig a surtout eu l'habitude de travailler pour des groupes plus revivalistes, comme les Black Crowes. Et à notre humble avis il s'est évertué à rendre le son plus filandreux, plus étouffé, opération davantage adaptée aux groupes des seventies qu'aux groupes de popcore. Résultat des courses, hormis "Red", "Seal my fate", "Now they'll sleep" et le titre maître, la musique de Belly a perdu une grosse partie de sa spontanéité. Une preuve irréfutable? L'extra CD de trois démos qui accompagne l'opus. En édition limitée, il faut le souligner. Pas de production. Mais un feeling incroyable qui donne aux compositions une toute autre dimension. Acérées, pétillantes. Comme on les aime. Dommage, car avec une finition plus judicieuse, "King" aurait pu figurer parmi les albums de l'année. Ce qui n'empêchera, bien sûr, pas celui-ci de bien se vendre, puisqu'il a déjà atteint le top 5 en Belgique...

 

Bly

Winch Electric Pop

Maxi CD pour cet ensemble hexagonal (Courrières, près de Lens) qui avait remporté en 93 l'‘All Access Aeronef’, concours qui regroupait la bagatelle de 80 groupes issus du Nord de la France. Un ensemble particulièrement contaminé par la noisy pop et même le noisy rock. De My Bloody Valentine, Slowdive et de Dinosaur Jr pour ne rien vous cacher. Une électricité pop mélodique, hypnotique, mordante, conduite par des guitares en distorsion permanente, mais en harmonie constante. "Winch Electric Pop" est plutôt bien fichu, mais pas révolutionnaire. N'en déplaise aux révoltés du Bounty. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de l'album...

 

Bomb The Bass

Clean

En 1989, Tim Simenom commettait un premier album de hip hop revu et corrigé par la technologie, vision qui s'élargissait à la pop deux ans plus tard avec "Unknown territory?". Une nouvelle dimension qui allait lui permettre de remixer des compositions de Neneh Cherry, Depeche Mode, Björk ou même de Gavin Friday, pour lesquel il allait d'ailleurs s'investir en collaborant à la confection d'un album. Aujourd'hui Bomb The Bass se veut plus éclectique. Invite une pléiade d'artistes, parmi lesquels on retrouve Sinnead O' Connor, Jah Wobble et Keith Leblanc. Mais ne parvient finalement qu'à glisser vers l'ambient. Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'entendre le nouveau single "One to one religion". Il est clair (!) que l'ensemble du CD est de la même trempe.

 

Boneclub

Bellow

Boneclub est un quintet yankee (Minneapolis St Paul) dirigé par les frères Arashiba. Dacey, guitariste. Et Andrew, chanteur. Ce dernier secrétant des inflexions vocales proche d'Eldritch. Autre Andrew, mais sensiblement plus célèbre. Ce qui pourrait expliquer pourquoi cet ensemble issu d'outre-Atlantique conduit une mission (!) dont le Cult (!) promet le Nirvana (!). Question d'explorer un gisement métallique enclavé entre le post punk et le grunge. Un minerai précieux, mais sombre dont la puissance crépitante et l'intensité dramatique se dissout dans la mélodicité des riffs de guitares...

 

Bone Thugs N Harmony

E 1999 Eternal

Ce quatuor californien (LA) ne figure certainement pas parmi les plus rigolos de la planète. Rien qu'en observant la pochette, on attrape déjà des frissons dans le dos. Des crânes, des squelettes, des os et autres vestiges cadavériques nous plongent virtuellement dans le monde des trépassés. Vous êtes donc mis au parfum! (NDR : qui à parlé d'encens?) On a même droit, en guise d'épilogue, à une oraison funèbre écrite à la mémoire de feu Eric-E-Wright (Rip). Hormis toutes ces considérations morbides, Bone Thugs-n-Harmony est probablement ce que nous avons entendu de mieux dans le domaine du hip hop depuis Cypress Hill. Evidemment, la musique est sombre, glaciale, oppressive. Mais les samplings rares. Et la recherche mélodique excellente. Enfin les jacassements habituels font ici place à des effets vocaux dont les harmonies sont du plus bel effet...

 

Boo Radleys

Wake Up

A force de vouloir approcher l'esprit pop le plus pur des Beatles, les Boo Radleys vont finir par se faire taxer de plagiaires. Bien sûr le combo est issu de Liverpool. Mais comment parvient-il à vampiriser la moelle des Fab Four et en particulier les globules responsables du spectorien "Let it be", du "Double Blanc" à l'existentialisme dérangeant, de l'audacieux "Revolver", du psychédélisme satiné de "Magical Mystery Tour", de la sophistication opulente d' "Abbey Road" et de l'indispensable concept "Magical Mystery Tour", sans pour autant vendre son âme. C'est à la fois un mystère et une performance. Car les chansons de ce "Wake up" sont tout à fait conventionnelles. Ambitieuses, mais à des années lumière de la vision noisy pop ‘mybloodyvalentinesque’ manifestée sur les premiers elpees. La pop parfaite? Sans doute! Mais qui doit affronter un énorme handicap. Celui de ne pas avoir été réalisé par les Beatles eux-mêmes...

 

Boris & His Bolshie Balalaika

Psychic Revolution

Début des années soixante, ce fils de diplomate russe passe à l'ouest. Il accompagne sa famille qui se fixe alors en Suède, pour fuir le régime soviétique. Dès 1967, Boris assiste aux prestations légendaires de Jimi Hendrix, à Stockholm. Ce sera le déclic. Il quitte son domicile en emportant la balalaïka de son père. Expérimente le théâtre rural, lorsqu'il n'accorde pas d'aubades aux passants. Cette situation le pousse à militer en faveur des opprimés. Et notamment des victimes du totalitarisme. Quoi de plus normal. Si bien qu'en 1985, il se retrouve en Hongrie aux côtés des étudiants qui se battent pour être libérés du joug de l'Est. Vu ses antécédents, Boris se retrouve au goulag. Jusqu'en 1978. Il retrouve alors sa famille en Angleterre pour y mener une vie plus conventionnelle. Mais en 1983, le virus de la musique le reprend. Il participe au festival de Stonehenge l'année suivante où il fait un véritable tabac. Bien que multipliant les prestations scéniques, Boris n'accepte d'enregistrer son premier album qu'en 1992, "Psychic Revolution". Un disque qui vient enfin d'être distribué chez nous. Pendant plus d'une décennie, il s'est évertué à fignoler son mélange de folk song traditionnel russe et de space rock improvisé. Et cet opus est le résultat de son travail. On y retrouve, bien sûr, deux covers d'Hendrix, "Purple Haze" et "Voodoo Chile", et puis sept fragments néo psychédéliques du meilleur acabit.

 

Boss Hog

Boss Hog

Jonathan Spencer et Christina Martinez sévissaient autrefois chez la formation new-yorkaise Pussy Galore. Ce qui doit vous donner une petite idée du style pratiqué par Boss Hog depuis 1989. Enfin presque. Puisqu’avant de fixer leur choix sur Mrs Hollis Queens aux drums et sur l'ex-Swans, Jens Jurgensen à la basse, le duo de base a vu défiler une kyrielle de musiciens. Bref revenons à ce quartette qui pour enregistrer cet opus éponyme a bénéficié du concours de Steve Fisk (Nirvana, Afghan Whigs, Wedding Present) à la production. Boss Hog y cabriole à travers une série vertigineuse de styles différents. Punk, country, metal, blues, funk. Mais aux contrastes viscéralement austères (Sonic Youth), à l'intensité grinçante (Big Black) et au climat sordide, marécageux, malsain (Beefheart). Faut dire que la présence de Christina n'y est pas étrangère. Après avoir pavané une image ‘sexploitée’ au sein de Pussy Galore, elle manifeste aujourd'hui une attitude plus glam, sophistiquée, bien que subversive et ambiguë, libérant à travers ses lyrics outrage et anomie. Un album fort intéressant ponctué de trois petites perles. Le venimeux "White Sand" avec ses chuchotements à la Polly Harvey. Le post no-wave (Swans?) "Walk in", à cause des inflexions vocales de Christina qui épousent celle de Jarboe. Et enfin le spectral "Texas" lacéré d'accès de violon et de violoncelle à la manière de la bande sonore du "Psychose" d'Hitchcock!

 

David Bowie

Outside

Victime d'un trou de mémoire de plus de dix ans, Bowie semble avoir retrouvé ses esprits depuis 1993. Concocté sous la houlette de Nile Rodgers, "Black tie, white noise" le réconciliait enfin avec son public de la première heure. Une œuvre qui n'a pourtant pas récolté le succès escompté, mais qui avait au moins le mérite de poser les jalons de sa réhabilitation. En publiant "Outside", il vient définitivement de reprendre sa marche vers le futur. Un peu comme si la dernière décennie n'avait existé que dans un mauvais rêve. Une œuvre ambitieuse, difficile, conceptuelle, abordée avec le même esprit que l'indispensable trilogie berlinoise "Low", "Heroes" et "Lodger". Normal, me rétorquerez-vous, puisque Brian Eno est à nouveau dans le coup. Et le mage de l'ambient a pris une part prépondérante dans la mise en forme d'"Outside", premier volet d'un conte d'épouvante, d'anticipation, qui met en scène des personnages détraqués et morbides. Une projection poussée à l'extrême de l'avenir de notre civilisation, tant du point de vue social qu'artistique. Musicalement, si vous ne connaissez Bowie qu'à travers sa période post "Let's dance", vous risquez fort de tomber des nues. La pop n'a plus voix au chapitre que pour tramer la ligne mélodique du vocal de Bowie. Un vocal à la dextérité vertigineuse mis au service de 14 tableaux différents alignés dans sa galerie sonore. Septante-cinq minutes possédées par la fusion glauque du funk, du rock, de la techno, de la jungle, du jazz, du rock, du glam, de l'avant-garde et de l'ambient. Une ambient exacerbée par les interventions spectrales du piano de Brian Eno, intensifiant à l'extrême les sentiments de tension, de frayeur, d'angoisse et de passion. Probablement un album de la décennie!

 

Buffalo Tom

Sleepy eyed

Pour enregistrer son nouvel elpee, le trio de Boston a fait appel à John Agnello à la mise en forme. Un maître ciseleur qui s'était surtout illustré dans le passé en produisant les premiers albums de Dinausor Jr et le dernier de Cell. Un choix qui inévitablement replonge Buffalo Tom dans son popcore juvénile. Avec des mélodies protéinées de riffs de guitares crépitants, déchiquetés, énergiques, ses drums coléreux et le vocal sableux, écorché de Bill. Un album classique pour le combo yankee. Quatorze titres parmi lesquels le single "Summer", le beatlenesque "When you discover", un "Souvenir" très Costello et le superbe "Kichten Door", infecté d'accès d'harmonica sulfureux, méritent la palme. Le popcore dans toute sa splendeur!

 

Burma Shave

Zeal

En 1993, cette formation batave bénéficiait du concours de Magic Stick pour remasteriser son premier opus. Inévitablement, cette deuxième mouture portait la griffe du drummer d'Urban Dance Squad. Changement radical de style pour "Zeal" qui n'exprime plus ses vertus funkysantes à travers le trash métal, mais bien le grunge. Une conséquence plus que probable de l'absence de leur ingénieur du son fétiche ; car hormis l'insidieux "Da's garden", la plupart des compositions s'étirent douloureusement sur un lit de riffs gras et poisseux, dégoulinant de vocaux paresseusement écorchés, sans doute inspirés de feu Kurt Cobain…

 

Black Grape

It´s great when you´re straight... yeah

Lorsque Happy Mondays a splitté, plus personne n'aurait osé parier un penny sur Shaun Ryder. Complètement ravagé par la drogue, junkie dans sa phase la plus aiguë, il préparait soigneusement son voyage dans l'au-delà... Surprise! Totalement désintoxiqué, Shaun vient de remonter un nouveau groupe : Black Grape. En compagnie de son inséparable pote Bez, de l'ex-guitariste de Paris Angels, Wags, ainsi que du tandem Lynch/ Leveridge issu du défunt Ruthless Rap Assassins. Un Paul ‘Kermit’ Leveridge qui assure les lyrics de toutes les chansons. A caractère sociopolitique, pour ne pas dire anticapitaliste, ils ont déclenché une réaction épidermique de l'establishment, dès la sortie du premier single "Reverend Black Grape". Et dans la foulée provoqué son éviction des charts d'ITV. Une composition attisée par un harmonica sulfureux qui ouvre cet opus d'excellente facture, même s'il concède quelques fragments plus dispensables. Mais qui recèle surtout de petites perles de funk/rap/punk/soul/psycho/techno/house excitantes, juvéniles, allègres et irrésistibles. Un peu comme si elles étaient nées dans ce célèbre et fameux troisième (et non pas huîtrième!) parc des Mondays, "Pills, Thrills and Bellyaches". Et notamment "Submarine", "In the name of the father", "Killing's heroes" et "Little Bob". Des perles au groove lunatique, fiévreux, parfois cuivré, savoureusement et férocement urbaines. Un retour aussi surprenant que réconfortant...

 

The Black Sorrows

Lucky Charm

Au fil de ses albums, Black Sorrows se rapproche de la perfection. Dans un style emprunté à la fois à Dylan, Springsteen, Hothouse Flowers et Rod Stewart, qu'il exécute avec la plus grande sophistication. La mélodie est parfaitement prévisible. Le rythme toujours maîtrisé ne perturbe jamais. Les lyrics épousent les clichés naturalistes les plus complaisants. Les arrangements sont irréprochables. Mais l'émotion est absente. Une pop dont les sonorités sont pudiquement parfumées de rythm'n blues, de jazz, de dixieland, de cajun, de tex mex, de reggae et de zydeco. Un peu comme si l'interprétation de Mark Knopfler du Dire Straits était devenue exsangue de toute passion.

 

Blameless (UK)

The signs were all there

Issu des brumes du Yorkshire, ce quartette n'en est qu'à son premier opus. Et pour un coup d'essai, il faut reconnaître qu'il a réalisé un coup de maître... Un disque qui baigne dans une électricité tellement vivifiante, tellement rafraîchissante, que nous ne pouvons nous empêcher de penser aux ondes diffusées par le fameux single de Radiohead, "Creep". Faut dire que la production a été confiée à Paul Kolderie et à Sean Slade. Equipe responsable de la mise en forme des œuvres du groupe de Thom E Yorke. Mais également de Hole, Buffalo Tom et de Juliana Hatfield. Blameless joue en même temps sur l'ambiguïté entre la sensibilité mélodique insulaire, héritée de groupes du début des eighties comme Chameleons ou plus new wave comme The Sound, et l'énergie métallique du post grunge yankee. Pensez à Dig, Smashing Pumpkins et à Stone Temple Pilots. Le timbre vocal extraordinaire de Jareds parvenant même à faire glisser ses inflexions entre celles de Weiland (STP) et de Sting. Une référence! "The signs were all there" recèle cependant l'une ou l'autre composition semi acoustique. Plus conventionnelle, mais toujours aussi savoureuse, et notamment "Sympathy", ballade dont la force émotionnelle effleure la célèbre interprétation du "Hang on to a dream", commise fin des sixties par le Nice. Blameless? Irréprochable! C'est le cas de le dire...

Bloodhound Gang

Use your fingers

Sorry, mais après trois titres nous avons dû jeter l'éponge. Daddy Long Legs et Jimmy Pop ont beau faire un malheur sur la scène hip hop yankee, ils n'arriveront jamais à la botte des Beastie Boys ou de Public Enemy, auxquels ils sont régulièrement et maladroitement comparés. Des lyrics à la limite du ridicule, des samples qui oscillent du plus facétieux au plus référentiel, des bruitages luxuriants, un tempo ‘fast food’, des vocaux inévitablement rapés... Tout un arsenal de caractéristiques qui nous pousse au zapping!

 

 

 

The Blue Aeroplanes

Rough Music

En une décennie, les Blue Aeroplanes ont consommé la bagatelle de vingt-neuf musiciens et surtout réalisé six albums (huit en comptant les deux compiles) en tous points remarquables. Même Michaël Stipe et Peter Buck de REM leur vouent une grande admiration. Et pourtant le groupe ne rencontre toujours qu'un succès trop confidentiel. Une explication? Le côté assez intello des textes plus récités que chantés, un peu à la manière de Mark E. Smith, par son leader charismatique et poète avant-gardiste, Gerald Langley. Une poésie bohémienne qui alimente un panorama instrumental semi-psychédélique, semi-acoustique, riche, fastueux même, destiné à vous entraîner dans un cyclone de mots, d'images et de sons. "Rough Music" n'échappe pas à la bonne règle. Il exerce toujours une même fascination et libère une fraîcheur toute intemporelle...

Blur

The great escape

A l'issue de la sortie de son premier elpee, Blur incarnait le meilleur ambassadeur de la pop britannique. Au deuxième, il n'était plus qu'un groupe secondaire... La presse britannique venait ainsi, suivant sa mauvaise habitude, de brûler ce qu'elle avait adoré. Un peu hâtivement, car aujourd'hui, elle fait complètement volte-face en présentant ni plus ni moins Blur, comme les nouveaux Beatles. Et Oasis alors? Personnellement, nous aurions plutôt opté pour les Kinks... Damon Albon, chanteur du groupe, vient de déclarer qu'il voulait devenir le plus grand groupe anglais en Angleterre. Précisant même qu'il n'en avait rien à cirer du nombre de disques vendus outre-Manche! Voici donc le nouveau Blur, "Great escape". Un disque qui s'inscrit parfaitement dans la lignée du précédent, "Park life". C'est à dire un pastiche de la pop insulaire destiné à faire vibrer la fibre nationale. A quand une nouvelle version du "God save the Queen"? Selon toute vraisemblance, le combo sera invité à composer l'hymne de l'‘Euro 96’, coupe d'Europe de football, qui se déroulera en juin de l'année prochaine dans l'Albion. A moins que ce ne soit Oasis! Ou même un troisième larron, si la fédération décide de départager les deux antagonistes. Bref, revenons à notre morceau de plastique découpé en seize fragments. Depuis le percutant et même complexe "Stereotypes" à la version française de "To the end (la comédie) interprétée en compagnie de Françoise Hardy, en passant par les singles "Country house", "Best days", les désopilants "Charmless man" et "Fade away", "Top man" dans une sorte de new wave décontractée, le ‘rollingstonien’ "Mr. Robinsons'Quango", le ‘pulpien’ "It could be you", le féroce "Globe alone", le ‘fallien’ "Entertain me", l'atmosphérique "He thoughts of cars", etc. Un disque qui comporte inévitablement quelques petites faiblesses, mais qui en vertu de sa durée (plus d'une heure!) mérite franchement de figurer parmi les meilleurs albums de l'année...

 

Bush

Sixteen Stone

Bush (rien à voir avec Kate) nous vient de Londres, pas de Seattle. Et pourtant sa musique est profilée suivant une perspective post grunge sensiblement proche de Screaming Trees, Smashing Pumpkins et autre Stone Temple Pilots ; la voix de Gavin naviguant quelque part entre le timbre de Greg Dulli (Afghan Whigs), d'Eddie Vedder (Pearl Jam) et de feu Kurt Cobain. Vous imaginez sans doute que ce "Sixteen Stone" baigne dans un climat sombre, déprimant. Vous avez assurément raison. Mais le groupe ne se contente pas d'y épancher son spleen, son désenchantement. Il aborde d'autres sujets avec sarcasme comme l'égoïsme, la sexualité ou les sectes religieuses. Beaucoup de guitare donc sur cet opus qui a bénéficié de la production de Clive Langer et d'Alan Winstanley (Costello, Byrne). Des guitares sursaturées, vibrantes, acérées, volcaniques, mais également mélodiques, gémissantes, et voluptueuses. Et puis un zeste de violon, question de vous  donner l'eau à la ‘Bush’...

 

The Cassandra Complex

Work 1.0

En quinze titres, ce "Work 1.0" retrace le chemin musical parcouru par Rodney Orpheus. Des fragments issus de huit des ses albums, un remix, mais pas d'extrait du live "Feel the Width". Des titres essentiels comme "Moscow Idaho", "Datakill", "Kill your children", "Let's go to Europe", etc., caractéristiques du style hybride, cyberpunk, frénétique et passionné pratiqué par Cassandra Complex depuis presque dix ans...