Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Nicolas Alsteen

Nicolas Alsteen

lundi, 01 avril 2002 02:00

Mclusky do Dallas (a)

Premier avril 2002. L’objet n’est pas un poisson. Point de mauvaise blague. Nous sommes en train d’essuyer les premiers riffs d’un retour des détours du rock. Sans accoutrement, sans préliminaire en ‘The’, le deuxième album des Gallois de Mclusky atterrit sur nos platines sur foi d’une collaboration avec Steve Albini. Dès la première incartade de « Lightsabre Cocksucking Blues », l’aiguille se précipite dans le rouge. Elle n’en ressortira qu’après 32 minutes et 22 secondes. Puisqu’il convient de retenir les 3 minutes 38 secondes de rémission accordées par « Fuck this band », médiane évocatrice d’un esprit de groupe attachant. Andrew Falkous (chant guitare), Matt Harding (batterie) et Jon Chapple (basse) venaient de toucher à l’essence du rock’n’roll. L’urgence et la spontanéité, elles-mêmes, peinaient à suivre le rythme incandescent du trio. Le binaire, les choses simples s’entrechoquent ici en un fracas jouissif. Mclusky bousculait alors le gros Frank Black, pissait sur la dépouille de Nirvana. Des références ? Du bruit, une appétence mélodique à en faire chialer les éparpillements d’At the Drive-In. Du concret ? « Collagen Rock », « Day of the Deadringers », « To Hell with Good Intentions ». Aucune illusion, que de la distorsion. Une fougue électrifiante, des refrains à hurler comme un guerrier rongé par la démence. Une semaine sans dormir, des journées sans se laver à écouter « Alan is a Cowboy Killer ». Et courir. Sur les murs, sur les mains. Oublier la couleur du coca-cola de « Whoyouknow ». Oublier que Mclusky est désormais une tranche d’histoire rangée. Et se retaper cette album essentiel jusqu’à s’en faire péter les tympans.



mardi, 23 mai 2006 05:00

Six Songs For A Sunday Afternoon

Echappé d’Austin Lace, Lionel Solveigh s’offre six chansons pour un dimanche après-midi réussi. Pluvieux de préférence, le repos dominical s’écoulera dans une atmosphère soyeuse et paisible, esquissée de mélopées bricolées. Esseulé, Lionel Solveigh livre ses plus tendres confessions. Jamais très loin d’Alfie, M. Ward et autres Kings Of Convenience, le chanteur multi-intrusmentiste bruxellois pose les jalons d’un avenir radieux.



mardi, 15 mai 2007 05:00

Vessels

A Adélaïde, en Australie, alertées par une étrange disparition, les autorités locales ont lancé un avis de recherche ! Joel Byrne, Thomas Mayhew, Joel Carey et Adam Edwards, les quatre membres de Wolf & Cub, avaient disparu. L'espoir de retrouver les corps des quatre musiciens s'amenuisait au fil des jours. Plus personne n'y croyait. Et pourtant, contre toute attente, un passant les aperçut, un beau matin, sortant des bois. Le teint blafard, le poil dru, la main tremblante et le cerveau lobotomisé par d'inimaginables expériences stroboscopiques, ils étaient là. Joel Byrne, le chanteur fumeur et chef de file de la formation, leva les bras, tendant « Vessels », son premier album, au ciel. Alors, il cria : `Les poils des kangourous sont électriques !' Aujourd'hui, on présente ces Australiens, fans de Primal Scream (écoutez de toute urgence l'excellent « This Mess »), des Stooges et des Liars comme les messies d'une nouvelle vague neo-krautrock psychédélique (`Allo, Le NME ? On a du nouveau par ici...'). Caractérisé par ses deux batteurs (Joel Carey et Adam Edwards), ses riffs cramés et son chant drogué, Wolf & Cub a fière allure. D'autant que ses intentions sont louables. Car, finalement, affirmer que vos concerts relèvent `d'une session de gospel sous ecstasy, que vos chansons prennent forme en mouvement par la grâce d'une intervention divine', c'est plutôt bon signe.

mardi, 03 avril 2007 05:00

Turn The Lights Out

« Turn The Lights Out » n’est pas le meilleur album des Ponys. Ceci est dit. N’empêche, l’animal est loin d’être calmé. Depuis « Laced With Romance », signé sur l’écurie In The Red, on connaît ces Ponys : bêtes dangereuses, boostées à la guitare fuzz, biberonnées aux hymnes de My Bloody Valentine, bien plus heureux au galop dans leur garage qu’au trot dans un studio. Les plus médisants argumenteront que cette nouvelle plaque est foutrement léchée. On les renverra sagement au dernier album de Kaiser Chiefs en se resservant une dose de « Turn The Lights Out », excellente fricassée de psychédélisme noisy. Inutile de tourner autour du pot : Jered Gummere et sa bande savent torcher des tubes incandescents. C’est bien simple, en moins d’un titre (on optera volontiers pour « Small Talk »), le son bourdonnant de la basse vous décolle les tympans. Sans peine, la formation nous transporte alors dans ses tourments (« Poser Psychotic »), prônant la dépendance (« Everyday Weapon ») jusqu’à en crever (« Harakiri »). Bouge ton cul, mange de l’avoine et lève le poing : il n’est pas trop tard pour découvrir cette excellente formation. Si ce nouvel album reste moins foudroyant que ces prédécesseurs, les Américains parviennent néanmoins à faucher la concurrence à grands coups de sabots magiques. C’est comme ça. Rien n’y fait : on les aime ces petits Ponys !

mardi, 13 mars 2007 04:00

Live in Scandinavia

En Norvège, le soir venu, chacun apportait son bout de bois ou ses brindilles, au choix. Les flammes montaient, la fumée se dévoilait et les premières cendres se répandaient dans l’air, flirtant avec les mots mélancoliques de la belle Ane Brun. Sur les rebords du brasier, en chœur, nous chantions ses belles complaintes, piquées sur deux albums divins (« Spending Time With Morgan » et A Temporary Dive »). Le cul dans l’herbe, la tête dans les étoiles, nous restions là, célébrant le songwriting dépouillé et intimiste d’Ane, ensorceleuse discrète, chanteuse talentueuse. Nous la respections pour ses chansons et ses compagnons d’aventure : Ron Sexsmith, Tobias Fröberg, The Tiny, Teitur, Madrugada, Syd Matters et tous ces gens qui, comme nous, admiraient le folk délicat de cette Norvégienne au yeux bleus.

Cette fois, oublions les feux de bois… Ane Brun habille ses chansons d’une section de cordes et se lance dans une tournée scandinave. Allez hop, tous dans le van : en route pour Uppsala, Stockholm, Trondheim ou Oslo à la découverte de ces nouvelles versions ! Assistée par la compositrice danoise Malene Bay Landin (ce nom !), Ane Brun revisite ses compositions et enregistre chaque spectacle accordé. « Live In Scandinavia » laisse entrevoir la fragilité de ses plus beaux morceaux (« My Lover Will Go », « Are They Saying Goodby » ou « Song N°6 »). Le temps d’un concert à Stockholm, Ane Brun s’approprie même les mots de Jeff Buckley (« So Real ») et de Polly Jean Harvey (« The Dancer »). Un disque envoûtant, à savourer par ces doux matins de déprime.

 

 

mardi, 13 mars 2007 04:00

Grand Designs

On vous arrête tout de suite : My Architects n’est pas un groupe d’Helsinki ! Et pour couper court à l’une ou l’autre rumeur mal placée, la formation ne débarque ni d’Australie ni de Nouvelle-Zélande. Nous sommes ici en compagnie d’un cas classique. Le groupe d’Aid Burrows nous vient, en effet, de Warrington, patelin anglais inconnu au bataillon de la pop, du rock et de l’electro. Certes, après moult recherches, on notera que Ian Brown, éminent chanteur des Stone Roses est né à Warrington (Oh là, on sent l’excitation monter !) mais qu’il quitta les lieux dès l’âge de six ans (quelle déception, hein ?).

Pour sa première sortie discographique, My Architects s’est entouré d’une ribambelle d’hommes du métier, confiant la production à James Sanger (U2, Keane, Dido, Faithless et un fourgon d’autres références à vous faire froid dans le dos) et le mixage à Ian Grimble (Manic Street Preachers, Travis, Texas, etc.). A partir de là, on pouvait craindre le pire. Imaginez le cocktail détonnant délivré par le mélange de ces délicieux antécédents... Au final, My Architects s’en sort... Mais par la petite porte du building : de son timbre lourdaud et nasillard, Aid Burrows aurait tendance à faire passer Rob Crow (Pinback) pour le décorateur d’intérieur. « Grand Designs » reste un bon disque. Mais nous sommes (bien) loin des promesses architecturales présagées par nos confrères d’outre-Manche.

mardi, 27 mars 2007 05:00

Let in the light

Pas simple de se faire un avis sur le nouvel album de Shannon Wright ! Non, pas simple... Comme d’habitude, c’est une réussite. Une grande réussite. Mais le jugement devient plus ardu lorsqu’il s’agit de confronter « Let in the Light » à ses petits frères (dont le magnifique « Over the sun », en 2004). D’emblée, un constat : l’ouragan est passé, les marées se sont déchaînées. Aujourd’hui, l’horizon semble dégagé. L’heure est à l’accalmie. Et Shannon Wright se pose là, les doigts retroussés sur son piano. En découle un album surprenant, calme, mais traversé d’une immuable fièvre rock’n’roll.

Pour comprendre « Let in the light » et son côté serein, il convient de soulever le rideau, de passer en coulisse. Là, à notre plus grande surprise, Steve Albini (Nirvana, Pixies, etc.) n’est plus aux commandes. Pendant des années, la collaboration entre Shannon Wright et Steve Albini avait constitué une indéniable mine de créativité, prête à exploser au moindre coup de grisou. Cette fois, Steve n’est plus là. Alors voilà : l’univers écorché de Shannon s’est apaisé. Produit par Andy Baker, « Let in the Light » laisse entrevoir la face émotionnelle de l’artiste. Touchante (« Steadfast and true »), percutante par moments (« Don’t you doubt me »), Shannon Wright se présente sous un jour nouveau. Bouleversant, plus accessible aussi. « Let in the light » est un lumineux élan de nostalgie. Un album indispensable pour les fans de Chan Marshall, fortement recommandé pour tous les autres.



mardi, 13 mars 2007 04:00

Sans me forcer

Sans se forcer, David Legal, alias Le Comte de Fourques, signe une collection de treize titres (pour narguer la malchance ?) spontanés et légers. Originaire du sud (de Fourques. D’où le nom de scène. Ben oui : « Sans me forcer »...), Le Comte admire Dominique A et Jean-Louis Murat, méprise les rimes et les scélérats. Le Comte est bon (écouter l’excellent morceau « Le bonheur est nocturne » et son refrain féminin à la Dani). Le Comte est beau (rapidement, il séduit Cali, le Catalan, qui lui offre ses premières parties). Enregistré au studio Vega de Carpentras en compagnie de Mitch Olivier (Alain Bashung, Rita Mitsouko, Anis), ce premier album se veut critique d’une société nombriliste (« A bicyclette »). « Sans me forcer » navigue entre chanson (« Dans la lune », « La vie est belle ») et rock (« Y a-t-il un monde », « Par-dessus la jambe ») par la grâce de petites histoires. Le Comte de Fourques ne rédigera pas de nouvelles lettres de noblesse à l’attention de la chanson française. Mais la fraîcheur de son univers est tout à son honneur. Vive Le Comte !

 

mardi, 13 mars 2007 04:00

We Cut Loose!

Signé chez Alternative Tentacles, le label indépendant fondé par l’infatigable Jello Biafra, Pilot Scott Tracy revient sur les lignes pour un troisième envol. A bord, l’heure est toujours aux réjouissances : montée en puissance et vrombissements instrumentaux sont encore du voyage. Sans changer de cap, Pilot Scott Tracy tient toujours la distance. Sur « Country Style », la machine sursaute, le poing se lève et le corps s’agite au rythme d’un rock’n’roll psychotique (Allo oui ? The Cramps ? Ok, ne quittez pas…) pour les psychopathes du riff psychique. Après cette débauche de testostérone coupée à l’EPO, l’équipage s’offre un looping : une sympathique reprise des Smiths (« There is a light that never goes out »), avant de nous abandonner sur le bitume d’une piste d’atterrissage au son du planant « Take a flight II » (le retour ?). Bref, « We Cut Loose » est un album fourre-tout, aussi désordonné et étonnant que le contenu du sac à main d’une bonne femme. Pilot Scott Tracy, enfin prêt pour le décollage ?



mardi, 27 mars 2007 03:00

Stand Your Ground

Gentiment rétrograde, méchamment produit, le nouvel album de Little Barrie fait la part belle à un monde rêvé, forcément suranné, où le rock’n’roll est roi. Cette trêve utopiste pose son fantasme en plein cœur des sixties et revêt l’indispensable perfecto, signe de ralliement nécessaire du rebelle en motocyclette. En 2005 déjà, nos trois Londoniens faisaient des appels de santiags en brandissant un premier album (« We Are Little Barrie »), produit par Edwyn Collins.

Cette fois, les longs cheveux noirs des Anglais prennent le vent, la hype soufflant sur leur nouvel album. Aux manettes, on retrouve, en effet, Dan The Automator (Gorillaz). Rien à redire sur son boulot. Le son est nickel, les riffs claquent et les rythmiques groovent à mort. Malheureusement, ce deuxième album de Little Barrie tend à s’enfermer dans l’objet même de son fantasme. Malgré son lot de hits (« Green Eyed Fool », « Pin That Badge ») à vous démonter une parade de bikers sous poppers, « Stand Your Ground » évoque trop bruyamment les plus belles histoires du dictionnaire du rock. Nous sommes pourtant en 2007. La vie a continué, des disques ont été enregistrés. Sans vouloir pousser un innommable effet de mode, on aurait donc souhaité davantage d’audace dans la relecture des chapitres consacrés aux Black Crowes et à Cream...

 

 



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