Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Trixie Whitley plus hypnotique que jamais !

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Déjà très (re)connue du côté néerlandophone, Trixie Whitley est l'une des artistes belges dont la notoriété est en croissance constante

Sur son nouvel album, « Lacuna », qui sort le 29 mars prochain, Trixie défie les genres.

Elle nous emmène dans un monde futuriste et laisse planer sa voix sur un fascinant et enivrant mélange de sons électroniques et de rythmes hypnotiques.

Son dernier clip est éloquent à ce sujet, et il est disponible ic

Un Atome crochu !

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Atome, qui s’est forgé une solide notoriété dans la french pop, sort son premier album, « Voie lactée », le 15 février prochain.

À travers cet opus à trois versants -de la psyché, de la pop acidulée et du rock- le groupe bruxellois nous invite à bord d'un vaisseau spatial pour le plus beau périple de notre vie !

Il se produira en première partie de Feu ! Chatterton le 9 mars prochain, à l’Eden de Charleroi et dans le cadre des Francos le 20 juillet.

Le clip du titre maître de l’album est dispo ici

Un sacré octuor !

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Yôkaï, collectif bruxellois réunissant 8 musiciens multi-instrumentistes, s’apprête à retrouver la scène, fort de son premier album studio éponyme !

À travers huit titres, c’est un maillage de compositions ciselées, de grooves hypnotiques et d’improvisations sauvages qui prend vie, affichant un métissage résolument contemporain entre jazz, musiques ethniques et rock aux accents psychédéliques.

« Plutonia » est à découvrir ici

 

 

Un dernier tour et puis s’en va …

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Un dernier tour et puis s’en va …

« Leech », le second opus de King Child, sortira le 8 février prochain, une œuvre au cours de laquelle la démarche du groupe s’est affinée, épurée même, afin de ne conserver que l'essentiel, la force lyrique s’imposant presque d'elle-même.

Sans jouer les moralisateurs, Jean Prat et Quentin Hoogaert jouent de métaphores, de nuances et de poésie pour affirmer un propos où l'espoir revendique encore sa place...

« One last ride » est en écoute ici 

 

Bien plus haut que le ciel !

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Deux ans après gravé « Intérieur nuit », Marvin Jouno continue d'explorer l'esprit de la chanson française à travers des influences issue de la pop anglo-saxonne, du hip-hop et des musiques électroniques, une expression sonore qu’il met au service d'une écriture intime et remplie d'images cinématographiques

Pour vous rendre « Sur mars », c’est ici

 

 

Une pléiade de courbes …

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En 2018, Watine a réouvert sa boîte de Pandore où elle a rangé des cordes, des timbales, des cors, enregistrés lors des séances précédentes. Mais également des enregistrements à la volée, une véritable banque de sons immortalisée dans la rue, dans les jardins, lors de tempêtes, sans oublier quelques prises d’harmonica, de ‘toy’ accordéon, de piano, de bois lustrés, martelés, des frottements de verre, des cloches d’église, des trains qui circulent, et plein d’autres sources organiques…

A l’aide de son ordi, elle a découpé puis transformé ces données…

En novembre 2017, elle a tout l’hiver devant elle. Elle va alors bosser sur la confection de « Géométries Sous-Cutanées », jour et nuit. Le résultat sera cinématographique, électro-acoustique, néo-classique, abstrakt, comme un film dérushé, filtré, déstructuré, répétitif, avec des inserts électroniques, des orchestrations de cordes, des développement pianistiques, quelque chose comme une incantation spirituelle, parfois hypnotique. Deux titres véhiculent des textes, instrumentaux, les huit autres ont de quoi laisser sans voix.

Sortie de l’album le 25 février sur les plates-formes et le 1er mars dans les bacs.

https://watine.bandcamp.com/album/geometries-sous-cutanees

Ça plane pour Line !

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Line est un combo toulousain responsable d’une musique mélodieuse agrégeant pop, rock, électro et trip hop. Il publiera l’Ep « Walk Above Clouds » en mars prochain.

Les six âmes errantes de ce band trament une ligne où se rejoignent les chemins de chacun d’entre eux, afin d’entretenir une ambiance aérienne, quel que soit le niveau des hectopascals, pesants ou légers, déchirée entre torpeur vaporeuse et joie mélancolique. Et sur la ligne magique, la fusion prend forme, d'une seule vie multiple, à nos images.

Tout autour, un triple poumon combinant batterie, percussions et basse atomise l'espace et fait pulser le temps. Un coeur aux valves harmoniques et numériques, où claviers, machines et guitares s'emmêlent dans de sibyllines mélodies. Et les six âmes chantent d'une seule voix, féminine, suave et tendre.

Les amateurs de Morcheeba, Radiohead, Youth ou encore Portishead savoureront le voyage en altitude tout comme celui qui pénètre au plus profond de nos corps, libérant alors une énergie d’amour vitale…

Un avant-goût ? Cliquez ici

 

Thomas Breinert, artiste hybride…

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Si Thomas Breinert avoue pour influences majeures Feu ! Chatterton, Benjamin Biolay, Murat, Bashung, Dutronc et Gainsbourg, sa musique ne se contente pas d’explorer la chanson française, mais également le post-rock et la cold wave qui ont bercé sa jeunesse.

En outre, il a milité chez Tristes Sires, un trio français au romantisme sombre dont le leader et auteur/compositeur n’était autre que Vincent Delerm.

Thomas Breinert imagine un monde où les femmes tiennent le premier rôle, un peu par hasard, un peu par amour, un peu par mélancolie.

Il nous entraîne au sein d’une atmosphère musicale aux inspirations familières, aux parfums intenses, charnels et aux charmes inattendus.

La nonchalance apparente de ce dandy natif de Rouen à l’air désabusé ne fait que fait qu’égarer ses auditeurs pour mieux les surprendre sur les chemins d’un vrai rock inventif, millimétré et tranchant,

Mis en forme par Romain Dudek (producteur et arrangeur de Boule et Clément Bertrand, entre autres), cet opus a bénéficié, lors des sessions d’enregistrement, du concours d’un power trio, au sein duquel Olivier Robineau vient insuffler la même énergie rock que quand il était la pulsation du groupe Blankass.

Une idée, du résultat ? Cliquez ici

 

 

Rock Legends : Tribute Bands - Gary Mullen and The Works - Letz Zep - The Doors Alive

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Fort de ses 30 années d’expérience dans le monde du spectacle, Richard Walter Productions a décidé de consacrer une tournée au concept ‘Rock Legends’ à travers l'Hexagone et la Belgique, un concept réservé aux cover bands de mythes de l'histoire du rock'n'roll, concept devenu un véritable phénomène outre-Atlantique. Nostalgie, nostalgie ! En montant ces shows, RWP cherche à bouleverser les codes et surtout à tordre le cou aux idées reçues sur l’intérêt suscité par les Tribute Bands. Le Cirque Royal est presque complet pour accueillir les clones des Doors, du Led Zeppelin et de Queen, bien décidés à nous faire vibrer au son des « Whole Lotta Love », « Riders in the Storm » ou encore « We are the Champions! ». Enfin, excellents musiciens, les membres de Letz Zep, Gary Mullen and The Works  et The Doors Alive sont déterminés à faire revibre leurs modèles, à travers leurs prestations.

La soirée est divisée en 3 parties de 45 minutes. The Doors Alive ouvre le bal...

The Doors Alive :  Morrison s’est mis dans la peau de Mike Griffioen. Il est épaulé par un trio réunissant un drummer, un claviériste et un gratteur, qui se servent d’instruments vintage afin de restituer le plus fidèlement possible le son du trio de référence. Mike ressemble étrangement au Roi Lézard lorsqu’il était jeune et beau. Et son baryton est très proche de feu Jim. « Break On Through (To The Other Side) » et « Alabama Song (Whisky Bar) » ouvrent les portes d’un univers que l’auditoire espérait secrètement pénétrer. Plutôt enthousiaste, ce public se lève de temps à autre pour applaudir les artistes et reprendre les refrains. Et tout naturellement, « The End » clôt le show. On ferme les yeux et on se remémore les images de guerre reproduites dans le film ‘Apocalypse Now’, un long métrage sorti en 1979.

Setlist : « Break On Through (To The Other Side) », « Alabama Song (Whisky Bar) », «Back Door Man », « Light My Fire », « Riders On The Storm », « Touch Me », « The End » 

Letz Zep :  Billy Kulke veut réincarner Robert Plant. Non seulement, il lui ressemble, mais sa voix est capable de monter dans les aigus jusqu’à presque rompre ses cordes vocales, comme le natif de West Bromwich, lorsqu’il avait 20 ans. Il s’autorise, en outre, les mêmes déhanchements. Pour gouverne, Plant avait confié au sujet de Letz Zep : ‘I walked in, I saw Me!!!’. Un fameux compliment ! Billy est épaulé par le gratteur Andy Gray, le claviériste/bassiste Jack Lonergan et le batteur Pete Tullock. Très concentré et jouissant d’une fameuse technique, il impressionne par ses solos, surtout à la double guitare, en l’occurrence une Gibson EDS-1275. De « Kashmir » à « Immigrant Song », en passant par « Stairway To Heaven » et « Whole Lotta Love », les morceaux interprétés sont bluffants d’authenticité. Et la mise en scène l’est tout autant. Le public est debout pour reprendre les refrains et applaudir ces artistes. En fermant les yeux, on se croirait presque face aux idoles originales. Un beau voyage en dirigeable de trois quarts d’heure.  

Setlist : « Rock And Roll », « Black Dog », « Since Loving You », « Kashmir », « Stairway To Heaven », « Whole Lotta Love », « Immigrant Song ».

Gary Mullen and The Works : Place enfin au plat de résistance. ‘One Night Of Queen’ with Gary Mullen and The Works va rendre un hommage très authentique et particulièrement impressionnant à Queen. Mullen est la véritable réincarnation de Mercury. C’est une authentique bête de scène comme l’était Freddy. Il est soutenu par un batteur, un guitariste, un bassiste et un claviériste. « Tie Your Mother Down » ouvre le set. Mullen gambade et sautille un peu partout sur le podium. Il aime bien se faire toucher les fesses par la gente féminine et masculine. A plusieurs reprises, il les offre aux premiers rangs. Les hits sont passés à la moulinette. Les interventions du gratteur sont imparables. Et celles de Mullen qui a alors empoigné une six cordes semi-acoustique, le sont tout autant sur « Crazy Little Thing Called Love ». Il s’autorise régulièrement des bains de foules, et inévitablement, on ne peut que se remémorer le concert mythique accordé à Wembley en 1986 lors de la tournée ‘Magic’, 6 mois avant le décès de Mercury…

Setlist : « Tie Your Mother Down », « Another One Bites The Dust », « Somebody To Love », « Under Pressure », « I Want To Break Free », « Don't Stop Me Now », « Fat Bottomed Girls », « Crazy Little Thing Called Love », « Bohemian Rhapsody », « Radio Ga Ga », « We Will Rock You », « We Are The Champions ».

(Organisation : AA Productions en accord avec Richard Walter Productions)

 

 

 

Feu ! Chatterton

L’oiseau fait son nid

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La réputation de Feu ! Chatterton, en Belgique (francophone), n’est plus à faire. Depuis 2015 le groupe s’est produit plusieurs fois au Botanique (dont deux fois lors des Nuits), ainsi que dans le cadre de nombreux festivals. Pas étonnant donc que l’AB soit comble ce samedi soir.

En première partie, Kùzylarsen a la lourde tâche d’ouvrir les hostilités. Il avait déjà joué, un mois plus tôt, à la Rotonde, mais comme tête d’affiche. Ce duo belge réunit Mathieu Kùzylarsen (NDR : un pseudonyme qu’il a choisi après avoir fondé Kouzy Larsen) et Alice Vande Voorde. La musique du tandem oscille entre chanson française à la Dominique A et folk oriental. Mais ce qui attire d’abord l’attention c’est cet instrument intriguant que se réserve le leader : un oud électrique, qu’il déclare avoir ramené de ses nombreux voyages à travers le monde. En fin de set, Mathieu précise que « Je l’ai toujours aimée » est connu des fans de Feu ! Chatterton, parce qu’il l’a déjà repris en ‘live’. En toute modestie, il aurait pu préciser que ce titre a été composé au cours des 80’s, par le père de la bassiste, Roger-Marc Vande Voorde, pour sa formation de l’époque, Polyphonic Size. A contrario, tous les détails nous sont communiqués sur le morceau final, « Fer de lance », et notamment la contemplation d’un arbre après une soirée un peu trop arrosée à l’Archiduc. Ce titre a cependant le mérite de réveiller l’auditoire, car ce concert, bien qu’agréable dans son ensemble, aurait eu un meilleur impact dans une salle plus intimiste, plutôt qu’à l’avant d’une grande scène.

« L’oiseleur », deuxième elpee de Feu ! Chatterton est paru l’an dernier. Dans la foulée, le combo s’est lancé dans une tournée de 4 mois, dont le point culminant a été fixé au Zénith de Paris, quelques jours après cette étape belge. Il est 20h30 pile lorsque les quatre musiciens déboulent sur l’estrade et se lancent dans le déjà rythmé « Ginger ». Toujours vêtu d’un costard élégant, Arthur Teboul éblouit les premiers rangs, peuplés de nombreuses génuflectrices sous le charme. Il ne laisse pas vraiment de temps mort entre les morceaux, entretenant la flamme de ses commentaires métaphoriques entre ceux-ci. « Fou à lier » et le très swinguant « Ophélie » enchantent la foule. Et les compos plus tempérées, comme « Côté concorde » ou « A l’aube » sont plutôt bien arrangées sous leur version ‘live’. On leur pardonnerait même « L’ivresse » un titre, finalement assez saoulant. Car s’il y a bien une constance, c’est la puissance poétique des textes, concédant des références à Baudelaire, Rimbaud et même Henri Salvador (en fin de set), à peine masquées. Souvent tranchants, les guitares et les synthés transcendent littéralement les compos. Et c’est le puissant « Boeing » qui clôt le show. Avant que la formation ne revienne, à deux reprises, accorder un généreux rappel de quatre titres. Et au bout de deux heures de concert, l’auditoire semblait plus que ravi. 

Feu! Chatterton reviendra le samedi 9 mars 2019 à l’Eden de Charleroi et les tickets sont toujours disponibles ici

(Organisation : Nada Booking)

Pascal Obispo

Lucie in the sky with Obispo…

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Obispo a décidé d'entamer sa tournée 2019 par la Belgique. Elle va se dérouler à guichets fermés. Ce soir, il est programmé pour le deuxième jour consécutif au Cirque Royal. Une semaine bien chargée, puisqu'il se produit encore à Liège et à Charleroi, avant de revenir aux Solidarités de Namur et le 29 novembre à Forest National (tickets en vente ici). Obispo a publié son onzième elpee studio, en octobre dernier. Il est éponyme. Pourquoi débuter son périple dans la capitale européenne ? Parce qu’il s'y sent bien, y possède une solide fan base et estime que le public y est chaleureux.

A 19h45, le maître de cérémonie vient annoncer la première partie : Antoine Galey. Un jeune artiste qui a participé au télé-crochet, 'The Voice France’, en 2016. Ne pas oublier qu'Obispo a été membre du jury de cette compétition. Et puis, Antoine est la vedette du clip d’Obispo, « Rien Ne Dure ». Cheveux longs, il chante en s'accompagnant à la gratte semi-acoustique et en s'éclairant à l'aide d'une lampe de chevet. Petit prodige de la six cordes, il va nous présenter quelques extraits de son premier album, « On Ne Sauvera Pas Le Monde Ce Soir ».  

Le temps de déménager la lampe de chevet et le micro, et Pascal Obispo grimpe sur les planches. A brûle-pourpoint, il concède que le public belge est indulgent. Son backing group implique un drummer –barbu, il est installé sur une estrade dans le fond à gauche, derrière un paravent en plexi, deux guitaristes, dont un coiffé d'un chapeau haut de forme de couleur rouge, ainsi que deux claviéristes dont l’un double aux cuivres (sax, clarinette, trompette). Pascal se charge de la basse. Il signale d'ailleurs qu'il n'est pas facile d'en jouer et de chanter en même temps ; et puis qu'il souhaite ébranler la machine à hits pop/rock empreinte de nostalgie qui fait rêver, à Bruxelles. Vu la réaction du public, on peut affirmer qu’il est entièrement acquis à sa cause. Une rampe composée de 40 spots tapisse le fond du podium devant quatre immenses écrans led sur lesquels sont projetées les paroles en mode karaoké. Pascal Obispo est un artiste sympa mais particulier. Généreux, il n'hésite pas à accorder des prestations de plus de 3 heures. Ce sera encore le cas ce soir dans un Cirque Royal bourré comme un œuf.

Le set débute par « Je Rentre ». Le natif de Bergerac glisse au milieu de la chanson un 'Vous m’aviez manqué', particulièrement touchant. Il est largement applaudi pour sa déclaration. Conquis, le public se lève de son siège pour entamer « Au paradis », et tout particulièrement le refrain. La soirée sera électrisée, rock, nostalgique et fortement teintée de sonorités issues des années 80. Pascal rend hommage à John et Paul à travers « A Forthlin Road », un morceau qu'il a coécrit. Caractérisée par des guitares un peu dark et des effets de pédales, il baigne au sein d'un climat réminiscent du célèbre "Sgt Pepper's" des Fab Four.  Premier hommage à Souchon qui apparaît en hologramme pour remercier Pascal et le public. Et c’est parti pour « Les Chansons De Souchon et Voulzy », des pointures de la chanson française, dans les années lumières. On ressent l’empreinte du fan avant d’être un artiste. Ensoleillé, « Ou Et Avec Qui Tu M’aimes », issu de l'elpee « Millésimes », est balayé de rythmes africains. « Assassine » se révèle particulièrement percutant. Mais c'est lors des titres les plus doux que Pascal se révèle le plus séducteur, sa voix montant alors dans les tours. Chaque trait d'humour fait mouche, renforçant l'interactivité entre l'artiste et la foule. Des roadies apportent un piano sur le podium. Place au moment « Lucille ». Pascal sollicite une Lucie de 23 ans, dans l'auditoire, en référence à sa chanson du même titre. Plusieurs bras se lèvent donc celui de votre serviteur qui tente sa chance. Directement, Pascal le regarde et s'exclame : ‘ Toi le barbu sympa, tu t’appelles Lucien, pas Luciole’. Après un contrôle d'identité, une Lucille de 31 ans grimpe sur scène et vient se placer à la gauche de Pascal. La fille est jolie, émue et… elle ‘a chaud’. Après quelques embrassades et quelques selfies, le duo nous réserve un joli duo plein d'émotion. Lucie est alors dans les cieux, avec Obispo dans les yeux. Mais l'hommage qu'il rend à sa pote, feu Maurane, sur « Rentrer Chez Soi », est bien plus bouleversant. Claudine apparaît alors en hologramme, derrière, sur l’écran. « Et Bleu » constitue une ode passionnante consacrée à la femme. A la fin de « 1980 », les musicos embraient par « Someone, somewhere in summertime » de Simple Minds, puis « Relax » de Frankie Goes To Hollywood, et enflamment inévitablement la fosse. Max s’invite à la trompette pour « D'un Ave Maria ». C’est à la fois beau et déroutant. Avant qu’Obispo ne nous incite à rejoindre le dancefloor, grâce aux rythmes endiablés et africains qui dynamisent « Chante La Rue Chante ». On se croirait alors, à Bamako.

(Organisation : Next Step / AA productions en accord avec Arachnée Productions)

 

Flogging Molly

Trop peur d’en perdre une goutte…

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Plus de 20 ans que Flogging Molly écume les concerts en proposant une musique qui mêle punk, rock et folk celtique. Partout où il passe, on assiste ou plus exactement participe, à une fête géante. Un peu comme si on fêtait la Saint Patrick. Dans l’esprit de The Pogues, Social Distortion, Rancid, Bad Religion ou encore Dropkick Murphys, pour lequel il avait assuré le supporting act, en février dernier, au même endroit. Bien que fondé en 1997, à Los Angeles, aux Etats-Unis, son guide, Dave King, est fier de ses origines irlandaises. Pas étonnant qu’il tape les paroles de ses chansons sur une machine à écrire datant de 1916, année au cours de laquelle s’est déroulée l'insurrection de Pâques, en Irlande.

Buster Shuffle est programmé en première partie. Son dernier LP, « I'll Take What I Want », remonte à 2017. Son principal slogan ? ‘Fuck the Brexit’ ! Et il va nous le rappeler, tout au long du set. Lorsqu’il grimpe sur le podium, à 19h45, il y a déjà bien du peuple dans l’AB. Le quatuor réunit le chanteur/pianiste –coiffé d’une casquette noire– Jet Baker (NDR : dont la voix évoque curieusement Suggs, le vocaliste de Madness), le drummer Terry Mascali, le guitariste rythmique James Stickley ainsi que le bassiste Gravy (NDR : son chapeau mou vissé sur le crâne lui confère une binette bien sympathique). Un rideau noir masque le matériel –imposant, par ailleurs– de Flogging Molly. Le show s’ouvre par « Brothers and sister », un ska incendiaire qui incite déjà la foule à sautiller. Le combo va nous réserver deux superbes covers. Tout d’abord le « You Never Can Tell » de Chuck Berry, puis le « Out of Sapce » de Prodigy, un rock steady qui va mettre une ambiance du tonnerre. Le chanteur est hyper-interactif. De quoi entretenir le souk qui agite la fosse. Point d’orgue du concert, un pot-pourri constitué de reprises de Queen, Madness et Specials…

Setlist : « Brothers And Sisters », « I'll Get My Coat », « Petit Pot Pourris », « We Fall To Pieces », « You Never Can Tell (cover Chuck Berry), « Our Night Out », « Out Of Space (cover The Prodigy).

Le line up de Flogging Molly réunit Dave King (gratte semi-acoustique et chant), Bob Schmidt (mandoline, banjo, bouzouki), Matt Hensley (accordéon), Nathen Maxwell (basse, chant), Dennis Casey (guitare électrique), Bridget Regan (violon, flûte irlandaise, uilleann pipes) et le drummer George Schwindt, qui se plante au centre, légèrement en retrait sur une estrade. Ce soir, le septuor va puiser généreusement dans son dernier elpee, « Life Is Good », paru en 2017, mais également au sein des 9 autres long playings, en privilégiant, bien entendu, ses hits. En toile de fond, le sigle distinctif du band est affiché, soit un énorme trèfle à 4 feuilles au cœur duquel 2 serpents sont entrelacés, l’un d’entre eux brandissant dans sa gueule, un poignard vengeur, lame vers le haut.

Dès le début du set on est plongé dans un univers bien celtique. Banjo, violon, fifre et accordéon favorisant cette impression. Les mélodies sont irrésistibles. Les refrains, contagieux. Les chansons, rafraîchissantes, allègres et récréatives. Et lorsqu'un pogo impliquant 1200 personnes éclate, c’est impressionnant. Le personnel de sécurité ne chôme pas. Il y a d'ailleurs longtemps que votre serviteur, calé dans son fauteuil au balcon, n’a plus assisté à un tel spectacle !  Sur les planches, les musicos profitent du moment présent autant que l'auditoire, régulièrement illuminé par un light show dominé par les lumières bleues, vertes et jaunes. King est partout, harangue les premiers rangs et arpente la scène dans tous les sens en sautillant comme un cabri. Hormis « Laura », un vieux standard que votre serviteur apprécie, tous les tubes sont passés en revue, des compos aux textes intelligents et engagés. Et pas question de profiter des titres plus mélancoliques pour prendre une pause, aller aux toilettes ou aller chercher un rafraîchissement. Trop peur d'en perdre une goutte. Et de manquer, par exemple, le magique « Crushed (Hostile Nations) ».

Le rappel est carrément bordélique. Et lors du final, le groupe au grand complet fait le mariole sur l’air du ‘montypythonesque’ « Always Look On The Bright Side Of Life », les musicos balançant tout ce qu'ils ont sous la main, Dave King se délestant même de sa chemise, chargée de transpiration. Un moment à revivre le plus tôt possible.

Setlist : « There's Nothing Left Pt. 1 », « (No More) Paddy's Lament », « The Hand of John L. Sullivan », « Drunken Lullabies », «The Likes Of You Again », « Swagger », « The Days We've Yet To Meet », « Requiem For A Dying Song », «Life In A Tenement Square », «Float », «The Spoken Wheel, Black Friday », The Spoken Wheel, Black Friday », « Life Is Good », « Rebels Of The Sacred Heart », « Devil's Dance Floor », «  Crushed (Hostile Nations) », « What's Left Of The Flag », « The Seven Deadly Sins ». 

Rappel : « If I Ever Leave This World Alive », « Salty Dog », « Always Look on the Bright Side of Life » (Monty Python cover).

(Organisation : Ancienne Belgique)

Photo : Richie Smyth

Hilary Woods

Colt

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Entre la mi-nineties et le début de ce millénaire, JJ72, formation irlandaise de pop/rock publiait quelques albums de toute bonne facture. Il s’était même produit dans le cadre du festival Rock Werchter. C’était déjà en 2001 ! A l’issue du split, Hilary a suivi des études artistiques, littéraires et cinématographiques. Ce n’est qu’en 2014, qu’elle décide d’en revenir à la musique. En solitaire, publiant quelques Eps, restés dans un parfait anonymat. « Colt » constitue son premier elpee, un disque paru chez Sacred Bones, un label qui a décidément le nez creux pour dégoter des artistes féminines talentueuses (Pharmakon, Marissa Nadler, Zola Jesus ou encore Jenny Hval).

Hilary Woods a cependant, depuis, troqué sa basse contre un piano. Ce sont d’ailleurs ces ivoires qui trament ses compositions. Des compos ténébreuses, indolentes, caractérisées par des nappes de claviers en couches, qu’elle chante d’une voix langoureuse et chargée d’effets. Elle prend d’ailleurs tout son temps pour entretenir un climat à la fois atmosphérique et envoûtant ; mais afin de maintenir nos sens en éveil, elle n’hésite pas à tâter de l’électro, tout en véhiculant des accents jazzyfiants, comme sur l’excellent « Jesus Said ».

Une excellente surprise !

 

Sarah Mary Chadwick

Sugar still melts in the rain

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Originaire de Nouvelle-Zélande, Sarah Mary Chadwick a quitté son île pour tenter sa chance à Melbourne. En Australie, outre ses activités de graphiste (c’est elle qui réalise la pochette de cet album), elle milite alors au sein d’un groupe de grunge baptisé Batrider. Lasse des compromis artistiques, elle décide de se lancer en solo. Après avoir publié trois albums sur des labels obscurs, elle est enfin signée chez Syndelin (Cymbals Eat Guitars, Tim Cohen, The Fresh & Onlys, ...), écurie pour laquelle elle grave ce « Sugar Still Melts in the Rain ».

Quoique multi-intrumentiste, toutes ses compos sont tramées sur un piano, des compositions délicates qu’elle chante d’une voix chaude et éraillée. Dépouillée, sa musique est souvent enrichie d’un synthé, et parfois d’interventions de batterie et de basse. A l’instar de « Flow over Me » et « It’s Never Ok », deux superbes plages qui donnent le ton. Cependant, on ne peut pas dire les lyrics laissent beaucoup de place aux éclaircies, les 10 morceaux de cet opus épanchant les moments difficiles traversés par l’artiste au cours de sa vie.

En outre, à mi-parcours, l’excès de minimalisme étiole la concentration du mélomane et finit par lasser…

 

Thomas Dutronc

Live is Love

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Fruit de l’union passionnée entre Françoise Hardy et Jacques Dutronc, Thomas a hérité de la fibre artistique, mais il n’en affiche pas moins sa propre personnalité.

« Comme un manouche sans guitare », son premier opus, avait permis au fils Dutronc d’être nommé aux 23ème Victoires de la musique dans les catégories ‘artiste révélation du public’ et ‘album de l'année’ ; et dans la foulée d’obtenir une consécration fort méritée.

En gravant « Live is Love », disponible chez Blue Note, le label jazz d'Universal, l’homme s’est livré à un condensé d’une cinquantaine de concerts intimistes à travers la France, accompagné de ses musiciens, Les Esprits Manouches.

En tout et pour tout, quinze titres ont donc été couchés sur un disque qui fait la part belle à l’esprit de Django Reinhardt.

L’album recèle des inédits pour une moitié environ (« Mademoiselle », « Rocking Chair », et l’autre propose une (re)lecture intéressante de véritables standards (« J’aime plus Paris », « Comme un Manouche sans guitare »).

Les arrangements, subtils, font revivre à l’auditeur toute la richesse d’une prestation vive en émotions comme s’il y était.

Les chansons se vivent plus qu’elles ne s’écoutent et se libèrent des diktats radiophoniques, tout en étant ponctuées d’interventions cocasses telles que ‘j’ai dû quitter ce pays pour des raisons fiscales’ sous les rires d’un public hilare avant d’entamer franc battant « Nastdaq ».

Bref, à 43 ans, junior livre un ouvrage qui se dessine et se construit lentement à travers ses sillons, entre simplicité, tendresse et richesse, saupoudré ici et là de variétés ciselées et jazz pointu.

Sans doute à mettre uniquement entre les oreilles, d’un public averti…

 

Riley Walker

Deafman Glance

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Sur le très classe « Deafman Glance », son 5ème album, le guitariste chicagoan Ryley Walker s’est autorisé quelques sorties hors de son terreau 70’s. Toujours bercée par des influences jazz et folk, qu’il étale grâce à son indiscutable technique sur sa gratte, sa musique est ici enrichie d’interventions de flûtes, saxo et autres clarinettes sur des structures un peu moins nettes venues tout droit du post-rock. Walker a d’ailleurs reconnu avoir été influencé par Red Krayola, Tortoise et Jim O’Rourke pour concocter sa nouvelle œuvre… Le timbre de l’Américain –rappelant un Eddie Vedder apaisé– adoucit des morceaux aux structures complexes (« The Crying Room ») ou atmosphériques (« Expired »). L’artiste est toutefois toujours capable de torcher de belles mélodies quasi-pop (« Opposite Mind »). Une intéressante évolution pour ce jeune artiste qui ne compte quand même que 28 printemps au compteur, et dont la carrière semble en progression constante…

 

Primal Scream

Give out but don’t give up – The original Memphis Recordings

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Un peu d’histoire quand même. En 1993, Primal Scream part à Memphis pour enregistrer un nouvel album. Les sessions se déroulent aux célèbres studios Ardent, sous la houlette de Tom Dowd, un personnage dont la carte de visite mentionne Aretha Franklin, Eric Clapton, Lynyrd Skynyrd, Otis Redding, Allman Brothers, Ray Charles, John Coltrane... Notamment. Excusez du peu ! Le band y reçoit, en outre, le concours de la section rythmique des Swampers ; en l’occurrence le bassiste David Hood et le batteur Roger Hawkins, des musicos qui ont fait les beaux jours des Muscle Shoals.

En 1991, la formation glawégienne avait publié « Screamadelica », un elpee qui s’était vendu à plus de 3 millions d’exemplaires, à travers le monde, un disque paru alors chez Creation (Oasis, My Bloody Valentine, Ride, Teenage Fanclub, etc.), le label d’Alan McGee. Mais ce dernier est de plus en plus dépendant des drogues et de l’alcool. Lorsque le groupe ramène les bandes, il estime que le son produit est trop sophistiqué. Il les confie alors à George Drakoulis, producteur alors à la mode, pour les retravailler. Motif ? Les deux albums des Black Crowes qu’il a mis en forme ont cartonné. Les plages sont alors remixées, pour permettre aux guitares de reprendre le pouvoir. Les chœurs sont gommés. Bref, hormis « Rocks » et « Jailbird », qui seront traduits en hits, le reste est vidé se sa substance. Et lorsqu’il paraît en 1994, l’album est mal accueilli par la critique ainsi que l’opinion publique…

C’est en 2016 qu’Andrew Innes, le guitariste de Primal Scream, a retrouvé la cassette originale. Les musiciens avaient presque oublié son existence. Et en l’écoutant, ils se sont rendus compte de l’erreur commise à l’époque. Jamais un disque de Primal Scream n’avait sonné aussi proche des Rolling Stones. C’était un peu leur « Sticky fingers ». Si le deuxième cd réunit des chutes de bandes, pour la plupart des titres lents (NDR : même des slows crapuleux) voire des blues, le premier nous réserve 11 plages percutantes, excitantes, chargées de groove et dignes de leurs aïeux. Qu’on se le dise !

 

Bardo Pond

Volume 8

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Responsable d’un album intéressant en mars 2018 (« In the pines »), Bardo Pond revient à ses expérimentations sonores issues d’impros et de jams. Il s’agit déjà de son 8ème volume dans le style. Découpé en 5 plages, cet elpee nous entraîne au sein d’un univers ou se mêlent noisy, psychédélisme, acid et space rock dans l’esprit de « More », « A saucerful of secrets » voire d’« Ummagumma » du Floyd. 

Si « Cud », exercice de style contemplatif sur une gratte, se révèle le titre le plus dépouillé, l’opus s’achève par une excellente piste de 17’, au cours duquel la flûte et la voix éthérée d’Isobel Sollenberg finissent par émerger au sein d’un ensemble particulièrement intense et sauvage où se rencontrent basse, guitare et drums sur un lit de claviers vintage, un peu comme chez Slowdive lorsqu’il se lâche…

 

GrandGeorge

Face To Faith

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Il y a 3 ans, Benjamin avait quitté sa carrière d’ingénieur pour se lancer dans la musique et ce choix lui a plutôt réussi. C’était en 2015. Depuis lors, il a fait du chemin. « Face to faith » constitue son second elpee,

Après avoir engagé de nouveaux musiciens en 2014, en l’occurrence le bassiste Nicolas L’Herbette et le batteur Sam Rafalowicz, tous deux issus de l’univers du jazz, il a enrichi le line up de son backing group, en engageant la choriste Stéfy Rika (NDR : elle a notamment prêté sa voix à Akro, Starflam, Axel Red, Selah Sue et Zap Mama) et le claviériste Xavier Bouillon.

Mais venons-en à l’album. Les mélodies sont toujours chargées d’énergie, mais la musique intègre davantage d’éléments, pop, funk et électro. En Ben joue davantage de sa gratte en picking.

« Radical Bourgeois » ouvre la plaque, un morceau qui donne le ton, puisqu’il affiche déjà ce changement d’orientation musicale. Il y chante d’ailleurs aussi bien en anglais qu’en français ; et ce mélange est bien équilibré. On y entend, cependant des applaudissements, en début de parcours, laissant supposer que ce titre a été enregistré en public.

Single qui a précédé l’album, donc compo radiophonique, « Sunny Anyway » est destiné à nous entraîner sur le dancefloor.

Percutant, « I'll Be Trying » bénéficie d’une mélodie accrocheuse.

D’abord chargé de spleen, « Easy Emotion » finit par s’emballer lorsque l’électro s’en mêle…

Nonobstant la voix vocodée, le plus funky « Warmer » semble hanté à la fois par Jackson 5 et Nile Rodgers. Une voix triturée de la même manière sur « Stay With Me », avant qu’elle ne s’envole dans les aigus, alors que les cordes délicates de Ben émergent d’une expression sonore tapissée de claviers. Des claviers qui s’imposent encore tout au long de « Space Odyssey (Losing You) », une autre plage funkysante et également taillée pour le dancefloor.

Benjamin étale tout son talent en picking, sur sa semi-acoustique, tout au long d’« Another Day In Heaven », une piste paisible au cours de laquelle la voix talonne parfaitement les cordes. Un climat qu’on retrouve sur « Men Should Never Fall In Love », même si la piste finit par décoller, grâce au concours des claviers…

Caractérisé par ses harmonies vocales atmosphériques, « Go For A Ride » est une jolie ballade sucrée/salée. 

Cap sur l’Afrique pour les deux bonus tracks et tout particulièrement le Burkina Faso. Tout d’abord « Just In Time », mais surtout « Dancing In The Morning », qu’illumine Stéfy de sa belle voix.

Grandgeorge se produira à l’Eden de Charleroi le 15 mars prochain et la veille au Reflektor de Liège.

 

Mortiis

Comme un zombie dans un cimetière…

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Håvard Ellefsen est un des membres fondateurs du légendaire groupe de black metal symphonique, Emperor. Il n’y est cependant resté qu’un an, montant ensuite différents projets, dont Mortiis, qu’il lance dès 1993. Ce Norvégien le pilote, tantôt en solo ou flanqué d’un groupe. Sa musique mêle darkwave, synthpop et rock industriel. Ce soir, il se produit en solitaire, au Magasin 4.  

Le supporting act est assuré par The Nightstalker. Il ne s’agit cependant pas du groupe grec qui porte le même patronyme, sans le ‘The’, un combo responsable d’une forme d’atmospheric gothic/dark metal. Et rien à voir avec le livre du Liégeois Steve ‘Serpent’ Fabry, ‘Le journal de Nightstalker’. En fait il s’agit d’un duo issu de la région gantoise impliquant un guitariste et un drummer. A son actif, deux albums. Intitulés « Death Bringer » et « Destination Dystopia », ils sont vendus lors de leurs concerts sous la forme de cassettes, vinyles ou alors en numérique, via Bandcamp.

A l’arrivée du tandem, le guitariste reproduit le signe de ralliement des métalleux, soit le ‘V’ des cornes du diable. Il saisit un le squelette d’un crâne, placé à sa gauche, puis le remet à sa place. Des images défilent sur l’écran placé derrière le drummer, qui se sert d’un kit de batterie électronique.  Les sonorités de de trompettes et de cuivres sont issues de samplings. Atmosphérique, instrumentale, la musique est plutôt agréable à écouter, mais lorsqu’elle monte dans les tours, elle devient ténébreuse et glaciale, rappelant alors les B.O. des films d’épouvante nés au cours des eighties. Synthwave elle est également baptisée outrun ou retrowave. Et puis quand la guitare s’impose, elle vire vers une forme de black-death-indus métal. Le leader du band se qualifie lui-même de ‘John Carpenter qui rencontre les années 80 et l’Electro Body Music (EBM) qui a popularisé Front 242’. C’est somme toute très cérébral, mélodique à souhait et finalement une belle découverte.

Recouverte d’un drap noir, une immense table envahit la partie centrale du podium. Y sont disposés plusieurs synthétiseurs. Mortiis vient se placer derrière, sous un déluge de lumières bleutées et dans un épais brouillard de fumée. Son look est impressionnant : piercings, dreadlocks et visage maquillé de blanc, pour ne pas dire blafard. L’artiste va nous livrer de larges extraits de son troisième album, « Ånden Som Gjorde Opprør », paru en 1994. Son rock industriel est uniquement instrumental. En ‘live’, ses compos se révèlent plus puissantes et énergiques, mais toujours soignées. Certaines sonorités de claviers adoptent même celles d’orgues d’église. Pas question ici de voyage au cœur des fjords, mais plutôt au sein d’un univers anxiogène, un peu comme chez The Nightstalker, raison, sans doute pour laquelle, ce duo a été choisi pour assurer la première partie. Et au sein de cet univers, Mortiis se sent comme –non pas un poisson dans l’eau, sinon on parlerait de cœlacanthe– un Zombie dans un cimetière…

(Organisation : Hellhole Project). 

Liquid Bear : des ours mal léchés !

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Formé à Paris, Liquid Bear implique 4 musiciens issus d’horizons différents décidés à se mettre au service d’un Rock naviguant entre force et psychédélisme.

Ils s’inspirent à la fois des expérimentations du courant progressif des années 1970, marqué par King Crimson, et de la mouvance de groupes plus actuels tels que Birth Of Joy.

Leur premier EP « Unwind », sorti le 14 décembre 2018, nous plonge au cœur d’une féroce synergie, dont le courant ne pourra que vous emporter.

Découvrez « Unwind » ici