Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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6 milliards de UssaR ?

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Auteur-compositeur-interprète, UssaR s'est fait connaître grâce à son premier Ep. Un éponyme, paru en 2020. Son style, nourri au de rap et au rock des années 70’s, enrichi par les solos au piano de Keith Jarreth, nous emporte dans une musique hybride, entre pop urbaine et chanson électronique.

UssaR a sorti le 11 juin 2021, une réédition de son Ep « Etendues », enrichie de 4 titres inédits. Une version est également parue en vinyle, au mois d’octobre dernier.  

L'occasion de (re)découvrir la sensibilité de cet artiste, notamment à travers le single bouleversant « 6 milliards ».

La vidéo de « 6 milliards » est disponible ici

Un single qui sonne comme une prière, un cantique : un piano nu et la voix grave de UssaR murmurent ensemble l'absence, le manque, le vide laissé par l'être aimé, l’être rêvé. Entre éblouissement et aveuglement, UssaR s'approprie les codes de la chanson française et s'immerge dans le sacré. De ces religions, toutes personnelles, que l'on érige intimement à l'autre.


 

Tir groupé pour Philemon…

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Philemon, c’est le projet d'Anton De Boes, et pour enregistrer son nouveau single, « Afterglow », il a de nouveau reçu le concours, en studio, du producteur Pascal Deweze, du batteur Michiel Balcaen (Balthazar) et du guitariste Kim Van Elsen. Le morceau baigne au sein d’une forme d’indie-folk assez originale et dévoile des couplets minimalistes, un refrain accrocheur, des paroles pleines d'esprit et une looongue outro psychédélique.

Pour tourner le clip d’« Afterglow », Anton a encore bossé en compagnie de la photographe Kaat Somers. Il est important de signaler qu'aucune nourriture n'a été gaspillée pour ce clip.

A découvrir ici

 


 

School Of X danse dans le vide…

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Le deuxième album de School of X, « Dancing Through The Void », est paru ce 24 septembre 2021.

Cet opus constitue une ode à vivre et à être exactement qui vous êtes, peu importe le bruit qui vous entoure’, a déclaré Rasmus Littauer.

Nous pouvons voir ce sentiment dans la vidéo, car son expression passe de la panique à l'espièglerie au fur et à mesure que la vidéo progresse, pour finalement se laisser aller à la poursuite, alors qu'il sourit à la caméra par-dessus son épaule.

Outre sa carrière solo, l’artiste danois s'est forgé un nom au cours de la dernière décennie en apportant son concours à Liss et MØ à la batterie, ainsi qu’à Clairo et Deb Never.

« New friend » à découvrir ici 


 

Pepper White ne sera plus seul au monde pour très longtemps…

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D’abord, il y eut de longs mois d’abstinence où Thomas Dahyot (The Madcaps) pensait avoir raccroché les médiators définitivement. Mais l’accalmie ne fut que passagère, des notes sont venues remplir le vide qui s’était installé dans sa vie et ont donné naissance aux dix chansons de "The Lonely Tunes Of Pepper White".

Les vieux amours du chanteur s’y retrouvent : la décontraction de JJ Cale, la pop du Velvet Underground circa 69, le gospel profane de Nat King Cole ainsi que les crève-cœurs acoustiques du "Sleeper" de Ty Segall. Mais sa signature est également aisément reconnaissable à travers des breaks toujours étonnants, le relief dans les arrangements et le soin apporté aux tempos.

Caractérisée par la présence d’un mellotron, "Lonely For Too Long" communique quelques indices sur l’état d’esprit dans lequel a été composé l’album. "Still In Love With You" est chanté sur deux octaves, comme si Thomas Dahyot était en duo avec lui-même.

Ces notes bleues n’empêchent pas l’humour. L’envoûtant "Home Alone" invoque les diableries de Screamin’ Jay Hawkins, pendant que "Rom Com" confesse avec dérision les plaisirs coupables liés aux mièvreries télévisuelles. Ce sont les éléments, nouveaux et anciens qui font la musique de Pepper White.

Extrait de cet opus, « Lockdown » est disponible en vidéo


 

L’harmonie déformée de Marcel…

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Marcel, c’est un fantôme carnavalesque qui aime faire beaucoup de boucan en se frottant tendrement à la joue des humains. Comme un chat boiteux à la queue duquel on aurait attaché des cymbales. Insupportable mais bizarrement sympathique.

Sa musique doit autant à Jonathan Richman qu’aux frappes tendues de Steven Gerrard, aux guitares tordues de Sonic Youth qu’à la peinture expressionniste allemande, aux dessins-animés idiots de leur adolescence qu’à la philosophie présocratique. 

Formé à Arlon –doyenne des villes de Belgique et longtemps détentrice du record de la plus haute concentration de bistrots par habitants– Marcel prend le plus souvent la forme d’un quintet.

Les guitares et la basse font comparaître 50 ans de musique saturée devant un tribunal révolutionnaire : rock’n’roll, post-punk, punk-rock, grunge, noise, indie. Tout y défile joyeusement devant la barre, dans le désordre le plus complet. La batterie malaxe le tout à l’aide de beats qui trimballent l’auditeur dans une vieille locomotive fêlée, sans qu’aucun regard ne soit jeté dans le rétro.

La voix ressuscite le ‘Sprechgesang ‘de Brecht et la chanson dadaïste du cabaret Voltaire dans une belle langue optimiste anglo-wallonne, comme un monsieur Loyal qui aurait fait ses armes au CBGB sans totalement rompre avec l'héritage du pâté gaumais.

« Crooked harmony » est à découvrir ici

 


 

Gaetan Henrion, pas si seul…

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Gaëtan Henrion, autodidacte, écrit et compose des chansons dans la langue de Molière.

Ecoutant et s’inspirant d’une pléiade d’artistes comme Mano Solo, Renaud, Brel, Francois Béranger, Gaspard Batlik, Thiefaine, Noir Désir, Miossec, Yves Jamait ou encore Anis, il vient de sortir son premier album : « Pas si seul ».

Découvrez-le, ici lors d’une « Cérémonie Inutile », proposée sous forme de clip animé…

 


 

Coranline Gaye ouvre une Brèche de Roland…

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« Les Arbres » raconte une histoire d'amour qui dure un jour et une nuit dans une nature que l'on pense être un décor mais qui joue aussi le rôle d'observatrice. C'est aussi un instantané qui musicalement fait le lien entre le travail solitaire de Coraline Gaye et l'arrivée des musiciens dans le projet. 

En octobre 2020, Brèche de Roland publiait "Les arbres" sous forme de clip. Mêlant douceur et tension, et réalisé par Simon Vanrie, il raconte une grande histoire d'amour qui ne dure qu'un jour, en à peine 1 minute 30.

Ce titre lance aujourd’hui un compte à rebours pour la sortie du premier album de Brèche de Roland. Intitulé « Fin:début » , il sortira ce 12 novembre 2021. Une version live du morceau, filmé en juin à la Maison des Musiques à Bruxelles par Gil Mortio, avec l'aide de Julie Odeurs au son est disponible

 


 

Angèle déclare sa flamme à Bruxelles, sa ville…

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À travers un voyage surréaliste en train, le clip « Bruxelles je t’aime » nous plonge dans l’imaginaire d’Angèle lors d’un itinéraire Paris - Bruxelles (un trajet qu’elle effectue souvent pour retrouver sa famille). Très enthousiaste à l’idée de rejoindre sa ville natale, Angèle décide de tuer le temps en transformant un trajet pour le moins banal en une aventure onirique beaucoup plus intense, grâce à son imagination débordante. « Bruxelles je t’aime » est un clip régressif, qui est symbole de l’âme d’enfant toujours éveillée chez Angèle, tout en faisant office de déclaration d’amour à sa ville natale.

Le Trans Europe Express a servi d’inspiration pour la base du décor. Plus précisément les wagons de la catégorie Mistral 69, qui circulaient dans les années 80 et étaient les derniers modèles en circulation.

Le réalisateur et Angèle ont voulu parsemer le clip d’indices visuels permettant aux spectateurs de se raccrocher aux paroles du morceau : ‘Nous avons trouvé́ ça fun de jouer avec des clichés parisiens et bruxellois, notamment dès l’ouverture du film avec la petite fille qui joue avec un Atomium et fait basculer Angèle dans son imaginaire ou encore lors du passage des wagons boxes, avec la découverte des pigeons parisiens’. Alors que d’autres passages (le journal évoquant le Palais de justice toujours en rénovation, les enfants qui jouent avec les boules chromées à l’image d’un Atomium déconstruit ou encore le wagon rempli d’Iris, fleur symbole du VIe siècle, lors de la fondation de la ville) sont volontairement amenés de manière subtile.

Le nouvel et second album « Nonante-cinq » sort le 10 décembre 2021

Pour le clip, c’est ici

https://www.facebook.com/angeleouenpoudre

https://www.instagram.com/angele_vl/

En concert

10/12/2021 – Sportpaleis, Anvers

19 + 20 + 21 + 22/12/2021 – Forest National, Bruxelles


 

Johnny Marr

Boomslang

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Depuis le split des Smiths en 1987, Johnny Marr a participé à de multiples projets musicaux. Et le qualificatif est faible, puisqu'il a collaboré, à des degrés divers, pour les Banderas, Beck, Andrew Berry, Black Grape, Billy Bragg, Bernard Butler, A Certain Ratio, Charlatans, The Cult, Electrafixion, Electronic, Everything But The Girl, Bryan Ferry, Neil Finn, Haven, Impossible Dreamers, Bert Jansh, Denise Johnson, K-Class, M People, Kirsty Mc Coll, Marion, Moodswings, Oasis, Beth Orton, Pet Shop Boys, Pretenders, Quando Quango, Stex, Talking Heads et The The (NDR : ouf !). Excusez du peu ! Pour la toute première fois, il se pose donc en leader d'un groupe : Les Healers. Rien à voir avec ceux de Fred Lani, puisqu'on y retrouve le fils de Ringo Starr, Zak Starkey, aux drums, et l'ex bassiste de Kula Shaker, Alonsa Bevan. Johnny ne se contente plus de jouer de la guitare. Il chante également. D'une chouette voix, dont le timbre campe un hybride entre Crispian Mills et Tim Burgess. En y ajoutant parfois un peu de reverb. Premier opus du trio, " Boomslang ", fait la part belle à la britpop. Tantôt psychédélique, tantôt semi acoustique, tantôt house, elle navigue à la croisée des chemins des Stone Roses, de Kula Shaker, et des débuts d'Oasis. Infecté épisodiquement d'une petite touche de blues. Mais c'est dans sa phase la plus électrique que la formation se révèle la plus excitante, et surtout la plus efficace. A l'instar de l'atmosphérique " The last ride ", réminiscent de Ride, de l'effervescent " Caught up ", du très enlevé " Need it ", écorché par un harmonica grinçant, de l'hypnotique " Long gone " et du dynamique " Bangin' out ". Le reste se dilue un peu trop souvent dans la pop ordinaire. M'enfin, pour un coup d'essai, Johnny Marr vient de commettre une œuvre plus qu'encourageante. Devrait aussi soigner ses lyrics. Enfin, pour ceux qui comprennent la langue de Shakespeare…

Midnight Oil, bien avant la COP 26…

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Nous sommes en pleine COP 26 et plus qu’un beau discours, le nouveau clip de Midnight Oil résume en un peu plus de 5’ les catastrophes engendrées par le dérèglement climatique. Impressionnant ! Il s’agit également du tout nouveau single du groupe australien. Sans compromis, "Rising Seas" ajoute la voix unique du groupe à celle de milliards d'autres personnes dans le monde qui cherchent un avenir sûr, habitable et équitable pour notre planète.

Midnight Oil fait campagne pour la justice sociale et environnementale depuis 1978. La musique et les actions sans du groupe ont inspiré des générations de militants dans leurs campagnes pour un monde meilleur.

Et comme le morceau est excellent, martelé sur les ondes, il pourrait servir d’hymne à ce combat pour la survie de notre planète…

Le clip est disponible

 


 

Un sorcier appelé Eels…

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« Extreme Witchcraft », le nouvel album d’Eels sortira le 28 janvier 2022. Mark Oliver Everett, alias E, a mis en forme le disque en compagnie du producteur et guitariste de PJ Harvey, John Parish, leur dernière collaboration remontant à « Souljacker », paru en 2001. Deux singles ont déjà été extraits de ce long playing. Tout d’abord « Good Night On Earth » (en écoute ici) ; puis le tout dernier « Steam engine », doublé d’un clip vidéo, disponible

 


 

Dan Sartain, lève-toi et marche !

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Quelques mois avant son décès, le 20 mars 2021, Dan Sartan avait terminé les sessions d’enregistrement d’un nouvel album. À la demande de la famille de Dan, sa femme et sa fille, Il paraîtra ce 26 novembre 2021, et s’intitulera « Arise, Dan Sartain, Arise ».

La totalité des bénéfices de cette sortie, tant la part des artistes que celle de la maison de disques, sera versée à un fonds d'affectation spéciale pour la jeune fille de Dan.

Au cours des dernières années, Dan Sartain a beaucoup expérimenté, que ce soit à travers les sonorités de gratte des 50’s, l’électronique, comme sur "Dudesblood" et son dernier opus, "Century Plaza", en 2016, qui incorporait des synthés grinçants et des boîtes à rythmes rappelant Suicide et Depeche Mode.

https://joindansartain.bandcamp.com/album/arise-dan-sartain-arise-2


 

Un Spoon d’enfer !

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« Lucifer on the Sofa », le nouvel opus de Spoon sortira le 11 février 2022. Il a été coproduit par le groupe et Mark Rankin (Florence & The Machine, Bloc Party, Frank Carter & The Rattlesnakes, Queens of the Stone Age) et a bénéficié des contributions de Dave Fridmann et Justin Raisen.

Ce sera le 10ème elpee du groupe texan qui a déclaré qu’il s’agissait de l’album le plus rock’n’roll qu’il ait enregistré à ce jour. Le leader Britt Daniel a même ajouté : ‘C'est le son du rock classique tel qu'il a été écrit par un type qui n'a jamais compris Eric Clapton’.

Son premier single issu de cet LP, "The Hardest Cut", est accompagné de la vidéo, qui met en scène Spoon lors d’une fête étrange. Pour découvrir la vidéo, c’est ici

 


 

Le comeback de Russ Rankin en solitaire…

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Neuf longues années que Russ Rankin, le chanteur de Goog Riddance, n’avait plus gravé d’album solo. Il est donc de retour pour un elpee qui sortira ce 28 janvier 2022.

Santa Cruz. Sans aucun doute, Russ Rankin a été l'un des frontmen les plus influents du punk de ces 30 dernières années. Avec Good Riddance et de nombreux autres projets, il a contribué à l'agenda de la scène punk mondiale.

Sur ses albums personnels, Rankin aborde des sujets sociaux et politiques, ainsi que certains thèmes existentiels comme l’amour ou la perte d’un être cher. Avec l'habileté de l'expérience et une honnêteté sans faille, ses chansons cherchent à comprendre la tourmente introspective de la condition humaine, tout en cherchant à défendre le meilleur de nous-mêmes.

En attendant la parution de "Come Together, Fall Apart", le single intitulé "Babel" sera disponible ce 3 novembre 2021.

https://www.facebook.com/RussRankinMusic


 

Un poison mortel pour Nesles…

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« Arsenic », c’est le titre du nouvel elpee de Nesles qui sortira ce 5 novembre 2021. Après l’organique et flamboyant « Permafrost », « Arsenic » dévoile une autre facette de son auteur.

Réalisé une nouvelle fois par Alain Cluzeau, « Arsenic » creuse plus profond encore le sillon qu’avait commencé à sonder Permafrost. En explorant les recoins de sonorités rock ou folk échouées sur les rives électroniques, Arsenic fait le choix de ne pas choisir. Entre l’organique et le numérique. Entre le jour et la nuit. Entre la terre et le ciel. Les participations de Matt Swanson (Lambchop), d’Armelle Pioline (Superbravo) ou d’une chorale d’enfants parachèvent l’échafaudage subtil d’un édifice sonore en clair-obscur.

Dans un dernier paradoxe, l’album dévoile d’ailleurs, sous ses sombres atmosphères, une énergie, une soif de vivre, un élan qui jaillit au coeur des cendres.

Le clip de « Pégase » est disponible

 


 

La douce matinée de Teleman…

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Trois bonnes années après avoir publié son dernier elpee studio, « Family Of Aliens », Teleman sortira un nouvel Ep, ce 5 novembre 2021.

Produit par deux musicos de Hot Chip, Al Doyle et Joe Goddard, « Sweet Morning » recèlera 5 plages.

‘Il était important de sortir de la nouvelle musique le plus tôt possible’, déclare Thomas Sanders, le chanteur et guitariste de Teleman. ‘Faire un EP nous a donné l'impression que nous pouvions être plus spontanés et essayer des choses sans la pression et les attentes qui entourent la sortie d'un album. C'était donc une expérience plus amusante, je dirais.’

L'Ep a été enregistré après le départ du claviériste du groupe, Jonny Sanders, qui a quitté le groupe pour se concentrer sur son travail dans le domaine du cinéma et du design. Il a d’ailleurs réalisé la nouvelle vidéo de « Right As Rain », issue de cet Ep, et elle est disponible .  

 


 

Xavier Rudd estime que nous avons le droit de rêver…

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Xavier Rudd publiera un nouvel opus en 2022. Ce sera son dixième. En attendant, il nous en propose un second extrait, « We Deserve To Dream », sous la forme d’un single. Dans la foulée, il partira en tournée, qui passera notamment par Le Grand-Duché de Luxembourg et la Belgique (voir dates ci-dessous)

Rudd a déclaré : ‘La vie a été difficile pour tout le monde ces dernières années et maintenant plus que jamais, les gens méritent de rêver en grand. J'ai l'impression que les nuages se lèvent lentement et, lorsque les gens émergent de cette période, j'aimerais être là avec de la musique. Accueillir un espace où les gens peuvent se laisser aller, rêver, bouger et se débarrasser du poids du monde est très puissant et j'honore cet espace. Je sens que cette tournée européenne de 2022 sera très spéciale…’

« We Deserve To Dream » traite de notre liberté qui se trouve dans les éléments de la terre, de l'océan, des arbres, mais nous sommes enfermés dans un conditionnement que la vie nous impose. Le clip de cette compo est disponible

En concert

Vendredi 30 Sep : Den Atelier, Luxembourg

Mardi 8 Nov : Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 9 Nov : Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 10 Nov : De Roma, Anvers


 

Red Beans & Pepper Sauce

Un concert bien vintage…

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Red Beans & Pepper Sauce a été fondé à Béziers, en 2010. Ses références oscillent du ‘new blues (Gary Clark Jr., Tedeschi Trucks Band) au ‘néo vintage’ (Blue Pills, Wolfmother, Saverio Maccne & Double As, The Excitements) en passant par le ‘classic rock’ des seventies (Led Zeppelin, Deep Purple), contemporain (Rival Sons, The Black Keys) et le funk. En dix ans d’existence, ce quintet hexagonal a gravé cinq albums, dont le dernier, « Mechanic Marmalade », est paru en 2019. Il vient, en outre, de publier un Ep 4 titres. Et il s’intitule « Song For The Past ». Enfin, le combo est considéré, comme un des groupes de rock les plus intéressants, sur la scène française.

Le supporting act est assuré par Bob Doug, une formation bruxelloise qui a choisi le nom de son leader comme patronyme. Bob se charge de la guitare et du chant. Il est soutenu par Arnaud Picqué aux synthés, Alessandro Damico à la basse et Louis Jassogne aux drums. Son style oscille entre blues, funk et (heavy) rock. Fondé en 2013, il s’apprête à sortir son troisième elpee, « Mirages ». Mais la spécialité du band, ce sont les jam sessions…

Le set s’ouvre par « Road 98 », un extrait du futur opus. Lorgnant vers le hard rock, ce morceau raconte l’histoire d’une voiture qui traverse le désert, afin de s’évader quelque peu du brouhaha qui règne dans le trafic, à Bruxelles. Le quartet embraie par le nerveux rock/blues « Here We Go (Now ?) », un morceau au cours duquel Bob se démène derrière sa six cordes. C’est une bête de scène et il monopolise l’attention d’une maigre assistance, pourtant attentive et interactive. Hormis « Sitting Of The Desert », extrait du premier elpee, la majorité des morceaux est issue du prochain long playing. Après un blues instrumental abordé à la manière de Stevie Ray Vaughan, « Sippin’ In Vain » ressuscite le mythe de Jimi Hendrix. Doug imite même les gestes du légendaire gratteur, en plaçant sa guitare dans son cou. Et, ma foi, il ne se débrouille pas trop mal. C’est aussi à ce moment-là qu’on se rend compte que les musiciens sont habitués aux ‘jam sessions’.

En rappel, le quatuor nous réserve « Driven By Sex », une compo sculptée dans une forme de garage-glam-rock qui collerait bien au répertoire de Romano Nervoso.

Setlist : « Road 98 », « Here We Go (Now ?) », «4 Am Room Service », « Black Coat », « Flip The Switch », « Sitting Of The Desert », « Going Back Home », « Friends », « Sippin’ In Vain », « Hard Jam ».

Rappel : « Driven By Sex »

Les musicos de Red Beans And Pepper Sauce grimpent sur l’estrade. Laurent Galichon, le leader (c’est également le compositeur), se charge de la guitare. Jessyka Aké se plante au centre, devant son micro. La chanteuse est coiffée d’un chapeau de couleur noire. Chevelu, Serge Auzier s’installe derrière ses claviers et Niko Sarran, ses fûts. Enfin, Denis Bourdié se consacre à la basse. 

Après une intro à la gratte, le set s’ouvre par « My and ». Laurent fait littéralement corps avec son instrument. Au fil du set, les claviers s’infiltrent généreusement dans les compos, les sonorités d’orgue réveillant en notre for intérieur le souvenir de feu Jon Lord. Ténébreux, sauvage et sudiste, le rock/blues de RB&PS transpire le bourbon et la sueur. Ça cogne, c'est sexy, sans oublier ce ‘quelque chose’ de lourd qui vibre sous le capot et sonne comme un appel à prendre la route. Charismatique, Jessyka fait onduler ses doigts sensuellement, le long de son micro. Véritable panthère noire, elle ne tient pas en place sur les planches. Sa voix peut devenir très speed. Balaise derrière ses drums, Niko va nous réserver un solo de batterie de plus de 10 minutes. Comme nombre de bands, dans les 70’s. Un exercice de style qu’on pourrait qualifier à la fois de de technique et de tribal. Et Laurent n’est pas en reste, puisqu’il va également s’autoriser le sien, dans l’esprit de Van Halen.

Un concert bien vintage qui a ravi les quelques quinquas (70 ?) présents ce soir. Dommage qu’il n’y ait pas eu davantage de monde !

Setlist : « Intro, My Land », « Glitter City », « No Saint Today », « Give It To Me », « Time To Get Away », « Bright Lights (Gary Clark Jr) », « Thank You Drums Solo, Moby Dick », « I Am The Night », « The Battle », « My Holy Guest », « No Crossroads », « Black Panther », « You Can’t Turn Around », « Half World Changeling ».

Rappel : « Lock You Down, Meddley », « Ace Of Spades (Motörhead) »

(Organisation : Zik-Zak)


 

Low

Hey what

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Depuis le départ du bassiste Steve Garrington, Low est réduit à un duo. Enfin pas tout à fait, puisque BJ Burton (Bon Iver), le producteur, est pratiquement devenu le troisième membre du groupe.

« Hey what » constitue l’album le plus expérimental de la formation, gravé à ce jour. A première écoute, on a littéralement les tympans écorchés par la puissance et la compression du son. Les interventions de guitare et de batterie sont tellement compactées, qu’il est impossible d’en reconnaitre la moindre note. On se demande même si la chaîne hi-fi ne sature pas. Mais lorsque les harmonies vocales angéliques émergent, c’est un sentiment de perplexité qui vous envahit. Avant de se rendre compte que le couple joue constamment sur ce contraste tout au long de l’opus. Mais en prenant soin de torcher des mélodies enchanteresses. Qui laissent parfois transparaître de curieux spectres. Celui de Hooverphonic sur « All night », les vocaux se frottant même au gospel. De Neil Young et Emmylou Harris, qui auraient pu interpréter le mélancolique « Disappearing ». Dans un autre registre, évidemment. Et enfin les Corrs tout au long du plus punchy mais aux réminiscences celtiques, « More ».

Un album audacieux, dont les sonorités post industrielles sont purifiées par les harmonies vocales célestes. A ne pas mettre, cependant, entre toutes les oreilles.  


 

John Murry

The stars are god’s bullet holes

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L’histoire de cet artiste n’est certainement pas un long fleuve tranquille et sa biographie ne raconte pas tous les drames humains qu’il a pu endurer au cours de son existence. Ses coups durs les plus récents ? Le décès de son ami et mentor, Tim Money, par ailleurs drummer chez American Music Club, Toiling Midgets et Sun Kil Moon. A cette époque, c’est alors Michael Timmins, le guitariste de Cowboy Junkies, qui va l’aider à remonter la pente et à sortir son deuxième opus solo, « A Short History of Decay », qu’il va par ailleurs produire. 

Puis celui de Bob Frank, disparu en 2019. Un artiste en compagnie duquel il avait enregistré ses deux premiers essais. On comprend ainsi mieux pourquoi ses chansons ne respirent pas la joie de vivre.

« The stars are god’s bullet holes », le troisième elpee personnel de John Murry, a cette fois bénéficié du concours de John Parish (PJ Harvey, Arno, Dionysos, Giant Sand, Sparklehorse, Dry Cleaning), à la mise en forme. Ce qui explique, peut-être la présence d’électronique, dans l’expression sonore ; mais, et c’est une bonne nouvelle, elle ne corrompt jamais l’instrumentation organique.

John est en colère à l’égard de la violence qui gangrène notre société contemporaine, et il la manifeste à travers le single qui ouvre l’album, « Oscar Wilde (came here to make fun of you) », une plage jalonnée d’interventions de pedal steel. Un instrument qu’on retrouve, bien évidemment sur les compos les plus ‘americana’ de ce long playing.

Lorsque les guitares se mettent à bourdonner ou à entrer en distorsion, on entre alors dans un univers plus noisy/rock. A l’instar du titre maître. Incantatoire, il libère une intensité réminiscente du « Gimme shelter » des Stones. A moins que ce ne soit de Sisters of Mercy. Puis du tumultueux « Time & a rifle ». Ou encore de l’expérimental « 1 (1) 1 ». Sans oublier la piste finale, « You don’t miss me (so long) ».

John a également recours à l’électronique, de manière subtile, sans jamais empiéter sur l’instrumentation organique.

Evoluant sur une boucle reptilienne, « You little black book » invite des cuivres, en fin de parcours. Bien qu’imprimé sur un tempo new wave, « Perfume & decay » marche sur les traces de The National.

Titre le plus optimiste (?!?!?), « I refuse to believe (you could love me) » reflète le penchant pour l’autodérision de l’artiste, un titre qu’on pourrait qualifier de glam, mais au drumming particulièrement souple.

Enfin, Murry s’autorise une cover étonnante du « Ordinary world » de Duran Duran. Imprimé sur un tempo fiévreux, le morceau est nappé de claviers ‘manzarekiens’.

Un album sombre, introspectif et décadent, au cours duquel de superbes chœurs féminins –assurés notamment par Nadine Khouri– adoucissent les déclarations révoltées et grinçantes que Murry dispense d’une voix marmonnée, semblable à un discours…


 

Mr Diagonal

North pacific

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Mr Diagonal, c’est l’un des projets de Dan Barbenel (NDR : il est également le frontman et le fondateur de Black Light Orchestra), un natif de Dundee (NDR : une ville du nord-est de l'Écosse à environ 100 km au nord d'Édimbourg), qui partage son temps entre les States (Los Angeles) et l’Europe (Bruxelles).

Pour enregistrer « North pacific » Dan a pu compter sur ses fidèles musicos, Yannick Dupont et Quentin Manfroy.

A première écoute, la musique de Mr Diagonal évoque Divine Comedy voire Danny Elfman. Une chose est sûre, elle est influencée par Kurt Weil. Surtout lorsque les compos flirtent avec la pop orchestrale voire symphonique ou le cabaret. Mais au fil des écoutes, elles se révèlent plus personnelles qu’on ne l’aurait imaginé, se frottant au folk (ces cordes de gratte –un ukulélé ?– jouées en picking), au jazz, à la rumba, à la lounge et même à l’électro. « 21st century cats » s’aventure même dans une forme de blues déviant digne de Tom Waits alors que « Red lighthouse » adopte un format fondamentalement plus rock, un certain Ben Calmone s’autorisant d’ailleurs un solo de guitare flamboyant. Enfin, titre le plus électro de cet LP, « Hyoryo No Tegami » nous entraîne jusqu’au pays au soleil levant, là où Mr Diagonal récolte un franc succès.

Bref, une œuvre excentrique, aux arrangements soignés, qu’interprète Dan d’une voix souvent conversationnelle, mais rêveuse et susceptible de changer de timbre ou d’inflexion suivant les morceaux


 
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