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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Nicolas Alsteen

Nicolas Alsteen

mardi, 20 mars 2007 04:00

Pocket Symphony

Depuis ses « Premiers Symptômes », Air s’est toujours rapproché des étoiles, côtoyant la voûte céleste, observant le monde et ses cultures, apaisant les douleurs à grands renforts de mélopées nostalgiques. Trois années se sont écoulées depuis la sortie de « Talkie Walkie ». Pourtant, le savoir-faire de Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel planait toujours dans l’atmosphère. Entre un album surmédiatisé pour la belle Charlotte Gainsbourg et un disque solo, sombre et distingué, pour Dunckel ‘le Darkel’, la paire versaillaise ne s’est jamais véritablement envolée : point de pause pour ces forçats du studio.

Les yeux entrouverts, évitant la lumière du jour tels des vampires assoiffés de nouvelles trouvailles technologiques, Air signe son retour par la grâce d’une longue léthargie intitulée « Pocket Symphony ». Pour l’occasion, le groupe ouvre portes et fenêtres sur son univers. Jarvis Cocker (sur « One Hell of a Party ») et Neil Hannon (sur « Somewhere Between Waking and Sleeping »), tous deux présents sur le « 5 :55 » de Charlotte Gainsbourg, en profitent pour y pénétrer à pas feutrés. De même que le batteur Tony Allen (Fela, The Good, The Bad & The Queen) et Joey Waronker (Beck, Spain, Idaho). Dans cette symphonie de poche, le timbre androgyne de Jean-Benoît Dunckel se pose, en suspens, sur une nébuleuse synthétique de premier ordre. Si la production de ce sixième album est irréprochable, son impact sur les mémoires est misérable, frêle, grelottant. Quelques sonorités raffinées s’approchent de nos tympans, s’y glissent lentement, avant de s’évanouir lourdement. Comme le vent retombe après l’orage. A l’avenir, pour éviter toute mauvaise surprise, on conseillera au duo de fermer ses fenêtres et d’éviter ce genre de courants d’Air.

 

mardi, 20 mars 2007 04:00

Transparent things

‘Je regarde à travers ces choses transparentes et je me sens bien !’ Déclaration philosophique ou simple affirmation hédoniste ? Peu importe : cette phrase résume (le corps) et l’esprit de « Transparent things », enregistrement compilant tous les singles publiés en vinyle par le trio depuis ses débuts. En neuf titres, David Best (le fils de George ?), Steve Lewis et Matt Hainsby robotisent le krautrock et lui collent un sourire sur le minois. Acclamé par Erol Alkan, James Murphy et autres Tiga, le projet Fujiya & Miyagi sort de sa réserve et balance un mélange extrêmement cool (le terme s’applique ici parfaitement) de guitare, de basse, de claviers, de beats limpides comme ces choses transparentes qui nous traversent.

Disponibles pour la première fois en cd, ces titres nous invitent à la danse du lombric. On se tortille, on glisse sur le mobilier en pirouette cambrée, avant de repartir pour un trip(le) loop contrôlé sur la rambarde des escaliers. Comme Surya Bonaly dans ses plus belles années ! Fujiya & Miyagi trouve son patronyme au carrefour de déconnes folichonnes. D’un côté, un lecteur de disques (bonjour Fujiya !) et, de l’autre, un coup de pupilles dilatées ou du moins, un clin d’œil appuyé à l’univers de Karaté Kid (enchanté Miyagi !) On s’amuse et on danse. Comme sur « Ankle Injuries », ce titre un peu fou, au cours duquel le trio de Brighton évoque l’histoire d’un bambin marchant, inconscient, sur le chemin de l’école et trouvant, sur sa route, un magazine porno. Sans emprunter la voie éphémère du single tapageur, Fujiya & Miyaki tire son épingle du jeu. Facile, beau et transparent de surcroît.



mercredi, 28 février 2007 04:00

The Bird Of Music

Une pop élégante, des harmonies légères comme l’air, trois voix célestes en orbite autour de la Terre : la musique d’Au Revoir Simone agit sur notre organisme tel un étrange phénomène d’apesanteur. Du haut de leurs longues jambes, Annie Hart, Erika Forster et Heather D’Angelo entrevoient forcément de nouveaux horizons musicaux. Bien loin du chaos quotidien et de nos petits chagrins, les trois New-yorkaises chantent « The Bird Of Music », une nouvelle collection de titres au charme mélancolique.

Chez Au Revoir Simone, la nostalgie est un lieu chaleureux, un espace onirique où il est agréable d’entamer des danses extatiques. Certaines femmes aiment les hommes, d’autres préfèrent les synthétiseurs : ils sont toujours moins poilus et plus polis. Nos trois Simone sont comme ça : préférant Roland, Alessis, Korg ou Casio à Devendra, Anthony ou Brian. Et, en substance, « The Bird Of Music » contient quelques étoiles filantes. La grâce désenchantée de « The Lucky One », l’air faussement folâtre imprimé par cette belle « Sad Song » et une obsession récurrente pour les échappées crépusculaires (« Dark Halls », « Night Majestic », « Stars », « I Couldn’t Sleep ») esquissent un disque de rêve, intimiste, lové entre les discrètes envolées électroniques de Broadcast et les trips raffinés de Stereolab. Indéniablement, « The Bird Of Music » est une belle réussite : rien à revoir pour Au Revoir Simone !

mercredi, 28 février 2007 04:00

Panic Prevention

Si Pete Doherty était un Beastie Boys, il se nommerait Jamie Treays. Et si Mike Skinner avait été le chanteur des Libertines, il se serait appelé Jamie T. Personnage hybride, bâtard sensible, la nouvelle coqueluche de la presse britannique lâche « Panic Prevention », un premier album bourré de bonnes intentions. La musique de Jamie T. est à l’image de la pochette de son disque : bordélique, passionnée et agitée. Entre rock’n’roll déglingué et hip-hop affolé, le son de ce jeune Anglais balance : en rythme, en cadence, toujours proche de la démence.

Jamie T. est originaire de Wimbledon. Mais, au demeurant, personne ne sait si le gazon demeure sa surface préférée. Chez lui, le port de la raquette n’est point obligatoire. D’ailleurs, chez Jamie, les obligations sont rédhibitoires. Alors, il prône le grand bricolage. On songe à Beck pour son côté fourre-tout, aux Clash pour son appétit musical aventureux, voire dangereux. Capable de voler la vedette aux rockers cuivrés et maquillés (« Salvador », « Operation ») ou d’imposer son flow (« If You Got the Money », « Sheila »), Jamie T. flingue les genres avec humour (« Alicia Quays ») et passion (« Ike & Tina »).

 

 

lundi, 05 février 2007 04:00

We know about the need

Derrière Bracken se dévoile l’ombre de Chris Adams, tête pensante de Hood. A quelques voies lactées de sa formation, l’artiste s’offre un voyage dans l’espace. La tête dans les étoiles, il pénètre les strates de l’electronica de sa voix éthérée et forge des mélodies flottantes, entêtantes. En guise de préambule, le sublime « Heathens » indique la marche à suivre. En apesanteur, un casque sur la tête, une bonbonne d’oxygène sur le dos, on s’éloigne de la planète bleue. Entre Boards of Canada et Hood, il y aura désormais une place pour Bracken. Premier pas (sur la lune) de cet effort solitaire, « We know about the need » affirme l’aisance mélodique de son auteur et place son projet au cœur de la fourmilière Anticon (Alias, Dosh, Why ?, etc.). La complexité des arrangements se couple ici à une construction méthodique des harmonies (écouter « Four Thousand Style » de toute urgence) pour délivrer un trip cosmique de toute beauté. On peine à garder les pieds sur terre. Cet album s’écoute en total abandon, loin des frustrations quotidiennes et des afflictions humaines. C’est un petit miracle en somme. Qu’il conviendra de savourer à sa juste valeur.



mercredi, 28 février 2007 02:00

Let me introduce my friends

I’m From Barcelona ! Enchanté. On y revient toujours... Pas à Barcelone. Mais à cette drôle de mode consistant à se satisfaire de patronymes géographiques à délocalisation musicale. Tout comme les Australiens d’Architecture In Helsinki ou les Allemands d’Urlaub In Polen, les drôles de Suédois d’Im from Barcelona usurpent une nationalité fantasmée. Originaire de la petite ville de Jönköping, Emanuel Lundgren laisse traîner ses idées et sa rousse moustache chez quelques potes. Puis d’autres et d’autres encore. Aujourd’hui, le chanteur peut fait valoir une équipée de 28 musiciens. Voilà donc débarqué « Let Me Introduce My Friends », premier album de ce nouvel orchestre abracadabrant : 29 fanfarons. Affolés, les Polyphonic Spree auraient ordonné une commande massive de toges étoilées, histoire de ne pas se faire cramer par cette horde d’hippies suédois.

Au cœur de cette fanfare, c’est la grande foire : guitares, clarinettes, banjos, trompettes, kazoos, saxophones, glockenspiel, accordéons, flûtes et autres ukulélés s’enflamment sur une pop naïve, gentiment léchée. Moins exubérants et théâtraux que les Texans de The Polyphonic Spree, les musiciens d’I’m from Barcelona se veulent plus champêtres dans leur entreprise d’orphéon.

Mais c’est sur disque que le côté grandiloquent et boursouflé des ‘togés’ polyphoniques fait effroyablement défaut à I’m from Barcelona. Que les choses soient claires : on ne demande pas aux Suédois de bénir le soleil en chantant pieds nus pour célébrer les bonheurs de la terre. Simplement, nous attendions un peu plus de folie de la part d’une bande de 29 zigotos obsédés par les mythes catalans. Sur « Let Me Introduce My Friends », I’m from Barcelona délire comme une bande de scouts découvrant les plaisirs de la chasse aux champignons. Alors oui, on se réjouit de tubes de la trempe de « Barcelona Loves You » ou « We’re from Barcelona » mais on aurait souhaité un peu plus de dissipation dans les rangs d’I’m from Barcelona. Sur ce, allons danser dans le verger !



mardi, 13 février 2007 04:00

Look Busy

Leeds, février 2007, nouvelle sensation urbaine au rapport : Yes Boss, deux lads convaincus que Mike Skinner demeure le rédempteur absolu de la cause hip-hop. Les idéaux de Noah Brown (la voix de Yess Boss) et Gavin Lawson (producteur et chef d’orchestre des beats corrosifs du duo) semblent également touchés par les paraphrases mitraillées de Dizzee Rascal. Le hip-hop de Yes Boss sent le fish and chips, les oignons, le bacon et les frites au vinaigre. Typiquement british.

Sur « Look Busy », premier album de cette paire rappeuse, le flow repose sur des samples de cordes étoffées, sur des beats rondouillards, rebondissant sur nos tympans telle une balle magique balancée maladroitement par Lucien, le petit cousin. Ça ricoche à droite, jaillit sur la gauche, repart au cœur de l’action pour nous en boucher un coin ! Britannique sur le fond (prêter une oreille attentive à « Indie Kids » et ses commentaires amers sur Franz Ferdinand) et dans la forme, le rap de Yes Boss se pose aux avant-postes, attendant sagement le moment pour sortir de sa réserve. A la moindre occasion, on dégaine le flow et on décharge sa verve : chef, oui chef !

 

 

 

lundi, 05 février 2007 04:00

Robbers & Cowards

Société de consommation, civilisation d’adorateurs spécialisés dans l’art de la consommation impulsive, réjouis-toi : le New Musical Express vient de révéler le nom du ‘meilleur groupe émergent de la scène américaine’ ! Célébrité en devenir ou simple feu de paille fomenté par le NME, Cold War Kids s’impose et revêt le maillot rouge du buzz, patron incontesté du peloton dans ce tour de hype mensuel. Aperçus sur scène aux côtés des Two Gallants, révélés par un E.P. tonitruant (« We used to vacation EP »), les Californiens tendent aujourd’hui à justifier l’engouement suscité par la sortie de « Robbers and Cowards », leur premier album. Riffs menaçants, notes de piano chaotiques, voix chancelante, notre oreille emprunte le chemin tortueux esquissé par Nathan Willett et son équipe.

Ici, le post-punk se couvre d’envolées lyriques, les mélodies se déversent dans un déluge de distorsion, avant d’échouer sur les berges d’un havre de paix. Cold War Kids semble apprécier les ruptures, passant aisément d’un moment de pure tension à une embardée d’émotions. Sur « Robbers and Cowards », la formation de Long Beach laisse entendre l’écho de son chant théâtral, l’énergie de son désespoir, la variété de son répertoire. Les Kids ressuscitent les mélopées désabusées de Jeff Buckley sans se soucier des qu’en dira-t-on. Et, incontestablement, ce premier album de Cold War Kids séduit.

 

 

 

mercredi, 28 février 2007 04:00

Be Still Please

Rafraîchissons nos mémoires : derrière le patronyme Portastatic se cache, en réalité, l’œuvre du seul Mac McCaughan, personnage fondamental de l’épopée rock contemporaine. Flash-back : en 1989, l’homme cherche un label pour Superchunk, son groupe d’alors. D’obstacles en contrats impossibles, Mac McCaughan décide de poser les bases d’une nouvelle structure : ‘Merge Records’. Ici, c’est lui le patron. Chanteur, guitariste et big boss d’une mini-entreprise, il saborde Superchunck, décidant d’avancer sur Portastatic, groupe de pop moderne spécialisé dans la mise en œuvre d’éclatantes orchestrations.

Portastatic au repos, Mac McCaughan s’attache à développer les contours artistiques de ‘Merge Records’. Petit fouineur de grands sons, il dégote quelques artisans de la mélodie saillante : Destroyer, The Essex Green, Neutral Milk Hotel, The Third Eye Foundation, et M Ward figurent, entre autres, parmi ses belles découvertes. Mais sa trouvaille la plus notable crèche au Québec : The Arcade Fire. La révélation des troupes de Win Butler et Régine Chassagne doit donc tout – ou presque – à la curiosité de ce talentueux défricheur.

Quand il ne débroussaille pas la faune indie rock de sa faucille magique, McCaughan écrit et compose pour Portastatic. Nouveau né dans la foisonnante discographie du projet (dix albums au compteur), « Be Still Please » s’écoute comme une réjouissante ballade saisonnière. Guidées par les accords guindés d’une guitare acoustique, les chansons obéissent aux doigts (et à l’œil) de notre bonhomme, chevauchant les mélodies au trot ou au galop quand le rythme se veut plus ardent. On se régale des excellents « I’m in Love » et « Song for a Clock ». Pour sa sortie européenne, « Be Still Please » est agrémenté de deux démos et d’une surprenante reprise acoustique du « And I Was a Boy From School » de Hot Chip. De ses premières notes à ses derniers échos, ce nouvel album de Portastatic demeure une excellente surprise.



lundi, 05 février 2007 04:00

The Confessions Tour

Madonna est de retour à l’occasion de la sortie de « The Confessions Tour », joli pack CD et DVD. Admirée de tous pour sa lutte contre le vieillissement, notre machine à tubes préférée pactise avec le diable le temps d’un concert démentiel enregistré à Londres lors de son ‘Confessions Tour’, la tournée la plus lucrative au monde à ce jour (près de 200 millions de dollars dans la popoche). Deux heures durant, ce véritable spectacle, mis en image par Jonas Åkerlund, canalise notre attention. Ecrans géants, gants en latex, chorégraphies sadomasochistes, poudre aux yeux, boule à facettes, acrobaties et vocodeur, canassons excentriques, fans en délire, positions équestres et déhanchements sensuels, Madonna tient une forme olympique.

On se délecte ici d’un show énorme, échafaudé autour de points culminants. Aussi, l’apparition christique d’une Madonna pendue les bras en croix (« Live To Tell ») interpelle-t-elle inévitablement. Engagement religieux et politique (sur le DVD, le « Sorry (Remix) » et sa profusion de vidéos épileptiques se révèle fort instructif à ce sujet) font partie intégrante de ce gigantesque divertissement. Quelques moments faiblards surviennent ici (« Isaac ») et là (« Paradise (Not For Me) »). Mais, globalement, Madonna nous en met plein les mirettes. Les costumes et autres accessoires se succèdent aussi vite que les hits. Madonna assure l’essentiel, et plus si affinités (« Like a Virgin », « Sorry », « Ray Of Light », l’excitant « Hung Up »). En prime de ce DVD, un disque de 13 titres triés sur le volet de cette tournée colossale. Dans le grand livre d’histoire de la musique, Madonna demeure la femme ayant écoulé le plus grand nombre de disques. « The Confessions Tour » ne changera pas la donne.

 

 

 



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