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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Colm

Serum

Paradoxal, mais lorsqu'un ensemble français a bonne presse aux Iles Britanniques, systématiquement on le frappe d'ostracisme dans son pays natal. Pensez aux Thugs, par exemple! Colm semble rencontrer les mêmes difficultés. Le Melody Maker lui a même concédé le rôle de chaînon manquant entre Teenage FanClub et Levitation, alors que la presse d'outre-Quiévrain ne pipe mot de son premier album. Un véritable scandale compte tenu de la qualité de ce "Serum". Un disque qui catalyse avec nuance, conviction, arrogance, rage et frustration les dynamiques de l'électricité pour atteindre l'émotion la plus pure. Impressionnant !

 

Collection d’Arnell-Andrea

Villers aux Vents

Les trois premiers albums de Collection D'Arnell Andrea projetaient des images romantiques, impressionnistes, réminiscentes de la Renaissance française, langage sonore éthéré, atmosphérique, sis à mi-chemin entre Cocteau Twins et Dead Can Dance. Si le nouvel opus demeure toujours sous l'emprise du passé, il aborde une époque plus vivace en nous plongeant dans l'univers sombre de la Grande Guerre 14-18. Le symbolisme de la poésie, essentiellement composé dans la langue de Voltaire, glisse sur des paysages de croix de lisière, d'arbres mutilés et de souvenirs indélébiles. Coproduit par Gilles Martin (Bel Canto, Tuxedo Moon), "Villers aux Vents" éveille ainsi de douloureux tableaux d'un théâtre de ruines, de boue et de tranchées ; évocation soulignée de cordes de guitare cinglantes, saturées, de rythmes métronomiques, minimalistes et emplie de ravissement mystique par la voix impassionnelle, frémissante et limpide de Chloé St Liphard...

 

Lloyd Cole

Bad Vibes

Nous pensions sincèrement que cet artiste écossais (Glasgow) avait perdu le feu sacré depuis la séparation de ses Commotions, en 1989. Pas que ses albums étaient de mauvaise facture. Mais trop prévisibles, ils calquaient trop leur profil sur son chef d'œuvre "Rattlesnakes". Même ses racines insulaires, il avait fini par les sacrifier sur l'autel du rock yankee mélancolique. Faut dire que son exil à New York n'a rien fait pour arranger les choses. Une situation entretenue par les différents contacts que Lloyd a multiplié auprès des musiciens du coin. "Bad Vibes" opère cependant un virage à cent quatre-vingt degrés. Hormis le titre qui ponctue le disque, il fait la part belle au pop insulaire. Délicat, soigné et rafraîchissant il épouse le profil scintillant, félin, troublant d'un House Of Love, tout en lorgnant dans le jardin mélodique des Beatles. Superbe!+

 

Codeine

The White Birch

Tout trio plongé dans un bain de Seattle en ressort éclaboussé de grunge. Pour Codeine, ce théorème sub pop n'a jamais été d'application. Le premier elpee, "Frigid Stars", le mini album "Barely Reals" et le nouvel opus "The White Birch" en sont les plus belles démonstrations. A l'instar d'American Music Club, Codeine secrète une électricité blanche, mélancolique, torturée, douloureuse ; une électricité taillée dans les cordes de guitare grinçantes, dévastatrices, chargées de feedback. Mais cette sécrétion écorchée par la voix geignarde de Stephen Inmerwhar, est un peu à la manière de Cowboy Junkies, pétrifiée par un tempo étrangement languissant, presque paralysant...

 

Gilby Clarke

Pawnshop guitars

Album solo pour le nouveau guitariste de Guns N’ Roses qui remplace Izzy Stradlin depuis l'enregistrement de "Spaghetti incident". Gilby possède un talent certain. Il a une chouette voix ; et puis ses compositions inspirées essentiellement par les Stones, T Rex et surtout les Beatles possèdent une trame pop élégante et contagieuse. Des artistes comme Frank Black et le drummer de Skid Row, Rob Affuso, sont même venus lui prêter main forte. Malheureusement, Gilby multiplie inutilement les soli de guitares aussi intempestifs que gratuits. La présence de la bande à Slash y est sans doute pour quelque chose. Car même des classiques comme "Jail guitar doors" du Clash, et Dead Flowers des Stones sont également contaminés par le virus nombriliste. Dommage!

 

Eric Clapton

From the craddle

Vu l'ampleur de la vague revivaliste qui secoue le blues depuis quelques années, nous nous étonnions de ne pas voir Eric Clapton davantage impliqué dans ce mouvement auquel il fait aujourd'hui figure de référence. Dernièrement, il s'était bien manifesté par la confection d'un album ‘unplugged’, acoustique si vous préférez, né de l'enregistrement d'un set live pour "MTV". "From the craddle" célèbre le retour du blues électrique. Il épingle seize covers de classiques signées Muddy Waters, Freddie King, Jimmy Rogers, Elmore James, Lovell Fulsom et bien d'autres. Une œuvre pour laquelle il s'est entouré de son groupe patenté, mais également de quelques illustres musiciens de studio, parmi lesquels figurent d'ex-collaborateurs de Muddy Waters. Et si cet opus ne fera pas avancer le schmilblick d'un pouce, il risque fort d'enthousiasmer les nombreux aficionados d'un style cueilli "From the craddle"...

 

The Church

Sometime Anywhere

Victime de dissensions internes depuis deux bonnes années, Church a bien failli rendre son dernier souffle.

Flashback ! Début 1992, Marty Wilson Piper revient de son intérim passé chez All About Eve. Première constatation, Richard Ploog a cédé ses baguettes à Jay Dee. Ce qui n'empêche pas le groupe kangourou d'enregistrer l'excellent "Priest = Aura", puis de partir en tournée. Un périple qui sera cependant abrégé par un nouveau départ, celui du deuxième guitariste Peter Kopper. A l'issue de ce fâcheux épisode, Marty et Steve Kilbey décident de se retirer quelques mois de la scène musicale, le temps de faire le point sur le futur du combo. Finalement, mi 93, le duo décide de se remettre au boulot et concocte ce "Sometimes Anywhere". Quelques musiciens de studio participent bien à la confection de cet opus, mais en général les deux comparses se partagent l'essentiel du travail. Et finalement, "Sometimes Anywhere" ne diffère guère des précédents elpees. Treize titres qui tout en épousant un sens mélodique proche du House Of Love le plus romantique, macèrent dans un univers psychédélique presque floydien. Les cordes de guitares sont cristallines, limpides, le tempo lancinant, énigmatique, les harmonies vocales tendres, veloutées, les arrangements soignés, atmosphériques, la texture mélodique complexe mais irrésistible. Un chouette album !

 

Chumbawamba

Anarchy

Considéré à ses débuts comme formation anarcho punk, Chumbawamba adopte, depuis le début des nineties, une attitude beaucoup plus réfléchie. En fait, si la formation de Leeds continue de combattre toutes les formes d'injustice sociale ainsi que la philosophie politique capitaliste, qu'elle juge pour responsable de la montée du fascisme –le single "Enough is enough" en est probablement le plus beau témoignage– elle l'exerce d'une manière moins spectaculaire. Dans le passé, le groupe s'est régulièrement illustré à travers des attitudes provocatrices, pour défendre ses idées. Figurez-vous qu'à l'issue de l'épisode des Falklands, les musiciens n'ont pas hésité à scander des slogans hostiles lors des parades militaires organisées en l'honneur de l'armée britannique. Il leur arrive également de se peinturlurer le corps en rouge ou de se teindre les cheveux en vert. Récemment, ils ont même décidé de se nourrir exclusivement de porridge (NDR: Beurk!) et d'épluchures de pomme de terres (NDR: les déchets au menu, les tubercules à la poubelle!). Et pour illustrer la pochette d'"Anarchy", ils ont choisi le moment précis de l'accouchement où le nouveau-né commence à sortir la tête... Si leurs idées sont fondamentalement demeurées identiques, il n'en est pas de même pour leur musique. Sauvage et vindicative à ses débuts, elle adopte, depuis trois albums, un profil beaucoup plus soft, plus sophistiqué, plus pop. Un style comparable à Electronics et à Saint Etienne, auxquels Chumbawaba voue une grande admiration. Avec des samplings capricieux, un peu comme chez Carter USM. Agit pop!

 

Chuck

The importance of being Chuck

Son hard cold funk mâtiné de rap, de house, de rock, de blues et de reggae s'inscrit dans la lignée de Parliament et de Funkadelic. Ses messages politiques acerbes, impétueux, à l'encontre des injustices et des inégalités sociales qui sévissent dans l'Amérique contemporaine se traduisent inévitablement dans ses lyrics. Le groupe ne se prive donc pas de casser du ‘Chuck’ sur le dos d'un système à qui il reproche de marginaliser les gens de couleur et les miséreux, sous le couvert d'un idéal illusoire de puissance et de liberté... (Tu me passes le lait?)

 

Christian Death

The Rage of Angels

A ne plus rien y comprendre! Auteur d'un album live commis en compagnie de son nouveau groupe Shadow Project, Rozz Williams a décidé de remonter en même temps le mythe californien, en compagnie d'Eva O. Et d'enregistrer sous cette formule un nouvel opus : "Rage of Angels". Un disque qui baigne inévitablement dans l'univers gothique sombre, distordu, austère et nauséeux des "Only theatre of pain", "Death wish", "Catastrophe Ballet" et autre "Ashes"... Ponctué d'une cover de "Panic in Detroit" de Bowie, il manque cependant de relief. La guitare est beaucoup trop tendre, étouffée, timide, et ne parvient jamais à élever le sens mélodique à son niveau le plus cruel, le plus douloureux, le plus intense. Sans la râpe de Valor (NDR : qui a mis un terme à son existence, voici quatre ou cinq ans), ce Christian Death est cliniquement mort!

 

 

 

Chris & Carla

Shelter for an evening

Les Walkabouts jouissent d'une réputation d'enfer sur la scène de Seattle. Parce que leur folk rock post moderne, chargé de poésie visionnaire et de passion mélancolique, s'inspire surtout de Neil Young, de Violent Femmes et de Clean. Chris Eckman et Carla Torgunsen, guitaristes et vocalistes du groupe ont accompli une tournée en Allemagne au début de cette année. "Shelter for an evening" épingle douze fragments enregistrés lors de leur passage à Hambourg et à Cologne. Malheureusement, nonobstant la virtuosité des musiciens, capables d'extraire des émotions fortes de leurs cordes de guitares minimalistes, malgré la conjugaison parfaite des timbres vocaux, l'œuvre suscite au fil du sillon une profonde lassitude. Sans la participation des trois autres musiciens, ce duo de folk song ne ressemble qu'à un autre groupe de folk song...

 

Toni Childs

The woman´s boat

Avant d'enregistrer son premier album solo en 1988, disque pour lequel elle avait décroché le ‘grammy’ de la meilleure nouvelle artiste et de la meilleure performance vocale féminine ("Union"), Toni Childs a vécu un véritable parcours de combattant. Fugueuse à 15 ans, elle s'est rendue à Los Angeles pour chanter dans les petits clubs de blues locaux. Progressivement, elle a investi l'un ou l'autre combo ; pour finalement atterrir chez Toni and the Movers. Un ensemble au sein duquel elle séjournera deux ans en compagnie du futur Bangles, Micki Steele, et du futur Red Hot, Jack Sherman. En 1981, elle met le cap sur Londres et fonde Nadia Kapichi en compagnie de David Rhodes (Peter Gabriel), Mike Cotzi (Shriekback), Martin Swaine (Waterboys, World Party) et Steve Creese (World Party également). C'est au cours de cet épisode, qu'elle va prendre goût à la ‘World music’, et en particulier à la musique indienne. On comprend mieux pourquoi sur son second opus elle a fait appel à une telle équipe de musiciens hindous. Qui se partagent tamboura, sarangi, mridangam, tavil, nyatti, moorsing, tabla et didgeridoo. Africains également. Notamment le trio a cappella Zap Mama. Et puis des illustres personnages comme Peter Gabriel, Robert Fripp et Kurt Wallinger (World Party). Si Toni a également recours aux samples et à la boîte à rythmes, c'est surtout son talent vocal qui est mis en exergue sur cette œuvre. Une voix ample, poignante, remarquable, qui rappelle parfois celle de Tracy Chapman, mais en plus voluptueux ; une voix qui s'épanche en thèmes universels, comme celui de l'inévitable cycle naissance, mort et renaissance...

 

Vic Chesnutt

Drunk

Victime d'un grave accident de voiture à l'âge de 23 ans, Vic Chesnutt s'est retrouvé hémiplégique et partiellement paralysé d'un bras. Il a donc réappris à jouer de la guitare. Et à force de volonté s'est remis à composer. Pourtant, il a fallu que Michael Stipe (REM) le pousse à entrer en studio. Ce qui explique pourquoi Vic n'en est qu'à son deuxième album. Il reconnaît pour principal défaut, son penchant pour la divine bouteille. Mais c'est en état d'ébriété qu'il parvient à sortir le meilleur de lui même tout en exorcisant, à travers ses lyrics, sa déprime, son amertume. Comme sur ce "Drunk" où il alterne compositions country folk sirotées dans la plus pure tradition américaine et morceaux plus intenses, plus rock, plus électriques, imbibés de la conscience de Billy Bragg ou de Randy Newman...

 

Channel Zero

Unsafe

Écrit par

Bien que fondé en 1990, Channel Zero en est à son troisième opus. Un disque qui a été enregistré à New York sous la houlette de Michaël Barbiero (Metallica, Soundgarden, L7, Slash), alors que le précédent avait été produit à Nashville par Vinnie Paul, drummer de Pantera. De solides références pour cet ensemble belge dont le trash metal sauvage, redoutable, impitoyable est de la même veine que celui d'Helmet. Un seul reproche, la présence de clichés trop souvent empruntés à Alice In Chains. Sans quoi, dans l'univers du hardcore, cet "Unsafe" est loin de faire pâle figure...

 

Cement

Cement

Un bassiste impliqué successivement chez les Barking Spiders Acrophobic, puis les Agrobatics Troups, un guitariste qui a joué chez les Beer Nuts et un drummer qui a transité par une foule de combos, parmi lesquels les moins anonymes répondent au nom de Pygmy Love Circus et de Murder I Exile, ne constituent pas des informations suffisantes susceptibles de provoquer dans votre esprit une réaction de prise rapide. Par contre, si vous ajoutez comme hydrofuge la présence de l'ex-chanteur de Faith No More, Chuck Mostley, vous améliorerez le processus de durcissement. Parce que Cement manœuvre sur un chantier sonore contigu. Avec ce petit côté grunge qui colle à l'air du temps, un sens du pastiche particulièrement aiguisé et quelques incursions dans le folk alangui, ouaté, question de mettre en évidence, le talent de guitariste acoustique de Chuck...

 

Blur

Parklife

Pour le commun des mortels, Blur est le responsable du hit single "Girls And Boys", une chanson dont la version electro disco, revue et corrigée par les Pet Shop Boys, fait aujourd'hui un véritable tabac dans les charts internationaux. Et pourtant, le quintet insulaire (Colchester) compte déjà trois albums à son actif! Produit par Stephen Street (Morrissey), "Parklife" se révèle, dans l'ensemble, palpitant. Dans l'ensemble, puisque son ventre mou (!) s'abandonne un peu trop facilement dans la romance mielleuse, un peu comme si Style Council s'était vu priver de ses propriétés jazzyfiantes. Un intermède qui par bonheur n'excède pas quatre fragments. Pour le reste, l'opus recèle quelques morceaux post mod, post adolescents de la meilleure veine. Le hit en puissance "London Love", par exemple. Et puis une composition monochrome, déchirante, à laquelle Laetitia Sadier (Stereolab) et l'acteur Phil Daniels sont venus apporter leur concours aux backing vocaux ("To The End").

 

The Bluerunners

The Château Chuck

Encore un groupe qui nous vient de la Nouvelle Orléans. Un quintet qui pratique le punk zydeco. Pas besoin de vous expliquer la nature du punk. Mais qu'est-ce que le ‘zydeco’? Une forme de ‘roots’ coincée quelque part entre le country et le cajun. Un mélange subtil entre cultures américaines, françaises et africaines. Le punk lui donne donc davantage d'énergie et d'efficacité. Et puis surtout un groove basique, sauvage qui fouette vigoureusement et savoureusement l'instrumentation traditionnelle (accordéon, violon) voire insolite (washboard, djembe). Chouette et rafraîchissant !

 

Blue Öyster Cult

Cult classic

Les New York Dolls et Blue Öyster Cult ont ouvert, début des seventies, la voie à un rock métallique et décadent, style parodique, excessif, outrageant qui correspondait à l'évolution des mœurs chez les Dolls et à l'agression mécanique, sinistre, précise, calculée, programmée chez B.O.C.. Le culte de l'huître bleue va malheureusement évoluer trop rapidement vers une sophistication nocive, avant de revenir dès 79 à un heavy métal suranné et agonisant. Alors que nous pensions que le mythe avait trépassé au beau milieu des eighties, il refait surface d'une manière peu orthodoxe. Comment ? En reciselant, dans le plus grand désordre, toute une série de covers, considérées comme des classiques. Depuis "Cities on flame with rock and roll" à "ME 262" en passant par "Don't fear the reaper", "Godzilla", "This ain't the summer of love" et quelques autres. On reste quand même perplexe pour la suite des événements…

 

Blue Guitars

Waterwings

En 1992, ce quartet batave commettait un superbe album. Une œuvre qui, d'une manière incompréhensible, est totalement passée inaperçue. Pour enregistrer "Waterwings", la bande aux frères Dijkman a de nouveau fait appel au vétéran du punk alternatif Moyo Thompson (Chills, Raincoats, Primal Scream, Fall, Pere Ubu) à la production. Malheureusement, si on retrouve ce cocktail subtil, volatil de country, de folk, de roots et de psychédélisme qui nous avait tant captivés sur "Silverfish", la préparation manque singulièrement d'excitation et surtout de pêche. Un peu comme si leur garage rock avait été volontairement émoussé (Long Ryders? Rain Parade?), pour permettre aux mélodies de se traduire plus facilement dans le langage pop d'Elvis Costello...

 

The Blue Aeroplanes

Life Model

Du line up initial, il ne reste plus que le chanteur compositeur Gerard Langley, le guitariste Rodney Allen et le danseur Wotjek Dmokchouski, personnage qui accompagne le groupe lors des concerts. C'est vrai qu'Angelo Bruschini, le second guitariste prend une part de plus en plus active dans la gestion du groupe, comme par exemple procéder à l'engagement de nouveaux musiciens, mais il n'est pas un membre fondateur. En fait, chez Blue Aeroplanes, hormis ce quatuor de base, c'est la véritable bouteille à encre. Figurez-vous que pour concocter "Life Model", une véritable pléiade de musiciens a collaboré à son enregistrement. Et parmi ceux-ci, la plupart ont déjà transité par le groupe. On a ainsi droit à un total de sept guitaristes! Encore heureux qu'ils ne jouent pas tous en même temps. Il est vrai que depuis 1990, soit depuis la confection de "Swagger", la musique de Blue Aeroplanes est moins hostile, moins expérimentale. Ce qui ne l'empêche pas d'être aussi intéressante. "Life Model" alterne ainsi compositions intimistes, énigmatiques sur lesquelles la voix profonde, laconique de Gerard épanche ses poésies et compositions sauvages, intenses qui palpitent suivant le flux de l'électricité fastueuse et même perverse... Superbe!

 

Luka Bloom

Turf

Alors que pour enregistrer "Acoustic Motorbike", Luka Bloom s'était entouré d'une pléiade de musiciens issus de son Eire natale, et en particulier des Hothouse Flowers, "Turf" a été concocté presque exclusivement en solitaire. Hormis le concours de Mairead Ni Mhaonaigh, du groupe irlandais Altan, invité pour chanter en duo "Sunny Sailor Boy" –meilleure chanson de l'album paradoxalement écrite par Mike Scott– Luka limite son accompagnement musical à sa seule et unique guitare acoustique. Parfois électrifiée, il est vrai. Et puis utilisée dans un contexte propice aux arrangements, c'est-à-dire dans le célèbre studio de Windmill Lane à Dublin. "Turf" souffre quand même d'une certaine uniformité dans le ton, et si les textes, qui traitent essentiellement des problèmes propres aux Irlandais, possèdent un intérêt certain, le climat général baigne dans une certaine morosité...