La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Mac McCaughan

The sound of yourself

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Avant d’entamer une carrière en solitaire, Mac McCaughan a sévi comme chanteur/guitariste au sein du groupe américain Superchunk. Mais il est également membre fondateur du mythique label Merge (Arcade Fire, Spoon, Destroyer, …), écurie qu’il avait lancée en 1989, pour servir d’abord de tremplin à son band.

Ce n’est qu’en 2015 qu’il grave son premier elpee solo, « Non-Believers » ; et après deux singles, il enregistre deux disques en compagnie de la harpiste Mary Lattimore. D’abord un Ep (« New rain duets ») en 2019, puis un album (« AVL »), en 2019. « The sound of yourself » ne constitue donc que son deuxième opus individuel.

Soutenue par des claviers omniprésents, la musique de cet LP navigue quelque part entre electronica, dream-pop et rock. Une œuvre partagée entre morceaux instrumentaux propices à la méditation et plages aux mélodies langoureuses mais accrocheuses. Après une intro instrumentale tapissée de claviers et infiltrée discrètement de cuivres, McCaughan entre dans le vif du sujet en attaquant « The Sound of Yourself » et « I Hear a Radio », deux plages aux mélodies efficaces que souligne par la voix androgyne de l’Américain.

Si « 36 and Rain » est entièrement interprété au piano, « Burn a Fax » se distingue par une superbe intervention au saxophone.

Pourtant, « The Sound of Yourself » baigne au sein d’une atmosphère glaciale (NDR : elle est même bien de saison !). Même le plus direct « Cicling Around » ne parvient pas à briser la glace.

Après avoir écouté ce long playing, on a l’impression d’être à la fois refroidi mais envoûté. Paradoxal, quand même. En espérant ne pas devoir encore attendre 6 longues années avant de connaître une suite à cet album. En attendant, on restera attentif aux soubresauts de Superchunk…


 

Juliette Armanet

Brûler le feu

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Alors que le public lambda est sans doute passé à côté du premier elpee de Juliette Armanet, les fans trépignaient d’impatience en attendant la sortie du second. Faut dire que 4 années séparent « Petite amie » de « Brûler le feu ».

Commençons de suite par se démarquer des comparaisons plutôt faciles et lourdes livrées sur la toile. Il n’est pas question ici de rentrer dans cette surenchère de jeux de mots sur le feu, la combustion, sa capacité à ‘enflammer’ la scène et autre métaphores douteuses. On pourrait nous taxer de rabat-joie ou de manquer d'imagination, mais malheureusement un constat s’impose : ce nouvel album ne nous a guère transportés.

Pourtant, le départ avait de quoi rassurer. « Dernier jour du disco » est un titre judicieux. Les vibes rétros pop invitent à danser joyeusement en pantalon à paillettes. On retrouve ses mots d’amour sur « Qu'importe » et « Tu me play ». L’instrumentation est entraînante voire explosive et on se surprend à répéter inlassablement les refrains en boucle. Les sonorités de « Boum boum baby » nous plongent dans le passé, mais la nostalgie n'a pas suffi... Ce titre nous a perdus et la suite n’est pas parvenue à nous rattraper. Les morceaux se ressemblent et se confondent. Les paroles sont parfois creuses. Elles traitent systématiquement de l'amour, sans pour autant apporter ce petit plus susceptible de nous convaincre. On reste coincé à la surface de la recette ‘couplet-refrain-bridge-refrain en boucle et fin’.

Parler de relations amoureuses en se servant de la métaphore d'une écharde dans « Epine » a ravivé l’espoir. Et même réveillé notre intérêt. Mais la piste est finalement restée ‘simple’ (ce qui n'est pas un problème en soi !) et on n’a pas flashé... Dommage ! On avait vraiment très envie d'accrocher !

Heureusement, il reste le timbre aérien, sublime et délicat de sa voix. Et on l’adore !

Juliette Armanet déclare s’être dépassée pour réaliser ce projet. Elle a eu envie d'explorer d'autres univers, de se livrer ; et la vulnérabilité à laquelle elle s'abandonne en nous l'offrant est touchante. De même pour son audace à reprendre ‘Joyeux anniversaire’ » sur « HB2U » ! Alors, si on n’a apprécié que quelques titres sur ce long playing, on ne la lâchera pas autant ! On a même envie de continuer à la suivre... Parce que sa voix céleste a de quoi séduire, et puis elle est capable de se frotter à d'autres styles qui pourraient même nous plaire…


 

Le Noiseur

Je milite pour le retour du slow !

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Il jongle avec les mots pour chasser les maux en y enfonçant cette pointe de second degré qui le caractérise. Lui, c’est le Noiseur.

Derrière ce pseudo, se cache Simon Campocasso. Un idéaliste à la mélancolie douce et au verbe acéré. Il navigue entre l’eau et le feu. Et si Le Noiseur était un poète écorché vif ?

La musique constitue pour lui une échappatoire dans laquelle il s’enfermera alors qu’il fête à peine ses 16 ans.

Depuis, lorsqu’il ne chante pas, il chuchote. D’un grain de voix qui n’est pas sans rappeler Biolay. On entre immédiatement dans le vif du sujet…

Simon, tu possèdes un grain de voix proche de celui de Biolay. Elle a quelque chose à fois d’envoûtant et de nonchalant, tout en en recelant cette touche de pudeur. On a l’impression que, parfois, tu chuchotes plus que tu ne chantes. Le Noiseur est-il un artiste dans la douceur ?

Sur le premier album, je n’assumais pas totalement ma voix. Effectivement, je chuchotais. Ici par contre, je suis plus à l’aise tant avec ma voix que le chant. Je suis moins dans le chuchotement. En tout cas, j’essaie de m’en détacher. C’est un ressenti personnel que d’autres ne partagent peut-être pas. C’est un disque qui reste dans la douceur, oui. Mais, je suis plus généreux dans l’interprétation.

« Le Noiseur » est le pseudo utilisé par ta mère car enfant tu étais turbulent. L’image que tu reflètes aujourd’hui semble en tout cas très éloignée, voire totalement opposée de celle que tu incarnais. Au fond, devenir artiste et monter sur les planches est en soi une démarche schizophrène.

Effectivement, enfant j’étais assez turbulent. Je me suis assagi depuis lors. Simon Campocasso (NDR : son nom à l’état civil) était plus difficile à prononcer, j’ai donc conservé ce pseudonyme. Tu as raison, dans la démarche artistique, il y a quelque chose de schizophrénique. J’ai l’impression que lorsque je suis sur scène, je suis celui que je ne parviens pas à être dans la vie. Par exemple, au sein d’une assemblée, je ne suis pas celui qui va monopoliser la parole ou qui va raconter de longues anecdotes. Sur scène, j’aime parler avec le public, car je sais qu’il va m’écouter.

« Du bout des lèvres », ton premier elpee, était largement autocentré. « Musique de Chambre » se signale par cette ouverture au prochain. Quelle est la genèse de ce processus ?

Le premier album était intimiste. Ensuite, je me suis retrouvé seul à composer des chansons. Cette période de solitude m’a incité à s’ouvrir aux autres. La période Covid a accéléré le mouvement. Le second est ainsi plus fédérateur que le précédent. Je voulais que mes chansons puissent s’exporter en ‘live’. Ce qui explique pourquoi elles sont donc plus généreuses et ouvertes aux autres.

Tes textes véhiculent des messages puissants, mais pour les faire passer, tu as recours au ‘second degré’. Pourquoi ?

Ce second album m’a permis de mettre plus de distance dans l’écriture des chansons. Il est conçu comme je le suis. En y révélant, à la fois, un côté mélancolique et un côté amuseur. Ces deux pôles cohabitent parfaitement. Le second degré permet aussi d’exprimer des opinions plus profondes et de sensibiliser davantage les gens.

Chanter la mélancolie est quasi un passage obligé chez la plupart des artistes. Qu’en est-il du bonheur ? Il se vit plus qu’il ne se chante ?

C’est ce que je pensais au début. Finalement, il est tout aussi intéressant d’écrire des chansons tristes que plus légères. A titre d’exemple, « Summer Slow » ou « Stone de toi » se réfèrent à ces instants de bonheur. Ces compos permettent d’apporter ce petit côté ‘feel good’ sur scène.

Après « Musique de chambre », une plage qui figurait sur ton premier Ep, tu as composé « Musique de stade », un morceau qui figure sur ton dernier long playing. Mais si tu souhaites leur donner une suite, quel titre comptes-tu choisir ?

C’est difficile d’aller au-delà. Ici, je suis dans le dernier vote des Victoires de la Musique. Alors je dirais simplement « Musique des Victoires de Musique ».

« Relax », titre éponyme, aborde le regard qu’on peut porter sur les années d’adolescence lorsqu’on vieillit. Qui étais-tu ? Qui rêvais-tu de devenir ?

Enfant, je voulais faire de la musique. Mais, c’est vers mes 16 ans que l’envie d’écrire des chansons et de monter sur scène s’est enfin révélée. Après le BAC, j’ai fréquenté deux universités où j’ai suivi des cours consacrés à la musique. La première m’a permis d’appréhender de manière approfondie la théorie. La seconde était davantage axée sur celles réservées au cinéma. Je n’avais pas d’autre envie. Mes parents se sont parfois inquiétés, je dois bien l’avouer. Mon parcours a finalement démontré que je ne m’étais pas trompé.

Dans « Jimi Hendrix », tu abordes le thème de la mort. Quel est ton rapport au temps qui passe ?

J’ai perdu ma mère lorsque j’écrivais ces chansons. J’ai dû faire face au deuil. Cet évènement a complètement bouleversé mon rapport au temps et a impacté forcément l’écriture des compos. Cela se ressent. Il y a désormais ce facteur d’urgence. J’en parle dans « Jimi Hendrix ». J’ai effectivement peur de ne pas pouvoir concrétiser mes projets et notamment à travers des albums. Cette chanson constitue un appel à la vie. En évoquant ces morts du club des 27 et d’autres qui sont décédés si jeunes, je voulais rendre hommage à la vie et ce rapport au temps qui a changé.

S’il te restait 24 heures à vivre, que ferais-tu ?

Je les passerais avec les gens qui me sont les plus chers, c’est certain.

Parlons un peu de « Summer Slow 88 » qui relate une rencontre durant un slow. Pratique souvent jugée comme ‘has been’ par de nombreux jeunes. En ce qui te concerne, j’ai bien compris que tu étais plutôt vieille école. La meilleure manière d’emballer pour toi ?

Je milite pour le retour du slow.  C’est une pratique qui favorise les rencontres, surtout pour les personnes timides. Elle permet de se rapprocher et de discuter. Il faut vraiment revenir au slow.

Le clip de cette chanson a été tourné lors d’un véritable thé dansant. Une manière de t’imprégner de la vie des gens et de leur milieu ?

J’ai tourné plusieurs clips sur ce même principe. Perso, il s’agissait d’aller à la rencontre de personnes et d’observer le milieu dans lequel elles évoluent. Cette méthode permet aussi d’atteindre des résultats plutôt inattendus et surprenants. Les retours ont été assez positifs tant en ce qui concerne les équipes de tournage que des figurants lambda qui ont participé aux clips. Nous en retirons de jolis souvenirs. A titre anecdotique, j’ai gardé le contact avec certains d’entre eux. Cette aventure demeure une belle expérience.

Le rapport au numérique est abordé dans « Week-end à Rome 2.0. ». Le téléphone est devenu aujourd’hui un outil dont nous sommes devenus dépendants. Internet en est également un autre qui a été créé par l’homme sans qu’il ne puisse plus le maîtriser. Etait-ce mieux avant ?

Je ne sais pas. Il y avait des choses intéressantes avant, c’est certain. Aujourd’hui, la technologie permet de réaliser des trucs géniaux. En ce qui me concerne, elle a facilité mon rapport à la musique. Je dispose d’un petit studio chez moi. Tu peux le mettre dans une valise et te rendre où tu veux. Pratique qui était rendue impossible il y a encore quelques années. Je suis content de vivre dans cette époque. En revanche, je reste convaincu que le téléphone et toutes les applications périphériques (Facebook, Instagram, etc.) doivent rendre difficile la vie des adolescents. Je dirais que, de ce point de vue, c’était mieux avant.

Les réseaux sociaux permettent pourtant des rencontres plus faciles et plus rapides que le slow dont on parlait tantôt…

C’est sûr que pour draguer, c’est mieux aujourd’hui (rires).

« Aston Morphine » rend hommage à Françoise Sagan. Un personnage plein de contradictions. Correspond-t-elle à ton image ?

Elle était contradictoire sous certains aspects effectivement. J’aime les voitures et la vitesse. Les points communs que l’on partage m’ont en effet inspiré. Son amour pour le jeu était inconditionnel. Sa vie était uniquement tournée vers le plaisir finalement. C’était une artiste, elle écrivait. Une personnalité très référentielle. Le postulat de départ n’était pas de consacrer une chanson à Françoise Sagan. En fait, elle a traversé mon esprit et a fini par guider toute la composition.

Ce disque a été conçu après le premier confinement. Cette crise sanitaire a été catastrophique pour le monde de la musique. Elle a littéralement castré les artistes de l’univers de la scène. Comment as-tu vécu cette période en tant qu’homme et artiste ?

J’ai trouvé cette crise amusante au début parce que nous étions tous confrontés à la même situation. Nous étions tous enfermés, devant nos PC ou sur Instagram. Un artiste avait beaucoup de réaction lorsqu’il postait quelque chose sur la toile. On avait du temps. J’ai créé quelques vidéos marrantes. J’ai été sollicité par les médias pour leur offrir du contenu. Par la suite, la situation est devenue pesante et compliquée parce qu’elle s’installait dans le temps. Jusqu’à aujourd’hui encore. Au début, cette situation était inédite et on pouvait encore en retirer quelque chose. Aujourd’hui, tout cela est terminé.

L’esthétique est omniprésente tant dans les clips que les photos de presse. Son et visuel, même combat ?

Je ne me pose pas ces questions en ces termes. Les clips m’intéressent, oui. Je m’implique dans tout ce que j’accomplis et j’y mets beaucoup d’énergie. Je n’accorde pas plus d’importance au clip qu’à la musique. J’essaie de réaliser un travail cohérent. Les vidéos constituent un moyen supplémentaire de s’amuser, de réfléchir, d’emmener le projet ailleurs, d’aller plus loin, sans en oublier le plaisir que cette activité procure.

(Interview réalisée par visioconférence le 1er décembre 2021)


 

Pas de rechute pour Curse Of Lono…

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Lorsque vous avez perdu votre groupe, votre père, votre oncle et votre ex-partenaire en l'espace d'une année horrible, il est compréhensible que vous vous tourniez à nouveau vers les drogues dures. Pour Felix Bechtolsheimer de Curse Of Lono, heureusement, la rechute n'était que thématique. Il y a vingt ans qu'il est rentré à Londres après une expérience financée par le gouvernement sur la dépendance aux opiacés dans un hôpital psychiatrique allemand, portant cinq ans de dépendance à l'héroïne. Il a passé ensuite un an avec son oncle alcoolique, pour se désintoxiquer. Il n'a plus touché à la drogue depuis, mais même aujourd'hui, dans ses moments les plus sombres, elle s'infiltre dans ses paroles.

La drogue, la mort, le danger et la dépression sont les véritables malédictions qui hantent le troisième album de Curse Of Lono, « People In Cars ». Des thèmes rendus sombres, psychotropes et aussi immersifs que la brume des lagons par des sonorités mêlant The National, Wilco, Lee Hazelwood, Leonard Cohen et The War On Drugs dans de riches vapeurs alt country.

Extrait de ce futur opus, « Think I'm Alright Now » est disponible ici en clip ici et le premier single « Let Your Love Rain Down On Me »,

 


 

Juicy a la bougeotte…

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Le premier elpee de Juicy paraîtra ce 4 février 2022. En attendant sa sortie, les filles nous proposent leur premier single, « Love When It’s Getting Bad - PART I. »

Juicy est une entité mutante à deux têtes, née de la rencontre entre Sasha Vovk et Julie Rens. Le duo féminin est fusionnel. La musique délivrée est un concentré de post r’n’b aux influences jazz, soul, hip-hop, le tout passé au blender pour un résultat délicieusement inclassable.

Un son contrasté qui s’avale et coule dans les oreilles pour y dévoiler toute l’amplitude des compositions. Chaudes, froides, les sonorités sont là pour réconforter, faire bouger ou inquiéter, dans un mélange d’orchestrations pour cordes et flûtes et de beats électrisés qui vient soutenir l’ambivalence proposée. Des paroles qui restent en tête, interrogent, questionnent. Des voix qui se chevauchent, se donnent la réplique, chuchotent et interpellent sur des thématiques actuelles. Des chansons dont le spectre intégral se déploie en live et dont toute la complexité éclate dans l’intimité d’une paire d’écouteurs. Des formules scéniques déclinables à l’infini (brass-band, concert double pianos, orchestre, quatuor à cordes, chorale, claviers) qui devraient offrir à « Mobile » toute sa liberté de mouvement, assurant son indépendance et sa pérennité pour des morceaux qui n’auront de cesse de se réinventer. Le tout enveloppé d’une imagerie travaillée mêlant dérives modernes et insurrections technologiques, portée par des clips et visuels délicieusement délirants pour un brouillage de pistes maîtrisé. Un univers musical pluriel, à la fois léger et puissant, sombre et lumineux, qui déconstruit tout autant qu’il libère. Ça s’avale, ça se danse et ça se pense sans concessions.

La vidéo de « Love When It’s Getting Bad » - PART I, est disponible ici

En concert

04.02.2022 - Maroquinerie, Paris Album Release Party

08.02.2022 - Ancienne Belgique, Bruxelles   Album Release Party

https://www.instagram.com/juicyrnbitch/

https://www.facebook.com/juicyrnb

https://www.youtube.com/channel/UC4Td


 

Le parcours de vie d’Alex the Astronaut…

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La chanteuse, compositrice et conteuse australienne, Alex the Astronaut vient de publier son nouveau single, "Growing Up". Dès le départ, la musique d'Alex the Astronaut est parvenue à capter l'attention parce qu'elle s'intéresse à ce qui fait de nous des êtres humains ; c’est ce que l'on retrouve dans "Growing Up". Elle a déclaré qu’il s’agissait de sa chanson préférée, la plus honnête qu’elle ait écrite’. "Growing Up" est sa première sortie depuis celle de son premier album, "The Theory of Absolutely Nothing" (2020).

Dans "Growing Up", Alex rumine le genre d'incertitude de la vie qui bouleverse la vision du monde, signalée par un refrain qui se construit et grandit par vagues. Après s'être retrouvée perdue et désorientée pendant la pandémie - comme la plupart d'entre nous, il faut bien l'avouer - Alex a commencé à chercher des réponses auprès de ses proches pour l'aider à s'en sortir.

Pour découvrir "Growing Up", c’est .

 


 

C’est décidé, les Sunday Charmers abadonnent…

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Après deux ans d’absence, les Sunday Charmers sont de retour. Ils viennent de publier le single/clip « Let down » ce vendredi 12/11 ! Épique et bouleversant à la fois, « Let Down » est un miroir empli de cynisme porté à ces instants où l’on perd pied, en envoyant tout balader. Le morceau s’accompagne d’un plan-séquence sous tension réalisé́ par KLUUT (Great Mountain Fire, Saudade, ...), caméra au poing.

La formation bruxelloise quitte les mélodies sucrées pour gagner des compositions plus profondes et élégantes, mêlant le groove moderne et les sonorités romantico-cosmiques de la pop des années '70 et '80.

La vidéo du clip « Let Down », c’est ici 

https://www.facebook.com/sundaycharmers

https://www.instagram.com/sundaycharmers/?hl=fr


 

Hiss Golden Messenger

Quietly blowing it

Écrit par

Il y a près de 15 ans que MC. Taylor promène ses messages, aux quatre coins des Etats-Unis, à travers son projet Hiss Golden Messenger. « Quietly blowing it » constitue son neuvième elpee, un disque qui, à l’instar de sa discographie, perpétue l’héritage de grandes figures de l’americana. Sans jamais connaître un succès de foule, le songwriter est pourtant parvenu à se faire une place au soleil et constitue l’une des valeurs sûres du label Merge.

Vu la pandémie, l’artiste a composé les morceaux, chez lui, à Durham (Caroline du Nord), entre mars et juin 2020. Ils sont ensuite passés par la case studio afin de les étoffer instrumentalement.

Après une première écoute, on se rend compte que MC. Taylor a conservé une même ligne de conduite pour concocter ses chansons. Mais on ne s’en plaindra pas, vu la qualité des compositions. Armé de sa guitare acoustique, il nous livre des folk songs teintées de blues et de country. Le long playing alterne morceaux intimistes et dépouillés, à l’instar de « Way Back in the Way Back » ou de « Quietly blowing it » et plus électriques comme « Mighty Dollar » et « Hardlytown », mais toujours dans un climat propice à la quiétude.

Suivant sa bonne habitude, Hiss Golden Messenger vient encore d’écrire une belle page du folk américain...


 

Roberto Zanetti

Mother Afrika

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« Mother Afrika », c’est le titre du nouvel et 7ème album de Roberto Zanetti et les mots manquent pour le décrire. Peut-être est-il d’ailleurs préférable de ne pas trop lire d’articles concernant cette sortie ou de ne pas trop connaître l'intention du compositeur pour apprécier ce disque. Effectivement, à première écoute, on part à la recherche de l'Afrique dans tous les recoins des morceaux, avant d’essayer de réfléchir à définir le type de jazz auquel on est confronté. Et après avoir tellement cogité, on se rend compte qu’on passe à côté de l’essentiel. Mieux vaut alors tout oublier et appuyer de nouveau sur la touche ‘play’ ; et on en conclut qu’on a bien fait !

Cet LP est agréable à écouter partout, tout le temps, et il peut s'adapter à toutes les oreilles, adeptes ou non de jazz. « Katherine Johnson » nous est resté dans la tête et on y revient sans se lasser. C'est peut-être là que nous avons préféré Roberto Zanetti au piano, sans oublier son solo d'improvisation sur « Avalon Blues ».

L'artiste est soutenu par d’excellents musiciens : Valerio Pontrandolfo au saxophone, Luca Pisani à la contrebasse et Massimo Chiarella à la batterie. Le saxophoniste joue délicatement sur les nuances tout au long de « Ballad for Afrika ». Dommage que les interventions chaleureuses, rondes et rebondissantes de la contrebasse ne soient pas plus présentes ! En outre, elles auraient pu être davantage mise en exergue et les solos, plus longs. Des traces de gospel et de blues parsèment, pour notre plus grand plaisir, les pistes de ce long playing. A contrario, les sonorités africaines ne sautent pas aux oreilles, malgré le titre de l’opus. Ou alors parfois, elles transparaissent lors des solos improvisés du drummer. Il s’agit peut-être aussi d’un manque de culture, acquis qui permettraient de situer ce ‘conte d'histoire afro-américaine’, à travers l'elpee. Cependant, « Mother Afrika » reste un album plaisant à écouter, car il navigue loin des performances démonstratives souvent redoutées dans l’univers du jazz. Fluides, les morceaux s’enchaînent naturellement et finalement incitent à réécouter l’intégralité de l’elpee, avec une joyeuse naïveté. 

Roberto Zanetti Quartet


 

Ben Mazué

Des nouvelles (single)

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Ben Mazué se dévoile et ose ouvrir son cœur, tout en créant une intimité forte avec ses auditeurs. Ils sont ses confidents. Il les laisse entrer dans sa vie. Il leur donne sa confiance en se livrant, en leur offrant son intimité. Il leur parle comme à un ami, à une amie et leur confie, ses doutes, ses peurs, ses joies, ses peines dans une générosité et une douceur immense.

Trois titres inédits figureront sur la réédition (sortie ce 3 décembre 2021) de l’album « Paradis » (NDR : une pépite couronnée d’or en France !) dont le single, « Des nouvelles ». Dans cette chanson, il rend un hommage poignant à sa maman, un hommage qui s’adresse également à toutes les mamans du monde. Interrogeant le vide qu’un être cher laisse derrière lui.

En mode piano/voix, la musique est d’une simplicité magnifique.

Sur l’opus, paru en novembre 2020, Ben Mazué emmène son public avec lui sur l’île de la Réunion à la recherche d’un paradis, perdu et à (re)trouver. Ses paroles sont délicates, ses réflexions profondes et d’une intelligence fondamentale. Cette quête fait écho à celle du Grand Jacques et de ses Marquises.

Aznavour disait qu’il était un des auteurs de chansons les plus autobiographiques de son temps. Aujourd’hui, Ben Mazué est un champion athlétique du genre pour le plus grand bonheur de ses auditeurs…

Méthode Chanson


 

Angelo Badalamenti + David Lynch

Thought Gang

Écrit par

Après avoir réhabilité John Carpenter, il semble que le label de Brooklyn, Sacred Bones, ait décidé de mettre en exergue des cinéastes cultes ! Il y a près de 25 ans, David Lynch et Angelo Badalamenti enregistraient « Thought Gang » ; mais cet opus vient enfin de bénéficier d’une sortie officielle ! Une conséquence de la 3ème saison de ‘Twin Peaks’, probablement… 

En mode spoken word, le jazz expérimental du duo avait été interprété en totale improvisation et faisait suite à leur collaboration sur la première saison de la célèbre série policière télévisée ; mais le résultat n’avait jamais été gravé depuis. Grady Tate, le batteur d’Herbie Hancock, y avait participé.  

Free jazz, cette musique n’est, bien entendu, pas facile d’accès ; et ce n’est pas une surprise lorsqu’on connaît l’univers barré, déroutant, intéressant et unique de Lynch.

Un album avant-gardiste, à la limite de l’art contemporain. Plus ‘Island Empire’ que ‘A True Story’, donc…


 

Gabriel Rios

Sur la route des Caraïbes et de l’Amérique latine…

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Gabriel Rios a publié son cinquième elpee, « Flore », en février dernier. Une œuvre qui recèle de véritables hymnes à la musique d’Amérique latine et des Caraïbes. Des morceaux qui remontent à l’enfance de son père et de son grand-père. Des chansons qu’ils auraient adoré l’entendre chanter. Une concoction enivrante à la fois nostalgique et iconoclaste qui redécouvre une culture musicale qu’il a laissé derrière lui depuis plus de vingt ans, lorsqu’il a quitté Puerto Rico pour l’Europe. Cet album n’est pourtant pas seulement un hommage aux classiques latinos, c’est également une réalisation qui reste fidèle aux arrangements et à l’instrumentation de la Salsa Nuyorican des années 60 ainsi qu’aux anciennes ballades populaires mexicaines et cubaines. Mais également un vibrant hommage à son père musicien, atteint de la maladie d’Alzheimer. C’est cet opus qu’il va défendre, ce soir, sur les planches de l’Ancienne Belgique, en mode AB Flex, c’est-à-dire, configurée en places assises. Et le concert est sold out. 

Le supporting act est assuré par la pétillante Emmy D’Arc. Issue de Hasselt, dans le Limbourg, c’est la première fois qu’elle foule les planches de l’AB.

De son véritable nom Ine Tiolants, elle est aujourd’hui âgée de 24 printemps, et avait remporté le ‘MNM Rising Star’, en 2018. Depuis, elle a décidé d’opter pour un pseudonyme. Elle adore interpréter des reprises de ses artistes préférés, et tout particulièrement des chansons signées Bruce Springsteen, Eddie Vedder et Johnny Cash ou encore Sinéad O'Connor et Dixie Chicks.

Il y a déjà pas mal de monde dans la salle, quand Emmy grimpe sur l’estrade. Elle ouvre le set par le nerveux « My Silver Lining » et embraie par son premier single « The Odds » que le public semble vraiment apprécier. « I’m Alright » est davantage propice à la sérénité. Sa voix y est haut-perchée ; une voix tour à tour perçante, sucrée ou salée qui rappelle celle de Selah Sue. Elle a trois guitares à sa disposition. Deux semi-acoustiques et une électrique dont elle ne se servira qu’à une seule reprise. Derrière son sourire ravageur, se cache manifestement une perfectionniste qui ne manque pas d'ambition. A l’instar des icônes qu'elle admire, elle s'inspire de sa propre vie, des pensées qui flottent et rebondissent dans sa tête. Sculptée dans l’americana, « One Of The Weak » est une autre compo paisible, empreinte de délicatesse et de douceur. Dans l’imaginaire, on s’imagine traverser les grandes les plaines de l’Ouest américain. On attend impatiemment son premier Ep. Un grand talent en devenir…  

Pour les photos c’est

Setlist : « My Silver Lining », « The Odds », « I’m Alright », « One Of The Weak », « Reveal », « Walk », « Mercedes Benz », « Troy ».

C’est la neuvième fois que votre serviteur assiste à un concert de Gabriel Rios. Ce soir, il va nous livrer une prestation semi-acoustique. Il est soutenu par son fidèle, Ruben Manama, à la contrebasse et aux chœurs. Ce dernier se plante à proximité d’un piano imposant de couleur noire, d’une gratte et de son instrument de prédilection. Pas de trace de la violoncelliste Amber ; et c’est bien dommage ! Armé de sa six cordes, Gabriel s’installe du côté droit, devant un micro au pied duquel il a posé une percussion électronique. Il est sobrement vêtu d’un jeans et d’un tee-shirt. Cool, il présente chaque morceau ; et le public, qui connaît parfaitement les paroles des chansons, reprend très souvent les refrains en chœur.  

D’habitude, Gabriel entame ses shows par sa version du « Voodoo Chile » de Jimi Hendrix, seul à la gratte. Une forme de rituel… qu’il n’accomplira pas ce soir. Judicieux, le light show met bien en exergue les deux musicos, même si Gabriel est davantage sous le feu des projecteurs, notamment à travers les lumières qui convergent vers la foule. Un étrange contraste d’ombres et de lumières communique une ambiance différente à chaque titre. De temps en temps, Ruben pousse un cri ; et notamment lorsqu’il siège derrière les ivoires.

Mélange détonant de swing, de rock et de funk et parfois de jazz, la musique de Rios ne manque pas de charme, mais aujourd’hui elle baigne inévitablement dans une ambiance latino.

L’intégralité de « Flore » sera passé en revue au cours du set, mais dans le désordre. Et lorsque le duo attaque le titre maître, Ruben se lèvre et empoigne sa contrebasse, il frotte délicatement ses cordes avec un archet, alors que Gabriel dispense de délicates notes de ses cordes. Le voyage vers les Caraïbes et Porto Rico et l’Amérique Latine est impressionnant.

Le set de 75 minutes se terminera par une version épurée de « A caballo vamos pal' monte » du Buena Vista Social Club. Et c’est encore par une cover de la célèbre troupe cubaine, « El Carretero », que Rios entame le rappel, un collectif que votre serviteur avait eu l’opportunité de voir en ‘live’. Quel merveilleux souvenir, d’ailleurs ! Enfin, cerise sur le gâteau, le concert s’achève par le bouleversant « Gold ».

Musicien talentueux, chic et sexy, Gabriel séduit toujours autant sur disque que sur scène. Alliant tendresse, technique qualité et simplicité, son spectacle, ce soir, est passé trop vite…

Pour les photos, c’est ici

(Organisation : Ancienne Belgique et Live Nation)


 

L’organisme de Shadow Universe…

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Shadow Universe vient de publier un nouveau clip pour le single "Organism". Le titre est extrait de son troisième album "Subtle Realms, Subtle Worlds" qui sortira le 11 mars 2022.

Issu de Slovénie, Shadow Universe est un projet de musique instrumentale, créant des paysages sonores cinématiques à partir d'éléments post-rock, néoclassiques/ambients et post-métal.

Chaque personne fait l'expérience du monde différemment, ce qui nous place dans nos propres bulles uniques, les mondes subtils. L'album considère les particules de construction de l'univers comme des mondes séparés, avec leur propre histoire, leur perception, leurs règles et leur royaume intérieur individuel.

La vidéo du premier single Organism adopte une vue en zoom arrière et dépeint la cohérence de la formation des organismes, du vaste univers lui-même jusqu'à ses plus petites particules. Elle montre également une situation où un organisme prend une mauvaise direction et peut se détruire, et se détruit effectivement. Les séquences vidéo proviennent de la NASA, de Storyblocks et de Shadow Universe. Et le montage a été réalisé par Shadow Universe.

Le clip d’"Organism" est disponible

 


 

Mule Jenny a franchi les limites…

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Mule Jenny, c’est le nouveau projet d'Étienne Gaillochet et il vient de poster, sur la toile, le clip du single "Cross The Line". Le titre est extrait de son premier album "All These Songs Of Love And Death" qui sortira le 10 décembre 2021.

Chaque chanson a la capacité de surprendre à travers des rythmes complexes, des harmonies inhabituelles, tout en conservant une structure de chanson traditionnelle, sans perdre le fil conducteur des voix et des mélodies fortes. Une seule contrainte a présidé à l'enregistrement de cet album : ne pas utiliser de MIDI et tout interpréter à l’aide de véritables instruments.

La vidéo de "Cross The Line" est disponible

 


 

Wu Lu ne fera pas de vieux os…

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Issu du sud de Londres, Wu Lu est devenu le leader du réveil punk-rap. Il a acquis une capacité à livrer son point de vue unique à travers un son toujours en évolution et innovant. Puisant dans de nombreux courants d'influences, sa musique est destinée à celles et ceux qui luttent pour faire tomber les barrières. En tant que voix de la nouvelle génération pendant cette longue période de troubles et de bouleversements, Miles Romans-Hopcraft continue de montrer pourquoi il est à l'avant-garde de la scène musicale britannique, tout en restant rafraîchissant, underground et accessible.

Le nouveau clip du chanteur, multi-instrumentiste et producteur, de nouveau réalisé par Denisha Anderson, a été consacré au dernier single, « Broken bones », et il est disponible

 


 

Les blessures de DYLIN…

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C'est dans la collision des époques et des styles que DYLYN a pris vie. Puisant notamment ses influences chez Blondie et Black Sabbath, DYLYN (alias Gwendolyn Lewis) s’est forgé un son unique qui allie l'énergie brute du rock’n'roll à des accroches pop contagieuses. Gwen a travaillé avec Ryan Guldemond (de Mother Mother) sur "Hurt", le dernier single à paraître sur un album dont la sortie est prévue pour 2022.

"Hurt" aborde des sujets pour lesquels les gens sont un peu mal à l'aise, comme l'anxiété sociale et sexuelle ainsi que la dépression. ‘Elles exposent les parties les plus sombres de nous-mêmes. C'est dans les moments les plus sombres de ma vie qu’elle a le plus appris’, déclare-t-elle.

La vidéo et disponible

 


 

William et Horsegirl…

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Issu de Chicago, Horsegirl est un trio féminin dont l’âge oscille entre 17 et 19 ans. Fondé en 2019, il nous propose son nouveau single, « Billy », une compo qui se distingue par ses harmonies à trois voix, des guitares saturées et des changements de tempo inattendus. Enregistré sous la houlette du légendaire producteur John Agnello (Dinosaur Jr., Sonic Youth, Kurt Vile), « Billy » a été composé à une époque où le groupe écoutait beaucoup de groupes néo-zélandais issus des années 80/90, et tout particulièrement signés sur le label Flying Nun. En attendant la sortie d’un 7", dont la parution est prévue pour le 11 mars 2022 (ce disque inclura une reprise du « History Lesson Part 2 » de Minutemen), la vidéo de « Billy » est disponible ici

 


 

The Hives

Un bon moment de rock’n’roll

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Il y a 23 mois que votre serviteur n’avait plus assisté à un concert. Et finalement, celui de The Hives était une excellente opportunité pour reprendre le chemin des salles, vu sa réputation de groupe ‘live’. Hormis quelques singles, le band n’a rien sorti de neuf depuis 2012 ; et son dernier album remonte à 2012 (« Lex Hives »). On doit donc s’attendre à une setlist qui privilégiera les hits.

La salle est déjà bien remplie lorsque The Dahmers grimpe sur l’estrade. Egalement un combo suédois qui accompagne la tête d’affiche pour cette tournée. Avant que le set ne démarre, les baffles crachent « It's Not Unusual », un hit de Tom Jones qui remonte à 1965 ! Les quatre musiciens sont vêtus de noir, un squelette blanc dessiné sur leur combinaison. Deux d’entre eux, dont le lead singer se servent d’une guitare ‘flying V’, comme de nombreux solistes, dans l’univers du metal. D’ailleurs la musique proposée trempe dans une forme de garage aux accents métalliques, et tout particulièrement à travers les soli de gratte. Au bout de quelques morceaux, les références se dévoilent, oscillant des Ramones à Kiss, en passant par Thin Lizzy et les Misfits. Le line up est complété par un bassiste et un drummer. Le patronyme du band est inspiré du célèbre tueur en série, Jeffrey Dahmer, et reflète le goût du groupe pour les films d’horreur. En fait, c’est après avoir fêté une fête Halloween, en 2011, que les musiciens ont eu l’idée d’opter pour ce look.

Le set est énergique, très électrique, mais pas toujours très rigoureux, perdant ainsi en efficacité ce qu’il gagne en impétuosité. Moment insolite, lorsqu’au milieu du concert, le chanteur/guitariste troque sa six cordes contre un accordéon, apportant ainsi à la compo un air de guinguette qui sent bon la France. Et finalement, le public réservera au quartet un accueil plus que favorable, reflétant ainsi encore un besoin urgent, aussi bien pour les musiciens que l’auditoire, de revivre des concerts…

L’entrée en scène de The Hives est saluée par un tonnerre d’applaudissements. Tout d’abord, la section rythmique, puis les deux guitaristes. Et enfin Howlin’ Pelle Almqvist. Qui crie à plusieurs reprises « Come on ». C’est le titre qui ouvre le set, mais aussi une invitation à participer la fête. Et la réaction est immédiate dans la foule. Les gobelets de bière voltigent dans les airs, arrosant collatéralement, les spectateurs, dans la fosse. Près du podium, les exercices de crowdsurfing se multiplient. Un remue-ménage qui va durer tout le concert. Sur les planches, Almqvist fait le show. Il jongle avec son micro à la manière de Roger Daltrey, balance son pied de microphone comme un punching-ball, bondit, harangue la foule, l’invite à agiter les mains ou à les frapper en cadence, arpente l’estrade de long en large ou descend dans l’arène pour serrer des mains, et se laisse même porter par la foule. En fin de morceau, il prend régulièrement la pose d’une rock star. Petit bémol, il un peu trop tendance à ressasser les mêmes slogans, parfois longuement entre les morceaux, en français ou en anglais, (‘les filles, criez… les garçons criez… les garçons et les filles, criez…’), ce qui finalement ne permet pas à l’intensité du show d’atteindre son paroxysme. Deux roadies (également préposés aux percus et au pré-mixing), déguisés en ninja, se multiplient aux quatre coins du podium pour accorder les guitares, remettre le matos en place, tester un micro ou donner du mou à son câble, lorsque le vocaliste s’aventure dans la fosse… Quant aux musicos, ils sont vêtus de costumes noirs traversés de motifs d’éclairs blancs. Et quand les lumières s’éteignent pendant le spectacle, ces éclairs fulgurent dans l’obscurité. Mais au fil du concert, les musicos vont finir en chemise… détrempée… Derrière le groupe, une immense toile est tendue sur laquelle est imprimée son patronyme, en lettres caractéristiques, qu’il utilise depuis plus de 20 ans.

Des accents empruntés à Franz Ferdinand et aux Black Keys (ce riff de guitare !) pimentent « Won’t be long ».  Le drumming devient tribal (NDR : il est vraiment balaise, ce Chris Dangerous) pendant « Walk idiot walk », un morceau aux accords de grattes décapants. Les Paranoiacs hantent « Hate to say I told you so », un morceau au terme duquel, le batteur monte sur ses fûts. Pelle invite un jeune spectateur à prendre la place du bassiste, pendant deux ou trois minutes, et le gars s’en sort plutôt bien.

Il récupère un enfant de 10 voire douze ans, dans la fosse, masqué et casque sur les oreilles, parce qu’il se rend compte du danger créé par les mouvements de foule et l’installe en sécurité, à droite du podium.  

Le rappel est inévitable et la formation attaque « I’m alive », son titre le plus pop. Alqmvist annonce la grande finale, « Tick, tick boom », que la foule reprend en chœur. Le groupe se perd dans un drone de 30’, puis les musiciens restent figés comme des figures du musée Tussauds, pendant deux à trois minutes. Pelle n’oublie pas de présenter longuement ses musicos, avant que la formation ne reprenne le morceau en cours. Il demande à la foule de s’asseoir, et insiste pour qu’elle s’exécute. Et lorsqu’elle se relève, c’est dans un élan de folie, qu’elle participe enfin à l’explosion ultime…

Après la distribution des sticks par le batteur (adroit, il parvient à les envoyer jusqu’au balcon !), c’est bras-dessus, bras-dessous que le quintet et les deux ninjas viennent saluer l’auditoire, Pelle promettant de revenir très bientôt se produire dans la salle lilloise. On a quand même vécu un bon moment de rock’n’roll, et ça, ça fait du bien…

Setlist

  1. Come on
  2. Main offender
  3. Go right ahead
  4. Paint a picture
  5. Won’t be long
  6. Good samaritan
  7. Walk idiot walk
  8. Two timing touch and broken bones
  9. My time is coming
  10. See through head
  11. Hate to say I told you so

Rappel

  1. I’m alive
  2. Try it again
  3. Tick tick boom

 


 

Antoine Wielemans

Vattetot

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Après avoir gravé cinq albums en compagnie du groupe Girls in Hawaï, entre 2003 et 2017, Antoine Wielemans, le chanteur et guitariste, a décidé de se lancer dans la chanson française. Il vient ainsi de sortir son premier elpee solo, « Vattetot ».

Pari réussi pour ce premier opus d’une douceur mélancolique et envoûtante.

On reconnait son style pop rock, mélange d’instruments acoustiques et des percussions de boîtes et autres nappes électroniques. Sa voix, à la limite du parler, laisse une belle place à la mélodie très travaillée.

Il reprend des thèmes tels que l’obsolescence programmée d’IKEA, la mort d’un être cher allégée par la présence de son chien Bernie, la grasse matinée après une bonne soirée bruxelloise, la dépendance aux réseaux sociaux, les actes manqués, la fragilité de la vie et la déprime, le spleen de la fin d’été ainsi que la magie de la nuit.

‘« Vattetot » évoque les doutes et les interrogations d’un homme de 42 ans dans une société de plus en plus ballotée, divisée et insécurisante sans sombrer dans le misérabilisme.’

Un LP à écouter lors d’un concert aux accents intimistes, en boucle au coin du feu ou dans sa voiture pour aller, pourquoi pas, à Vattetot-sur-Mer.

En concert le 4 février 2022, au Botanique, à Bruxelles.

Méthode Chanson

 


 

Ayo

Royal (Deluxe edition)

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Quel plaisir d'avoir des nouvelles de la chanteuse germano-nigériane, Ayo. Active depuis de nombreuses années sur la scène jazz et soul, elle est surtout connue pour son titre « Down on my knees » ; mais elle n'a jamais arrêté de composer de la musique. Paru l’an dernier, son sixième opus, « Royal », vient d’être réédité en version ‘deluxe’.

Pour elle, le choix du titre est important ; et « Royal » est riche de sens et de spiritualité. L'artiste, très croyante, s'est inspirée de la ‘source royale’, de la lumière, de l'énergie et de l'amour pour réaliser cet opus et cela se sent : il transpire les ‘good vibes’ du début à la fin. Y figurent 15 titres dont 3 reprises. Mais personne ne s’attendait de sa part à de tels exercices de style. Et tout particulièrement « Né quelque part », une chanson signée Maxime Forestier qu’elle se réapproprie complètement, et la cover lui va très bien. Elle adapte également le célèbre titre « Afro Blue » dont on ne se lasse pas et elle l'interprète avec une douce et délicieuse nonchalance.

Parmi les titres les plus appréciables, on épinglera l’entraînant « I'm in love ». Sa voix chaude et lumineuse s’y ballade avec groove. Et impossible de passer à côté du solo d'improvisation au piano sur « Throw it away ». Trop bon, également !  

Lors des sessions, l’artiste a bénéficié du concours de Freddy Koella (guitariste de Bob Dylan et Willy DeVille) à la gratte, Gaël Rakotondrabe au piano, Laurent Vernerey à la contrebasse et Denis Benarrosh aux percus. Sans oublier Keziah Jones qui participe à « Ill'be right here ». Une équipe qui a entouré Ayo avec justesse pour lui laisser toute la place de s'exprimer vocalement ; elle qui a l'habitude de se consacrer à la guitare.

Bref, c'est un album à écouter sans modération avec, dans les oreilles, la même saveur qu'une cuillère de miel en bouche : c'est doux, chaud et sucré. « Royal » est un régal, et bonne nouvelle, la version ‘Deluxe’ est enrichie de 3 inédits.


 

Niska

Le monde est méchant

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Deux ans après avoir gravé son elpee « Mr Sal », Niska, une des stars du rap français, revient à la surface en publiant « Le monde est méchant ». Son nouveau projet qu'il présente comme une mixtape, sans doute parce qu'il rassemble de nombreux featurings, est pensé et construit comme un album. Le rappeur aux hits ensoleillés, dansants et populaires, s'y livre un peu plus intimement sur ces dix-sept titres. Il rappe sur des instrus énergiques et décrit d'autres couleurs, plus grises, de la réalité. Tout au long de « Paris » par exemple, il raconte comment ‘les lumières brillent pendant qu'on s'éteint’. Sur « Service » en compagnie de Mayo ou sur « 44 », les mélodies sont douces et Niska chante son dégoût de l'être humain. Alors même si on perçoit chez l'artiste cette nouvelle vision, plus sombre ou méchante, du monde, on découvre aussi avec plaisir des sons ‘ambiançants’. Et ce, en feat. avec des jeunes rappeurs plus jeunes, notamment Maes, Guy2Bezbar ou 1PLIKÉ140. De quoi se réjouir de voir le rappeur confirmé rencontrer les univers de ces derniers cités. Niska, s'est d'ailleurs mis également à la drill et ça lui va bien. Évidemment, impossible de ne pas parler de la présence de Ninho sur « N.I » et même s’ils sont habitués à partager des morceaux, l'alchimie est toujours là, car ils se renvoient les mots dans une délicieuse fluidité.

Un coup de cœur ? Le morceau « Jota », auquel participe Hamza ! D'autant plus qu'on ne s'y attendait pas, puisqu'à première vue leurs univers ne semblaient pas particulièrement connectés ; et pourtant, on se remet le son encore et encore. Bref, Niska nous offre un album bien ‘fourni’ et relativement ‘hétéroclite’, mais surtout cohérent et qui nous a plu ! L'artiste a encore des choses à raconter, de la créativité et son public pour l'écouter.

La question est inévitable. Quid de cette fameuse phrase d'un des morceaux de l'album qui a fait tant de bruit sur les réseaux sociaux ? Que ce soit celle-là ou toutes les autres paroles à caractère misogyne que l'on peut entendre de façon générale, il est parfois difficile pour certain(e)s de prendre position. Mais elles sont toujours moins dérangeantes que l'objet dont elles sont le reflet, à savoir notre société sexiste. Alors oui, on a monté le son, dansé et chanté sans se culpabiliser.


 
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