La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Dribbling Darts

Present Perfect

Groupe néo-zélandais qui relève, comme il se doit du fameux label Flying Nun, Dribbling Darts est drivé par l'ex-Sneaky Feelings, Matthew Bannister. Un personnage qui manifeste un certain génie pop littéraire dans ses chansons bourrées d'imagination et de sensibilité. Tout au long de ce "Present Perfect", il parvient ainsi à mêler rock, pop, rhythm’n’blues, folk et technologie, avec doigté, style et originalité. Un album surprenant qui cherche, et même le plus souvent trouve, le point de rencontre idéal entre la délicatesse mélodique d'un McCartney, la versatilité funky pop d'un Paul Weller et l'excentricité humoristique de Split Enz. Instrumentation basique, violon espiègle, samplings inhabituels et voix élégante, narrative de Matthew, contribuent ainsi à entretenir une flamme pop contagieuse à conjuguer exclusivement au "Present Perfect"...

 

Dread Zone

360°

Constitué de Greg Roberts (ex-Big Audio Dynamite, ex-Screaming Targets) et de Tim Bran, ingénieur du son connu pour avoir collaboré sur différents albums de Bowie et d'INXS, Dread Zone explore une techno dub cosmique. Sur "360°", il va à la rencontre de l'infini cybernétique. Son véhicule spatial? Des claviers, des collages et surtout des samples. Nous avons bien reconnu ceux de Sly Stone et de Robert Mitchum. Puis retrouvé, par la grâce des notes de la pochette, ceux d'Enio Morricone ("Pour quelques dollars de plus"). Si vous avez du temps à perdre, vous en découvrirez sans doute quelques autres. Mais là nous vous laissons la surprise. "360°" gravite ainsi autour d'une orbite ‘ambiant’, trajectoire frayée depuis quelque temps déjà par The Orb et Sunscreen…

Doctor Feelgood

Down At The Doctors

Atteint d'un mal incurable, Lee Brillaux vient donc de nous quitter. Par son dynamisme, son énergie et son contact direct avec le public, cet artiste majeur aura été un des détonateurs du futur mouvement punk. Pourtant, Dr Feelgood ne s'est jamais tellement illustré en studio, préférant forger sa réputation sur les planches. Album posthume, "Down At The Doctor" ne pouvait donc être que live, un évènement qui immortalise la toute dernière prestation du groupe. Un véritable document enregistré chez lui, à Canvey Island, au Dr Feelgood Music Bar. Malheureusement, avec la disparition de Lee, il est à craindre que l'histoire de cet ensemble légendaire connaisse son épilogue...

 

Downset

Downset

Issu de Los Angeles, ce quintet semble vouloir adopter un profil comparable à Rage Against The Machine et à Living Colour. Un hardcore trempé dans le trash metal et filtré dans le hip hop que souligne le vocal irascible, dévastateur du vocaliste, qui répond chez Downset au nom de Ray Oropeza. Un style qui sert essentiellement à véhiculer un message, un cri de désespoir, de frustration et de rage s'élevant des ghettos qui peuplent LA. Tout y passe. L'économie, la philosophie, le racisme, le sexisme, l'insécurité sur fond social et politique. Une forme de protestation bien dans l'air du temps aux States...

 

Down By Law

Punkrockacademyfightsong

Après avoir drivé pendant plusieurs années, un groupe à géométrie variable, Dave Smalley vient de stabiliser le line up de son Down By Law. Un groupe qui en est pourtant déjà à son troisième album. Avant de fonder cette formation, Dave a transité par Nasty, All et DYS. Si bien qu'aujourd'hui il est un peu considéré comme un vétéran de la scène punk. Et de punk il est bien sûr question tout au long de ce (NDR : respirez !) "Punkrockacademyfightsong" (soufflez!). Dix-sept compositions de hardcore qui pour la plupart déferlent à une cadence effrénée. Comme sur la reprise totalement délirante du "500 Miles" des Proclaimers. Faut dire qu'à cette vitesse ! Tellement rapide, que parfois on en perd complètement le fil mélodique. Et c'est un peu dommage, car lorsque la solution respecte une cadence moins suicidaire (NDR : inspirée par les Ramones, par exemple) ou embrasse la pop savoureuse d'Hüsker Dü voire encore sauvage mais harmonieusement texturée du défunt Pixies, les chansons se couvrent alors d'accents contagieux voire séduisants...

 

Doctor Feelgood

The Feelgood Factor

Si Lee Brillaux s'était encore montré à la hauteur de sa réputation début 93, à l'occasion de la sortie de son précédent album "Primo", il faut reconnaître que son nouveau disque manque cruellement de mordant. En fait, Lee est malade et manifestement ses cordes vocales en ont pris un sale coup. Son rhythm’n’blues ne manque pourtant pas d'allure, mais il y manque ce petit quelque chose, cette rage et cette ferveur qui constituait la marque de fabrique du combo. N'oubliez surtout pas que Brillaux a été une des figures de proue du punk britannique de la fin des seventies. Et à ce titre, il mérite tout notre respect. Sans quoi c'est surtout le guitariste Steve Walwyn qui tire ici son épingle du jeu. D'ailleurs depuis que Feelgood est en convalescence, il partage son temps avec Eddie & The Hot Rods, autre formation légendaire issue du même patelin. Ce qui n'est peut-être pas le meilleur remède pour rendre la santé au Doctor. Mais seul l'avenir nous l'apprendra...

 

Disharmonic Orchestra

Pleasuredome

En choisissant pour nom de groupe Disharmonic Orchestra, ce trio allemand n'était certainement pas décidé à produire une musique esthétique, tendre et mélodique. Ce qui semble normal pour un groupe de hardcore post industriel. Mais consternant lorsque le résultat vinylographique souffre d'une absence totale d'imagination et de subtilité...

 

Dig

Dig

Quintet californien, Dig aligne la bagatelle de trois guitaristes. Eponyme, ce premier opus était sorti en 1993, mais n'avait pas bénéficié d'une promo pourtant bien méritée. Car pour un coup d'essai, il faut reconnaître que le groupe avait réussi un véritable coup de maître. En fait de groupe, nous devrions surtout parler du rôle joué par son leader David Hackwith. Chanteur, compositeur et guitariste, il vient de se voir confier la production du dernier elpee des Ramones. Son inspiration ? Il la trouve dans les vertus électriques les plus savoureuses de House Of love, My Bloody Valentine, Radiohead, Smashing Pumpkins, Pixies voire de Sugar et puis dans le psychédélisme du Floyd circa Syd Barrett. 'F*** you", pénultième fragment du disque affiche même une agressivité menaçante digne de Sonic Youth. Ses lyrics ? Il les torture avec sarcasme et profondeur à la manière d'un Mark E Smith. Epatant !

 

Died Pretty

Trace

Died Pretty compte aujourd'hui un peu plus de dix années d'existence. Une décennie au cours de laquelle le quintet australien a toujours affiché le même line up. Ce qui explique sans doute pourquoi le groupe transpire une telle homogénéité, un tel aplomb sur les planches. Malheureusement, au fil du temps, ses albums se révèlent de plus en plus léchés, de plus en plus tendres, contrastant singulièrement avec l'aridité et la violence des premières œuvres. Produit par Hugh Jones (Echo & The Bunnymen), "Trace" flirte régulièrement avec la pop originelle de REM, s'autorisant même un détour par la house mancunienne, chère à Happy Mondays, sur "110 BPM". Il subsiste heureusement quelques traces de son glorieux passé. Died Pretty y développe alors une atmosphère velvetienne écartelée entre moments lancinants et sonorités diluviennes, entre violence rageuse et fluidité trouble, entre mélodie climatiques et visions sulfuriques; la voix écorchée, possédée de Ronnie Penno, sorte d'hybride entre Michaël Stipe et Steve Winwood, se chargeant d'entretenir ce climat fiévreux, dramatique, susceptible à tout instant de se libérer dans une déflagration psychédélique...

 

Die Krupps

The Final Remixes - The Final Option II – The Final option remixed

Il plane un certain mystère sur l'origine de cette formation. Teutone? Yankee? Peut-être un peu des deux. En tout cas, Die Krupps se prend très au sérieux. C'est sans doute le principal reproche que nous pouvons lui adresser. Car si la techno, le punk, le trash, le gothique, le rap, le métal et le post industriel entrent dans la préparation de base de son expression, les fragments de "The Final Option" parviennent à faire une synthèse entre la musique hybride de Front 242, l'electro hardcore d' Einstürzende Neubauten et le cyberpunk de Cassandra Complex. Comme son nom l'indique, "The Final remixes" épingle des versions retravaillées de compositions antérieures. Issues des deux premiers albums. Remodelés, pour la circonstance, par KMFDM, Philip Boa, Luc Van Acker, Jim Martin (Faith No More), Clawfinger, Paradise Lost et consorts. Quinze en tout. Mais finalement (!), aucune d'entre elles n'atteint la valeur des compositions originales...

 

Die Haut

Sweat

Pour célébrer le dixième anniversaire de son existence, Die Haut gravait l'an dernier "Head On", un album sur lequel Kim Gordon, Debby Harry, Jeffrey Lee Pierce, Alan Vega, Blixa Bargeld, Anita lane et Lydia Lunch donnaient de la voix (!). Les trois derniers cités, rejoints par Nick cave et Kid Congo Powers, ont même accepté de poursuivre l'expérience à travers une tournée européenne. De ce périple, c'est le concert du Tempodrom de Berlin, qui a été immortalisé sur "Sweat", une œuvre sulfureuse, impitoyable, métallique réminiscente de Birthday Party, d'Einstürzende Neubauten et de Kowalski....

 

Manu Dibango

Wakafrika

Pour enregistrer son nouvel album, Manu Dibango a reçu le concours de l'élite musicale noire africaine, notamment Youssou N'Dour, Geoffrey Orema, King Sunny Adé, Touré Kunda, Salif Keita et tout une série d'artistes moins connus mais aussi talentueux. Le Français Manu Katché et les Yankees Alex Brown, Paul Jackson Jr et David Williams sont également de la partie. Mais le plus intéressant procède de la participation de Peter Gabriel et de Sinead O'Connor à la nouvelle version de "Biko", chanson que l'Archange avait écrite en 1980, pour éveiller la conscience du monde contemporain au régime dictatorial et d'apartheid imposé en Afrique de Sud. Une composition qui prend aujourd'hui toute son ampleur depuis l'élection démocratique du nouveau président de cet état, Nelson Mandela... Une énigme est cependant venue nous traverser l'esprit: pourquoi ce "Wakafrika" ne figure pas sur le catalogue ‘World Music’ ?

 

Diabologum

Le goût du jour

Hier, les diabolos mentaient. Aujourd'hui, ils gomment. Que feront-ils demain? Communiquer? De manière à emprunter un moyen de diabolocommunication au goût du jour. Trêve de plaisanterie, Diabolologum est un groupe français. Parisien très exactement. Un quartet qui ne manque pas d'idées, mais bien de ligne de conduite. D'abord à cause de sa musique qui zappe de Sonic Youth à Velvet Underground, en passant par Bongwater, Taxi Girl, Mary Goes Round et Polyphonic Size. Un Polyphonic Size à qui ils empruntent également la candeur et l'attitude pop wave. Pour les lyrics, là c'est une autre paire de manches. Chantés en anglais, leur naïveté frise le ridicule. Mais en hexagonal, ils se révèlent frondeurs, malicieux, ésotériques. "Le goût du jour" laisse ainsi libre cours aux paradoxes, aux ambiguïtés et aux contrastes, avec une pointe d'humour, d'irrévérence et de sensualité qui n'est pas sans rappeler Lio. En particulier, lorsque c'est la voix de Bambi qui anime (!) la mélodie. Walt Disney présente...

 

Willy DeVille

Live

Un rapide coup d'œil sur le contenu de cet opus nous a permis de relever la présence de "Spanish Stroll", une chanson qui nous avait fait vibrer à la fin des seventies. Sa version ‘live’ n'a peut-être plus la même vitalité, mais elle n'a rien perdu de son feeling initial. Antépénultième titre de ce CD, elle précède de savoureuses adaptations de "Stand By Me" et d'"Hey Joe", classiques immortalisés respectivement par John Lennon et par Jimi Hendrix. Suffisait donc de retourner au début de la lecture pour sceller notre bonheur. Malheureusement, hormis "Savoir Faire" et "Cadillac Walk", Willy se complait dans une certaine morosité sentimentaliste. Son pachuco rock manque de la plus élémentaire agressivité et les rythmes latins se liquéfient rapidement dans l'insipidité. Même la voix torride, sensuelle, exotique de Willy ne parvient pas à nous consoler de cette désillusion. Du coup, on est allé puiser dans nos vieux vinyles pour y repêcher et se délecter des immortels "Cabretta" et "Return To Magenta"...

 

Deviate

Crisis Of Confidence

Né de la rencontre entre les groupes belges Sixty Nine et Mental Disturbance, Deviate cherche un compromis entre le hardcore, le trash metal et l'electro funk. Un style emprunté à Living Colour et Rage Against The Machine, mais restitué avec beaucoup moins de fidélité. Une situation qui risque à brève échéance de déclencher au sein du combo, une véritable "Crisis of Confidence"...

 

Chris Cacavas

Pale Blonde Hell

Depuis que Dan Stuart et Chuck Prophett ont décidé de se reconvertir au country blues ("Spacegoats", "Balinese Dance") et nonobstant les inaltérables prestations scéniques de leur Green On Red, il ne reste plus que Steve Wynn, Johnnette Napolitano et Chris Cacavas pour entretenir la flamme du Paisley Underground. Si spirituellement Chris en est probablement le plus proche, concrètement il en est également devenu le plus fécond. Depuis le début de cette décennie, il vient ainsi d'enregistrer son troisième opus flanqué de son groupe, les Junk Yard Love. Trois disques dont l'intensité électrique rime avec efficacité psychédélique. Sur "Pale Blonde Hell" il fait aussi la part belle aux guitares duales, guitares qu'il configure avec l'ex-Rain Parade, John Thomas. Ses interventions au clavier sont toujours aussi rognées, poussiéreuses, mais moins envahissantes, alors que son timbre vocal écorché, yankee, n'a jamais été aussi proche de celui de Neil Young. Bref un superbe album qui bénéficie, en outre, du concours de Joey Burns de Giant Sand, mais pour quelques interventions de violoncelle, ainsi que de choristes féminins, question de sensibiliser au maximum l'aspect mélodique de ses compositions. Epatant !

 

The Cult

The Cult

Les aficionados du hard rock ne vont pas du tout apprécier le changement de cap opéré par The Cult. Difficile d'imaginer pour eux qu'une fraction aussi dure du heavy metal insulaire, susceptible de rivaliser avec Guns N’ Roses ou autre Metallica, puisse enregistrer un album aussi riche et nuancé. En fait, cet opus auto titré parvient à agréger les qualités essentielles de "Love" et d'"Electric". C'est à dire la félinité de leurs mélodies. Hormis la ballade dispensable "Sacred Life", cet elpee capture une intensité dont les éclats de fureur, soulignés par la voix puissante, emphatique de Ian Ashbury, éclaboussent de fraîcheur convulsive chacune des compositions. Et en particulier "Be Free", titre de métal urbain par excellence (Stooges ?, MC5?), et "Joy", composition de garage punk hydratée de claviers rognés, poussiéreux (Manzarek ?) et fouettée de riffs de guitares cinglants, effilés (Plastic Ono Band?). Avec un semblable disque, le combo peut à nouveau réclamer un statut de Cult (!)...

 

The Cranes

Loved

Si au départ le nouvel album de Cranes devait être double, à l'arrivée il n'était plus que simple. En fait, "Loved" devrait être suivi, d'ici peu, par un deuxième morceau de plastique, issu des mêmes séances d'enregistrement. Et s'intituler "The Flies". Il est cependant bien beau d'être aussi prolixe, mais le quartet aurait peut-être mieux fait de concentrer toute son énergie sur un seul disque. Car il faut bien admettre qu'hormis les deux singles potentiels, "Shining Road" et "Pale Blue Sky", on reste plutôt sur sa faim. Déjà que le tempo vocal monocorde, translucide d'Alison épouse de plus en plus les inflexions de Vanessa Paradis ; mais alors lorsque la musique commence à manquer de relief et de vivacité, on finit (!) par chopper un mal de Cranes...

 

The Cranberries

No Need To Argue

Tombé sous le charme du single "Zombie", nous espérions fatalement nous délecter du nouvel opus des Cranberries. Une chanson délicate, vulnérable, contagieuse, fragilisée par la voix veloutée, unique, capricieuse, innocente de Dolores, dont le timbre navigue quelque part entre celui de Sinead O'Connor et d'Harriett des Sundays ; une composition stimulée par les cordes de guitare crépitantes, scintillantes, fastueuses. Nous avons dû rapidement déchanter. Pas que les autres compositions soient de mauvaise facture. Mais elles éprouvent les pires difficultés pour s'extraire d'un formalisme folk irlandais. Avec pour conséquence une perte progressive d'intensité, de relief et de spontanéité. Dommage !

 

Kevin Coyne

Tough and Sweet

Il y a une bonne dizaine d'années que les disques de Kevin Coyne n'étaient plus distribués officiellement chez nous. C'est chose faite pour la sortie de son vingt-septième album, "Tough and Sweet". Faut d'ailleurs croire qu'il a beaucoup de choses à nous raconter, puis qu'il nous propose 21 chansons en un peu moins de 70 minutes. S'il n'hésite pas à recourir aux boîtes à rythmes, aux synthés ou aux arrangements symphoniques pour pasticher, avec beaucoup d'humour le monde contemporain, il n'a pas pour autant oublié ce qui a toujours caractérisé son expression, c'est à dire le folk punk. Ponctuant l'opus, "The Creeper" émarge même carrément au punk pur et dur. Comme Peter Hammill, il sait à merveille limiter l'accompagnement à ce qui est nécessaire et choisir les instruments à employer en fonction des émotions qu'il connaît et qu'il éprouve. Des émotions qu'il canalise un peu à la manière d'un Tim Buckley grâce à sa voix. Une voix capable d'hurler, de geindre ou de s'extasier avec toujours la même dimension dramatique. C'est elle qui s'exprime avant tout. Elle est rauque, ou grinçante, toujours fascinante, véhiculant une fureur et une intensité vertigineuses. C'est d'ailleurs ce qui donne à cet album cet étrange parfum de séduction et de conviction qui se moque du temps et des modes.

 

Kevin Coyne

Elvira : Songs From The Archives 1979-83

Concept album pour Kevin Coyne qui nous raconte, en neuf chansons, l'histoire d'Elvira Barney. Une tragédie vécue par cette fille de juge, qui au cours des années trente, avait bénéficié d'un non-lieu pour l'assassinat de son petit ami. Meurtre avec préméditation couvert par sa position sociale, comme le suggérait la presse populaire de l'époque ou légitime défense justifiée par le comportement violent de son petit ami? Un débat que mène Kevin armé d'une guitare sèche et de son humour noir très caractéristique ; un combat qu'il mène d'une voix rauque ou grinçante, fiévreuse ou même tendre. Ce morceau de plastique est en outre enrichi de cinq inédits composés entre 79 et 83. Des archives quoi !