New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Le fils mystérieux d’Orouni…

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Orouni, c’est le projet de Rémi Antoni, un artiste de 36 ans qui compte déjà trois elpees et un Ep à son actif. Très souvent comparé, outre Quiévrain à Paul Simon, il vient de graver son nouveau single, "Son Of Mystery", un extrait de l'album "Partitions".

Date de parution :19 avril 2019

 

Le clip est à voir et écouter, ici

 

 

Charlotte y met de la force et de l’amour…

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Parsemé de titres tantôt engagés, tantôt tendres, "Force et Amour", le premier album de CHARLOTTE, retrace le parcours sinueux d'une jeune femme face à un monde quelque peu insensé.

Des voyages aériens malgré tout ancrés par des mots droits et méticuleusement choisis, des vagues de douceurs qui tendent à vous rappeler que vous n'êtes pas seul à lanciner et qu'il est bon de lanciner ensemble.

De l'espoir, du partage, de l'amour, de la force.

Nouvelle princesse de la dream-pop, la chanteuse namuroise s'est forgée un prénom en gravant quatre singles mystérieux…

Des titres courts, des refrains entêtants, des textes énigmatiques et des mélodies qui planent, c'est le résultat de sa collaboration avec le multi-instrumentiste Nico D'Avell.

Diplômée du Cours Florent, Charlotte réalise ses clips dont les story-boards oniriques sont illuminés par des chorégraphies signées par sa frangine Betty Mansion.

Un univers qu'elle a réussi à imposer et qui sera dévoilé prochainement, lors de la sortie de son premier album, le 22 mars prochain !

En attendant, le clip de « Fuis » est disponible ici

 

 

Charlotte sera en concert :

21/03/2019 @ Botanique, Bruxelles

27/04/19 @ SLF, Namur

19/07/2019 @ Francofolies de Spa, Spa

 

Le chiffre 6 semble porter bonheur à Normcore !

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Normcore est né en 2014 à Montreuil autour de la passion du fuzz et des décibels.

Au fur et à mesure, la musique du groupe s’est affirmée grâce à des sonorités qui évoquent de plus en plus les scènes indie rock alternatives américaines des années 90.

« Six Pack » a été enregistré dans un pur esprit DIY et lo-fi avec Henri D’Armancourt aux manettes (leader du groupe Shoefiti et ingé son à la Blogothèque). Délirant, le résultat est un slacker rock plus ou moins nourri par un spectre de (vrais/faux) branleurs indie qui oscille des Weezer (période « Blue album ») à Stephen Malkmus en passant par Dinosaur Jr et Yuck.

Après avoir passé une année éprouvante à désaccorder soigneusement leurs guitares, à apprendre par chœur le tracklisting de tous les albums de Pavement dans l’ordre antichronologique, à débattre autour de la question métaphysique ‘Faut-il mettre la Big Muff avant la Woolly Mammoth sur son pédalier pour obtenir le larsen le plus strident ?’, à rendre compte de manière exhaustive de la musicalité des bouteilles à moitié vidées de chaque marque de bière de la supérette du coin, il reviennent avec « Sixpack », nouvel Ep de la maturité (vieilli en fût de chêne depuis les 90’s).

Le clip de « Buddy Bud » est a découvrir ici 

 

Un troisième album pour la belle Trixie Whitley

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Trixie Whitley a commencé la nouvelle année en annonçant la sortie de son troisième album studio « Lacuna ». Ce nouvel opus, réalisé en collaboration avec le producteur Little Shalimar (Run The Jewels), paraîtra ce 29 mars 2019.

"Lacuna" a été entièrement écrit et enregistré à Brooklyn (NY) où réside Trixie Whitley. N'ayant jamais peur de défier les genres, Trixie y dévoile une âme plutôt classique, tout en nous entraînant dans un monde futuriste. Le tout forme un fascinant mélange de sons électroniques et de rythmes hypnotiques, avec en prime sa voix enivrante et des paroles fortes.

Elle sera en concert en Belgique les 28 et 29 mai 2019 à l'Ancienne Belgique. Le 28 mai est déjà sold out ! D'ici là, Trixie assurera la première partie de dEUS un peu partout en Europe.

Pour écouter « Touch », c’est ici

 

Fabiola, reine d’un jour, reine toujours …

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Tout a commencé par le clip animé « My Bird », extrait du premier album de Fabiola, "Check My Spleen", réalisé par les clippeuses et ‘animeuses’ Sven&Roger, du Studio TABASS & CO.

Ce clip étonnant est retenu dans la sélection officielle du Festival Anima. Le résultat est un mariage idyllique, ou presque… L’animation amplifie la mélancolie de la musique et vice-versa. Le tout se noie dans des couleurs sucrées-salées et des ambiances de roadtrip sous acide. Pousser la naïveté au point où elle questionne, faire poindre le rictus derrière le sourire. La pop de Fabiola est lumineuse certes, mais les textes, les arrangements, et maintenant l’image, suggèrent d’autres interprétations, génèrent d’autres couleurs…

L’idée germe rapidement de poursuivre cette riche collaboration en live et de mettre le feu aux poudres en montant un spectacle animé en direct.

Sur scène, les quatre missionnaires de l’(anti-)pop seront donc accompagné-e-s de Sven et de Roger pour un spectacle total, où de discrètes chorégraphies répondront aux manipulations des deux ‘animeuses’.

Mélange de textures, de matières triturées en direct, d’archives et de bugs informatiques, cette rencontre unique verra la musique de Fabiola magnifiée par les énergies individuelles et collectives.

Pour voir et écouter la vidéo de "Check my spleen", c'est ici 

La vision immédiate de Juicy…

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« See Me Now », c’est le nouveau clip du duo bruxellois Juicy.

Réunissant Julie Rens et Sasha Vonck, il pratique une forme de r&b insolite et complètement déjanté. Fidèles à elles-mêmes, Julie et Sasha continuent ici à développer leur univers délirant, à prendre au second degré, en posant leurs voix singulières sur un visuel plutôt réussi. La chanson fait partie du second Ep « Crumbs », dont la release party est prévue au VK de Molenbeek, le 30/03/2019. Les filles y seront entourées de Commander Spoen, Darrell Cole et Lefto.

Baignant au sein d’une ambiance sombre, mouvementée, truffée d’effets spéciaux, captivante et traitant des relations entre les hommes et les femmes, le clip a été réalisé par Temple Caché (Jorja Smith, Philippe Katerine). C’est lui qui avait déjà réalisé le clip de « GHB » pour Juicy.

Le clip de "See me now" est à découvrir ici

 

En concert :

07.03 AU 109 @ MONT-LUCON (FR)
08.03 LA GARE DE COUSTELLET @ MAUBEC (FR) 09.03 LA PRESQU’ILE @ ANNONAY (FR)
21.03 FGO @ PARIS - RELEASE PARTY (FR)
30.03 VK @ BRUXELLES - RELEASE PARTY (BE)
05.04 CRI’ART @ AUCH (FR)
06.04 FESTIVAL CHORUS @ PARIS (FR)
27.04 REWIRED FESTIVAL @ EKEREN (BE)
30.04 LEUZE EN FOLIES @ LEUZE (BE)
04.05 EUROPAVOX @ PARIS (FR)
07.05 EUROPAVOX @ BORDEAUX (FR)
09.05 EUROPAVOX @ LYON (FR)
23.05 LES 3 ÉLÉPHANTS @ LAVAL (FR)
25.05 L’ENVOL DES CITÉS @ MONS (BE)
18.07 FRANCOFOLIES DE SPA @ SPA (BE)
03.08 RONQUIÈRES FESTIVAL @ RONQUIÈRES (BE)
24.08 FESTIVAL DES SOLIDARITÉS @ NAMUR (BE)

https://www.facebook.com/juicyrnb/

 

Nao

Y a-t-il un précédent à ce qui est postérieur ?

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De son vrai nom Neo Jessica Joshua, Nao est une jolie chanteuse originaire de Nottingham. Née en décembre 1987, elle a publié deux elpees à ce jour, « For All We Know » en 2016 et « Saturn », fin 2018. Elle qualifie sa musique de ‘wonky funk’, un savant cocktail de musique électronique, de soul, pop, disco, r&b et funk (of course), un style qu’on pourrait situer dans la lignée d’Aluna George, FKA Twigs ou encore SZA. Elle avait accordé un set particulièrement enflammé, lors de son passage à Werchter, l’an dernier. Elle se produisait ce samedi 9 mars dans le Ballroom de l’AB, et la salle est presque comble.

Jamie Isaac assure le supporting act. Considéré comme un jeune prodige de l’électro/pop, outre-Manche, il a gravé son second opus, « (4:30) Idler », en juin dernier, un LP qui fait suite à « Couch Baby », paru en 2016. Entre r&b, jazz, soul et électronique, Isaac cite, comme références majeures, aussi bien l’âge d’or du jazz des années 50 et 60, que Marvin Gaye, Chet Baker, les Beach Boys, Dave Brubeck ou même Frédéric Chopin. 

Sur les planches, il est soutenu par un drummer, un bassiste et un guitariste. Jamie est installé au centre du podium, face à ses ivoires. Plutôt timide, il échange cependant parfois quelques mots avec les spectateurs, sis aux premiers rangs. Sa voix est empreinte de délicatesse. Tendre, « Wungs » oscille entre jazz et lounge. Jouant aussi bien sur des toms classiques que des pads électroniques, le batteur impressionne par l’amplitude de son drumming. La cover du « Unthinkable » d'Alicia Keys constitue un moment fort du concert. Jamie avait d’ailleurs signalé qu’il avait toujours aimé la chanson, mais qu'il souhaitait qu'elle soit un peu plus lente ; raison pour laquelle il l’adaptée. Le show s’achève par « 4:30 Idler (Sleep) », autre point culminant du spectacle, un morceau mélancolique, délicieusement languissant, au cours duquel les solos de guitare et de batterie vont laisser l’auditoire bouche bée. A revoir en tête d’affiche !

Les lumières s’éteignent à 21h00 précises. Une bande préenregistrée diffuse « When Saturn Returns », pendant que les musicos s’installent ; en l’occurrence un guitariste, un drummer (NDR : sur son estrade) et deux claviéristes dont un double à la basse. La disposition du backing group laisse un max d’espace scénique à Nao. Surprenant, les projecteurs se focalisent sur le centre de la fosse, juste devant la table de mixage. Toute de bleu vêtue, Nao a grimpé sur un tabouret, pour chanter le single « Another Lifetime ». Très soul, puissante, sa voix ressemble étrangement à celle d’Aluna Francis (AlunaGeorge) et prend immédiatement aux tripes.

Le public est déjà conquis. Dès qu’elle a achevé le morceau, elle remonte sur le podium tout en n’oubliant de saluer son public, mais aussi en distribuant quelques ballons blancs aux premiers rangs. Tout au long de « If you ever », elle ondule sensuellement et remue le popotin, au rythme des percus. 

La setlist va nous proposer de nombreux extraits de son dernier long playing. Pendant « Make It Out Live », elle vient s’asseoir juste à la gauche de votre serviteur et chante en le fixant dans les yeux pendant une grosse minute. Perturbant ! Puis elle se relève, se déplace et entame une danse africaine festive. Funky, « Fool To love » libère un fameux groove, une compo sont la rythmique rappelle celle de Nile Rodgers. D’ailleurs, les musiciens affichent tous une fameuse technique. Nao est très interactive. Ce qui déclenche parfois des fous rires aussi bien chez elle que dans la foule, sans pour autant altérer la qualité du show. Ses échanges permettent au répertoire de transiter facilement de titres plus émouvants, comme « Brown Sugar », à des morceaux dansants, tel que « Complicated ». Elle exécute encore quelques danses accroupies, en balançant son pétard face aux premiers rangs.

Le set se termine par une cover du « Firefly » de Mura Mas, longuement commentée par Nao.

Lors du rappel, elle revient seule sur le podium et nous réserve « Drive and disconnect », avant que le band ne la rejoigne, lors de la finale, pour « Bad Blood ».

Setlist : « When Saturn Returns » (intro pré-enregistrée), « Another Lifetime », « If You Ever », « Make It Out Alive », « Fool To Love », « Adore You », « Gabriel », « Orbit », « Brown Sugar, Inhale Exhale », « Complicated », « Saturn », « Girlfriend », « Yellow Of The Sun », « Firefly (Mura Masa cover)

Rappel : « Drive And Disconnect », « Bad Blood »

(Organisation : Ancienne Belgique)

Concours BRDCST 2019 - Ancienne Belgique, Bruxelles - Samedi 6 avril 2019 - 3 x 2 entrées à gagner

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Concours BRDCST 2019 - Ancienne Belgique, Bruxelles - Samedi 6 avril 2019 - 3 x 2 entrées à gagner

L’édition 2019 du BRDCST se déroulera du 4 au 7 avril à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, un festival printanier qui reflète le regard porté par l’AB sur l’avenir de la scène musicale, une scène que les organisateurs souhaitent sans frontières, en programmant des artistes novateurs… Les organisateurs vous proposent de gagner 3 x 2 entrées pour la journée du 6 avril. Comment vous les procurer ? Répondez à la question suivante avant le 1er avril 2019.

Les gagnants seront avertis personnellement et pourront retirer leurs tickets sur présentation de leur carte d’identité à l’entrée, le 6 avril 2019.  

Participez

https://www.brdcst.be/fr/

 

 

Susan Williams

It's about time

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"It’s about time" constitue la première plaque gravée par Susan Williams & The Wright Groove, un groupe réunissant des vétérans issus de la scène blues de Chicago. Fondé en 2016, il est drivé par la chanteuse/bassiste Susan Williams. Elle est soutenue par le guitariste Mike Gallemore, le drummer Rob Davis et Darryl Wright à la lead bass. Il y a donc deux bassistes au sein du line up, une spécificité idéale pour accentuer l'approche funky de l’expression sonore. Les sessions se sont déroulées au studio 401 de Georgetown, à deux pas de Chicago.

Susan signe neuf des onze plages, Gallemore, les deux dernières. "Tell me you love me" ouvre l'elpee, un blues lent qui met en exergue la voix de Susan. Invité, Michael Cruse siège derrière l’orgue alors que Mike signe une sortie soignée sur ses cordes. Bien plus rythmé, "I love what you do" est plutôt classique, un morceau caractérisé par deux envols, celui de la guitare d'abord, et de la basse ensuite, une formule qui va se répéter tout au long de cet opus ! A l’instar du très efficace –et funky– "I'm sorry". Darrvl Wright maîtrise parfaitement son instrument. C’est sans aucun doute le moteur de la formation, d'ailleurs baptisée Wright Groove. Et il étale encore tout sa classe sur "Keep moving on". La voix de Susan domine son sujet sur l’impeccable blues lent "Please come back to me", Gallemore injectant une belle dose de feeling dans son toucher de guitare.

Kenny Smith

Drop the Hammer

Écrit par

Kenny ‘Beedy Eyes’ Smith n’est autre que le fils de Willie ‘Big Eyes’ Smith. Dans la famille, les grands yeux sont donc devenus globuleux mais père et fils se partagent la passion pour la batterie. Il est vrai que le regretté Willie a milité, durant 18 ans, au sein du Muddy Waters Band, un fameux pedigree pour tout bluesman qui se respecte. Beedy Eyes est devenu un drummer très respecté et il a déjà remporté de nombreux awards. Il a créé son propre band, the House Bumpers. C'est le bassiste Felton Crews, un ancien musicien de Miles Davis qui complète la section rythmique. Autour de ce duo, d'excellents musiciens ont collaboré à la confection de cet opus, dont plusieurs gratteurs talentueux, parmi lesquels figurent l’omniprésent Ari Seder, mais également le vétéran Billy Flynn, un blanc passionné de jazz.

Blues authentique, "Head pounder" est une ouverture royale, une piste idéale pour une formule trio. La voix de Kenny est poignante. Elle peut cependant s’appuyer sur des cordes acoustiques, le sitar de Flynn et l'harmonica du concitoyen, Omar Coleman. Luca Chiellini balise "Hey daddy" de ses ivoires, un Chicago blues classique au cours duquel les trois rejetons du leader, Mae, Clara et Theodore, donnent la réplique vocale à leur daddy. Superbe blues lent, le titre maître est enrichi de chœurs féminins, alors que les interventions de Greg Guy (NDR : c’est le fils de Buddy et il sait de qui tenir !) à la six cordes sont somptueuses. Et chacune d’entre elles est un réel bonheur. Que ce soit sur les plages funky aux arrangements contemporains ("What in the world" et "Living fast", souligné par l’harmo de Sugar Blue) ou le blues indolent "No need brotha'", un slow tapissé par l'orgue Hammond de Luca. Billy Flynn est aussi en verve tout au long du shuffle "Keep on pretending" ainsi que du r&b nerveux "Scratchin' your head". Et c’est sous la forme d’un trio, Nelson Strange se chargeant de la gratte et Kimberley Johnson des vocaux, que Kenny se révèle le plus orignal, à travers "One big from". Excellent !

Sparkling

This Is Not the Paradise They Told Us We Would Live In (Ep)

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Jeune trio allemand établi à Londres, Sparkling a décidé de ne pas choisir son camp entre l’urgence des Arctic Monkeys, le flow implacable de The Streets et les guitares acérées chères à Gang of Four ! Produit par Moses Schneider (Beatsteaks), ce premier Ep est donc bien pétillant, énergique et ‘so british’ !

Tunng

Songs You Make At Night

Écrit par

Douze ans après son départ, Sam Genders opère son grand retour chez Tunng. Une période au cours de laquelle il s’est investi au sein de son projet, Diamgrams. Depuis son retrait, la formation anglaise, alors emmenée par Mike Lindsay, n’a pourtant jamais cessé de graver des albums. Néanmoins, il faut bien avouer qu’ils n’ont jamais atteint le niveau de “Good Arrows” ou “Comments of the inner Chorus”. On est donc ravi d’apprendre la reconstitution du duo initial Genders/Lindsay et la sortie d’un nouvel opus intitulé “Songs You Make at Night”. On avait cependant pressenti cette renaissance à travers leur projet commun éphémère, Throws.

Ce sixième LP de Tunng s’inscrit parfaitement dans lignée de sa discographie ; mais a contrario des derniers long playings, les superbes harmonies vocales des différents chanteurs, telles qu’on les avait connues au début la carrière du band, sont à nouveau au rendez-vous. Mais également les ingrédients inhérents à son folk/electronica. Les guitares acoustiques trament les morceaux sur lesquels viennent se poser des lignes de synthés et s’incruster des bruitages électroniques non-identifiés. Des plages paisibles qui laissent une bonne part aux rêves. Tout au long de “Songs You Make At Night”, Tunng alterne entre pistes rythmées (“Dream In”, l’épique “Dark Heart”) et berceuses (“Crow”, “Battlefront”). Quoiqu’il en soit, chiadées, les mélodies font mouche.

Les retrouvailles entre les deux créateurs de Tunng rendent à la formation un second souffle en nous livrant des titres qui figurent parmi les meilleurs de sa discographie. 

Peluché

Unforgettable

Écrit par

Peluché est un trio londonien féminin dont la musique est particulièrement originale. Fruit d’un cocktail expérimental entre pop, rock, soul, dub, trip hop, électro, funk, lationo et jazz, le groupe l’a qualifié de trip jam. Pourquoi pas ! Chaloupée, bavarde, la ligne de basse (ou de double basse) rappelle celle tracée par feu Peter Principle alors que dispensées en filigrane, cotonneuses, les interventions de saxophone ou de clarinette évoquent plutôt celles de Steven Brown. Mais ici s’arrêtent les comparaisons avec Tuxedomoon. Car lorsqu’elle n’est pas angélique ou cristalline, la voix de Rhapsody Gonzales est plutôt hantée par Donna Summer, notamment dans ses envolées. Certaines plages recèlent d’ailleurs des traces de disco (« Figure me out », « Is it gonna rain »), mais elles sont bien assimilées. Outre les instruments susvisés, il y a des drums, un peu de guitare et du piano électrique (synthé ?) ; et le tout bénéficie d’arrangements particulièrement soignés, tout en adoptant, régulièrement, un tempo entraînant. Superbe !

Daydream

Daydream (Italy)

Écrit par

Drivé par Enzo Pepi, ce trio sicilien réunit un mec et deux filles, un groupe dont la musique s’inspire manifestement des nineties, et tout particulièrement de la lo-fi si bien incarnée par Pavement, Sebadoh ou encore Guided By Voices. Malheureusement, qu’elles soient indolentes, mid tempo ou enlevées, les pistes manquent de relief. Une exception qui confirme la règle ? L’excellent « I don’t realy have to wake up », un morceau plus complexe, caractérisé par des changements de rythmes et sublimé par la conjugaison des riffs de deux grattes (du re-recording ?), un peu comme à la meilleure époque de Sonic Youth. Dommage que tout l’album ne soit pas de cette trempe.

Vegas Strip Kings

Jackpot!

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C’est à Las Vegas, royaume des casinos, qu’est né le Pete Contino Band. A sa tête, bien entendu, Pete Contino, un batteur/accordéoniste. Le band a gravé "Back Porch Dogma", en 2012, un album paru sur le label californien Blind Pig. Pour la circonstance, le leader avait reçu le concours du guitariste Al Ek, du claviériste Billy Truitt et du bassiste Rob Edwards.

Ces trois derniers, rejoints par le batteur Justin Truitt ainsi que le saxophoniste notoire Jimmy Carpenter ont monté le Vegas Strip Kings ; et, Billy a repris l'accordéon à son compte. La musique proposée est particulièrement imprégnée des racines du sud des USA, le blues bien sûr, mais aussi le rockabilly, le tex mex et la zydeco.

Les deux plages d'ouverture figuraient sur l’elpee de Contino. D'abord le très rock’n’roll "Rotgut Run" et "It ain't", une piste imprimée sur le rythme du chemin de fer. Les musiciens sont très soudés et ont manifestement beaucoup de plaisir de jouer ensemble. Al, Billy et Jimmy se partagent le chant. Et ils sont aussi solistes. Quand Billy empoigne son accordéon, c'est le bonheur assuré. A l’instar du très tex mex "Jesus on the dash" et surtout de "Back to you", une superbe zydeco, enrichie par le saxophone et la lap steel d'Al Ek. Jimmy Carpenter, autre saxophoniste reconnu, prend littéralement son pied tout au long du caribéen "Screeching halt" ainsi que du blues lent, Same thing", un titre écrit en 1964 par Willie Dixon pour Muddy Waters. Le VSK adapte encore et impeccablement deux compositions signées Willie Love (NDR : un pianiste du Delta blues, disparu en 1953) dont "Take it easy", un morceau caractérisé par des envols lumineux au piano ainsi que de judicieuses interventions au saxophone et à l'harmonica. Ce band doit certainement libérer de bonnes vibrations en ‘live’…

The Telescopes

Exploding head syndrome

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11ème album pour The Telescopes, un groupe fondé par Steven Lawrie en 1987. Responsable d’une musique psyché/noise/shoegaze/space rock, la formation britannique nous entraîne, tout au long de « Exploding head syndrome », au cœur d’une atmosphère brumeuse hantée par le murmure de Steven, une atmosphère traversée de convulsions sonores, de distorsions électroniques, de tourbillons mélodiques, de bourdonnements lancinants, de couches de fuzz et de rythmes hypnotiques. Orgue vintage, sonorités de guitare saturées, maracas, ligne de basse menaçante et bruitages technologiques alimentent cet univers pulsant et fluide qui au fil des plages finit par ensorceler. De cet elpee, on épinglera cependant « Until the end » coécrit par Chris Plavidal (Slumpston) et dédié au regretté Nevada Hill (Bludded Head »), ainsi que « Everything turns into you », une piste qui mène directement au « Saucerful of Secrets » du Floyd, une compo hypnotique, alimentée par une sonorité d’orgue dont Richard Wright était particulièrement friand à cette époque…  

Richard Edwards

Verdugo

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De ce côté de l’Atlantique, Richard Edwards est inconnu au bataillon. Pourtant, son univers sonore est plutôt intéressant. Alors autant s’y attarder. D’abord il est impliqué au sein du groupe indie rock Margot and The Nuclear So and So’s, depuis 2005. Cet Américain est plus que probablement fan de Fleetwood Mac, de Jackson Browne et des sonorités californiennes immortalisées au cours des 70’s, tant « Verdugo », son deuxième elpee solo, exhale ces effluves mélodiques vintage. Le titre ce cet opus a été emprunté au nom d’un bar de Los Angeles, dans lequel Edwards passait son temps après avoir traversé des périodes pénibles. Dont une maladie de l’estomac qui a failli lui coûter la vie et un divorce douloureux.

Cet LP augure, donc, un futur meilleur… Son falsetto illumine des pépites de ‘Sunshine pop’ (« Gene »), teintées d’americana (« Olive Oyl ») si chères à Ryan Adams ou de folk lacrymal (« Something Wicked »), des pépites parfaitement produites par Rob Schnapf (Kurt Vile, Elliott Smith).

 

Daniel Brandt

Channels

Écrit par

Co-fondateur du projet électronique allemand Brandt Brauer Frick, Daniel Brandt nous propose son deuxième elpee solo, un disque paru un an seulement après son précédent opus. Enregistré entre Londres et Berlin, ce nouvel album s’intitule « Channels ». Ce producteur, multi-intrumentiste et réalisateur (NDR : il a créé sa propre chaîne TV en ligne) nous propose sept morceaux instrumentaux entraînants au cours desquels les machines et les instruments organiques, dont une basse, un trombone ou encore un violon, font bon ménage. Entre transitions atmosphériques et envolées rythmiques, le résultat rappelle une version moins rock du « Flamingo » de Battles, une autre plus électro de Go Go Penguin ou encore une plus rythmée de Portico Quartet. Electro/pop (étiquette collée par Daniel Brandt sur sa musique), les compos de cet opus méritent une attention particulière… Excellent !

Uniform

The long walk

Écrit par

De duo, Uniform vient donc de passer à un trio en engageant le drummer Guardian Allen et de Liturgy, Greg Fox. Histoire de remplacer la boîte à rythmes. Et de proposer son elpee le plus dérangé et viscéral à ce jour. Les huit morceaux de cet opus coulent comme une lave en fusion, un magna au sein duquel entrent des éléments d’indus, de punk, de sludge, de drone et de trash metal. Ecorchée, la voix de Michael Brendan semble constamment en conflit avec l’instrumentation, afin de prêcher ses textes qui dénoncent le fanatisme religieux. Les riffs de Ben Greenberg percent, mutilent, laminent. Et l’électro entretient cette névrose glauque et inhumaine. Mais si on n’est pas loin de l’apocalypse, on reprochera cependant aux compos de souffrir d’une uniformité certaine…

(Thisis) Redeye

Desert eyes

Écrit par

Guillaume Fresneau aime brouiller les pistes. Après avoir sévi au sein du duo Dahlia, en compagnie d’Armel Talarmain, il a fondé son propre projet, qu’il a d’abord appelé Redeye avant de le rebaptiser (Thisis) Redeye. Fasciné par le Texas, ce Français y vit depuis quelques années, et son nouvel opus nous entraîne à travers l’Amérique, ses grands espaces mais aussi les grandes villes, lorsqu’il ne parle pas de la nature ou des tourments de l’existence ; un disque enregistré à Austin sous la houlette de Dan Duszynski, producteur qui a notamment bossé pour Molly Burch et Jess Williamson.

Mêlant pop, rock, folk, americana et/ou psychédélisme, la musique évoque tour à tour REM ou Centro-Matic, la voix de Guillaume campant même un hybride entre celle de Michael Stipe et de Will Johnson. Souvent mid tempo, les compos trempent dans une forme de mélancolie douce. Les cordes acoustiques et électriques entrent parfaitement en osmose, ces dernières, tintinnabulantes ou légèrement acides, se révélant alors davantage ensoleillées. Parfois un filet d’orgue vintage ou un souffle discret d’harmonica vient enrichir l’ensemble, à l’instar du meilleur morceau de l’opus, « Sons & daughters ». Le long playing s’achève par deux plages contemplatives, « The innocent one » et « Don’t you go », deux pistes qui lorgnent plutôt vers Midlake, mais manquent cruellement de relief…

Ruby Throat

Stone dress

Écrit par

Avant de monter Ruby Throat, en compagnie de son partenaire Chris Whittingham, l’excentrique mais également charismatique Katie Jane Garside a milité chez Daisy Chainsaw de 1989 à 1994 et Queenadreena de 99 à 2010. Dans l’intervalle, elle a publié trois albums solos, dont un pour lequel elle avait reçu le concours d’Hector Zazou. Mais c’est déjà en 2007 qu’elle a lancé son nouveau projet, en gravant « Ventriloquist », un disque pressé à 500 exemplaires, accompagné d’un livret en cuir, qu’elle et Chris avaient confectionné à la main. Par la suite, le couple va encore se distinguer par la sortie de supports en éditions limitées, destinés aux collectionneurs ainsi qu’aux inconditionnels…

Ce nouvel elpee a été enregistré à l’issue d’un long voyage accompli autour du monde (NDR : 4 ans quand même). Première constatation, la voix de Katie est quand même particulière. Douce elle est susceptible d’évoquer Jane Birkin, sauvage, elle semble hantée par Tanya Donnelly. Quant à la musique, elle est tramée sur un mode folk. Ce qui n’empêche pas des disgressions électriques de contaminer certaines plages, à l’instar des excellents « Also Elizabeth, daughter of the above » ou « Stone dress », une piste de 7 minutes, dont la première partie met en exergue la voix douce et vaporeuse de Katie, alors que la fin de parcours s’enfonce dans un trip acide. Chris est un excellent gratteur. En picking, en slide, en surf ou encore sous une forme torturée, il apporte une coloration dynamique aux compos. Dommage qu’il n’électrifie pas davantage les compos, car lorsque la musique privilégie le format radicalement acoustique, les morceaux finissent par lasser. D’autant plus que si les contes ou fables tourmentés proposés par Katie tiennent la route, ils semblent se complaire dans un univers qu’on pourrait qualifier de folk noir…