New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

logo_musiczine

Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nicolas Alsteen

Nicolas Alsteen

lundi, 13 mars 2006 16:44

Talk Like Blood

Le trio s’est frayé une brèche, s’est échappé de Portland pour prêcher sa bonne musique à travers des contrées éloignées. Joe Haege, Jay Pellicci et Jay Winebrenner composent 31Knots, formation ingénue, génialement impromptue. A la commissure des charges électriques d’At the Drive-In, de la démence maîtrisée de Devo et de l’appétence noisy de Blonde Redhead, 31Knots serre les dents, rentre dedans. Pendant près de quarante minutes déchirées, articulées autour d’intraitables lignes mélodiques, les garçons plaquent des accords déroutants, surprenants. Joyeuses dérives dans lesquelles se noyer devient aubaine. A fleur de peau, les émotions accompagnent les riffs cinglants appuyés par Joe Haege. Pour son troisième album, 31Knots s’attache à marquer les esprits. Quelques réussites spontanées viennent ainsi s’accrocher à nos oreilles. En boucle, « Hearsay » et « Chain Reaction » se révèlent d’excellentes compositions. Des excentricités assumées façonnent également la personnalité d’un groupe généreux. Le désenchantement cabaret de l’éponyme « Talk Like Blood », les séquences ondoyantes de « Busy is Bold » confirment un sentiment éprouvé dès les premières écoutes : 31Knots est une rencontre enrichissante, une découverte avenante. Un disque qui ne limite plus Portland à la charnière de ses Kingsmen et Quasi Dandy.

samedi, 31 décembre 2005 02:00

The Sanddollars, The EP

La musique semble tellement facile ! A l’écoute des huit titres proposés par Jonathan Wolf alias Why ?, la délectation pop atteint des sommets, culmine à son paroxysme. Plus hop que hip, plus indie que country et décidément plus pop que rock, Why ? bricole huit nouvelles chansons mâtinées de folk lo-fi, un domaine original imaginé par Beck, exploité par de vaines tentatives et récemment réinventé par les Islandais de Gisli. Malingres petites subtilités sonores, les compositions de Why ? trouvent un terrain de jeu à leur taille, un univers bigarré et foutument jouissif. Catchy à souhait, la première perle de ce disque s’incarne dans la chanson éponyme du EP : « Sandollars ». Why ? maîtrise l’art mélodique et ne se prive pas de le faire savoir : « Mutant John » marque définitivement nos esprits. C’est tubesque ! Le genre de paroles anodines qui s’éparpillent dans toutes les cavités du cerveau et qui bataillent sévère pour ne plus jamais en sortir ! Et le mieux dans toute cette histoire est encore de savoir que cet EP nous est offert en apéro, juste de quoi patienter sagement avant la sortie de « Elephant Eyelash », nouvel album de cet intenable garnement. Pourquoi pas ?
lundi, 13 mars 2006 02:00

Live in Brussels

Arno reste un performer attachant. La scène : son élément, sa passion. L’ivresse demeure, les mots s’enivrent. Et, plus que jamais, les musiciens apportent un soutien impeccable aux textes de l’Ostendais. Serge Feys aux claviers et à l'accordéon, Geoffrey Burton aux guitares, Mirko Banovic à la basse et Frederick Van De Berghe à la batterie orchestrent le tout. Enregistré à l’Ancienne Belgique en mars 2005, « Live in Brussels » revêt davantage le costard anthologique que le complet best of. Plus proche des fans, cet album en public s’éloigne des titres de « Chic et pas cher », dernier disque en date. Rétrospective jouissive. Le concert s’emballe d’entrée de jeu dans l’intensité de « Ratata ». Concentré, émouvant, Arno mêle tragique et nostalgique sur « Les yeux de ma mère », chanson belle à faire pleurer une colonie de paternels. « Meets the Freaks » brûle les planches d’un blues électrisant, crispant. Ahurissant. A « 40 ans », les mots semblent plonger l’auditoire dans une écoute attentive, voire réflective. Un message : les générations passent, les années suivent, Arno prend de la bouteille. Le bondissant « With You » en atteste. L’Ostendais se tape des millésimes. A chaque année sa cuvée. « La vie est une partouze » démontre l’option éclectique du répertoire proposé ce soir. Dépouillée, la reprise du « Mother’s Little Helper » des Stones n’en est que plus belle. Initiant ensuite le public à « Françoise », ‘danse, danse comme une Bruxelloise’, Arno signe son contrat de belgitude. Se découvre des racines reggae, le temps du « Bathroom Singer », d’enflammer une nouvelle fois son assistance d’un « Oh La La La ! » à tout va. Et de revenir clôturer son « Live in Brussels » par « Vide », chanson écrite par Stef Kamil Carlens, le joyeux drille de Zita Swoon. Trame d’un grand concert à Bruxelles, capitale du Royaume de Belgique, antre d’une incessante ébullition artistique.

mardi, 10 octobre 2006 03:00

Le bordel magnifique

Après deux albums appris sur le bout des doigts par ton père, ta mère, tes frères et tes sœurs, ho ho, Cali fait le bonheur de ses admirateurs. Et de ses nombreuses admiratrices. Cali, c’est le gars sympa par excellence. Impossible de lui en vouloir. Certes, les plus hargneux pointeront jalousement du doigt son cortège de midinettes en rut. Mais un type qui mouille sa chemise de cette façon, sans peur de trop plaire ou de déplaire, ne peut être soupçonné de cupides intentions. Alors voilà, le succès aidant, le Catalan publie « Le bordel magnifique », concert enregistré au Zénith de Lille le 18 mai dernier. Tous les tubes de Cali s’enchaînent dans le joie et l’allégresse (« Je m’en vais », « Menteur », « Dolorosa », « Elle m’a dit », etc.). La prise de son est impeccable et l’homme se présente à la scène comme un poisson dans l’eau. On regrettera cependant les séquences karaokés balancées ici et là. « C’est quand le bonheur ? ». Ouais, et ‘c’est quand il veut pour chanter’... Le public présent ce soir-là aimait à chanter avant son idole. Tout l’art de la Cal(l)igraphie est ainsi résumé. Pour le reste, les fans adoreront la démarche de leur chouchou. Même ma mère en raffole. D’ailleurs, hier, elle m’a dit : lalala lalala lalalala lala.

mardi, 18 avril 2006 03:00

Live au Trianon

Enregistré le 18 octobre 2005 au Trianon de Paris, ce live surgit dans la discographie de Camille après (seulement) deux albums : « Le Sac des Filles » (2002) et « Le Fil » (2005), disque acclamé par le public, encensé par la critique. Sur scène, Camille pousse sa démence artistique au premier rang. Les mots se bousculent, les onomatopées dansent dans sa bouche, les refrains valsent avec les couplets. Folle. Devant son assistance, Camille semble habitée d’une folie furieuse, d’un déséquilibre stable, insaisissable. Pourtant, ce « Live au Trianon » tend à trahir une certaine réalité. Sur scène, Camille aime à bavarder, parloter et vider son sac (de fille). Or, cet album ne retient que l’image d’une chanteuse flirtant en compagnie du délire : une acrobate trottant sur « Le Fil » de la déraison. En concert, Camille est sympathique, suffisamment terre-à-terre pour ne pas déstabiliser son auditoire. Camille, c’est la voix de l’inconscience consciente. Mais ne boudons pas notre plaisir. Le « Live au Trianon » possède d’indéniables atouts. Un son excellent, un timbre ‘Camillien’ dénudé de toute sophistication et des chansons déjantées pour planer en français. Le tour d’horizon proposé par Camille passe par ses deux précédents albums. « Pour Que l’Amour Me Quitte », un « Vous » ahurissant, un enchantant « Quand Je Marche », « Mon Petit Vieux » ou « Les Ex ». Sans oublier ses incontournables « Janine » : ‘Pourquoi tu m’appelles coup franc alors que j’m’apelle corner ? Pourquoi tu m’appelles ovule alors que j’m’appellle ovaire ?’. Toutes ces questions farfelues définissent aujourd’hui la ficelle distordue tissée par Camille. Un univers forcené, reconnu à sa juste valeur par le prisme de « Ta Douleur », pétillant tube populaire. Reste à voir si Camille pourra encore étonner et rebondir sur ses acquis. Histoire de ne pas perdre « Le Fil »…

lundi, 13 mars 2006 02:00

Greatest Hits from the Bong

Concept douteux, voire fumeux dans le cas présent, le « Greatest Hits » présente néanmoins un certain nombre d’attributs. Les tubes, marque de fabrique de ce genre d’arsenal discographique. Ils remplissent les moindres recoins de la surface digitale. L’occasion rêvée pour moult retardataires de se refaire une santé en compagnie des trois rappeurs de Cypress. Ou plutôt de se défaire la santé ! Mais entendons nous bien : Cypress, c’est pas de la soufflette ! C’est de la bombe, un son hip-rock à vous faire verdir de bonheur. Présentés dans une typologie chronologique, les hits sortent du bong : « How I Could Just Kill a Man », « Hand on the Pump », « Insane in the Brain ». Ca scratche, ça roule, c’est cool ! « Dr Greenthumb » met définitivement le feu aux poudres. C’est l’éclate. Et puis, « (Rock) Superstar », s’amuse à paraphraser l’existence présumée des manieurs de guitares fantasmés. Histoire de grosses maisons, de bagnoles de luxes, découverte pour la première fois sur la trame sonore de « Little Nicky », super-production ultra-nulle présentant le burlesque Adam Sandler en progéniture défectueuse de Satan. Mais qui s’en souvient ? Mis à part les quelques déroutés souhaitant posséder une avant-première du fameux « (Rock) Superstar » ? Personne. Brillamment démontré : le « Greatest Hits » permet donc de se remémorer des souvenirs sans intérêt. C’est aussi une façon de planquer quelques titres moins mémorables des dernières productions (« Latin Thugs », « Ez Come Ez Go »). Et enfin, de balancer de subtils appâts en édition limitée (« Can’t Get the Best of Me », « Lowrider »), histoire d'allécher le fan enfumé. « Greatest Hits from the Bong » aligne les psychotropes dansants et remuants. A écouter sans manger. Pour rouler, boire ou fumer. Au final, l’auditeur s’accordera tout de même un petit cake, histoire de se consoler d’une absence de marque : « What’s Your Number », véritable hit from the Bong !

 

mardi, 23 mai 2006 03:00

The Alternative

En 2004, Chris Corner décidait d’abandonner l’épave Sneaker Pimps pour se consacrer à ses rêves de grandeur. Toujours obnubilé par une noirceur électronique, froide et artificielle, Corner se peinturlure le faciès pour une deuxième sortie discographique : « The Alternative ». Tout comme chez son prédécesseur, « Kiss + Swallow », les éclats ne sont pas à chercher dans l’habillage sonore. Chez IAMX, la seule saveur est textuelle. Les paroles de Chris Corner touchent, une fois encore, à ses hantises érotiques et ses frasques imaginaires. D’un point de vue musical, IAMX obtempère pour une caricature de son premier album. L’électro côtoie donc le glam pour une virée discographique identique. Les amateurs de « Kiss + Swalow » baiseront à nouveau les pieds de Chris Corner et avaleront à nouveau les petites exubérances de Chris Corner. Les autres vont commencer à devenir allergique à la peinture recouvrant ces albums redondants. IAMX pousse le maniérisme à bout et ce, malgré quelques tubes irréfutables (« President », « Spit It Out »). Parfois, mieux vaut donc rester dans le droit chemin. Les alternatives peuvent en effet cacher de bien mauvaises surprises.

Mike Skinner nous avait habitués à des productions originales, drôles. Cette fois, l’originalité est restée à l’arrêt. Où sont donc passées les paraphrases gloussantes ? Les observations acerbes posées sur les rites sociaux de nos amis Britanniques ? Décidemment, Skinner a rangé son « Original Pirate Material » au placard. Là où « Fit But You Know It » balançait encore un grand coup de pied aux culs de ses détracteurs, « When You Wasn’t Famous », le nouveau single, est une porte ouverte aux critiques. D’ailleurs, elles risquent de pleuvoir. Ecouter « Never Went To Church » c’est admettre la défaite. Mike Skinner, le lad à l’accent cockney, a désormais le nez tourné vers les States. C’est ancré dans la réalité que les rappeurs sont les meilleurs. Le temps de deux albums, The Streets a chamboulé le hip hop anglais. Principale source d’inspiration d’alors, son quartier souillé de Birmingham : un lieu génial pour glander, boire et fumer. Mais les choses ont changé. C’est une certitude. A l’écoute des merdes en boîte que sont « Two Nations » et « Never Went To Church », le charme se dissout, laissant les Anglais à leurs stéréotypes et The Streets aux Américains. « The Hardest Way To Make An Easy Living » : c’est entendu, la cause est perdue. Ce nouvel album sent la frime. Affirmation à justifier ? En route pour un petit cours de sémiologie de l’image représentée. En 2002, Mike Skinner ornait son premier album d’une vision sociale personnelle. Les bâtiments bétonnés du haut desquels il observait les faits et gestes de ses congénères illustraient la pochette d’« Original Pirate Material ». En 2002, « A Grand Don't Come For Free » le montrait sur le départ. Mike attendait son heure dans une aubette désertée. En 2006, les paysages industriels sont loin derrière. Les fesses posées sur sa Rolls-Royce, Mike jette un dernier regard en direction du passé. Est-il trop tard pour faire marche arrière ?

 

mardi, 11 décembre 2007 21:50

Englabörn

Initialement publié en 2002 sous l’égide du label ‘Touch’, ce premier album solo de Johann Johannsson a, rapidement, acquis le statut ultime d’œuvre culte. Et qui dit culte dit précieux. Et qui dit précieux dit introuvable –ou presque. Désormais réédité, vous pourrez à nouveau vous délecter de ces grandes orchestrations nostalgiques. Composés pour les besoins d’une pièce de théâtre, les morceaux d’« Englabörn » découlent des expérimentations érudites de son auteur. Mélangées, retravaillées et superposées, ces pièces sonores ont, finalement, trouvé leur propre identité. Les harmonies avant-gardistes de Johannsson sont d’une profondeur abyssale. Noires et sépulcrales, elles traversent les brumes pour nous toucher en plein cœur. Pourtant, « Englabörn » n’est pas un album facile. Mais l’exigence nécessaire à l’appréhender lui confère une dimension mystérieuse, presque mystique : un monde onirique où les éléments entrent en fusion pour répandre une musique résolument moderne.

Il convient donc de s’impliquer et d’écouter ce quatuor à cordes étaler ses (bonnes) vibrations sur un écrin électronique, de se réjouir de l’impact du piano, de l’orgue, du glockenspiel et des percussions. Assez proche de Steve Reich par son travail de composition, Johannsson signe-là un édifiant point de départ discographique. « Englabörn » reste, avant tout, l’album d’un peintre sonore qui n’hésite pas à poser son pinceau sur une immense toile atmosphérique pour y immortaliser ses plus belles compositions. Johann Johannsson est un véritable paysagiste. Et ses vues sont tellement imprenables qu’on n’y revient toujours, fascinés par la pureté des traits et des émotions véhiculés à travers ces esquisses sonores. Du grand art, donc.

mardi, 11 décembre 2007 21:47

I Saw Her From Here, I Saw Here From Her

Pour son retour aux affaires, le Suédois Christian Kjellvander arrache son folk chatoyant des neiges et délivre dix compositions pour chanter dans les bois entre deux Kinder Country. Sur ce quatrième album, Kjellvander réaffirme son attrait pour la tristesse et la compassion et couche ses états d’âme sur d’impressionnants arrangements. Car, il faut lui laisser, la mise en son est de toute beauté. Guitare steel, piano, banjo, orgues, trompettes, mandoline et autre mellotron entrent dans la cabane de Kjellvander pour orchestrer ses idées noires, mais jamais dénudées d’espoir. Clairement, on n’est pas ici pour s’amuser. Mais bien pour suivre les sombres aventures de personnages fantasmés dans la tête d’un Suédois obnubilé par l’americana. Souvent comparé à Leonard Cohen pour son chant affecté, Christian Kjellvander n’épouse, pourtant, guère tant de sincérité. Pour remettre les choses à leur place, on affirmerait plutôt qu’il barytone tel un James Hetfield en plein trip mélo. Voilà, le problème est là : on a l’impression de vivre un remake forestier du « Mama Said » (sur l’album « Load ») de Metallica, sous les pins, un harmonica et un banjo à la main. Et, au bout du compte, « I Saw Her From Here, I Saw Here From Her » s’écoute comme une longue déambulation éplorée où Christian Kjellvander tient absolument à nous faire chialer. A choisir un songwriter venu du froid, on lui préférera Mattias Hellberg. En attendant des nouvelles de celui-là, on restera bien au chaud.

Page 31 sur 42